Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Alpha — Chapitre 3 · La négociation.
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Les Alpha
Chapitre 3 · La négociation.
C'est comme au sortir d'une longue maladie, le pas hésitant et sonnée, que je suis retournée à ma place de travail. Car une proposition en même temps attrayante et effrayante venait de m'être faite, et je ne savais pas quoi en penser, les différentes conséquences parfois contradictoires de ce qui risquait de se passer si j'acceptais, se succédant rapidement l'intérieur de mon crâne.
Est-ce que cet homme très attirant avait perdu la raison, ou grâce à sa clairvoyance voyait-il en moi une force que je n'avais jamais soupçonnée ? Les deux éventualités me bouleversaient, et c'est marchant au radar en faisant à peine attention aux personnes que je croisais, que je suis arrivée dans le local nous servant de bureau, à mes deux collègues et moi.
Ces derniers en voyant la tête que le faisais se sont alarmés, et Damien m'a demandé bêtement :
―Tu as vu un fantôme, Mélanie ?
Sandrine plus réactive m'a aidée à m'asseoir sur ma chaise, avant de me proposer :
―Tu veux un café, Ma Nine
Mot généralement employé pour s'adresser à une jeune fille, mais aussi de manière affective à une femme plus jeune que soi
? Au souvenir de celui que j'avais laissé refroidir sur le bureau de Maxence Desmichel, j'ai éclaté d'un rire nerveux qui m'a grandement aidé à refaire surface, et une fois calmée je leur ai annoncé :
― Il veut que je remplace Anaïs Langloy.
Damien qui ne l'avait pas vue venir très certainement parce qu'il raisonnait de la même manière que moi, a gobé la nouvelle en restant la bouche ouverte. Chose qu'en temps normal j'aurais trouvée très drôle, car il était assez rare d'arriver à lui couper la chique. Quant à Sandrine, rassurée au sujet de mon état elle s'est contentée de commenter :
― Je comprends que ça te fasse un choc, mais c'est certainement parce que tu as tendance à te sous-estimer. S'il pense que tu en es capable, je ne vois pas qui serait mieux placé que lui pour en juger. Car contrairement à toi, il sait parfaitement ce qui t'attend si tu acceptes sa proposition.
― Oui, c'est aussi ce qu'il m'a dit mais avec des mots différents. Sauf que moi ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est comment vous pouvez prétendre me connaître mieux, que ce que je me connais moi-même.
― Oui, c'est aussi ce qu'il m'a dit mais avec des mots différents. Sauf que moi ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est comment vous pouvez prétendre me connaître mieux, que ce que je me connais moi-même.
χ χ χ
Nous en sommes restés là, et si Sandrine s'est ensuite comportée de la même façon que d'habitude, Damien me regardait comme si j'avais subi une transformation. Il ne le faisait pas de manière négative mais au contraire admirative, un peu comme si j'avais été une nymphe sortie de sa chrysalide, changée en papillon. J'avais même l'impression de l'intimider, alors que dès le jour de notre rencontre nous avions été à l'aise l'un vis à vis de l'autre.
Cependant je me suis dit que ça allait lui passer, et j'ai essayé de me concentrer sur mon travail en cours sans vraiment y arriver, des futurs probables ou peu vraisemblables continuant à virevolter dans mon esprit, tels de véritables lépidoptères.
χ χ χ
Le soir venu et rentrée à la maison, sans que bien entendu je n'aie encore pris de décision, afin de savoir comment ils allaient envisager la chose j'ai tâté le terrain auprès de mes enfants :
― Vous en penseriez quoi Mes Amours, si je vous disais que ma boîte m'a proposé un nouveau boulot, mais qui va m'obliger à voyager et par conséquent à m'absenter souvent ?
Antoine mon aîné m'a fixée quelques instants afin de déterminer si j'étais sérieuse, puis estimant que c'était le cas il a déclaré :
― Moi je dirais que si tu as la possibilité de visiter des pays étrangers, tout en gagnant de l'argent au lieu d'en dépenser, tu serais bête de ne pas en profiter Mame.
Océane plus perspicace et ayant deviné ma pensée profonde, a aussitôt expliqué à son frère pourtant âgé de deux ans de plus qu'elle :
― T'as rien compris Frérot. Si Mame hésite, c'est parce qu'elle a peur que sans elle on se sente perdus. Elle aurait l'impression de nous abandonner.
― Bien sûr que si j'ai compris Sœurette, et c'est pourquoi je la pousse à dire oui.
― Bien sûr que si j'ai compris Sœurette, et c'est pourquoi je la pousse à dire oui.
Puis il s'est adressé directement à moi :
― T'as pas à te faire de soucis pour nous Mame. L'arrêt de bus est à deux-cent mètres d'ici, et on est assez grands pour se gérer, même si ta fille fait toujours pas la différence entre un bisteque
bifteck, forme francisée du beef steack
bleu ou saignant. L'intéressée s'est rebiffée :
― Déjà j'aimerais que tu m'expliques pourquoi on dit bleu, alors que c'est encore plus cru que saignant ?!
J'ai soupiré, avant de leur faire remarquer :
― C'est peut-être pour ça aussi que j'hésite, parce que vous êtes sans arrêt en train de vous chamailler.
― Mais non t'inquiète de rien, en vrai on s'adore Océ et moi. Et pis si ça peut te rassurer et si tu pars plus d'une semaine, les week-end ou on sera pas chez papa on ira chez nos papys et nos mamies.
― Sauf que ça ce n'est qu'une partie de mon problème, car j'ai aussi peur de ne pas être capable de faire ce qu'on attend de moi.
― Mais non t'inquiète de rien, en vrai on s'adore Océ et moi. Et pis si ça peut te rassurer et si tu pars plus d'une semaine, les week-end ou on sera pas chez papa on ira chez nos papys et nos mamies.
― Sauf que ça ce n'est qu'une partie de mon problème, car j'ai aussi peur de ne pas être capable de faire ce qu'on attend de moi.
Mon fils m'a donné son avis :
― Moi c'est sûr que j'y connais rien à ton taf, ni l'ancien ni le nouveau qu'ils te proposent. Mais ce que je sais par contre, c'est que si ces gens te font confiance maintenant que tu travailles avec eux depuis trois ans, c'est qu'y sont sûrs de leur coup.
Et ma fille a surenchéri sur son frère :
― C'est clair qu'y sont pas fadas, alors si y pensaient que tu peux te planter, y choisiraient quelqu'un d'autre.
De toute évidence mes enfants croyaient eux aussi en moi, même s'il m'apparaissait comme une évidence qu'ils manquaient d'objectivité, mais le plus important était que s'ils me poussaient à partir, ils avaient le sentiment que je n'allais pas leur manquer. Enfin si et je l'espérais autant que je me languirais d'eux, mais nous serions tous les trois en mesure de survivre à ces séparations, sans éprouver un sentiment de déchirure.
χ χ χ
Nous en sommes donc restés là pour cette fois, et le lendemain quand je suis retournée travailler j'étais décidée à prendre le taureau par les cornes. Bien entendu en disant cela je ne parle pas de Maxence Desmichel, enfin si, mais pas de ce genre de cornes. Qu'est ce que vous allez imaginer ?
J'ai par conséquent un fois à ma place contacté ce dernier par mail, afin de lui annoncer que j'étais prête à me lancer, mais à la condition de pouvoir faire machine arrière si je m'estimais incapable d'aller de l'avant, et la réponse n'a pas tardé d'autant qu'elle était courte : Montez, votre contrat est prêt. J'ai souri en constatant que tout comme moi, mon partenaire en devenir n'avait pas laissé traîner les choses. Mais en même temps, ne dit-on pas qu'il vaut mieux battre le fer tant qu'il est chaud ?
C'est pourquoi après avoir prévenu mes collègues j'ai grimpé les quatre étages, mais d'un pas tranquille, car je ne voulais pas non plus que le Mâle Alpha s'imagine que je me précipitais à sa rencontre, comme une femelle en chaleurs. En me voyant arriver sa secrétaire a souri, et de toute évidence elle s'attendait à ma venue, ce qu'elle m'a confirmé en m'annonçant après qu'on se soit saluées poliment :
― Bonjour Madame, entrez, il vous attend.
C'est par conséquent ce que j'ai fait après l'avoir remerciée et en l'appelant par son prénom, petite attention ayant l'air de lui faire plaisir, puis une fois dans le bureau me retrouvant en présence de mon Baroudeur lui aussi tout sourire, ma belle assurance s'est évaporée comme la rosée au lever du soleil. À présent intimidée et afin de me donner le temps de retrouver une contenance, j'ai demandé de but en blanc tandis qu'il refermait galamment la porte derrière moi :
― Si Magali est votre secrétaire, à quoi je vais vous servir exactement ?
Revenant en face de moi, il m'a expliqué :
― Il y a fonction et fonction. Effectivement sur le papier vous serez ma secrétaire, ce qui justifiera votre présence car avec deux commerciaux sur le même marché, ce serait un de trop. Mais en réalité vous serez mon atout de charme.
Cette déclaration n'a pas amélioré mon émoi, et il a continué sans en tenir compte :
― Pour commencer il faut que vous vous fassiez à l'idée, que Moneypenny est à présent également votre secrétaire.
― Vous vous prenez pour James Bond ?
― Vous vous prenez pour James Bond ?
Il a éclaté de rire, avant de préciser.
― Bien sûr que non, il s'agit juste d'une blague entre elle et moi. Une private joke comme disent les anglo-saxons. Quoi qu'il en soit Magali s'occupe de toute la partie administrative, ce qui nous décharge pas mal, et vous aurez à gérer plus particulièrement les plannings, surtout une fois rendus sur place.
― Et vous, vous allez faire quoi pendant ce temps ?
― Vous voulez dire en plus de convaincre nos éventuels partenaires, qu'ils auront tout intérêt à signer avec nous ? Je m'occuperai également de la partie extra-professionnelle, car si notre boulot est très sérieux, il faudra qu'on puisse se détendre une fois qu'il sera terminé.
― Vous pouvez préciser ?
― Bien sûr que non, car ce serait vous gâcher le plaisir de la découverte. En attendant vous allez lire attentivement votre contrat, et me faire part du moindre détail qui pourrait vous déranger.
― Et vous, vous allez faire quoi pendant ce temps ?
― Vous voulez dire en plus de convaincre nos éventuels partenaires, qu'ils auront tout intérêt à signer avec nous ? Je m'occuperai également de la partie extra-professionnelle, car si notre boulot est très sérieux, il faudra qu'on puisse se détendre une fois qu'il sera terminé.
― Vous pouvez préciser ?
― Bien sûr que non, car ce serait vous gâcher le plaisir de la découverte. En attendant vous allez lire attentivement votre contrat, et me faire part du moindre détail qui pourrait vous déranger.
χ χ χ
Maxence ne m'en dirait pas plus en tout cas pour le moment, le contrat en question se trouvait sur le bureau de la Femelle Alpha, et un frisson d'excitation et d'appréhension mélangées a parcouru ma colonne vertébrale, quand j'ai réalisé qu'il s'agissait à présent du mien. En tout cas pendant ma période d'essai, ce qui pourrait devenir définitif si je ne me plantais pas...
Je me demandais en effet si j'étais vraiment taillée pour ça ? Car sans parler du travail à accomplir, ce qui s'avérerait déjà un véritable défi à relever pour une personne comme moi, quand la nouvelle allait se répandre ce qui avait probablement déjà commencé, que c'était moi qui obtenais le poste convoité par tant d'autres femmes, il me faudrait parcourir les couloirs de l'entreprise sous leurs regards. Sans parler de ceux des hommes, qui se feraient très certainement davantage insistants, vu que j'allais devenir un gibier encore plus convoité. Un trophée bien plus rare, à accrocher au mur.
Me rappelant alors la superbe indifférence manifestée par Anaïs Langloy, qui ne m'avait jamais calculée, je me suis dit qu'en réalité il ne s'était pas agi de dédain de sa part. Elle avait tout simplement réussi à se forger une cuirasse, de manière à ce que rien ne puisse l'atteindre, et je l'ai immédiatement trouvée plus humaine. Tout en me demandant si j'arriverais à faire comme elle.
Alors que je restais sur place, hésitant à m'asseoir dans ce superbe fauteuil qui pourtant me tendait les bras, mon aspirant collègue s'est inquiété :
― Quelque chose ne va pas, il vous manque quelque chose Mélanie ?
J'ai pris une grande inspiration, avant de répondre :
― Oui, de l'assurance. Car au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, la confiance en moi est une chose qui me fait terriblement défaut.
― Bien sûr que si je m'en suis rendu compte, comme tout le monde je pense, et c'est ce qui vous rend si attachante. Vous êtes très belle mais ne mettez jamais vos charmes en avant, et vous avez du charisme mais refusez de l'admettre. En résumé vous pourriez si vous le vouliez séduire un prince, et ensuite le faire marcher à quatre pattes tout en le tenant en laisse, mais votre modestie vous empêche même d'y penser.
― Bien sûr que si je m'en suis rendu compte, comme tout le monde je pense, et c'est ce qui vous rend si attachante. Vous êtes très belle mais ne mettez jamais vos charmes en avant, et vous avez du charisme mais refusez de l'admettre. En résumé vous pourriez si vous le vouliez séduire un prince, et ensuite le faire marcher à quatre pattes tout en le tenant en laisse, mais votre modestie vous empêche même d'y penser.
χ χ χ
Tout en devenant écarlate, je me suis exclamée :
― Si vous pensez que ce genre de choses... va me mettre à l'aise... ce... c'est exactement le contraire... !
Il a alors éclaté de rire, pas pour se moquer car c'était de manière franche, et m'a ensuite expliqué :
― C'était exactement le but recherché, et je préfère que les choses soient claires entre nous dès le départ. Pendant ce mois de formation, mais seulement quand nous serons seuls, je vais vous pousser dans vos retranchements de manière à ce qu'acculée, vous soyez obligée d'aller de l'avant.
― Et si je ne suis pas capable de supporter la pression ?
― Il faut avant tout que vous gardiez à l'esprit, que je ne le ferai jamais par méchanceté car je ne veux que votre bien. Le but sera de vous préparer à ce qui risque de vous arriver, quand nous serons en déplacement. Car les hommes à qui vous aurez alors affaire sont des prédateurs, et si vous vous comportez comme une biche effarouchée, ils vont vous manger toute crue et en une seule bouchée.
― Sauf que comme justement j'ai un caractère de biche, vous ne ferez jamais de moi une panthère. Je veux bien croire qu'on peut forger le caractère des gens, mais il est impossible de changer leur nature. Quand on a l'habitude de brouter de l'herbe, on ne peut pas se nourrir de viande.
― C'est là que vous vous trompez, car on ne nous appelle pas les Alpha pour rien. En réalité nous sommes des loups, et ces animaux contrairement à une croyance populaire bien ancrée, n'attaquent que quand ils sont affamés ou se sentent menacés. La seule exception étant quand ils attrapent la rage.
― Sauf que je n'ai rien de la femelle alpha, d'une meute de loups.
― En êtes-vous certaine ? Vous ne seriez pas prête à tuer, si la vie d'un de vos enfants en dépendait ?
― Probablement que si, mais c'est une situation extrême.
― Effectivement, mais cela veut dire que cet instinct est en vous, profondément endormi, et nous allons le réveiller.
― Et si je ne suis pas capable de supporter la pression ?
― Il faut avant tout que vous gardiez à l'esprit, que je ne le ferai jamais par méchanceté car je ne veux que votre bien. Le but sera de vous préparer à ce qui risque de vous arriver, quand nous serons en déplacement. Car les hommes à qui vous aurez alors affaire sont des prédateurs, et si vous vous comportez comme une biche effarouchée, ils vont vous manger toute crue et en une seule bouchée.
― Sauf que comme justement j'ai un caractère de biche, vous ne ferez jamais de moi une panthère. Je veux bien croire qu'on peut forger le caractère des gens, mais il est impossible de changer leur nature. Quand on a l'habitude de brouter de l'herbe, on ne peut pas se nourrir de viande.
― C'est là que vous vous trompez, car on ne nous appelle pas les Alpha pour rien. En réalité nous sommes des loups, et ces animaux contrairement à une croyance populaire bien ancrée, n'attaquent que quand ils sont affamés ou se sentent menacés. La seule exception étant quand ils attrapent la rage.
― Sauf que je n'ai rien de la femelle alpha, d'une meute de loups.
― En êtes-vous certaine ? Vous ne seriez pas prête à tuer, si la vie d'un de vos enfants en dépendait ?
― Probablement que si, mais c'est une situation extrême.
― Effectivement, mais cela veut dire que cet instinct est en vous, profondément endormi, et nous allons le réveiller.
χ χ χ
Maxence voulait faire de moi une tueuse, au sens figuré du terme bien entendu, et cela avait en même temps quelque chose de comique et d'exaltant. C'était également un défi à relever, et malgré mes craintes j'avais tout de même envie de découvrir si j'en étais capable. Pas pour ses beaux yeux bleus ou verts, enfin pas seulement mais aussi pour moi-même. C'est la raison pour laquelle je me suis assise dans le fauteuil de la Femelle Alpha, Mon Fauteuil, et j'ai commencé à lire ce nouveau contrat de travail.
Je vous passerai les formules d'usages souvent pompeuses, et me contenterai de vous dire qu'il comprenait tout en haut une clause de confidentialité, m'interdisant de divulguer des informations. Chose à laquelle je m'étais attendue. En clair je n'aurais pas le droit de parler de ce qui se passait à l'extérieur de l'usine, sur un plan professionnel, sous peine de poursuites judiciaires. Ce qui se révélait plus excitant qu'effrayant, car j'avais le sentiment d'être en train d'enfiler le costume d'une espionne :Mélanie Favre 000, au service secret de Sa Majesté Jean-Henri Desmichel.
Ensuite il y avait les conditions de salaire. Le mien avait été doublé en arrondissant au chiffre rond supérieur, les heures supplémentaires seraient majorées de 25 % pendant la semaine ouvrable, de50 % le samedi et de 100 % le dimanche, à raison de huit par jour qu'elles soient travaillées ou pas. J'aurais également droit à une carte de crédit professionnelle, dans le but d'éviter les notes de frais, mes dépenses n'ayant pas besoin d'être justifiées si elles ne dépassaient pas une certaine somme. Ce qui serait tout de même nécessaire pour les services personnels et l'achat de certaines fournitures, mais pas pour les tenues de travail.
Comme je ne savais pas ce que cela impliquait exactement, je me suis renseignée auprès de mon nouveau collègue, qui venait juste de poser sur mon bureau un café que je n'avais pas réclamé :
― C'est quoi les services personnels auxquels j'ai droit ?
― Esthéticienne et coiffeur entre autres, car vous devez partir du principe que vous allez représenter l'entreprise, par conséquent vous serez son image de marque.
― Parce que je ne suis pas assez bien, c'est ça ?
― Esthéticienne et coiffeur entre autres, car vous devez partir du principe que vous allez représenter l'entreprise, par conséquent vous serez son image de marque.
― Parce que je ne suis pas assez bien, c'est ça ?
Pour la première fois je l'ai vu rougir, ce qui m'a amusée et en même temps attendrie, car j'ai adoré que cet homme habituellement si sûr de lui me montre sa sensibilité, et il s'est empressé de rectifier :
― Si si, vous êtes parfaite, mais il a tout de même des petits plus qui peuvent être apportés.
― Comme par exemple mes tenues de travail ? Mais qu'est-ce que je suis sensée acheter, au juste ?
― Comme par exemple mes tenues de travail ? Mais qu'est-ce que je suis sensée acheter, au juste ?
χ χ χ
Cette fois j'ai eu droit à un sourire penaud de la part de Maxence, ce qui lui a donné des airs de gamin s'attendant à être réprimandé et m'a à nouveau touchée, puis il m'a expliqué :
― Eh bien... je me suis dit qu'Anaïs serait plus qualifiée que moi pour vous conseiller... alors j'ai pris la liberté de lui demander si elle est d'accord pour le faire... et elle a dit oui.
― Vous voudriez que je m'habille comme elle ?
― Pas exactement, car vous avez des styles différents. Vous n'étiez pas encore ici à l'époque, mais au départ elle était assez intimidée par sa nouvelle fonction. En raison de sa jeunesse principalement, car elle avait tout juste 20 ans quand elle a commencé à ce poste. Cependant elle n'a pas tardé à prendre de l'assurance, et a choisi ses tenues en conséquence. Maintenant je ne m'attends pas à ce que vous essayiez de lui ressembler, mais plutôt que vous affirmiez votre féminité, tout en restant dans votre tête la maman que vous êtes en dehors de votre travail.
― Vous voudriez que je m'habille comme elle ?
― Pas exactement, car vous avez des styles différents. Vous n'étiez pas encore ici à l'époque, mais au départ elle était assez intimidée par sa nouvelle fonction. En raison de sa jeunesse principalement, car elle avait tout juste 20 ans quand elle a commencé à ce poste. Cependant elle n'a pas tardé à prendre de l'assurance, et a choisi ses tenues en conséquence. Maintenant je ne m'attends pas à ce que vous essayiez de lui ressembler, mais plutôt que vous affirmiez votre féminité, tout en restant dans votre tête la maman que vous êtes en dehors de votre travail.
Il a marqué une pause, avant de continuer :
― Si j'ai fait appel à elle c'est surtout parce qu'elle connaît les bonnes adresses, et je suis aussi convaincu que vous allez éprouver des scrupules, à dépenser l'argent de la société dans le but de posséder de beaux vêtements. Car bien entendu une fois achetés ils vous appartiendront, et vous serez par la suite libre d'en faire l'usage qu'il vous plaira, quand vous aurez renouvelé votre garde robe...
Cela me posait tout de même un problème, et pas des moindres. Car si on attendait de moi que j'achète des habits hors de prix pour paraître à mon avantage, alors que d'autres même dans notre entreprise, étaient obligés de travailler dur afin de pouvoir se nourrir, je me sentirais mal à l'aise de les porter devant eux. Même s'ils me regardaient avec admiration et pas d'un air dégoûté. C'est la raison pour laquelle j'ai demandé :
― Mais ces tenues je serai obligée de les porter aussi ici, devant ceux qui gagnent le Smic et ont du mal à boucler leurs fins de mois ?
Il a réfléchi quelques instants, puis comprenant où je voulais en venir il m'a répondu :
― Pas nécessairement. Disons que ce sera une option, et cela ne deviendra obligatoire que quand on recevra nos partenaires commerciaux. Car parfois ce sont eux qui viennent à nous, et pas l'inverse. Et comme l'ensemble du personnel sera prévenu, ce qui est le cas à chaque fois que nous avons des visiteurs, je pense que tout le monde comprendra que vous vous soyez mise sur votre trente-et-un.
χ χ χ
J'étais satisfaite car notre discussion avait en réalité été une négociation, et j'avais obtenu ce que je voulais. C'est du moins ce que je pensais, jusqu'à ce que Maxence relance la partie :
― Enfin, si ce n'est pas trop vous demander Mélanie, j'aimerais que vous fassiez tout de même des efforts, dans votre travail de tous les jours.
Je savais parfaitement où il voulait en venir, pourtant j'ai joué la niaise afin de l'asticoter un peu :
― Quels genres d'efforts ?
Embarrassé car il ne savait pas de quelle façon j'allais réagir, il a tenté :
― Par rapport à vos chaussures par exemple. En plus si vous n'avez pas l'habitude de marcher avec des talons aiguille, ça vous fera un entraînement.
J'ai froncé les sourcils comme si je pesais le pour et le contre, puis j'ai demandé :
― Seulement au niveau des chaussures, les efforts ?
― Eh bien... vous pourriez aussi mettre un peu plus souvent des robes... même si c'est du prêt à porter...
― Parce que vous ne me trouvez pas assez féminine ?
― Si si mais...
― Vous aimeriez que je sois plus sexy ?
― Eh bien...
― Dites-moi, étant donné que je n'ai pas eu le temps de terminer la lecture du contrat que je dois signer, il y a un paragraphe spécifiant que je dois respecter un dress-code
― Non... ce n'est pas précisé, car nous comptons sur votre sens des responsabilités...
― Dans ce cas je vous promets d'être responsable. Mais dites-moi autre chose, j'aurai aussi droit à des appréciations par rapport à mes performances ?
― Comment-ça, des appréciations ?
― Du style bien, peut mieux faire, en progrès...
― Mais... par rapport à quoi ?
― Par rapport à l'esbroufe par exemple, parce que ça fait déjà quelques minutes que je me paie votre fiole.
― Eh bien... vous pourriez aussi mettre un peu plus souvent des robes... même si c'est du prêt à porter...
― Parce que vous ne me trouvez pas assez féminine ?
― Si si mais...
― Vous aimeriez que je sois plus sexy ?
― Eh bien...
― Dites-moi, étant donné que je n'ai pas eu le temps de terminer la lecture du contrat que je dois signer, il y a un paragraphe spécifiant que je dois respecter un dress-code
En français : code vestimentaire. C'est une tenue imposée par une entreprise à certains de ses employés, comme le serait un uniforme, dans des circonstances particulières ou de manière permanente
?― Non... ce n'est pas précisé, car nous comptons sur votre sens des responsabilités...
― Dans ce cas je vous promets d'être responsable. Mais dites-moi autre chose, j'aurai aussi droit à des appréciations par rapport à mes performances ?
― Comment-ça, des appréciations ?
― Du style bien, peut mieux faire, en progrès...
― Mais... par rapport à quoi ?
― Par rapport à l'esbroufe par exemple, parce que ça fait déjà quelques minutes que je me paie votre fiole.
Pour mon plus grand plaisir, le Mâle Alpha s'est empourpré en comprenant que je l'avais bluffé, et une fois remis de son embarras il m'a déclaré :
― Pour ce qui est de l'épate vous méritez un 20/20 Mélanie, car même si je ne suis pas un prince, vous m'avez tout de même fait marcher à quatre pattes en me tenant en laisse. Pas de doute possible, vous êtes née pour ce job.
Inutile je pense de préciser que ça a été mon tour de devenir écarlate, même si j'étais assez fière de moi.
χ χ χ
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Commentaires ()
merci Madame Conteuse
emmanuelle
Sauf que j'aime mettre en place mes personnages, avant d'entrer dans le vif du sujet.
Ce que ceux qui me suivent, ont l'air d'apprécier autant que moi. :)
Exemple : le roman "Le mépris" d'Alberto Moravia (dont est tiré le film...)*
Et ce genre de pratique est un fantasme typiquement masculin (et parfois féminin...)
* : je m'en suis un peu inspiré pour mon histoire "Le prix à payer publié ici ;) qui a aussi un cadre professionnel
Je reviens sur le courage dont tu fais preuve en publiant 3 épisodes sans sexe. C'est effectivement appâter le lecteur pour la suite, en tout cas un certain lectorat qui préfère la qualité aux histoires saute-au-paf.
Comme je disais quand j'exerçais en secteur libéral : on a la clientèle qu'on mérite. Et apparemment écrire des histoires en soignant le contexte, la psychologie des personnages et a présentation ça paie quand même... ;)
Environ 3000 personnes qui me suivent quoi que j'écrive, et je n'en suis pas peu fière. :)
Tu parles de scénario de film porno, mais dans les films porno, des scenarii il n'y en a pas :(
Pour le fond ce qu'on lui demande est trouble et ambigu... Va-t-on lui demander de "faire la pute" ? Elle dit ok parce que prudente elle a demandé à pouvoir faire marche arrière, mais le pourra-elle ? Ne sera-t-elle pas prise au piêge par ce pervers qui joue le type loyal ?
Ou bien va-t-elle changer et prendre goût à ce jeu et jouer à la prostipute commerciale avec plaisir ? Je pencherai pour cette option... mais...
Je vous rappelle que la prostitution est interdite sur XStory. :)
Il y a d'ailleurs en ce moment un débat très intéressant sur le forum, sur ce qui est légal ou pas, moral ou pas, et il semblerait que ce soit à géométrie variable. :) :)
Je me réjouis.
J'espère que ce sera le cas jusqu'au bout. :)
Lâcher les chevaux, quelle vilaine expression mimi646487. :)
Moi j'ai tout simplement envie que mes histoires s'inspirent de la vraie vie, pas du scénario d'un film pornographique.
Donc on se rencontre, on s'apprivoise (eh oui encore), on flirte, et pour finir on
baisefait l'amour. :lol:Bon on sait déjà qu'elle peut le mener par le bout du nez .... et comme maintenant elle sait ou elle va mettre les pieds ...
--> gérer un planning et être sexy.
( car le "dress code" qui ne dit pas son nom n'est pas que orienté vers des tenues de marques ou de couturier mais elles seront de + en + sexy, déjà le passage chez l'esthéticienne va la surprendre ou pas ....selon sa touffe actuelle que l'on ne connait pas encore)
A suivre. .... 3chapitres sans le moindre bisou .... on doit atteindre la côte limite .... peut-être encore le quatrieme .... mais apres va fallotr lacher les cheveaux
NB : Je mets un like à chaque chapitre, et n'en déplaise à l'aigri, je ne m'amuse pas à voter plusieurs fois mais au moins 1 fois si je vais au bout du chapitre et que j'ai envie de lire une suite ...
J'ai perdu par mauvaise manip lmon commentaireécris à la fin du chapitre 2 ( une pleine page .... j'ai eue la flemme de le re-écrire .....)
en substance, je disais que faire trainer une histoire avant de passer à l'action était une manière de s'attirer les lectuerus qui le méritaient .... un peu à la façon du palimpseste de Umberto Eco "au nom de la rose" avec des paragraphes , voir plusieurs pages en latin, que je m'obligeais à lire (n'y comprenant rien , mon esprit s'évader dans l'histoire) et où l'auteur à avoué avoir fait expres de mettre cespassages en latin pour écremer les "bons" lecteurs (ceux qui méritaient de savourer toute l'histoire des autres ... les pressés en quelque sorte....
Moi, je me serais contentée de sauter ces passages, pour vite retourner au français. :)
En ce qui concerne mes écrits bien plus modestes, rien que le fait de quitter la catégorie "Inceste" alors que c'est grâce à elle que je me suis fait connaître, a incité pas mal de monde à ne pas lire cette nouvelle histoire.
Mais j'en avais déjà conscience alors qu'elle n'existait encore que dans ma tête. :) :)
Quant à faire monter la sauce lentement, c'est mon style tout simplement.
Certains aiment d'autre pas, et chacun est libre d'en penser ce qu'il veut. :) :) :)
A bientôt pour la suite.
Je n'ai cependant aucune prétention littéraire, car je me considère comme étant une auteure populaire, dans tous les sens du terme. :) :)
Et en ce qui concerne le fait de vouloir dégoûter les autres de ce qu'on n'aime pas, je partage entièrement votre avis. :) :) :)