Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Alpha — Chapitre 39 · On va chez nous ou chez vous ?
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Les Alpha
Chapitre 39 · On va chez nous ou chez vous ?
Autrement dit tapé intégralement avec mes petits doigts, sur le clavier de mon ordinateur, à mesure que les mots sortaient de mon imagination débridée.
χ χ χ
Bien entendu, je ne vais pas vous raconter en détails ces quatre jours passés à Port-Leucate. Tout simplement, parce que ce serait une répétition de situations. Le seul évènement notoire, étant que pour la première fois de ma vie, je me suis fait(e) bronzer complètement nue.
Car si je vous ai déjà dit qu'avec mes enfants, avant que nous pratiquions le nudisme, être dans le plus simple appareil n'avait jamais été tabou, cela restait occasionnel comme par exemple au sortir de la salle de bain. Par contre au bord de notre petite piscine, étant donné que nous avions l'habitude de mettre des maillots, en présence du reste de la famille, il n'a jamais été question de les retirer quand nous étions seuls.
Probablement parce ce que ça ne nous est pas venu à l'idée, du coup je gardais la trace de ceux, portés les années précédentes et si Maxence ne m'avait fait aucune remarque à ce sujet, il a semblé satisfait qu'elles disparaissent.
Ce qui bien évidemment n'est pas venu d'un seul coup, j'ai même d'ailleurs suivi une processus logique, en tout cas dans ma tête. Vu que je me suis en premier exposée sur le terrain de la villa, à l'abri des regards des autres. Puis le lendemain nous sommes allés ensemble sur la plage et celui d'après, au bord d'une des trois piscines du site.
Je précise qu'on est restés moins d'une heure à chaque fois, car il n'était pas non plus question de nous faire griller, mais juste de réhabituer nos peaux à la caresse du soleil.
Et si certains d'entre-vous se posent la question de savoir, à quoi peut servir un bassin rempli d'eau douce à deux pas de la mer ?
Je leur répondrai que ce n'est pas uniquement une question de snobisme, mais également de confort. En effet, le sel peut devenir irritant sur certaines parties de notre corps, inutile que je précise lesquelles, quand on s'expose ensuite au soleil. De plus sans la barrière formée par un tissu, il arrive également que le sable devienne envahissant.
χ χ χ
En résumé tout s'est très bien passé, je suis rentrée de ce week-end avec Maxence enchantée, si bien que quand mes enfants de retour de chez leur père, curieux m'ont demandé à quoi j'avais occupé mon temps en leur absence, j'ai tout déballé dans les moindres détails. Les faisant même bénéficier d'anecdotes, mais comme il se devait, en zappant les passages concernant ma sexualité. Car cela ne les regardait absolument pas.
Du coup quand je leur ai précisé, qu'il y avait la possibilité d'y retourner pour Pentecôte, soit une semaine plus tard, ils ont été enthousiastes à l'idée de faire un essai. Ce qui là encore s'est très bien passé, sauf que je ne vous en parlerai pas pas non plus, étant donné que ce récit concerne ma vie et pas la leur. Même si bien entendu j'étais présente.
C'est le jeudi qui a suivi, soit le 13 Juin que Jonáš nous a téléphoné, afin de nous annoncer la venue au monde de la petite Jana. En précisant que la maman et la pitchounette se portaient bien.
Cette nouvelle étant attendue d'un jour à l'autre, nous avons décidé tranquillement de retourner à Prague, dès le lendemain et pour la durée d'un week-end. Il s'agissait de notre premier voyage tous les quatre et si nous avons trouvé une Anaïs plus pimpante que jamais, piaffant de ne pas encore avoir le droit de se lever de son lit d'hôpital, sauf pour aller faire ses besoins et se laver, le bébé tout fripé a passé son temps à dormir. Ne se réveillant, que pour téter au sein de sa maman.
Bref rien de transcendant à relater, d'autant que nous avons tous vécu cela au moins une fois dans notre vie. Que ce soit personnellement ou par rapport à un de nos proches.
χ χ χ
Cette naissance n'a pas été l'événement le plus marquant de cette période, vu que deux jours après notre retour, quand Maxence s'est déshabillé le soir en rentrant à la maison, retirant son caleçon il s'est exclamé :
― Ta ta ta !!!
Mon Amoureux portait un pansement au sgueg
Rappel : Il s'agit du petit nom donné à un sexe masculin
, ayant pris la décision sans me prévenir donc afin de me faire la surprise, d'aller se faire circoncire. Car je le rappelle, au départ il s'était agi de mon idée et lui n'avait pas été chaud du tout, Cela m'a carrément épatée mais en même temps embarrassée, tout simplement parce que j'ai subitement eu très envie de sucer son sexe, dans le but de le remercier de cette très tendre attention. Mais ça m'était tout bonnement devenu impossible, en raison de sa blessure.
Heureusement de manière temporaire et s'est d'ailleurs ensuivi un petit débriefing, pendant lequel le patient m'a confirmé, qu'il s'était agi d'une opération très bénigne. Juste un double coup de bistouri, suivi de quelques points de suture.
Sur le moment il n'avait pas souffert, grâce à une anesthésie locale et à présent il avait mal, mais cela restait supportable. Comme pour une simple coupure. Précisant toutefois ce qui restait le plus important, que si la plaie était déjà refermée, maintenue en place grâce à des fils qui tomberaient d'eux mêmes, il ne pourrait plus me faire l'amour pendant deux à trois semaines.
Il m'a ensuite raconté avec humour, que son gland a force d'être exposée à l'air libre allait se kératiniser. Autrement dit se couvrir d'une peau plus sèche et épaisse que la précédente, destinée à le protéger. Mais que cela ne diminuerait absolument pas les sensations, qu'il éprouverait en faisant l'amour.
Même si je n'avais absolument pas pensé à ce détail, ayant pourtant son importance, je n'en étais absolument pas surprise. Pour la bonne raison que des hommes ayant inventé le principe, si cela provoquait le moindre inconvénient, contrairement à la circoncision féminine
Il s'agit d'une pratique en même temps barbare et machiste, consistant à l'ablation du clitoris
qui ne leur avait posé aucun problème pendant des millénaires, ils auraient rapidement abandonné l'idée. Pas vrai ?χ χ χ
Du coup Maxence a été contraint à une courte période d'abstinence, pendant laquelle il m'a abondamment léché la figue. Alors que moi je ne pouvais même pas faire pareil avec son anus, de peur de lui provoquer une érection. Ce qui n'aurait pas manqué d'arriver.
Malgré cette frustration temporaire, je me régalais tout de même de voir son champignon, se balader à l'air libre en toute circonstance quand nous étions nus. Mes enfants faisant mine de ne pas le remarquer, tout comme le père de l'intéressé, alors que sa mère regardait parfois son mari, avec un air en même temps de reproche et de supplication.
J'étais bien évidemment désolée pour elle, car il ne fallait pas être Einstein pour comprendre, que probablement suite à la même modification esthétique chez leur ami Marc Rougon, puis peut-être plus tard celle du fils de ce dernier, mes beaux-parents avaient déjà discuté de la question. Mais que ma très Belle-Maman, n'avait pas réussi à convaincre son homme de suivre cet exemple.
χ χ χ
Bref, je digresse encore, l'été approchait à grands pas, les piscines en particulier la mienne et celle des parents de Maxence, avaient été remplies et mon amoureux, commençait à parler d'aller visiter des maisons. Bien entendu dans le but d'habiter l'une d'entre elles, quand nous serions mariés.
Projet auquel je n'adhérais pas, je parle bien entendu de déménager car l'épouser me semblait une suite logique. Tout simplement parce que je me sentais bien dans mon foyer, un villa ni trop grande ni trop petite qui nous suffirait amplement. Surtout quand mes enfants, quitteraient le nid afin de prendre leur envol.
Par conséquent lorsqu'il évoquait le sujet, j'ai utilisé des techniques typiquement féminines, consistant à faire telle une idiote comme si je n'avais pas compris. Ou alors je détournais la conversation quand je ne pouvais pas faire autrement, afin que mon fiancé comprenne en douceur, que je n'étais pas intéressée par son projet.
χ χ χ
Pendant ce mois de Juin, il n'a plus été question d'échangisme même si l'abcès semblait à présent crevé. J'étais persuadée que Maxence avait besoin de réfléchir à la question, afin de savoir s'il supporterait sans en souffrir, de me voir pratiquer un acte sexuel avec un autre homme. Donc je lui en ai laissé le temps, certaine qu'il prendrait la bonne décision et que je m'adapterais en fonction de cette dernière.
En ce qui concernait mes enfants, qui allaient être en vacances du 06 Juillet au 1er Septembre inclus, soit huit semaines en tout, il avait été décidé avec mon ex-mari, qu'il les aurait avec lui les quatre premières et moi les suivantes. Bien entendu en fonction de nos congés annuels, que nous avions posés en conséquence.
Je précise au passage qu'Antoine a eu son bac cette année là, mais aussi son permis de conduire et qu'il irait à la fac d'Aix-En-Provence, la rentrée suivante.
Mes petits n'étaient du coup partis que depuis quelques jours, quand la veille de la fête nationale qui tombait cette année là un dimanche, Mon Baroudeur m'a annoncé en début d'après-midi, alors qu'on se trouvait chez moi :
― Ce soir j'aimerais qu'on aille manger au restaurant, car je voudrais te présenter des gens.
Aussitôt intriguée, puisque mis à part Valentin Rougon et sa femme revus à deux reprises, je n'avais pas fait la connaissance de grand monde parmi ses relations, j'ai demandé :
― Des amis à toi, Mon Chéri ?
― Disons plutôt des connaissances, Ma Petite Caille.
― Un couple ?
― Oui, un homme et sa femme.
― Que tu as connus dans quelles circonstances ?
― Disons plutôt des connaissances, Ma Petite Caille.
― Un couple ?
― Oui, un homme et sa femme.
― Que tu as connus dans quelles circonstances ?
Rougissant légèrement, ce qui en général était le signal du début d'une nouvelle aventure rocambolesque, bien entendu sexuelle, il a précisé :
― Disons que nous avons… échangé…
Commençant à bien le connaître je ne m'étais pas trompée, j'ai par conséquent décidé de le taquiner un peu :
― Si je comprends bien, il y aura le plus si affinités et toi, tu ne me préviens que quelques heures avant ?
S'empourprant davantage, Mon fiancé a tenté d'assurer sa défense :
― C'est à dire que… je voulais t'éviter de stresser… Mon Amour.
― Parce que bien entendu, après tout ce que tu m'as fait vivre depuis qu'on se connaît, tu me considères toujours comme une petite chose fragile, Mon Amour aussi ?
― Je... non… enfin… excuse moi. Et si tu trouves que c'est trop tôt, ou plutôt que je t'ai prévenue trop tard, on peut toujours se décommander et remettre ça à une autre fois.
― Parce que bien entendu, après tout ce que tu m'as fait vivre depuis qu'on se connaît, tu me considères toujours comme une petite chose fragile, Mon Amour aussi ?
― Je... non… enfin… excuse moi. Et si tu trouves que c'est trop tôt, ou plutôt que je t'ai prévenue trop tard, on peut toujours se décommander et remettre ça à une autre fois.
χ χ χ
Je ne pensais pas Maxence assez retord pour m'avoir avisée au dernier moment, dans l'espoir que prise de court je refuserais. Il avait tout simplement hésité à se lancer, de plus le fait qu'il connaisse déjà ces gens, en particulier l'homme susceptible de me procurer du plaisir charnel, lui faciliterait probablement les choses.
Pour la bonne raison qu'il l'avait déjà rencontré de cette manière, en compagnie d'une autre femme que moi. Du coup j'ai continué de me renseigner :
― Et c'était qui, la partenaire avec qui tu t'es mélangé à ces gens ?
― Anaïs. On leur avait fait croire que nous étions ensemble, ce qui n'était ni la vérité ni vraiment un mensonge, vu qu'à cette époque on faisait pratiquement tout ensemble.
― Anaïs. On leur avait fait croire que nous étions ensemble, ce qui n'était ni la vérité ni vraiment un mensonge, vu qu'à cette époque on faisait pratiquement tout ensemble.
Je n'étais pas vraiment surprise et même soulagée. Tout simplement parce qu'il ne s'était pas agi de Justine, le premier amour de sa vie. Mais en plus je connaissais celle, avec qui Mon Baroudeur avait fait la connaissance de ce couple. Du coup en ayant obtenu l'agrément de cette dernière, ils marquaient des points en ce qui me concernait.
Mise en confiance, j'ai tout de même répondu :
― Passer après notre bangueuse préférée, je me demande si je vais être à la hauteur, Mon Chéri.
― Il ne s'agit pas non plus d'une compétition. Tout ce que tu auras à faire, sera de rester toi-même et laisser ton charme agir.
― Et sinon, ça va se passer comment ?
― D'une manière assez conventionnelle. Comme s'il s'agissait d'un couple ordinaire, on va aller manger au restaurant histoire de faire un peu connaissance et ensuite, il y aura le plus si affinités.
― Sauf que là on sera quatre.
― C'est le principe de l'échangisme, Mon Amour.
― Figure toi que je suis déjà au courant, Mon Amour aussi.
― Il ne s'agit pas non plus d'une compétition. Tout ce que tu auras à faire, sera de rester toi-même et laisser ton charme agir.
― Et sinon, ça va se passer comment ?
― D'une manière assez conventionnelle. Comme s'il s'agissait d'un couple ordinaire, on va aller manger au restaurant histoire de faire un peu connaissance et ensuite, il y aura le plus si affinités.
― Sauf que là on sera quatre.
― C'est le principe de l'échangisme, Mon Amour.
― Figure toi que je suis déjà au courant, Mon Amour aussi.
χ χ χ
Dans la foulée, après que Maxence m'ait donné les prénoms de ces personnes, il ne m'en fallait pas plus, je me suis renseignée auprès d'Anaïs par SMS, afin de savoir ce qu'elle en pensait. La réponse a été claire : Très propres sur eux et pas vicieux pour deux sous. Ce que j'ai traduit par : Ayant une bonne hygiène et une sexualité normale.
Mis à par bien entendu, qu'ils se mélangeaient avec d'autres...
Je restais du coup relativement sereine, en tout cas moins fébrile que Mon Baroudeur, au fur et à mesure que l'heure de notre rendez-vous au restaurant approchait. Car s'il essayait de me cacher sa nervosité, ce n'était pas une réussite, son art de la dissimulation devenant inopérant quand il s'agissait de moi.
Si bien que plus amusée qu'autre chose, j'ai fini par lui déclarer :
― Tu sais Mon Chéri, si tu trouves que c'est trop tôt, on peut toujours annuler et remettre ça à une autre fois.
Ne cherchant pas à nier l'évidence, il m'a avoué :
― Je pense que je me sentirai plus à l'aise, après avoir bu deux ou trois verres de vin.
― J'espère que tu n'as tout de même pas l'intention de te soûler ? Parce que si ça t'est nécessaire pour accepter la situation, il vaut mieux qu'on décommande.
― Pour être tout à fait franc, ce sera sa réaction à Lui en te voyant Toi, qui va être pour moi déterminante.
― Tu veux dire que s'il me regarde comme un morceau de viande prêt à être dévoré, tu n'arriveras pas à lui passer la sauce pour assaisonner ?
― Oui, quelque chose dans le genre.
― Mais je croyais que tu connaissais ces gens. En plus Anaïs m'a donné un avis plutôt favorable, quand je lui ai demandé par message ce qu'elle pense d'eux.
― On ne s'est vus que deux fois et effectivement, ça c'est bien passé.
― Par conséquent il faut que tu te détendes, en te disant que s'il n'y a pas le affinités, le plus n'arrivera jamais.
― Sauf que le plus est déjà arrivé avec eux, en ce qui me concerne.
― Mais pas avec moi. Donc si je ne te sens pas chaud, je leur souhaiterai de passer une bonne fin de soirée et ensuite on rentrera chez nous. Que ce soit ici ou chez tes parents.
― J'espère que tu n'as tout de même pas l'intention de te soûler ? Parce que si ça t'est nécessaire pour accepter la situation, il vaut mieux qu'on décommande.
― Pour être tout à fait franc, ce sera sa réaction à Lui en te voyant Toi, qui va être pour moi déterminante.
― Tu veux dire que s'il me regarde comme un morceau de viande prêt à être dévoré, tu n'arriveras pas à lui passer la sauce pour assaisonner ?
― Oui, quelque chose dans le genre.
― Mais je croyais que tu connaissais ces gens. En plus Anaïs m'a donné un avis plutôt favorable, quand je lui ai demandé par message ce qu'elle pense d'eux.
― On ne s'est vus que deux fois et effectivement, ça c'est bien passé.
― Par conséquent il faut que tu te détendes, en te disant que s'il n'y a pas le affinités, le plus n'arrivera jamais.
― Sauf que le plus est déjà arrivé avec eux, en ce qui me concerne.
― Mais pas avec moi. Donc si je ne te sens pas chaud, je leur souhaiterai de passer une bonne fin de soirée et ensuite on rentrera chez nous. Que ce soit ici ou chez tes parents.
χ χ χ
C'est ainsi qu'à l'heure convenue, on s'est retrouvé devant un des restaurants de la ville. Pas trop huppé mais plus que correct, ce qui me convenait parfaitement. Alors que j'avais revêtu une de mes sempiternelles petites robes à bretelles, celle-là bleu pastel et sans rien dessous, avec des sandales à talons aiguille aux pieds.
Maxence pour sa part portait un costume mais en mode cool, la veste ouverte, sans cravate et la chemise déboutonnée au col, ainsi qu'une paire de mocassins assortis. Le mâle dans toute sa splendeur, comme on peut en voir parfois mais seulement en photo dans certains magazines, ou alors dans mon lit.
Quand on est entrés un couple se tenait à la réception et j'ai immédiatement compris, qu'il s'agissait de celui avec lequel nous avions rendez-vous. Tout simplement parce qu'en nous entendant arriver, les deux personnes le composant se sont tournées dans notre direction, afin de sourire à Maxence.
Lui, séduisant, la petite quarantaine, mesurait dans le 1 mètre 80 et était encore svelte. Signe qu'il s'entretenait. Brun aux yeux noisette mais avec le crâne dégarni, ce qui loin de le ridiculiser lui donnait un air respectable. Celui de l'homme ayant déjà vécu et par conséquent ne devant plus rien prouver. Il portait un pantalon à pinces ainsi qu'un polo, avec aux pieds des chaussures de sport comme neuves.
Elle, avait la trentaine, une belle brune aux cheveux brun détachés lui arrivant au milieu du dos, possédant des yeux vert-bouteille et affichant une tranquillité, que lui conférait son épanouissement de femme qui se sait désirée. Devant mesurer un dizaine de centimètres de moins que son mari, elle se retrouvait à la même hauteur grâce à des escarpins à talon aiguille. Quant à son vêtement principal, il était similaire au mien mais de couleur menthe.
Mon Baroudeur s'est avancé vers eux, a d'abord fait la bise à la femme puis serré la main de l'homme, avant de faire les présentations :
― Mélanie, je te présente Emma et Cédric.
Rougissant légèrement tandis qu'ils me souriaient à mon tour, afin de leur dire bonjour j'ai calqué mon comportement sur celui de mon fiancé, qui ensuite s'est renseigné :
― Vous êtes arrivés depuis longtemps ?
Il a répondu :
― Non, à peine trois minutes et on s'est dit, que se serait plus sympa si on allait s'installer ensemble.
χ χ χ
Du coup guidés par un serveur quelque peu guindé, ce qui ne correspondait pas vraiment avec le cadre du lieu, dans lequel on se trouvait et qui se voulait chaleureux, on s'est retrouvés assis à une table ronde. Moi en face d'Emma, avec Maxence à ma gauche et Cédric à ma droite.
Si au départ je n'étais pas trop à mon aise, en présence d'inconnus avec le plus si affinités planant au dessus de nos têtes, je n'ai pas tardé à me détendre car nous avons d'abord parlé de la météo. La chaleur s'étant progressivement mais sûrement installée, dans notre beau coin de Provence.
Puis est venu le moment de discuter de choses plus personnelles, sans aucune allusion au sexe et c'est ainsi que j'ai appris, que la belle brune était professeure d'italien. Heureusement dans un autre lycée, que celui quitté récemment par Antoine et qu'Océane fréquentait toujours. Car il aurait été embarrassant pour moi, qu'elle connaisse mes enfants.
Quant à son mari chose plus étonnante, il était gérant d'une boutique de lingerie féminine. Située dans une des rues principales de notre belle ville d'Aix, devant laquelle j'étais souvent passée mais jamais entrée. Donc pas celle où m'avait emmenée Stéphanie, la veille du Nouvel An.
Du coup nous avions affaire à deux personnes bien ancrées dans leur vie, cette dernière semblant d'ailleurs équilibrée. Et comme Mon Amoureux et moi elles cherchaient à varier les plaisirs, mais pas avec n'importe qui ni en faisant n'importe quoi. Cela bien entendu a été une déduction de ma part, que j'ai trouvée assez rassurante.
Chose également tranquillisante, Mon Baroudeur avait mis sa fébrilité dans sa poche avec son mouchoir dessus. Non pas qu'il se la jouait Poker Face
Visage impassible des joueurs de poker, destiné à cacher la valeur des cartes qu'ils ont en main
, cela je l'aurais senti, mais il semblait plus détendu. Même en sachant que risquait d'arriver à la fin du repas, le moment sensible du : On va chez nous ou chez vous ? Ne serait-ce que pour prendre un dernier verre. Je précise mais cela je ne le comprendrais que plus tard, que ce couple probablement prévenu par mon fiancé, que j'étais une débutante en ce qui concernait l'échangisme, avait opté pour une méthode d'approche assez prudente. Afin de ne pas m'effaroucher. Prévenance de leur part, qui démontrait que je n'avais pas affaire à des gens avides de sexe, mais qui préféraient la sensualité à la vulgarité.
χ χ χ
Bien évidemment est venu l'instant crucial, pas celui l'addition que Maxence a réglée, arguant que Cédric avait eu ce plaisir trois ans plus tôt. Mais celui quand on s'est retrouvés tous les quatre sur le trottoir, un couple faisant face à l'autre devant le restaurant, de décider comment allait se terminer cette soirée.
De toute évidence, mes nouvelles connaissances étaient d'accord pour le plus si affinités, par conséquent la décision ne dépendait que de nous. Enfin de Mon Baroudeur, s'il se sentait disposé pour ça. Parce que moi prête je l'étais, alors que nos vis à vis ne devaient pas se douter de nos craintes, vu qu'ils avaient connu mon homme avant mais sous un autre jour.
Du coup je me suis tournée vers lui et ai déclaré :
― It's up to you, My Dear.
C'est à toi de voir, Mon Chéri
Il n'a hésité qu'un bref instant, ce que n'ont probablement pas perçu nos partenaires en devenir, avant de me répondre sur un ton assuré :
― Si tu es partante, je le suis aussi Ma Petite Caille.
Sans que je sois vraiment surprise et cela m'arrangeait, car je me voyais mal accueillir ces gens dans mon foyer et chez mes beaux-parents c'était tout bonnement impossible, Emma a proposé :
― On se retrouve chez nous, alors ?
Ce qu'on a accepté après avoir souri et mon fiancé connaissant le chemin, ils sont partis dans leur propre voiture sans nous attendre. Pendant le trajet, je me suis renseignée :
― Tu te sens comment, là ?
― Plutôt bien, enfin normal quoi.
― Parfait. J'espère dans ce cas que si quelque chose se met à te travailler, tu me préviendras avant d'exploser.
― Plutôt bien, enfin normal quoi.
― Parfait. J'espère dans ce cas que si quelque chose se met à te travailler, tu me préviendras avant d'exploser.
Plus amusé qu'autre chose, il ma questionné à son tour :
― Mais dis-moi Mon Amour, tu n'as pas l'impression d'inverser les rôles, là ? Parce que c'est toi, qui vas vivre cette expérience pour la première fois.
― Tu as parfaitement raison, Mon Amour aussi. Mais je te rappelle que c'est toi qui risques de péter un câble, en me voyant aller avec un autre homme.
― Ce qui n'arrivera pas, parce que j'ai une totale confiance en toi.
― Je suis bien contente que tu sois enfin et tout seul arrivé à cette conclusion, Mon Chéri.
― Tu as parfaitement raison, Mon Amour aussi. Mais je te rappelle que c'est toi qui risques de péter un câble, en me voyant aller avec un autre homme.
― Ce qui n'arrivera pas, parce que j'ai une totale confiance en toi.
― Je suis bien contente que tu sois enfin et tout seul arrivé à cette conclusion, Mon Chéri.
χ χ χ
C'est ainsi qu'on s'est retrouvés dans la périphérie d'Aix, un quartier tranquille de la classe moyenne, mais assez éloigné du mien. Là avaient été construites des propriétés, d'une taille sensiblement égale à ma propre maison et nous avons pénétré à l'intérieur de l'une d'entre elles, dont le portail était resté ouvert.
Nos hôtes nous attendaient devant, toujours souriants et ils nous ont menés directement à l'étage de leur villa, par un escalier extérieur, puis on en a escaladé un autre à droite d'un grand couloir, pour nous retrouver dans des combles aménagés. Auxquels on ne pouvait accéder que par une porte, verrouillée par un digicode.
De toute évidence, ce couple ne mélangeaient pas sa vie sexuelle d'avec celle familiale, puisque j'avais appris qu'ils avaient des enfants. Ce qui démontrait que nous avions affaire à des gens sérieux, enfin dans leur genre, parce qu'il était tout de même question de nous mélanger.
L'endroit était d'une seule pièce et entièrement boisé, les murs ainsi que le plafond recouverts de lambris et le sol de parquet, la charpente du toit étant en grande partie apparente. Des poinçons
Poutres verticales
centraux la maintenaient, avec tout en haut la panne faîtière Poutre horizontale
elle aussi visible. Des liens de contreventement Poutres inclinées, allant des poinçons à la faîtière
, assurant la solidité de la structure. À gauche de l'entrée, une petite salle de bain ne laissait guère de place à l'intimité. Pour la bonne raison qu'entièrement vitrée, si on pouvait y prendre un douche, c'était aux vues de ceux se trouvant présents dans le grenier. Seul les WC étant cachés par un demi-mur, haut d'environ un mètre.
Ensuite venait le coin salon, meublé de deux canapés trois places se faisant face, adossés aux parois extérieures. Si bien que les personnes de grande taille devaient faire attention en se levant, de ne pas se cogner la tête au plafond pentu qui épousait la forme du toit. Des tables basses étaient disposées devant ces sofas, laissant entre elles comme une allée.
Venaient ensuite après un des pilier sur la droite une balançoire, qui de toute évidence avait un usage strictement adulte.
Vu que si son armature métallique et noire en arc de cercle, supportait au bout de deux sangles en cuir une bande plus large, de la même matière et destinée à y poser le fessier ou soutenir les reins, quatre autres courroies en partaient se terminant par des boucles. Ces dernières devant permettre d'y enfiler chevilles et poignets, dans le but d'aider à maintenir l'ensemble du corps.
Tout un programme, d'autant qu'en face se trouvait un pilori mais dans sa version moderne, puisque lui aussi en métal et réglable. Si bien que quand on se retrouvait attaché, il était possible d'être debout les jambes tendues à la verticale, ou alors à genoux, dans les deux cas le dos à l'horizontale. De plus, le carcan qui retenait la tête ainsi que les poignets prisonniers, gainé de cuir empêchait qu'on puisse se blesser.
Pour terminer au fond il y avait un grand lit, étrangement rond avec un auvent rabattable, comme en ont les landaus et son diamètre important, permettait qu'on puisse s'y allonger à quatre. Même pour dormir.
χ χ χ
Mise en confiance je n'étais pas effrayée, par la partie de ce matériel qui avait une vocation sado-masochiste. Juste curieuse, si bien que je m'en suis approchée et Emma me suivant, m'a expliqué sur un ton professoral :
― C'est uniquement pour le fun. Car si nous avons aussi un martinet, ses queues sont en daim donc très souples et au final, ça ne fait pas plus mal qu'une fessée. Sauf que la sensation sur le moment est assez différente. Puisque non seulement c'est plus doux, mais ça permet aussi d'étendre la zone d'impact. Grâce aux lanières qui peuvent aller cingler dans des zones, sinon difficiles d'accès pour une main. Comme par exemple l'intérieur des cuisses.
M'empourprant légèrement j'ai aussitôt regardé Maxence qui a souri, avant de me donner son avis :
― Pour acheter ce genre de trucs, il nous faudrait une maison plus grande Ma petite Caille. Car je me vois mal faire livrer un meuble comme celui-là, chez mes parents.
J'étais convaincue que ces derniers n'en seraient pas choqués, mais plutôt intéressés pour faire un essai. Sauf que n'étant pas seuls, je me suis bien gardée de le lui faire remarquer et la belle brune a poursuivi :
― C'est très excitant de se retrouver attachée, à la merci de son partenaire. Surtout avec un bâillon-boule dans la bouche. Parce qu'on ne peut plus protester donc bien entendu, cela implique une confiance totale.
Afin de me montrer qu'ils avaient également cet article en rayon, se mettant accroupie elle a ouvert un meuble bas, dans lequel s'en trouvaient deux, ainsi que d'autres instruments ayant un usage sexuel. Mais au départ je ne me suis intéressée qu'à ces muselières en cuir, avec des sphères en matière souple probablement du latex, qui bien entendu s'enfilaient dans la bouche.
Emma m'a précisé :
― Le rose c'est le mien et le bleu celui de Cédric.
― Parce que… tu l'attaches aussi ?!
― Bien entendu et je lui fais rougir les fesses, avant de le sodomiser avec mon gode ceinture.
― Parce que… tu l'attaches aussi ?!
― Bien entendu et je lui fais rougir les fesses, avant de le sodomiser avec mon gode ceinture.
Prenant l'objet cité en main, qui mesurait une vingtaine de centimètres de long avec un diamètre proportionné, elle a conclu :
― Il adore ça, qu'on inverse les rôles.
L'intéressé gardait un air neutre comme si tout était normal, ce devait d'ailleurs être le cas pour lui et quand j'ai reporté mon attention sur mon fiancé, il a déclaré en bougeant la tête de gauche à droite :
― Même pas en rêve, Mon Amour.
― Mince, moi qui croyais que tu voulais tout faire, pour que je sois heureuse Mon Amour aussi.
― Je suis certain que tu n'as pas besoin de ça. La preuve, tu ne l'avais jamais envisagé avant.
― On en rediscutera plus tard. Car si tu veux que je change de foyer, ce pourrait être un bon argument de négociation.
― Mince, moi qui croyais que tu voulais tout faire, pour que je sois heureuse Mon Amour aussi.
― Je suis certain que tu n'as pas besoin de ça. La preuve, tu ne l'avais jamais envisagé avant.
― On en rediscutera plus tard. Car si tu veux que je change de foyer, ce pourrait être un bon argument de négociation.
Je n'étais bien évidemment pas sérieuse, parce que dans ma logique un homme doit rester le mâle et une femme la femelle, même si je respecte ceux qui vivent autrement.
Mais j'espérais par contre, que cette éventualité serait un bon élément de dissuasion. Pour la bonne raison que me sentais parfaitement bien chez moi et avais envie d'y rester.
χ χ χ
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Commentaires ()
Je me demande si la question du logement conjugal pourrait être associée certaines pratiques sexuelles ? … mmm, nous verrons bien.
Xoxo Conteuse, toujours une prise de qualité !
D'autant que vous êtes de moins en moins nombreux,
Malgré les commentaires qui restent élogieux. :)
Une lecture agréable. Merci pour ces moments de détente que vous offrez.
Offrir à mes lecteurs de petites récréations, dans la triste école de la vie. :)
Comme dans la vraie vie. :)
Et pour ce qui sera de la suite, nous verrons bien... :) :)
D'autant qu'ils se font de plus en plus rares, au fur et à mesure que le nombre de chapitres de l'histoire augmente...
Visiblement ça commence bien, jusque là tout va bien :)
Très belle entrée en matière. Mélanie est curieuse, je pense que ce couple va entraîner nos alphas vers des plaisirs encore inconnu. Bravo pour la surprise car je ne pensais pas du tout comme ça la suite. Je sais que je peux te faire confiance donc let's go et vivement la suite.
Grosses bises
Guillaume
Ps : contrôle de santé et TOUT VA BIEN..,.. yes..... Et merci de ta modeste contribution
Et contente d'apprendre qu'au niveau santé tout va bien. :) :)