Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les Alpha — Chapitre 1 · Au sortir d'un songe...
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Les Alpha
Chapitre 1 · Au sortir d'un songe...
Il parait que nous avons tous notre sosie quelque part dans le monde, mais vouloir trouver le sien même à l'époque d'internet, reviendrait à chercher une aiguille dans une botte de foin. Ou alors il faut un sacré coup de chance, ce qui n'a rien non plus d'impossible. Celle qui est mon clone ce n'est pas moi qui l'ai découverte, mais un de mes cousins. Un jour il m'a donné un DVD, en me disant un petit sourire aux lèvres :
― Tu devrais mater ça Mélanie, je suis certain que ça va t'intéresser.
Vous connaissez à présent mon prénom, mon nom d'épouse étant Favre et celui de jeune fille Esclangon ce qui reste des détails. Car le plus important c'est qu'au départ j'ai cru que mon parent me faisait un blague, vu que le titre du film en question était Soumission. Ce qui par conséquent ne m'a pas motivée pour le visionner, néanmoins je l'ai fait et découvert qu'il ne parlait pas du tout de ce à quoi je m'attendais, ni vous je parie, vu qu'il y était question d'une prise d'otage.
Dans ce thriller se passant bien loin de chez nous, j'ai constaté bluffée que la femme tenant un des rôles principaux et dont le nom est Teresa Palmer, me ressemble énormément. Nous aurions pu être jumelles, à la différence que je suis française et elle une australienne née en 1986, alors ma venue au monde a eu lieu en 1982.
χ χ χ
À présent que vous pouvez vous faire une idée de ce dont j'ai l'air, je vais vous raconter ce qui s'est passé avant que mon récit ne commence réellement, de manière à ce que vous puissiez également comprendre qui je suis. Ou plutôt qui j'ai été...
Je me suis mariée très jeune l'année de mes 18 ans à mon amour d'enfance, dont le prénom est Jonathan. Ce qui n'a dérangé personne pas même mes parents, car tout le monde pensait que nous étions faits l'un pour l'autre, et que nous vivrions ensemble jusqu'à ce que la mort nous sépare.
J'ai arrêté l'école après le bac, bien que mon homme attaque des études de médecine nous avions notre propre maison, et il m'entretenait grâce à l'argent de ses parents, refusant que je travaille d'autant que je suis tombée enceinte assez rapidement.
Car selon sa philosophie en tout cas celle de l'époque, le rôle de la femme était d'élever ses enfants et pas de ramener un salaire à la maison. Ce qui vous en conviendrez est très machiste mais ne me dérangeait absolument pas, car dès la naissance de mes deux petits anges Antoine en Mai 2001 et Océane en Octobre 2003, j'ai été parfaitement heureuse. Enfin, disons que je me contentais de ce que je possédais et estimais être déjà beaucoup, même si en matière de sexualité je n'avais jamais atteint l'orgasme, me contentant de ressentir des picotements très agréables dans le bas ventre, quand mon époux me faisait l'amour.
Mais n'allez surtout pas croire que je restais ignare en la matière, car j'avais connaissance du septième ciel qu'on atteint en grimpant aux rideaux, sauf qu'en ce qui me concernait cela demeurait théorique, et je pensais tout simplement que je n'étais pas équipée pour faire de l'alpinisme. Ce qui ne me provoquait aucune frustration ni aucun autre sentiment négatif, tout simplement parce que je ne me sentais pas l'âme d'une aventurière, prête à aller explorer des territoires inconnus. En tout cas pas dans ce domaine.
χ χ χ
Donc résumons, je me suis mariée en 2000 à l'âge de 18 ans, à 19 j'ai eu mon premier petit, à 21 la deuxième et j'étais mère au foyer, ce qui au départ s'est révélé une occupation à plein temps. Puis quand mes enfants ont été scolarisés, devenant de moins en moins dépendants de moi, j'ai eu beaucoup plus de loisirs et il a donc fallu que je me trouve des occupations.
Je me suis par conséquent tournée vers une de mes passions, qui était et reste l'apprentissage des langues étrangères, car pendant mes études basiques j'avais appris assez facilement l'anglais et l'espagnol, que je perfectionnais régulièrement en discutant à travers le monde, avec des personnes que je n'avais jamais vues. Bien entendu grâce à internet qui était en train de nous submerger comme un raz de marée, que vous le savez rien ni personne n'a pu arrêter. Ce phénomène de société étant capable de nous donner le meilleur, mais aussi le pire...
Mon violon d'Ingres
passe-temps ou loisir
mon mari l'approuvait, pour la bonne raison qu'il préférait me savoir rester devant mon ordinateur pendant des heures, plutôt que comme il disait traîner avec des copines, qui toujours selon-lui auraient pu avoir une mauvaise influence sur moi. Si bien que je n'ai pas tardé à maîtriser ces idiomes
langues (afin d'éviter la répétition)
alors je me suis mise au russe, ce qui représentait un défi en raison de son alphabet cyrillique. Cependant grâce à mes aptitudes et surtout la possibilité de m'y plonger pleinement, ça n'a pas été trop difficile pour moi. C'est la raison pour laquelle une fois de bonnes bases acquises, je me suis tournée vers le japonais et cela s'est révélé un challenge beaucoup plus intéressant, mais pas non plus insurmontable. χ χ χ
Cette situation aurait pu continuer indéfiniment et je m'estimais à ma place dans mon rôle de potiche, encadrée par l'amour de mes enfants et de celui de Jonathan, qui entre-temps était devenu médecin généraliste. Sauf que c'est ce dernier qui a sonné le glas de cette période insouciante de ma vie, quand j'ai appris quelle était sa vraie nature.
Enfin lorsque je dis que c'est venu de lui il s'agit d'une relation de cause à effet, étant donné que l'annonce de la nouvelle m'est parvenue par une de mes amies, ou considérée comme telle à l'époque, qui s'est fait un malin plaisir qu'elle a eu grand peine à dissimuler, en m'avouant que mon mari me faisait cocue. Avec sa secrétaire. Car étant une de ses patientes, cette bonne copine m'a déclaré avoir surpris les amants sur leur lieu de travail, en train de s'embrasser à pleine bouche, alors qu'elle-même était sensée se trouver dans les toilettes du cabinet médical.
Avec le recul je me suis dit que cette femme probablement jalouse qu'il n'ait rien entrepris avec elle, ou peut être que ça avait été le cas par le passé mais à présent de l'histoire ancienne, était devenue délatrice par dépit. Car maintenant que je savais mon homme capable de me tromper, et que par conséquent mon petit monde idyllique venait de s'écrouler, je n'avais plus une grande estime dans la nature humaine.
Cependant et malgré mon désarroi j'ai réussi à faire face, probablement parce qu'au bout de quatorze années de mariage vu que nous étions à présent en 2014, mon amour à moi aussi s'était émoussé. Ce qui bien entendu ne m'a pas empêchée d'être meurtrie. J'ai néanmoins réussi à donner le change vis à vis du traître, à me comporter comme avant même au lit, car ce queutard même s'il éprouvait le besoin d'aller chercher ailleurs, me procurait toujours des picotements agréables dans le bas du ventre. Ce qui avait grandement contribué au fait, que je ne me sois pas rendue compte de sa forfaiture toute seule.
Sans savoir comment je suis parvenue à garder la tête froide, et il fallait dans un premier temps que j'obtienne la confirmation matérielle, que je portais des cornes virtuelles. C'est la raison pour laquelle j'ai engagé un détective privé, comme dans les films. Ce dernier recruté sur internet, chose assez ironique a été payé avec l'argent de mon mari, qui au niveau des finances contrairement à beaucoup d'autres domaines, me laissait la bride sur le cou.
L'homme que j'ai engagé et dont la spécialité était la filature, n'a pas tardé ce qui démontrait son sérieux alors qu'il aurait pu faire traîner les choses, dans le but d'empocher plus d'argent, à m'apporter la preuve qu'il valait mieux que je me baisse pour passer les portes. Car d'après les photos qu'il avait prises, ce n'était pas une mais deux femmes qui me faisaient concurrence. Cette dernière étant déloyale dans la mesure ou elles connaissaient mon existence, alors que moi j'avais ignoré la leur jusqu'à très récemment.
On pourrait se dire qu'avec une ou cinquante personnes la trahison restait la même, sauf que si l'une d'entre elles restait bien évidemment la secrétaire du bon docteur Favre, j'ai découvert effarée que la seconde n'était autre que ma meilleure amie. Que nous connaissions lui et moi depuis les bancs de la maternelle. Par conséquent la douleur que je ressentais déjà, et qui diminuait lentement comme après avoir reçu un coup de poing dans l'estomac, s'en est trouvée ravivée et même accrue, pour la bonne raison que je venais de m'en prendre un deuxième encore plus violent.
χ χ χ
Néanmoins là encore j'ai réussi à donner le change, et la preuve de la forfaiture étant établie je suis passée à l'étape suivante, celle de contacter un avocat. Je n'ai pas eu à le chercher bien loin, car se trouvait parmi nos relations un couple dont c'était tous les deux le métier, et alors que la logique dans ce genre de situations aurait voulu que je me tourne vers une femme, me méfiant d'une belle plante de 35 ans que connaissait mon époux, je me suis adressée à son conjoint.
Après m'avoir montré une peine que j'ai trouvée sincère son côté professionnel a rapidement pris le dessus, et il est devenu très confiant, quand je lui ai montré les photos sur lesquelles Jonathan embrassait fougueusement et en pleine rue, deux pétasses différentes qui n'étaient bien évidemment pas ses épouses. Pour la bonne raison que ce rôle m'avait été attribué officiellement, par contrat de mariage.
Le suite je suis convaincue que vous la devinez sans peine, pris la main au panier le coupable n'a pas nié, et il a endossé tous les torts sans faire de manières. Si bien que j'ai pu garder notre maison qui est devenue du coup la mienne à moi seule, j'ai également eu droit à une confortable pension alimentaire, mais chose plus importante j'ai obtenu la garde de nos enfants.
Cependant malgré mes griefs je n'ai pas été trop méchante, et ai généreusement accordé à mon ex le droit de prendre nos petits avec lui un week-end sur deux, ainsi que pendant ses vacances. Enfin je l'ai surtout fait pour eux, partant du principe que ce mauvais mari était tout de même un bon père.
Antoine alors âgé de 14 ans et Océane de 12, vu que le divorce a été prononcé en 2015, ont accepté la séparation de leurs parents assez facilement, car ils étaient assez grands pour comprendre la situation, pas les premiers parmi leurs amis à qui cela arrivait, et il n'avaient rien à reprocher d'un point de vue personnel ni à leur papa ni à moi. De plus, ils n'ont pas tardé à comprendre les avantages d'avoir deux foyers distincts.
χ χ χ
Je suis par la force des choses et à l'âge de 33 ans, devenue indépendante pour la première fois de ma vie, et j'ai décidé afin d'éviter des tracasseries administratives de garder mon nom d'épouse. Alors que j'étais à l'aise financièrement, surtout je pense afin de m'éviter de gamberger sur mes illusions qui s'étaient dissipées, comme au sortir d'un songe bien trop beau pour être vrai, j'ai entrepris de me mettre à la recherche d'un emploi.
Chose qui m'a été facilitée malgré mon absence totale d'expérience professionnelle, grâce à l'aide de mon paternel qui m'a fait embaucher dans l'entreprise d'une de ses relations. N'ayant pas d'ambition je voulais tout simplement devenir secrétaire, ce qui me permettrait de rester assise à un bureau sans avoir à côtoyer trop de monde.
Vous avez dû deviner par rapport à ce que je vous ai déjà appris, que j'appartiens à ce que certains nomment avec dédain La Bourgeoisie. Sauf qu'en raison de mon caractère je suis une personne au mode de vie et aux manières simples, ayant peu de besoins, et n'éprouvant surtout pas celui de montrer que n'ai pas la nécessité de trimer, pour arriver à boucler mes fins de mois.
Ainsi je roule dans une Mini assez récente mais pas trop puissante, ayant tout de même le luxe d'être un cabriolet car j'habite dans le sud de la France, et si je m'habille avec des marques c'est avant tout du prêt à porter, car il n'est question de grands couturiers qu'en de très rares occasions. De plus je n'éprouve pas la nécessité de me maquiller afin d'être plus à mon avantage, mais préfère gagner en confort en restant à l'état naturel.
De toute manière en ce qui concerne ce dernier point ce n'est pas l'apanage de celles qui sont riches, étant donné que les prix des produits de beauté peuvent varier et même de beaucoup, ce qui n'est pas toujours en rapport avec leur qualité. Du coup plein d'autres femmes préfèrent essayer de s'embellir grâce à des artifices, sauf que ce n'est pas mon cas.
χ χ χ
C'est pour les raisons citées plus haut, que je me suis rendue vêtue sobrement à mon entretien d'embauche, ce qui n'avait rien à voir avec le fait que j'en connaissais déjà l'issue, mais je voulais tout bonnement rester moi et pas devenir quelqu'un d'autre. J'ai été néanmoins reçue par le patron en personne, chose qui devait être inhabituelle d'autant que je ne le connaissais pas encore. Il était accompagné de la responsable des ressources humaines, et j'ai annoncé à ces deux personnes en rougissant car c'est dans mon tempérament, une fois assise sur une chaise en face d'eux :
―Voilà, nous savons tous les trois que si je me retrouve ici aujourd'hui devant vous, c'est grâce à mon père. Cependant je ne réclame aucun traitement de faveurs. Suite à mon divorce j'éprouve le besoin de travailler, pour ne pas rester chez moi à tourner en rond, alors si vous avez un petit poste à me donner, des taches simples à effectuer, cela fera mon bonheur. Quant au salaire, j'aimerais avoir ce que reçoivent les autres et pas plus.
Monsieur Desmichel, le propriétaire de l'entreprise de taille moyenne dans laquelle nous nous trouvions a souri, par contre Madame Rousseau qui était en quelque sorte son bras droit a tiqué, probablement parce qu'elle avait prévu autre chose en ce qui me concernait, et que je venais de contrarier ses plans. Elle a d'ailleurs fait remarquer :
―Madame Favre, avec tout le respect que je vous dois, il est précisé dans votre curriculum vitae que vous parlez pas moins de cinq langues, dont le russe et le japonais ce qui n'est pas courant. Par conséquent, ce serait gâcher vos compétences que vous faire trier le courrier.
Je me suis à nouveau empourprée, ce qui a semblé amuser encore plus le dirigeant sa réaction n'arrangeant pas mon trouble, cependant il a pris la parole une grande douceur dans la voix, chose assez surprenante étant donnée sa fonction :
―Je pense Nathalie que même si autre chose avait été prévu, nous sommes en mesure de trouver à Mélanie un emploi correspondant à ce qu'elle s'estime capable d'assumer. Car je vous rappelle qu'elle n'a encore aucune expérience professionnelle, et que par conséquent, il faut pour commencer qu'elle se familiarise avec son nouveau milieu. Et par la suite quand elle se sentira plus à l'aise, si elle le désire, nous envisagerons de lui trouver un poste plus en correspondance avec ses compétences.
Notre patron car je le considérais déjà comme tel venait de s'exprimer avec sagesse, de plus il détenait l'autorité suprême au sein de sa firme
entreprise industrielle (pour éviter la répétition)
, c'est sans doute la raison pour laquelle son employée lui a répondu mais sur un ton légèrement pincé, afin de montrer sa désapprobation : ―Dans ce cas, nous allons lui trouver une occupation à la hauteur de ses ambitions, Jean-Henri.
χ χ χ
À en juger par la réaction des personnes qu'on rencontrait et dont la plupart lui faisaient des courbettes, cela n'a pas non plus été habituel, que ce soit le propriétaire de la boutique qui me la fasse visiter. Cependant il semblait parfaitement à son aise au milieu de ses employés, alors que moi j'étais dans mes petits souliers, tout simplement parce que j'aurais préféré passer inaperçue. Mis à part de ceux avec qui j'allais travailler, bien entendu.
Mais cela s'est dans l'ensemble plutôt bien passé, d'autant que si j'ai eu droit à des regards masculins appréciateurs, les sourires carnassiers eux sont restés dissimulés. Aucune babine ne s'est retroussée, très certainement parce que j'explorais ce nouveau territoire en compagnie du chef de la meute, dont l'autorité se révélait incontestée. Ce qui m'a semblé logique, pour la bonne raison qu'il avait le droit de vie et de mort sur chacun d'entre nous, mais bien entendu de manière imagée, car il possédait juste le pouvoir de mettre fin à notre collaboration dans sa société.
Concernant cette dernière, grâce aux explications données par mon guide tandis que nous parcourions les différents secteurs la composant, je n'ai pas tardé à comprendre son fonctionnement. Cependant je ne vais pas vous embêter avec des détails, qui n'auront pas grand intérêt pour la suite de mon récit. Si ce n'est pour vous dire que contrairement à la tendance actuelle, les bureaux dédiés à la partie administrative et contrairement aux ateliers, se trouvaient dans des espaces clos.
Ce qui m'a d'emblée plu car même si je n'avais aucune expérience dans ce domaine, les open space
Open Plan en anglais : espace de travail collectif, dont les bureaux ne sont pas séparés par des murs
soi-disant destinés à rapprocher les personnes, alors que leur véritable fonction est de gagner de la place en les entassant ce qui réduit les coût, sont bruyants et n'offrent contrairement à ce qui est prétendu aucune convivialité. Car on y a l'impression que tout le monde surveille tout le monde, ce qui empêche la moindre intimité. Sinon notre travail consiste à faire de l'import/export. Autrement dit on achète des produits manufacturés à l'étranger dont la plupart sont revendus en France, laquelle nous en fournit d'autres ensuite redistribués à travers le monde, par le biais d'agents commerciaux. Le tout moyennant une commission, puisque le but ultime d'une société de ce genre, est comme il se doit de dégager des bénéfices.
χ χ χ
C'est en fin de matinée qu'on m'a présentée à ceux qui allaient devenir mes collaborateurs les plus directs, et alors que la DRH
[b
D[/b]irectrice des Ressources Humaines, dans le cas présent Nathalie Rousseau] avait pris le relai pour me chaperonner. Mes nouveaux collègues étaient au nombre de trois, habillés de vêtements décontractées donc dans des tenues que je qualifierais de civiles. Ils se trouvaient dans une pièce située au rez-de-chaussée avec vue sur une cour intérieure, pas très grande mais tout de même d'une surface suffisante pour qu'on ne se marche pas sur les pieds, avec chacun à sa disposition un espace de travail personnel. Ce qui là encore m'a plu d'autant qu'ils m'ont fait bon accueil, même si le matin-même ils ne devaient pas se douter de mon arrivée, et sans que je sache pour ma part s'ils avaient été informés, que j'avais été pistonnée pour occuper un poste sans envergure. Je précise toutefois que pas un seul instant, je n'ai douté de l'importance de leur tâche.
Pour commencer il y avait Martine Jean, femme de petite taille assez énergique bien qu'approchant de la retraite, et Madame Rousseau m'a expliqué que c'était cette personne qui allait me former, afin qu'à terme je puisse la remplacer. Et je ne vais pas vous la décrire plus avant, pour la bonne raison que ça n'aurait que peu d'importance pour la suite.
Ensuite venait Sandrine Dupuis, charmante sans être vraiment belle enfin selon mes critères, ayant la quarantaine et assez détendue face à notre directrice. Comme si à son âge elle estimait ne plus rien avoir à prouver, probablement parce qu'elle était compétente dans son travail, et n'avait pas envie ni besoin d'obtenir davantage. Cette décontraction face à l'autorité me l'a rendue immédiatement sympathique, d'autant qu'en parallèle elle me dédiait des sourires qui se voulaient encourageants, chose de bon augure pour la suite.
Et pour terminer venait Damien Levy le plus jeune de cette petite troupe, dans les 25 ans avec un air en même temps espiègle et efféminé, ce que confirmaient certaines de ses manières mais sans aucune exagération. Preuve qu'il assumait son homosexualité sans toutefois tomber dans la caricature. En le voyant je me suis dit que nous n'allions pas tarder à devenir complices, et peut-être même amis.
Quant au travail qu'ils devaient effectuer eh bien il s'agissait de traduire des textes en bon français, principalement pour s'assurer qu'il n'y avait pas de chausse-trape
À l'origine, trou recouvert afin de dissimuler un piège
dans les contrats signés, qui possédaient tous un délai raisonnable d'annulation sans pénalité. Ce qui avait pour but de mettre nos commerciaux, à l'abri de faire une grosse boulette. Cette tâche qui allait devenir la mienne s'avérait par conséquent sérieuse sans pour autant être ardue, pour la bonne raison que quand une affaire est conclue, aucune des deux parties en présence n'a dans l'immense majorité des cas intérêt à gruger l'autre. Car tout le monde sait et ce quel que soit le domaine, qu'une mauvaise réputation est beaucoup plus facile et rapide à établir qu'une bonne. De plus notre travail était doublé de manière à déceler un éventuel oubli, ce qui offrait une certaine sécurité au niveau de la responsabilité.
χ χ χ
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Commentaires ()
J'espère que la suite continuera à vous plaire. :) :)
Qui remplit bien son office puisqu'on a envie de connaître la suite.
J'espère que cette (longue) suite, vous plaira autant. :)
Merci pour ces précisions, Docsevere. :) :) :) :)
Il faut laisser tomber la jalousie et l'esprit de compétition, surtout dans le domaine de l'art. Tous les styles existent, il en faut pour tous les goûts. Je n'ai jamais entendu les grands auteurs de littérature se faire la guerre... même si nous sommes de modestes apprentis...
Cest la phrase "je vous donnerai pas plus d'explications pour la bonne raison que ça n'aura aucune utilité pour la suite."
C'est clair qu'on ne peut pas tout faire... C'est pourquoi je prends actuellement un peu temps pour lire les histoires des autres.. ou disons, des bons auteur.e.s
Je ne sais pas si j'ai fait mes preuves, en tout cas pas plus que toi.
Disons que faire des efforts dans la forme de l'écriture, du style... apporte un certain public. Eh oui ça fait un peu plaisir. ;)
J'aime beaucoup les histoires dont le cadre est professionnel et aussi privé, mais en tout cas crédibles et réalistes.
J'aime toujours cette façon de raconter qui va à l'essentiel et la façon de poser les choses, et ce style narratif de la confession (dont j'ai moi aussi très souvent usé et qui facilite tant la lecture que l'écriture.)
Juste une tout petite critique marginale : pour moi point n'est besoin de vous justifier (2 fois) pour dire que vous ne décrirez pas plus l'explication car vous estimez que ça n'apporte rien de plus. Car s'agissant d'une histoire érotique le lecteur s'en doute, et deuxièment c'est vous, l'écrivaine, qui décidez.
Rien n'empêche le narrateur d'y revenir plus tard si c'était important, et puis rester un peu évasif peut au contraire piquer la curiosité du lecteur qui ne sait pas où vous allez l'embarquer, cultiver le mystère.
Je reconnais votre volonté (qui est aussi la mienne) d'être concise, de ne pas lasser, de ne
pas perdre votre lecteur, mais si vous l'avez bien accroché (comme moi, car j'ai bien envie de lire la suite, le procédé est tout à fait réussi) vous ne perdrez pas...
Et je ne donnerai pas de nom, sinon celui qui est premier du classement probablement parce que le sien est meilleur que le mien, va dire que je suis jalouse. :lol:
Plus sérieusement, je vous avoue que cette histoire de double justification m'échappe.
Mais bon, ce chapitre a été publié il y a 3 mois, probablement envoyé encore un mois plus tôt, et déjà je n'ai pas le temps de lire les textes des autres, alors ce n'est pas pour relire les miens. :)
Quoi qu'il en soit merci pour votre appréciation, car venant d'un autre auteur qui a fait ses preuves, cela procure encore plus de plaisir. :) :)
Votre écriture est très inspirante. La lecture en est grandement facilitée et chaque phrase donne envie de découvrir la suivante, à tel point que, même dénué d'érotisme ou de sensualité, on se prend à aimer votre prose.
Je me réjouis de lire la suite.
Merci.
Je me réjouis de lire la suite.
Merci.
Toutefois en ce qui concerne "Les Alpa" ce sera beaucoup plus lent, car j'aime également être réaliste, de manière à ce que mes lecteurs puissent s'immerger dans mes récits. :) :)