Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Alpha — Chapitre 2 · Secrétaire à plein temps ?
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Les Alpha
Chapitre 2 · Secrétaire à plein temps ?
J'avais trouvé un travail et il me convenait parfaitement, par conséquent une nouvelle routine s'est installée dans ma vie. Mes enfants qui avaient alors 14 et 12 ans prenaient le bus le matin pour aller à leur collège, dans lequel ils étaient demi-pensionnaires, si bien que je n'avais pas à m'occuper de leurs repas de midi. Le soir ils rentraient avant moi, faisaient leurs devoirs puis se trouvaient des occupations de leurs âges, et à mon retour je préparais le souper. Comme ils obtenaient de bonnes notes je n'avais pas à m'inquiéter au sujet de leurs études, d'autant qu'il était rare qu'ils me demandent de l'aide.
Pendant les vacances scolaires ils allaient chez leurs grands-parents, autant paternels que maternels, ma mère tout comme celle de mon ex-mari restant dans leurs foyers. Ce qui semblait convenir à Antoine et Océane autant qu'à moi, car je n'avais pas à les imaginer livrés à eux-mêmes dans notre maison, pendant des journées entières.
Pendant les vacances scolaires ils allaient chez leurs grands-parents, autant paternels que maternels, ma mère tout comme celle de mon ex-mari restant dans leurs foyers. Ce qui semblait convenir à Antoine et Océane autant qu'à moi, car je n'avais pas à les imaginer livrés à eux-mêmes dans notre maison, pendant des journées entières.
Pour en revenir au boulot, comme je l'avais présumé je suis assez rapidement devenue amie avec Damien, qui me chambrait régulièrement mais gentiment, par rapport au fait que je connaissais notre patron. Ce qui n'était pas vrai sauf qu'il n'avait échappé à personne que Dieu le Père, comme l'appelaient la plupart de ses employés mais de manière affectueuse, m'avait guidée lors de ma visite de nos locaux.
La conséquence que ça ait été prémédité ou pas, se révélant que mes collègues masculins s'ils étaient très polis voire prévenants à mon égard, ne m'importunaient jamais en me draguant, ce dont j'entendais régulièrement se plaindre leurs équivalentes féminines, surtout les plus jolies.
Être considérée comme étant intouchable me convenant également, car je ne me sentais pas prête à nouer une nouvelle relation sentimentale, et je prenais avec humour que Damien encore lui, me fasse remarquer régulièrement qu'avec le physique que j'avais, ce n'était pas normal que je sois célibataire. Son intérêt pour mon anatomie typiquement féminine, étant vous en conviendrez assez surprenante de la part d'un homo de sexe masculin.
χ χ χ
Parmi notre petit monde relativement fermé il y avait deux personnes qui surclassaient les autres, et que tout les monde appelait Les Alpha. Ils s'agissait d'un homme et d'une femme, elle une superbe rousse flamboyante aux yeux gris-clair, avec un visage harmonieusement parsemé de taches de son, grande dans les 1 mètre 70, ce qui ne l'empêchait pas d'être toujours chaussée de talons aiguille d'une dizaine de centimètres de haut. Ces échasses la mettant au même niveau que son binôme, ce dernier devant mesurer un peu plus de 1 mètre 80.
Il s'agit d'un beau brun aux cheveux courts avec des yeux parfois bleu parfois vert, une mâchoire carrée rendant son menton volontaire, un nez droit long juste ce qu'il faut, une bouche moyennement charnue, l'ensemble de son visage viril étant adouci par des pommettes rondes. Bien que toujours impeccablement rasé, sans que j'arrive à dire pourquoi il me faisait penser à un aventurier du 19eme siècle, qui se serait mis sur son trente-et-un pour assister au bal du gouverneur. Si bien que dans ma tête, je l'appelais Le Baroudeur. Impression très certainement influencée par le fait que les deux membres de ce couple, étaient des commerciaux souvent par monts et par vaux.
Même parmi-nous ils restaient tirés à quatre épingles, lui portant des costumes probablement taillés sur mesure qui mettaient sa carrure en évidence, et des chaussures italiennes à semelles de bois dont les talons claquaient sur le sol. Donnant une réplique sourde à ceux plus claquants de sa compagne, dont il était rarement séparé. Cette dernière presque toujours vêtue de robes épousant ses formes, plus ou moins courtes selon la saison, mais immanquablement élégantes ce qui rehaussait sa beauté.
En résumé ils auraient plus été à leur place dans un défilé de mode qu'au sein de notre entreprise, et courait la rumeur qu'ils étaient amants. Ce qui ne m'aurait pas étonnée même si rien dans leur comportement ne le laissait voir, car je les trouvais tout simplement bien assortis. Petit détail qui a son importance, si le nom de cette jeune femme d'environ 25 ans est Anaïs Langloy, lui à peine plus âgé s'appelle Maxence Desmichel, et il n'est autre que le fils de notre patron.
Quand il m'arrivait de les croiser elle passait sans même me jeter un regard, comme si je n'avais pas existé ou étais insignifiante, la deuxième option restant la plus probable. Mais lui me dédiait s'il me voyait un petit sourire en coin, alors que je décelais de la curiosité au fond de ses yeux. Par conséquent cet homme plus que charmant me portait de l'intérêt, même si ce dernier demeurait passager, et j'en suis arrivée à la conclusion qu'il devait me considérer comme un animal étrange, dont il aurait bien aimé découvrir le mode de vie. Mais seulement quand il en aurait le loisir, autrement dit au prochain 30 Février.
χ χ χ
Le temps a suivi son cours, au bout de trois années nous sommes arrivés à la fin de l'été 2018, en Septembre pour être plus précise, et j'avais fait mon trou à l'intérieur de l'entreprise dans laquelle je travaillais. N'allez surtout pas croire que je m'y sentais enterrée, y ayant seulement pris racine ce qui me convenait, créé mon cercle de connaissances qui restait assez petit, et Martine Jean partie à la retraite après m'avoir formée, sa place m'était revenue de droit.
Car les trois qui restions dans le service, c'est à dire Sandrine, Damien et moi, étions considérés comme ayant un statut identique. La seule différence au niveau de notre tâche résidant dans les langues pratiquées, ce qui offrait de la complémentarité à notre employeur.
Mes enfants quant à eux avaient grandi, Antoine avait 17 ans depuis le moi de Mai, Océane en compterait 15 en Octobre, et ils s'étaient parfaitement adaptés à notre nouveau mode de vie, et je les estimais désormais assez grands pour rester seuls à la maison pendant leurs vacances.
D'autant qu'ils poursuivant leur scolarité en obtenant des notes qui si elles n'étaient pas excellentes, dépassaient tout de même largement la moyenne. Si bien que je n'avais toujours pas de souci à me faire à ce sujet, et cerise sur le gâteau m'étaient épargnées les crises d'adolescence assez fréquentes dans les autres foyers, alors qu'ils se trouvaient en plein dans le créneau.
χ χ χ
Cela a commencé par une rumeur, d'abord des propos échangés à voix basse, puis le phénomène s'est amplifié et a secoué notre petit univers restreint comme un séisme, bien entendu de manière imagée : Vous avez entendu la nouvelle, la Femelle Alpha a donné sa démission !
Si cela a créé une certaine effervescence, ce n'était pas parce que l'avenir de notre société s'en trouvait menacé, car elle avait fonctionné avant Anaïs Langloy et continuerait après son départ. Sauf qu'il allait très probablement falloir la remplacer, son poste étant considéré comme l'un des plus prestigieux dans notre PME
Entreprise de petite ou moyenne taille, comptant en principe moins de 500 employés
. Par conséquent à partir du moment-où l'information a été confirmée, beaucoup de femmes se sont mises à rêver, remplaçant dans leurs têtes notre Déesse Locale, alors que la grande majorité d'entre elles ne possédaient pas les compétences nécessaires. Certaines ont même adapté leurs tenues vestimentaires en conséquence, portant des talons aiguille la plupart du temps de manière maladroite, et ce n'était pas non plus toujours réussi au niveau des habits, car elles avaient le plus souvent l'air sur le point de se rendre au mariage de leur cousine, au fin fond du Larzac.
Ne nous sentant absolument pas concernés par ce phénomène, avec Damien on s'est beaucoup amusés de la situation, surtout en nous rendant dans le restaurant de l'entreprise, ce dernier étant tenu par un vrai chef qui aurait mérité d'être étoilé. Notre Général en chefpartant du principe que le moral de ses troupes est important, afin qu'elles puissent donner le meilleur d'elles-mêmes.
Ce qui est on ne peut plus vrai car posséder cet espace interne, nous donne de mon point de vue deux avantages, le premier qu'on n'est pas obligés de sortir pour se nourrir correctement, ou alors de préparer nos repas la veille au soir. Ce qui dans les deux cas, implique également un gain de temps non négligeable.
Toujours est-il que quand avec mon collègue et néanmoins ami (je l'avais même présenté à mes enfants qui l'ont adoré), on allait aux 2G vu que le Gourmet Glouton est le nom donné à la cantine locale, on ne se régalait pas seulement de manger, mais également d'observer le changement de comportement de nos consœurs. Surtout vis à vis de notre Mâle Alpha qui fréquentait le lieu comme les autres cadres, et qui était encore flanqué de son alter égo féminin.
Elle semblant indifférente à la fièvre créé par l'annonce de son départ, et lui demeurant serein comme prévenu de longue date, ce qui était peut être le cas, et ayant par conséquent eu le temps de se préparer pour la suite.
χ χ χ
Pourtant malgré cette assurance clairement affichée par Maxence Desmichel, les entretiens par rapport au poste à pourvoir n'ont pas tardé à commencer. Ce qui laissait penser que si le bel aventurier avait un atout dans sa manche, notre DRH Madame Rousseau ne devait pas être au courant, vu que c'est elle qui a reçu les candidates. Aucun homme à notre connaissance ne s'étant porté volontaire, mais il est vrai que nous ne savions pas tout.
Les désillusions se sont mises à pleuvoir, ce qui a provoqué quelques crises de larmes car aucune personne ne semblait convenir, et là encore il s'est avéré impossible de deviner si la directrice avait placé la barre trop haut, ou si notre Mâle Alpha considérait que personne de pouvait remplacer sa Femelle.Car d'après ce que nous avions appris, il était impossible de tirer les vers du nez des recalées.
Heureusement il n'y a pas eu de drame, après tout il ne s'agissait que d'un boulot et pas d'épouser l'héritier du trône, même s'il est probable que certaines se sont vues régner à ses côtés, dans un futur plus ou moins proche. Et une nouvelle rumeur a couru, disant que des chasseurs de tête
personnes chargées de débaucher un(e) employé(e) d'une entreprise concurrente, afin de la faire venir grâce à une proposition alléchante
étaient partis à la recherche de l'oiseau rare. Si bien que les choses ont fini par se tasser, sans que l'on sache qui allait remplacer Anaïs Langloy. Bien entendu Damien et moi avions vécu tout ça en observateurs, ne nous sentant absolument pas concernés par ce remue-ménage, nous amusant la plupart du temps de la déconfiture de celles qui s'étaient vues en haut des marches, ce qui leur aurait permis de nous toiser voire carrément nous ignorer. Mais aussi parfois nous étions attristés car certaines faisaient peine à voir, comme s'il y avait eu un décès dans leur famille.
Vous me trouvez probablement cynique de m'être divertie du malheur des autres ?Mais bon, par le passé j'avais eu mon lot d'infortunes et pas grand-monde mis à part mes proches, en tout cas ceux qui ne se sont pas éloignés de moi comme si j'avais attrapé une maladie contagieuse, ne s'était inquiété de savoir comment je gérais la trahison de mon mari. Pour ce qui est de savoir si cela fait de moi une personne mauvaise, eh bien à vous de voir chers lecteurs...
χ χ χ
Tout aurait pu s'arrêter là, sauf que dans ce cas cela n'aurait pas eu grand intérêt à être raconté.
Au matin du Mardi 18 Septembre je suis arrivée au travail, et une fois entrée dans le bureau que je partageais avec mes deux collègues, Damien m'a annoncé tout émoustillé :
―L'Alpha est venu ici, et il veut te voir !
Je savais ne pas être en retard, pour la bonne raison que j'avais pointé en arrivant cinq minutes avant l'heure limite, si bien que j'ai répondu calmement même si mon rythme cardiaque venait de s'accélérer, car cette visite matinale n'avait rien d'anodine :
―Et il était si pressé que ça, qu'il ne m'a pas attendue ?
―Ça je n'en sais rien, il a juste dit que tudois y aller dès que possible !
―Ça je n'en sais rien, il a juste dit que tudois y aller dès que possible !
J'ai ensuite regardé Sandrine notre aînée d'une dizaine d'années, qui a précisé plus amusée qu'autre chose :
―Moi j'ai plutôt compris, que tu dois y aller quand tu auras le temps. Car c'était juste une demande polie, pas une convocation.
―Et il était comment ?
―Comme d'habitude beau comme un Dieu, et il s'est adressé à nous comme à de vieilles connaissances, alors qu'il n'avait jamais mis les pieds ici depuis son arrivée dans la boîte. Ça je peux te l'affirmer pour la bonne raison que j'étais là avant lui, et que je n'ai pas manqué un seul jour depuis.
―Et il était comment ?
―Comme d'habitude beau comme un Dieu, et il s'est adressé à nous comme à de vieilles connaissances, alors qu'il n'avait jamais mis les pieds ici depuis son arrivée dans la boîte. Ça je peux te l'affirmer pour la bonne raison que j'étais là avant lui, et que je n'ai pas manqué un seul jour depuis.
Rassérénée je me suis alors dit que notre commercial avait probablement besoin d'une traduction, même si je trouvais étrange qu'il ne m'ait pas contactée par mail, et bien que curieuse ce n'est que vers dix heures après la pause du matin, que je me suis décidée à aller lui rendre visite. Car d'après l'organigramme
Ordre hiérarchique d'une entreprise. Par association d'idées un capitaine dépend en priorité de son commandant, pas de ceux des autres bataillons
de notre entreprise je n'étais pas sous ses ordres, chose que j'avais pris le soin de vérifier. χ χ χ
J'étais tout de même dans mes petits souliers quand je suis montée dans son service, situé au quatrième et dernier étage, alors que étions mes collègues et moi cantonnés au rez-de-chaussée. J'y ai été accueillie par une secrétaire aimable et sans âge, qui après qu'on se soit poliment dit bonjour et que je lui aie donné mon nom, ainsi que la raison de ma venue, a annoncé en ayant allumé un interphone :
―Monsieur Desmichel, Madame Favre est arrivée.
―Parfait Magali, faites-là entrer je vous prie.
―Parfait Magali, faites-là entrer je vous prie.
Sans attendre j'ai pénétré dans une pièce assez spacieuse, dans laquelle se trouvaient deux bureaux avec chacun un fauteuil bien entendu pour s'y asseoir, et chose plus rare un autre identique en face dédié aux visiteurs. Alors qu'habituellement ces derniers doivent se contenter de sièges moins confortables, afin qu'ils n'oublient pas que le territoire sur lequel ils se trouvent n'est pas le leur.
Aucun de ces espaces de travail n'était occupé, la seule personne présente dans la pièce à savoir notre Mâle Alpha se tenant debout face à moi, et bien qu'avec mes chaussure à talons plat il me dépassait d'environ vingt centimètres, cela m'a semblé être une marque de respect destinée à me montrer qu'il me considérait comme une égale. Mais peut-être que je me faisais des idées, cependant cette impression n'a pas été démentie quand il m'a tendu la main et déclaré :
―Bonjour Mélanie, merci d'être venue aussi rapidement.
―Bonjour M... Monsieur.
―Bonjour M... Monsieur.
J'ignorais s'il s'agissait d'un trait d'humour de sa part car j'avais plutôt le sentiment d'avoir lambiné, par conséquent je suis restée le plus neutre possible, sans bouger il m'a demandé de prendre place dans le fauteuil en vis à vis de celui qui devait être le sien, puis il m'a demandé :
―Vous désirez boire un café, ou peut-être autre chose ?
―Non, un café ce sera très bien. Sans sucre s'il vous plaît.
―Non, un café ce sera très bien. Sans sucre s'il vous plaît.
Alors que je m'attendais à ce qu'il appelle sa secrétaire, il a ouvert les portes d'un meuble mural que rien ne différenciait des autres, car il y en avait alignés dans tous le sens de la longueur de la pièce, face aux fenêtres, et il a entrepris de nous faire couler des jus grâce à un machine fonctionnant avec des capsules. D'une marque connue que je ne citerai pas. Il m'en a ensuite apporté un avant de s'installer sur son siège en tenant son propre caoua, puis m'a à nouveau questionnée :
―Bien, je suppose que vous avez compris pourquoi vous êtes ici ?
χ χ χ
Je me suis soudain sentie très bête, surtout en constatant qu'il y avait de l'espoir dans son regard, et que par conséquent il ne m'avait pas demandé de venir jusqu'à lui, s'étant même au départ déplacé, pour une banale histoire de traduction. Car comme je l'avais pensé un peu plus tôt, dans ce cas un simple message électronique aurait suffi.
Non, l'affaire était beaucoup plus importante, et en réalisant que le poste de son binôme restait à pourvoir et qu'il envisageait sérieusement de me le proposer, à moi la potiche, je suis devenue écarlate de confusion et j'ai posé d'une main légèrement tremblante ma tasse sur son bureau, avant de bafouiller :
―Si vous me connaissiez mieux... vous sauriez déjà... que ce job n'est pas pour moi... je n'ai pas les capacités...
Ce n'est pas à son sourire de tombeur auquel j'ai eu droit mais un autre chargé de sympathie, et il m'a répondu avec beaucoup de gentillesse :
―Avant de lire votre CV, j'ai eu les rapports des entretiens de toutes celles qui ont postulé, et vous les surclassez largement. En fait, je pense que votre seul défaut est de vous sous-estimer.
Alors que j'avais retrouvé une bonne partie de mes moyens, j'ai réussi à argumenter :
―Ce n'est pas me rabaisser, si je vous dis que je suis casanière et d'un naturel réservé. C'est tout simplement une réalité, liée à mon caractère.
―Le caractère contrairement à ce que beaucoup pensent s'acquière avec l'éducation, par conséquent il peut être forgé grâce aux expériences vécues.
―Sauf que moi je viens d'avoir 36 ans, alors il est un peu tard pour m'éduquer.
―Non seulement vous avez déjà les connaissances nécessaires, dont celle de la langue japonaise ce qui est un véritable casse-tête pour l'immense majorité des occidentaux, mais en plus vous possédez en vous et de manière innée, un don très rare qui est le charisme.
―Le caractère contrairement à ce que beaucoup pensent s'acquière avec l'éducation, par conséquent il peut être forgé grâce aux expériences vécues.
―Sauf que moi je viens d'avoir 36 ans, alors il est un peu tard pour m'éduquer.
―Non seulement vous avez déjà les connaissances nécessaires, dont celle de la langue japonaise ce qui est un véritable casse-tête pour l'immense majorité des occidentaux, mais en plus vous possédez en vous et de manière innée, un don très rare qui est le charisme.
J'ai immédiatement éclaté de rire, ce qui soit dit en passant m'a permis d'évacuer une grande partie de la pression, accumulée en moi depuis quelques minutes, et loin d'en être déstabilisé mon interlocuteur m'a dédié un autre sourire, mais cette fois amusé. Et quand j'ai été calmée, il m'a expliqué :
―Le charisme contrairement à la séduction ou pire la manipulation, c'est de pouvoir mettre les gens dans sa poche sans avoir besoin de rien faire, grâce au magnétisme qu'on dégage. C'est quelque chose d'inné, et ceux qui en sont pourvus ne s'en rendent en général pas compte, jusqu'à ce qu'on le leur fasse remarquer.
―En admettant que je possède ce truc sans le savoir, d'autres que vous l'auraient décelé avant aujourd'hui, et m'en auraient parlé. Car je ne viens pas de débarquer, en provenance d'une île déserte.
―Si vous faites allusion à vos parents et vos amis, peut-être tout simplement qu'ils ne l'ont pas constaté. Car ces personnes vous aiment, et ce sentiment qu'il soit purement affectif ou plus charnel, modifie la manière dont on voit la personne concernée.
―Mais il y a les autres, ceux avec qui je n'ai pas ce genre de liens.
―Effectivement, et j'en fais partie.
―Humph.
―En admettant que je possède ce truc sans le savoir, d'autres que vous l'auraient décelé avant aujourd'hui, et m'en auraient parlé. Car je ne viens pas de débarquer, en provenance d'une île déserte.
―Si vous faites allusion à vos parents et vos amis, peut-être tout simplement qu'ils ne l'ont pas constaté. Car ces personnes vous aiment, et ce sentiment qu'il soit purement affectif ou plus charnel, modifie la manière dont on voit la personne concernée.
―Mais il y a les autres, ceux avec qui je n'ai pas ce genre de liens.
―Effectivement, et j'en fais partie.
―Humph.
χ χ χ
Constatant qu'il ne m'avait pas convaincue, Maxence a abordé le sujet d'une autre manière :
―Comment est-ce que vous me voyez, Mélanie ?
―Comme une personne pleine d'assurance, qui réussit tout ce qu'elle entreprend. C'est du moins votre réputation, car je ne vous connais pas sur un plan personnel.
―Très bien, et sachant cela, vous pensez que je prendrais le risque de vous demander de travailler avec moi, si je n'étais pas certain que vous êtes capable de m'aider à remplir notre mission ?
―Une intime conviction, ne vaut pas une preuve.
―Sauf que si je suis bon dans ce que je fais, c'est parce que mon don à moi est de savoir jauger ceux qui me font face.
―Et vous ne vous trompez jamais ?
―Bien sûr que si, ça m'arrive mais assez rarement. Votre charisme est indéniable car vous attirez les regards, alors que vous ne faites aucun effort pour plaire. Aucun maquillage, des tenues sobres même si elles vous vont toujours comme un gant. Et la plupart du temps vous évitez de croiser les yeux des hommes, dont certains sont pourtant insistants. Pas parce que ça vous effraie, mais pour éviter de leur donner de faux espoirs. Je me trompe ?
―Non, mais cela fait de moi le négatif d'Anaïs Langloy.
―Je trouve le mot négatif péjoratif, donc je trouve qu'antithèse conviendrait mieux. Et ce qu'il faut que vous compreniez, c'est que même si je la traitais en égale, en réalité Anaïs a été ma secrétaire. Car c'est moi qui ai toujours négocié les contrats, même si je tenais compte de son avis souvent éclairé. Elle a été pour moi un atout de charme, et je suis persuadé qu'après un petit relooking, vous serez parfaite mais dans un genre différent. Car les milfs
―Donc en gros, ce que vous recherchez c'est une nouvelle potiche ?
―Comme une personne pleine d'assurance, qui réussit tout ce qu'elle entreprend. C'est du moins votre réputation, car je ne vous connais pas sur un plan personnel.
―Très bien, et sachant cela, vous pensez que je prendrais le risque de vous demander de travailler avec moi, si je n'étais pas certain que vous êtes capable de m'aider à remplir notre mission ?
―Une intime conviction, ne vaut pas une preuve.
―Sauf que si je suis bon dans ce que je fais, c'est parce que mon don à moi est de savoir jauger ceux qui me font face.
―Et vous ne vous trompez jamais ?
―Bien sûr que si, ça m'arrive mais assez rarement. Votre charisme est indéniable car vous attirez les regards, alors que vous ne faites aucun effort pour plaire. Aucun maquillage, des tenues sobres même si elles vous vont toujours comme un gant. Et la plupart du temps vous évitez de croiser les yeux des hommes, dont certains sont pourtant insistants. Pas parce que ça vous effraie, mais pour éviter de leur donner de faux espoirs. Je me trompe ?
―Non, mais cela fait de moi le négatif d'Anaïs Langloy.
―Je trouve le mot négatif péjoratif, donc je trouve qu'antithèse conviendrait mieux. Et ce qu'il faut que vous compreniez, c'est que même si je la traitais en égale, en réalité Anaïs a été ma secrétaire. Car c'est moi qui ai toujours négocié les contrats, même si je tenais compte de son avis souvent éclairé. Elle a été pour moi un atout de charme, et je suis persuadé qu'après un petit relooking, vous serez parfaite mais dans un genre différent. Car les milfs
[b
M[/b]other I wouldLike to Fuck (mère (de famille) que j'aimerais baiser) était au départ un acronyme, qui progressivement est devenu un mot à part entière, désignant une belle femme ayant atteint sa maturité] sont en vogue. ―Donc en gros, ce que vous recherchez c'est une nouvelle potiche ?
Il a à son tour éclaté de rire, mais un rire franc et gai n'ayant rien de moqueur qui m'a tout de même fait rougir, et ensuite il m'a expliqué :
―C'est un peu réducteur, car je ne m'attends pas seulement à ce que vous soyez belle et vous taisiez. Et j'ai parfaitement conscience qu'il vous faudra du temps, pour vous sentir à l'aise dans votre nouvelle fonction. Par conséquent je vous propose de faire un essai de trois mois. Le premier sera consacré à vous préparer, et ensuite vous viendrez avec moi sur le terrain. Et si au bout de ce délai vous estimez toujours ne pas être à la hauteur, vous serez libre de retourner à votre place actuelle, sans pénalité et en gardant certains avantages. Comme par exemple le salaire qui sera beaucoup plus juteux, même sans compter les heures supplémentaires que vous serez amenée à faire avec moi.
χ χ χ
Maxence parlait au futur et pas au conditionnel, ce qui démontrait sa certitude que j'allais accepter sa proposition, toutefois il avait négligé une chose que je lui ai faite sans tarder remarquer :
―Vous avez cependant oublié un détail, qui pour moi a une très grande importance. Être une milf ou plus simplement une mère de famille, implique qu'il y a des enfants. Hors vous voudriez que j'abandonne les miens, pour partir à l'aventure ?
―Je suis parfaitement au courant de votre situation familiale, car je vous rappelle que j'ai lu votre CV. Antoine et Océane ne sont plus à proprement parler des enfants, mais des adolescents qui si je ne trompe pas ont 17 et 15 ans. Par conséquent sauf si vous les avez couvés et rendus dépendants de vous, ils sont parfaitement en mesure de se passer de leur maman pendant une semaine ou deux. Et s'ils vous aiment autant que vous avez l'air de tenir à eux, cela ne rendra vos retrouvailles que plus chaleureuses.
―Je suis parfaitement au courant de votre situation familiale, car je vous rappelle que j'ai lu votre CV. Antoine et Océane ne sont plus à proprement parler des enfants, mais des adolescents qui si je ne trompe pas ont 17 et 15 ans. Par conséquent sauf si vous les avez couvés et rendus dépendants de vous, ils sont parfaitement en mesure de se passer de leur maman pendant une semaine ou deux. Et s'ils vous aiment autant que vous avez l'air de tenir à eux, cela ne rendra vos retrouvailles que plus chaleureuses.
Comme j'hésitais, il a ajouté :
―Non seulement vous n'êtes pas obligée de me donner une réponse tout de suite, car vous pouvez prendre le temps d'y réfléchir, ce qui vous permettra de demander à vos petits ce qu'ils pensent de cette opportunité. Mais vous pourriez aussi me les présenter, afin qu'ils se rendent compte que je ne suis pas un vilain monsieur, qui va les priver de ce qu'ils ont de plus cher au monde.
Décidément cet homme était sûr de son affaire, et c'est la raison pour laquelle j'ai répondu :
―Je vais vous prendre au mot, et me donner un temps de réflexion. Combien vous m'en accordez ?
―Nous avons décidé d'un commun accord qu'Anaïs finirait son préavis à la maison, afin d'éviter aux autres de penser constamment qu'elle était sur le départ. Car cette situation a créé assez de déceptions comme ça. Je vous précise d'ailleurs que dès le début, j'ai pensé à vous pour la remplacer. Mais Nathalie Rousseau a estimé que toutes devaient avoir leur chance, ce qui a été une erreur qu'elle a fini par admettre. Maintenant même si votre aide me sera précieuse, je peux faire cavalier seul pendant un moment, alors prenez le temps que vous estimerez nécessaire, pour considérer tous les aspects de cette opportunité. Sinon...
―Sinon quoi ?
―Vous n'aimez pas le café ? Car le vôtre doit être froid à présent.
―Nous avons décidé d'un commun accord qu'Anaïs finirait son préavis à la maison, afin d'éviter aux autres de penser constamment qu'elle était sur le départ. Car cette situation a créé assez de déceptions comme ça. Je vous précise d'ailleurs que dès le début, j'ai pensé à vous pour la remplacer. Mais Nathalie Rousseau a estimé que toutes devaient avoir leur chance, ce qui a été une erreur qu'elle a fini par admettre. Maintenant même si votre aide me sera précieuse, je peux faire cavalier seul pendant un moment, alors prenez le temps que vous estimerez nécessaire, pour considérer tous les aspects de cette opportunité. Sinon...
―Sinon quoi ?
―Vous n'aimez pas le café ? Car le vôtre doit être froid à présent.
Je suis devenue écarlate en réalisant que je n'avais plus touché à ma tasse, posée sur son bureau depuis déjà un bon moment, alors qu'il avait vidé tranquillement la sienne tout en discutant, et je me suis dépêchée d'avaler ma boisson tandis qu'il me regardait faire, un sourire attendri adoucissant son visage aux traits virils.
χ χ χ
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Commentaires ()
j'arrive très en retard ( le 31ème chapitre est à lire ) , j'avoue être une femme au cursus scientifique mais aimant lire . Franchement la lecture d un texte agréable nous laissant sur notre faim (sensuelle voire plus) n'est pas pour me déplaire , avec l'espoir de suite plus excitante!!!
merci pour ce calme avant la tempête !
Emmanuelle
J'espère que la suite de cette histoire, qui n'est pas encore terminée, vous plaira autant que son début. :)
Plus sérieusement, mon but étant de divertir mes lecteurs, ça me fait bien plaisir que ce soit votre cas. :)
Je poursuis ma lecture avec délectation.
Peu de personnes l'ont remarqué avant vous, alors merci de l'avoir mentionné bale1984. :)
Je poursuis ma lecture avec délectation.
Je poursuis ma lecture avec délectation.
Eh bien bonne lecture alors. :)
Cela fait référence au roi Mithridate @mimi646487, qui absorbait du poison à petites doses, de manière à être ensuite immunisé. :)
heu il n'y a pas le quote "?" pour expliquer ce mot bizarre ???
Effectivement la situation va évoluer gentiment, c'est une chose que la grande majorité de mes lecteurs apprécie, et s'ils me font parfois part de leur déception, c'est parce qu'ils auraient voulu que je continue sans jamais écrire le mot FIN. :)