Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Parfum de l'interdit — Chapitre 12 · Week-end à Oran
Auteur
Parfum de l'interdit
Chapitre 12 · Week-end à Oran
POV AMIRA
— Tu es sûr que c'est une bonne idée ?
J'étais assise sur le lit de ma chambre, regardant Karim boucler sa petite valise. Nous partions pour Oran dans deux heures — lui, moi, et mes sœurs Sarah et Djawida.
L'idée était née trois jours auparavant, lors d'une de nos soirées dans l'appartement secret qu'il avait loué. Je lui avais mentionné que mes sœurs voulaient aller à Oran pour le weekend, profiter de la plage et de la piscine de l'hôtel El Ayoune sur la corniche.
L'idée était née trois jours auparavant, lors d'une de nos soirées dans l'appartement secret qu'il avait loué. Je lui avais mentionné que mes sœurs voulaient aller à Oran pour le weekend, profiter de la plage et de la piscine de l'hôtel El Ayoune sur la corniche.
— Pourquoi tu ne viendrais pas avec nous ? avais-je demandé sans vraiment y croire.
À ma grande surprise, il avait accepté.
— Je dirai que je vais voir un fournisseur à Oran. Personne ne posera de questions. Je réserverai nos billets d'avion séparément.
Et nous voilà. Prêts à partir pour notre premier weekend "ensemble", même si nous devions jouer la comédie devant mes sœurs.
— C'est une excellente idée, répondit Karim en fermant sa valise. J'ai envie de te voir dans un maillot de bain au bord de la piscine.
— Karim...
— Quoi ? Je ne peux pas te toucher devant tes sœurs, mais je peux au moins regarder.
— Karim...
— Quoi ? Je ne peux pas te toucher devant tes sœurs, mais je peux au moins regarder.
Je ris malgré moi.
— Tu es incorrigible.
— Non. Je suis amoureux. C'est différent.
— Non. Je suis amoureux. C'est différent.
Il s'approcha, m'attirant contre lui, et m'embrassa profondément. Mes mains glissèrent automatiquement autour de son cou, et je me fondis dans son étreinte.
— On devrait y aller, murmurai-je contre ses lèvres. Sarah et Djawida nous attendent à l'aéroport.
— Encore une minute.
— Encore une minute.
Ses mains descendirent le long de mon dos, se posant sur mes fesses, me pressant contre lui. Je sentis son érection contre mon ventre et gémis doucement.
— Karim, on n'a pas le temps...
— On a toujours le temps.
— On a toujours le temps.
POV KARIM
J'avais besoin de la toucher. De la goûter. Ne serait-ce qu'une fois avant de devoir jouer l'indifférence pendant les prochaines heures.
Mes mains glissèrent sous son jean, trouvant sa peau nue, chaude. Elle haleta, ses hanches se pressant instinctivement contre les miennes.
— Tu es mouillée pour moi ? murmurai-je contre son oreille.
— Tu sais que oui.
— Montre-moi.
— Tu sais que oui.
— Montre-moi.
Elle recula légèrement, ses yeux brillants de désir et d'amusement. Puis, lentement, elle défit son jean et le fit glisser le long de ses jambes. Elle portait une culotte en dentelle noire — celle que je préférais.
— Enlève-la.
Elle obéit, se tenant devant moi en t-shirt et rien d'autre. La vue me coupa le souffle.
— Sur le lit. Écarte les jambes.
Elle s'allongea, m'obéissant sans hésitation, et je m'agenouillai entre ses cuisses.
— On a vraiment pas le temps, protesta-t-elle faiblement.
— Alors je vais faire vite.
— Alors je vais faire vite.
Je plongeai, ma langue trouvant immédiatement son clitoris gonflé. Elle cria, ses mains agrippant mes cheveux.
— Oh putain... Karim...
Je la léchais avec urgence, sachant que nous avions dix minutes maximum. Ma langue traçait des cercles rapides autour de son point le plus sensible tandis que deux doigts la pénétraient, se recourbant pour trouver son point G.
— Oui... juste là... ne t'arrête pas...
Je n'avais aucune intention de m'arrêter. Je voulais la faire jouir rapidement, intensément, pour qu'elle pense à moi tout le vol jusqu'à Oran.
Cela ne prit que quelques minutes. Son corps se tendit, ses cuisses se refermèrent autour de ma tête, et elle jouit en criant mon nom.
Je continuai à la lécher doucement tout au long de son orgasme, puis me redressai, léchant mes lèvres avec satisfaction.
— Maintenant, on peut y aller.
POV AMIRA
Nous nous retrouvâmes à l'aéroport de Hassi Messaoud séparément, comme convenu.
Karim arriva le premier à six heures trente — costume impeccable, attaché-case à la main, l'image même du directeur général en déplacement professionnel. Il s'enregistra pour le vol Air Algérie de sept heures quinze, classe affaires, et disparut dans la salle d'embarquement.
Sarah, Djawida et moi arrivâmes quinze minutes plus tard. Mes sœurs étaient excitées — leur première fois à Oran depuis des années, un weekend dans un hôtel quatre étoiles sur la corniche. Elles ne savaient rien. Pour elles, Karim était juste un collègue généreux qui nous avait aidées à organiser le voyage.
Dans la salle d'embarquement, je le vis assis trois rangées plus loin, un journal devant lui. Nos regards se croisèrent brièvement — une fraction de seconde — puis je détournai les yeux.
Discrétion. Toujours la discrétion.
— Tu crois qu'il y aura beaucoup de monde dans l'avion ? demanda Djawida en feuilletant un magazine.
— C'est un vendredi matin. Probablement pas mal de gens d'affaires.
— C'est gentil de ton patron de nous avoir obtenu ces billets à prix réduit.
— C'est un vendredi matin. Probablement pas mal de gens d'affaires.
— C'est gentil de ton patron de nous avoir obtenu ces billets à prix réduit.
Mon patron. Si seulement elle savait.
— Oui. Très gentil.
L'embarquement commença à six heures cinquante-cinq. Karim monta en premier — privilège de la classe affaires. Nous suivîmes quelques minutes après, trouvant nos sièges en classe économique, rangées dix-huit et dix-neuf.
Le vol dura une heure quarante. Je passai ce temps à regarder par le hublot, essayant de ne pas penser au fait que Karim était à quelques mètres devant, séparé par un simple rideau. Mes sœurs bavardaient, planifiaient leur journée, inconscientes de la tension qui vibrait sous ma peau.
Dans quelques heures, nous serons ensemble.
POV KARIM
L'avion atterrit à l'aéroport Ahmed Ben Bella d'Oran à neuf heures moins dix, heure locale.
Je récupérai mon bagage en cabine et sortis rapidement, avant qu'Amira et ses sœurs n'arrivent à la zone de retrait des bagages. Un véhicule de location m'attendait — une berline noire réservée au nom de OilWell Services. Je conduisis directement vers l'hôtel El Ayoune.
L'hôtel était exactement ce que j'avais imaginé en consultant les photos en ligne — un établissement quatre étoiles perché sur la corniche oranaise, façade blanche éclatante sous le soleil du matin, vue spectaculaire sur la Méditerranée. Les vagues se brisaient contre les rochers en contrebas, et l'air sentait le sel et l'iode.
J'avais réservé trois chambres sous des configurations différentes. Une chambre à mon nom — pour les apparences professionnelles. Une chambre pour Sarah et Djawida — deux lits doubles, enregistrée sous le nom de Sarah Bensaid. Et une troisième chambre, au bout du couloir du troisième étage, réservée sous un nom d'emprunt que j'avais obtenu via un contact discret.
Cette troisième chambre, c'était la nôtre.
Je m'enregistrai à la réception, montai rapidement dans ma chambre officielle — la 412, quatrième étage — et envoyai un message à Amira.
"Arrivé. Chambre 314 pour toi et tes sœurs (deux lits doubles). Chambre 329 pour nous (enregistrée sous le nom Mohamed Larbi). Clé à la réception. Prends-la discrètement après avoir installé tes sœurs."
Sa réponse arriva quinze minutes plus tard.
"Compris. On arrive dans vingt minutes. Taxi depuis l'aéroport."
POV AMIRA
Nous arrivâmes à l'hôtel El Ayoune à dix heures.
Le taxi nous déposa devant l'entrée principale. Sarah et Djawida sortirent en s'extasiant immédiatement — la façade blanche, les palmiers, la vue sur la mer qui s'étendait au-delà de la corniche.
— Waouh, c'est magnifique ! dit Djawida.
— Attends de voir l'intérieur, répondit Sarah.
— Attends de voir l'intérieur, répondit Sarah.
Je payai le chauffeur et nous entrâmes dans le hall — marbre blanc, plafonds hauts, une fontaine centrale, le luxe discret des établissements haut de gamme.
À la réception, je donnai le nom de Sarah pour la chambre 314. Le réceptionniste vérifia, nous tendit deux clés magnétiques.
— Votre chambre est au troisième étage. L'ascenseur est à votre droite. Profitez bien de votre séjour.
— Merci.
— Merci.
Nous montâmes. La chambre 314 était spacieuse — deux grands lits, une terrasse avec vue sur la mer, une salle de bain moderne avec douche à l'italienne.
Sarah et Djawida s'installèrent immédiatement, déballant leurs affaires, testant les lits, photographiant la vue.
— On fait quoi maintenant ? demanda Djawida.
— Moi je vais me rafraîchir un peu, dis-je. Le voyage m'a fatiguée. Vous pouvez descendre à la piscine si vous voulez.
— Tu viens pas ?
— Je vous rejoins dans une heure. Profitez.
— Moi je vais me rafraîchir un peu, dis-je. Le voyage m'a fatiguée. Vous pouvez descendre à la piscine si vous voulez.
— Tu viens pas ?
— Je vous rejoins dans une heure. Profitez.
Elles partirent explorer l'hôtel vingt minutes plus tard. Je les regardai partir depuis la porte entrebâillée, m'assurant qu'elles étaient bien dans l'ascenseur, puis je redescendis à la réception.
— Bonjour. J'ai une clé qui m'attend. Au nom de Mohamed Larbi.
Le réceptionniste — un homme différent de celui qui nous avait enregistrées — vérifia son écran, me tendit une enveloppe discrète sans poser de question.
— Chambre 329, troisième étage. Bon séjour.
— Merci.
— Merci.
Je remontai, longeai le couloir jusqu'au bout, trouvai la porte 329. Mon cœur battait si fort que j'entendais le sang pulser dans mes oreilles.
J'ouvris la porte.
Karim était là, debout près de la fenêtre qui donnait sur la mer. Il se retourna en m'entendant entrer.
— Tu as réussi.
— Oui.
— Tes sœurs ?
— Parties pour la matinée. On a quelques heures.
— Oui.
— Tes sœurs ?
— Parties pour la matinée. On a quelques heures.
POV KARIM
Elle referma la porte derrière elle, et pendant une fraction de seconde, nous nous regardâmes simplement — deux personnes séparées par trois mètres de moquette beige et toute la tension accumulée d'un vol où nous avions dû faire semblant de ne pas nous connaître.
Puis elle traversa la distance et se jeta dans mes bras avec un soulagement que je n'avais pas anticipé.
— J'ai cru devenir folle, murmura-t-elle contre mon torse. Te voir dans l'aéroport et ne pas pouvoir te parler. Te savoir dans l'avion et ne pas pouvoir te toucher.
— Moi aussi.
— Deux jours. On a deux jours presque normaux.
— Presque normaux, oui.
— Moi aussi.
— Deux jours. On a deux jours presque normaux.
— Presque normaux, oui.
Je l'embrassai, et elle répondit avec une urgence qui trahissait combien ces deux dernières semaines avaient été longues. Nos mains s'agrippèrent, nos bouches se cherchèrent, nos corps se pressèrent l'un contre l'autre.
Mais quelque chose me retint. Une discipline que j'avais apprise au fil des mois.
— Pas maintenant, murmurai-je contre ses lèvres.
— Quoi ?
— On a des heures. Pour une fois, on a vraiment du temps. Alors on va le prendre. Lentement.
— Quoi ?
— On a des heures. Pour une fois, on a vraiment du temps. Alors on va le prendre. Lentement.
POV AMIRA
Nous passâmes la matinée dans cette chambre.
Pas à faire l'amour immédiatement — j'aurais cru que ce serait la première chose, l'urgence, le besoin. Mais Karim avait raison. Nous avions du temps. Un luxe rare.
Nous nous allongeâmes sur le lit, côte à côte, regardant la mer par la fenêtre, parlant de tout et de rien. De son travail. De mes sœurs. Des petites choses ordinaires qui composent une vie et qu'on ne dit jamais quand on est pressés.
— Tes sœurs savent ? demanda-t-il après un moment.
— Sarah soupçonne. Djawida est trop jeune pour comprendre.
— Et si elles découvrent ?
— Sarah gardera le secret. Elle me l'a déjà prouvé.
— Tu lui fais confiance.
— Entièrement.
— Sarah soupçonne. Djawida est trop jeune pour comprendre.
— Et si elles découvrent ?
— Sarah gardera le secret. Elle me l'a déjà prouvé.
— Tu lui fais confiance.
— Entièrement.
Silence. Le bruit des vagues en contrebas. Une mouette qui criait.
— Nadia m'a appelé hier soir, dit-il.
Je sentis mon corps se raidir légèrement contre lui.
— Qu'est-ce qu'elle voulait ?
— Parler des filles. Arwa a des difficultés en mathématiques. Samar veut adopter un chat. Des choses ordinaires.
— Comment tu te sens quand tu lui parles ?
— Parler des filles. Arwa a des difficultés en mathématiques. Samar veut adopter un chat. Des choses ordinaires.
— Comment tu te sens quand tu lui parles ?
Il réfléchit honnêtement.
— Coupable. Toujours coupable. Mais aussi... détaché d'une certaine façon. Comme si je parlais à quelqu'un que je connais bien mais qui n'est plus vraiment ma vie.
— C'est cruel à dire.
— Oui. Mais c'est honnête.
— C'est cruel à dire.
— Oui. Mais c'est honnête.
Je me tournai vers lui, posai ma main sur sa poitrine, sentant son cœur battre sous ma paume.
— Un jour tu devras choisir pour de vrai.
— Je sais.
— Pas aujourd'hui. Mais un jour.
— Oui. Pas aujourd'hui.
— Je sais.
— Pas aujourd'hui. Mais un jour.
— Oui. Pas aujourd'hui.
POV KARIM
À treize heures, nous descendîmes à la piscine.
Séparément, évidemment. Moi d'abord, installant mes affaires sur un transat isolé, ouvrant un livre que je ne lirais pas vraiment. Amira dix minutes plus tard, avec Sarah et Djawida qui papotaient déjà sur les magasins qu'elles voulaient visiter après la baignade.
Et puis Amira sortit des vestiaires.
Elle portait un maillot de bain deux-pièces noir qui mettait en valeur chaque courbe de son corps. Le haut soutenait parfaitement ses seins, révélant juste assez de peau pour être provocant sans être vulgaire. Le bas était taille haute, soulignant la finesse de sa taille et la courbe de ses hanches.
Je dus faire un effort conscient pour ne pas la dévorer des yeux devant ses sœurs.
Elle s'allongea sur un transat près de la piscine, enfilant des lunettes de soleil, et je m'installai non loin, feignant de lire mon livre tout en l'observant discrètement.
Sarah et Djawida plongèrent dans la piscine, riant et s'éclaboussant comme des enfants. Mais Amira resta allongée, immobile, et je savais qu'elle était aussi consciente de ma présence que je l'étais de la sienne.
Mon téléphone vibra. Un message d'elle.
"Arrête de me regarder comme ça. Mes sœurs vont remarquer."
Je souris et tapai une réponse.
"Je ne peux pas m'en empêcher. Tu es magnifique."
"Tu me le diras ce soir. Quand nous serons seuls."
"Je compte les heures."
"Tu me le diras ce soir. Quand nous serons seuls."
"Je compte les heures."
POV AMIRA
La journée s'écoula paisiblement.
Nous nageâmes. Nous nous prélassâmes au soleil. Nous commandâmes des jus de fruits frais au bar de la piscine — orange pressée, grenade, citron. Pour quelqu'un qui nous aurait observés, nous aurions semblé être un groupe d'amis en vacances. Un directeur généreux qui aidait ses employées. Rien de plus.
Personne n'aurait deviné que sous cette normalité de surface, Karim et moi comptions les minutes jusqu'à pouvoir être seuls.
Vers seize heures, alors que je sortais de la piscine, essorant mes cheveux, je le vis.
Mehdi.
Il était assis au bar de la piscine, un verre à la main, et ses yeux étaient fixés sur moi.
Mon sang se glaça.
Qu'est-ce qu'il fait là ?
Comme s'il avait entendu ma question silencieuse, il se leva et s'approcha.
— Amira. Quelle surprise.
Sa voix était neutre, mais je voyais la tension dans ses épaules, la façon dont ses mâchoires se crispaient.
— Mehdi. Qu'est-ce que tu fais ici ?
— J'ai des affaires à Oran. J'ai vu sur Instagram que tu étais à cet hôtel. J'ai pensé passer te dire bonjour.
— J'ai des affaires à Oran. J'ai vu sur Instagram que tu étais à cet hôtel. J'ai pensé passer te dire bonjour.
Instagram. Djawida avait dû poster des photos.
— C'est... gentil.
Un silence inconfortable s'installa. Du coin de l'œil, je vis Karim se redresser sur son transat, son livre oublié, son attention entièrement focalisée sur nous.
— Tu as l'air bien, dit Mehdi. Heureuse.
— Je vais bien.
— Tu es avec quelqu'un ?
— Je vais bien.
— Tu es avec quelqu'un ?
La question directe me prit au dépourvu.
— Mehdi...
— S'il te plaît. Dis-moi juste la vérité. Pour que je puisse tourner la page.
— S'il te plaît. Dis-moi juste la vérité. Pour que je puisse tourner la page.
Je pris une profonde inspiration.
— Oui. Je suis avec quelqu'un. Et je l'aime.
La douleur traversa son visage, mais il hocha la tête.
— C'est l'Italien ?
— Non. Quelqu'un d'autre.
— Il te traite bien ?
— Oui.
— Non. Quelqu'un d'autre.
— Il te traite bien ?
— Oui.
Mieux que bien. Il me fait me sentir vivante.
— Alors je suis content pour toi.
Il semblait sincère. Blessé, mais sincère.
— Merci, Mehdi. Et je suis désolée. Pour tout.
— Ne le sois pas. Tu as fait le bon choix. Je n'étais pas assez fort pour toi.
— Ne le sois pas. Tu as fait le bon choix. Je n'étais pas assez fort pour toi.
Il se pencha et m'embrassa sur la joue — un geste d'adieu — puis se tourna vers Sarah et Djawida qui venaient de sortir de la piscine.
— Salut les filles ! Ça vous dit si je vous invite à boire un verre ?
POV KARIM
Voir cet homme — Mehdi — embrasser Amira, même sur la joue, même platoniquement, déclencha en moi une jalousie irrationnelle et violente.
C'est son ex. Celui qui l'a trahie avec la coiffeuse.
Je voulais me lever, m'interposer, déclarer ma possession. Mais je ne pouvais pas. Pas devant ses sœurs. Pas en public.
Alors je restai assis, les mains crispées sur mon livre, regardant Amira parler avec lui, essayant de décrypter leur langage corporel.
Elle semblait distante. Polie mais froide. Et lorsqu'elle revint vers son transat, elle chercha immédiatement mon regard.
Un message silencieux : Ce n'est rien. Ne t'inquiète pas.
Mais j'étais inquiet. Parce que Mehdi était libre. Il pouvait l'aimer au grand jour. L'épouser si elle le voulait.
Moi, je ne pouvais que l'aimer dans l'ombre.
Mehdi passa finalement l'après-midi avec nous.
Il était charmant, drôle, attentionné avec les sœurs d'Amira. Et à chaque rire qu'il arrachait à Sarah ou Djawida, je sentais ma jalousie s'intensifier.
Vers dix-neuf heures, Mehdi prit congé.
— C'était super de vous revoir, les filles. Amira... prends soin de toi.
— Toi aussi, Mehdi.
— Toi aussi, Mehdi.
Lorsqu'il fut parti, je vis Amira se détendre visiblement. Elle vint s'asseoir près de moi — pas trop près, juste assez pour être dans la zone acceptable d'un collègue.
— Ça va ? murmura-t-elle.
— Oui. Pourquoi ça n'irait pas ?
— Tu avais l'air... tendu.
— Je vais bien.
— Oui. Pourquoi ça n'irait pas ?
— Tu avais l'air... tendu.
— Je vais bien.
Mensonge.
Elle sourit, comme si elle lisait dans mes pensées.
— On en parlera ce soir.
POV AMIRA
Le dîner fut agréable.
Nous mangeâmes au restaurant de l'hôtel — un établissement élégant avec vue panoramique sur la mer. Sarah et Djawida bavardaient joyeusement, me racontant leurs impressions de la journée, commentant combien Mehdi avait été gentil.
Karim était silencieux, participant à la conversation quand on lui posait des questions directes, mais sinon perdu dans ses pensées.
Je savais ce qui le préoccupait. La jalousie. L'insécurité. Le fait qu'il ne pouvait pas revendiquer publiquement sa possession.
Après le dîner, mes sœurs montèrent dans leur chambre, épuisées par la journée au soleil et à l'eau salée. Je les accompagnai, m'assurant qu'elles avaient tout ce dont elles avaient besoin.
— Tu viens te coucher ? demanda Sarah en bâillant.
— Dans un moment. Je vais d'abord profiter de la terrasse de ma chambre. Regarder la mer.
— D'accord. Bonne nuit.
— Bonne nuit.
— Dans un moment. Je vais d'abord profiter de la terrasse de ma chambre. Regarder la mer.
— D'accord. Bonne nuit.
— Bonne nuit.
Je refermai leur porte et me dirigeai vers la chambre 329, le cœur battant.
Dix minutes plus tard, on frappa doucement à ma porte.
Je l'ouvris, et Karim entra rapidement, refermant derrière lui.
Nous nous regardâmes un long moment sans parler.
Puis, simultanément, nous nous jetâmes l'un sur l'autre.
POV KARIM
Ses lèvres étaient affamées sur les miennes, ses mains arrachant presque ma chemise. Je la soulevai, l'emportant vers le lit, nos bouches ne se séparant pas.
— J'ai cru devenir fou aujourd'hui, haletai-je contre ses lèvres. Te voir avec lui. Ne pas pouvoir te toucher.
— Il ne représente rien pour moi. Plus maintenant.
— Je sais. Mais ça ne rend pas les choses plus faciles.
— Il ne représente rien pour moi. Plus maintenant.
— Je sais. Mais ça ne rend pas les choses plus faciles.
Je la déposai sur le lit, me redressant pour la regarder. Elle portait une robe d'été légère, ses cheveux encore humides de la douche qu'elle avait prise avant le dîner.
— Tu es à moi, murmurai-je.
— Oui.
— Dis-le. Dis que tu es à moi.
— Je suis à toi, Karim. Uniquement à toi.
— Oui.
— Dis-le. Dis que tu es à moi.
— Je suis à toi, Karim. Uniquement à toi.
Les mots déclenchèrent quelque chose de primitif en moi. Je la déshabillai avec urgence, révélant son corps nu sous la lumière tamisée de la lampe de chevet.
— Tu es si belle, murmurai-je. Si parfaite.
POV AMIRA
Ses mains exploraient mon corps avec une possessivité qui me faisait frissonner. Il n'y avait pas de tendresse cette fois. Juste du besoin brut, du désir urgent.
Il se déshabilla rapidement, révélant son corps nu et son sexe déjà dur. Puis il se positionna entre mes cuisses, me pénétrant d'un seul coup de reins puissant.
Je criai, mes ongles griffant son dos.
— Plus doucement... mes sœurs vont nous entendre...
— Qu'elles nous entendent.
— Qu'elles nous entendent.
Il accéléra, ses coups de reins devenant plus profonds, plus durs. Le lit grinçait sous nos mouvements, le bruit de nos corps qui se rencontraient résonnant dans la chambre.
— Karim... oh mon Dieu... Karim...
— Crie mon nom. Je veux que tout l'hôtel sache que tu es à moi.
— Crie mon nom. Je veux que tout l'hôtel sache que tu es à moi.
Et je criai. Plus fort que jamais. Abandonnant toute pudeur, toute retenue.
— Oui... oh oui... baise-moi... baise-moi plus fort...
Il obéit, me pilonnant avec une intensité sauvage. Une de ses mains glissa entre nos corps, trouvant mon clitoris, et la combinaison fut trop.
Je jouis en hurlant son nom, mon corps se convulsant sous le sien. Quelques secondes plus tard, il me suivit, se déversant en moi avec un grognement rauque.
Nous nous effondrâmes sur le lit, haletants, nos corps luisants de sueur.
— Putain, murmura-t-il. J'avais besoin de ça.
— Moi aussi.
— Moi aussi.
Il roula sur le côté, m'attirant contre lui, et nous restâmes ainsi longtemps, écoutant le bruit des vagues en contrebas.
— Tes sœurs ont tout entendu, dit-il avec un sourire dans sa voix.
— Probablement.
— Ça te gêne ?
— Non. Qu'elles sachent que je suis heureuse.
— Probablement.
— Ça te gêne ?
— Non. Qu'elles sachent que je suis heureuse.
Il m'embrassa tendrement, si différent de la passion sauvage de quelques minutes auparavant.
— Je t'aime, murmura-t-il.
— Moi aussi je t'aime.
— Moi aussi je t'aime.
Nous fîmes l'amour deux autres fois cette nuit-là.
Une fois sous la douche, l'eau chaude ruisselant sur nos corps enlacés, Karim me prenant debout contre le carrelage, ses mains sous mes cuisses me maintenant soulevée, mes jambes enroulées autour de sa taille.
Et une dernière fois à l'aube, lentement, tendrement, savourant chaque seconde — lui allongé sur le dos, moi le chevauchant dans la lumière grise du matin, nos regards connectés, nos mains entrelacées.
Puis il dut partir, regagnant sa propre chambre avant que quiconque ne le voie sortir de la mienne.
— À tout à l'heure au petit-déjeuner, murmura-t-il en m'embrassant une dernière fois.
— À tout à l'heure.
— À tout à l'heure.
Je le regardai partir, refermai la porte, et m'allongeai dans les draps qui sentaient encore lui.
Deux jours. On avait encore presque deux jours.
POV KARIM
Le lendemain matin, samedi, alors que nous prenions le petit-déjeuner sur la terrasse de l'hôtel — buffet continental, vue sur la mer, Sarah et Djawida qui se disputaient gentiment sur le programme de la journée — mon téléphone sonna.
C'était Ali Timizar, mon responsable de maintenance à Hassi Messaoud.
— Monsieur le Directeur, nous avons un problème. Une fuite majeure sur le site 3. Il faut que vous reveniez immédiatement.
Mon cœur se serra.
— C'est vraiment urgent ?
— Oui, Monsieur. On risque d'arrêter toute la production si ce n'est pas réglé aujourd'hui.
— Oui, Monsieur. On risque d'arrêter toute la production si ce n'est pas réglé aujourd'hui.
Je regardai Amira, assise en face de moi, et vis la déception traverser ses yeux avant qu'elle ne la cache derrière un masque de compréhension.
— J'arrive. Donnez-moi le temps de prendre un vol. Je vous rappelle.
Je raccrochai et me tournai vers les trois femmes.
— Je suis désolé. J'ai une urgence au travail. Je dois rentrer à Hassi Messaoud.
— Oh non, dit Sarah. Et le reste du weekend ?
— Vous restez. Profitez de l'hôtel. Tout est payé jusqu'à dimanche. Je vous enverrai un véhicule de la compagnie dimanche soir pour vous ramener. Le trajet sera plus confortable qu'en taxi.
— Vous êtes sûr ? demanda Djawida.
— Absolument. Amusez-vous bien.
— Oh non, dit Sarah. Et le reste du weekend ?
— Vous restez. Profitez de l'hôtel. Tout est payé jusqu'à dimanche. Je vous enverrai un véhicule de la compagnie dimanche soir pour vous ramener. Le trajet sera plus confortable qu'en taxi.
— Vous êtes sûr ? demanda Djawida.
— Absolument. Amusez-vous bien.
Je me levai, évitant soigneusement de regarder Amira trop longtemps.
— Mademoiselle Bensaid, vous pouvez m'accompagner un instant ? J'ai besoin que vous notiez quelques instructions pour le retour.
Elle comprit immédiatement et me suivit.
POV AMIRA
Dans sa chambre — la 412, sa chambre officielle — il me prit dans ses bras, m'embrassant désespérément.
— Je suis désolé. Je ne voulais pas partir.
— Je sais. C'est ton travail.
— Tu vas me manquer.
— Toi aussi tu vas me manquer.
— Profite quand même du weekend. Amuse-toi avec tes sœurs.
— Je vais essayer.
— Je sais. C'est ton travail.
— Tu vas me manquer.
— Toi aussi tu vas me manquer.
— Profite quand même du weekend. Amuse-toi avec tes sœurs.
— Je vais essayer.
Il m'embrassa une dernière fois, profondément, puis se força à me lâcher.
— Je t'aime.
— Moi aussi je t'aime.
— Moi aussi je t'aime.
Il partit en taxi vers l'aéroport quinze minutes plus tard. Je restai dans sa chambre encore quelques instants, sentant déjà le vide de son absence.
Le reste de la journée passa dans une sorte de brouillard.
Mes sœurs et moi retournâmes à la piscine, mais mon cœur n'y était pas. Je pensais à Karim, sur le vol du retour vers Hassi Messaoud, loin de moi.
Vers quinze heures, Mehdi réapparut.
— Salut les filles. Votre collègue est parti ?
— Urgence professionnelle, répondit Sarah.
— Dommage. Ça vous dit que je vous tienne compagnie ?
— Urgence professionnelle, répondit Sarah.
— Dommage. Ça vous dit que je vous tienne compagnie ?
Djawida accepta avec enthousiasme, et nous passâmes l'après-midi ensemble — nageant, bavardant, riant. Mehdi était attentif, drôle, et je voyais qu'il essayait vraiment de n'être qu'un ami.
À un moment, alors que Sarah et Djawida étaient dans la piscine, il se tourna vers moi.
— C'est lui, n'est-ce pas ? L'homme avec qui tu es. Ton patron.
Je le regardai, surprise.
— Comment tu...
— La façon dont il te regardait. La façon dont tu le regardais. Même en essayant de le cacher, c'était évident.
— Mehdi...
— Ne t'inquiète pas. Je ne dirai rien. Mais fais attention, Amira. Les relations entre patrons et employées... c'est compliqué.
— Je sais.
— Il est marié ?
— La façon dont il te regardait. La façon dont tu le regardais. Même en essayant de le cacher, c'était évident.
— Mehdi...
— Ne t'inquiète pas. Je ne dirai rien. Mais fais attention, Amira. Les relations entre patrons et employées... c'est compliqué.
— Je sais.
— Il est marié ?
Je ne répondis pas, mais mon silence fut une réponse suffisante.
— Putain, Amira. Tu mérites mieux que d'être l'autre femme.
— Peut-être. Mais c'est mon choix.
— Peut-être. Mais c'est mon choix.
Il secoua la tête, déçu mais résigné.
— Tant que tu es heureuse.
— Je le suis.
— Je le suis.
Djawida prit encore des photos cet après-midi-là — de nous à la piscine, Mehdi et moi côte à côte, riant à une blague de Sarah. Le coucher de soleil sur la mer. Les palmiers.
Elle les posta immédiatement sur Instagram.
POV KARIM
Je récupérai mon véhicule au parking de l'aéroport de Hassi Messaoud et filai directement vers le site 3, fulminant contre cette fuite qui m'arrachait à Amira, lorsque mon téléphone vibra.
Un message de ma fille Arwa.
"Papa, regarde ce que j'ai trouvé sur Instagram."
Curieux, j'ouvris le lien qu'elle m'avait envoyé.
C'était le compte de Djawida. Et là, en pleine page, des photos d'Amira.
Amira à la piscine. Amira souriant. Amira... avec cet homme. Mehdi.
Ils étaient assis côte à côte sur des transats, elle riait à quelque chose qu'il disait, et dans cette image figée, ils avaient l'air... proches.
La jalousie me frappa comme un coup de poing.
Qu'est-ce qu'il fait encore là ? Pourquoi elle sourit comme ça avec lui ?
Je tapai un message rapide à Amira.
"On doit parler."
POV AMIRA
Le message de Karim arriva alors que nous dînions au restaurant de l'hôtel. Mon cœur se serra en voyant son ton sec.
"À propos de quoi ?"
"Des photos sur Instagram."
"Des photos sur Instagram."
Oh non. Il avait vu les photos avec Mehdi.
"Je peux t'expliquer."
"J'attends ton explication."
"J'attends ton explication."
Je m'excusai auprès de mes sœurs et sortis sur la terrasse pour l'appeler.
Il décrocha à la première sonnerie.
— Karim, écoute-moi...
— Qu'est-ce qu'il fait là ? Pourquoi tu es avec lui ?
— C'est une coïncidence. Il avait des affaires à Oran et il a vu sur Instagram qu'on était là. Il est juste passé dire bonjour.
— Et tu l'as laissé rester toute la journée ?
— Qu'est-ce que j'étais censée faire ? Lui dire de partir ? Mes sœurs auraient trouvé ça bizarre.
— Tu avais l'air... heureuse. Sur les photos.
— Karim, tu es jaloux d'une photo ? Sérieusement ?
— Qu'est-ce qu'il fait là ? Pourquoi tu es avec lui ?
— C'est une coïncidence. Il avait des affaires à Oran et il a vu sur Instagram qu'on était là. Il est juste passé dire bonjour.
— Et tu l'as laissé rester toute la journée ?
— Qu'est-ce que j'étais censée faire ? Lui dire de partir ? Mes sœurs auraient trouvé ça bizarre.
— Tu avais l'air... heureuse. Sur les photos.
— Karim, tu es jaloux d'une photo ? Sérieusement ?
Un silence. Puis un soupir.
— Oui. Je suis jaloux. Parce que je ne peux pas être là avec toi. Parce que lui, il peut s'afficher avec toi au grand jour et moi non.
Ma colère fondit immédiatement.
— Karim... il ne représente rien. Moins que rien. Toi, tu es tout.
— Vraiment ?
— Vraiment. Je te l'ai dit hier soir. Je suis à toi. Uniquement à toi.
— Je suis désolé. Je sais que je suis irrationnel. Mais te voir avec lui...
— Je comprends. Mais tu dois me faire confiance. S'il te plaît.
— Je te fais confiance. C'est lui que je ne fais pas confiance.
— Il sait pour nous. Il a deviné. Et il a dit qu'il ne dirait rien.
— Il sait ?
— Oui. Mais ne t'inquiète pas. Il veut juste que je sois heureuse.
— Vraiment ?
— Vraiment. Je te l'ai dit hier soir. Je suis à toi. Uniquement à toi.
— Je suis désolé. Je sais que je suis irrationnel. Mais te voir avec lui...
— Je comprends. Mais tu dois me faire confiance. S'il te plaît.
— Je te fais confiance. C'est lui que je ne fais pas confiance.
— Il sait pour nous. Il a deviné. Et il a dit qu'il ne dirait rien.
— Il sait ?
— Oui. Mais ne t'inquiète pas. Il veut juste que je sois heureuse.
Un autre silence.
— D'accord. Je te crois. Et je suis désolé d'avoir réagi comme ça.
— C'est normal. Si c'était moi qui voyais des photos de toi avec une autre femme, je deviendrais folle.
— C'est normal. Si c'était moi qui voyais des photos de toi avec une autre femme, je deviendrais folle.
Il rit doucement.
— Tu me manques déjà.
— Toi aussi tu me manques. Cette nuit sans toi va être longue.
— Montre-moi combien je te manque.
— Quoi ?
— Ce soir. Quand tes sœurs dormiront. Appelle-moi. Montre-moi ce que tu ferais si j'étais là.
— Toi aussi tu me manques. Cette nuit sans toi va être longue.
— Montre-moi combien je te manque.
— Quoi ?
— Ce soir. Quand tes sœurs dormiront. Appelle-moi. Montre-moi ce que tu ferais si j'étais là.
Mon cœur s'emballa.
— Tu veux dire...
— Oui. Je veux te regarder te toucher en pensant à moi.
— Oui. Je veux te regarder te toucher en pensant à moi.
POV AMIRA — MINUIT
Mes sœurs dormaient dans leur chambre. Je les entendais ronfler doucement à travers le mur qui séparait la 314 de la 329.
J'étais allongée sur notre lit, nue, mon téléphone positionné sur la table de nuit pour que Karim puisse me voir via l'appel vidéo.
— Tu es magnifique, murmura-t-il, sa voix rauque dans le haut-parleur.
— Je me sens idiote.
— Ne te sens pas idiote. Sens-toi désirée. Parce que tu l'es.
— Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
— Caresse-toi. Lentement. Commence par tes seins.
— Je me sens idiote.
— Ne te sens pas idiote. Sens-toi désirée. Parce que tu l'es.
— Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
— Caresse-toi. Lentement. Commence par tes seins.
J'obéis, mes mains glissant sur ma poitrine, pinçant légèrement mes mamelons. Ils durcirent immédiatement sous mes doigts.
— Comme ça ?
— Exactement comme ça. Maintenant descends. Touche ton ventre. Tes cuisses. Mais pas encore ton sexe.
— Exactement comme ça. Maintenant descends. Touche ton ventre. Tes cuisses. Mais pas encore ton sexe.
Mes mains descendirent, traçant des cercles sur mon ventre, l'intérieur de mes cuisses. J'étais déjà mouillée, mon corps répondant à sa voix, à son regard invisible à travers l'écran.
— Karim... j'ai envie de me toucher...
— Pas encore. Fais-moi attendre. Fais-toi attendre.
— Pas encore. Fais-moi attendre. Fais-toi attendre.
Je gémis de frustration, continuant à caresser partout sauf là où j'avais besoin.
— S'il te plaît...
— D'accord. Touche-toi maintenant. Montre-moi combien tu es mouillée pour moi.
— D'accord. Touche-toi maintenant. Montre-moi combien tu es mouillée pour moi.
Ma main glissa entre mes cuisses, mes doigts trouvant mon intimité déjà trempée. Je gémis en me touchant, mes yeux fermés, imaginant que c'était sa main, pas la mienne.
— Regarde-moi, ordonna-t-il. Je veux voir tes yeux quand tu jouis.
J'ouvris les yeux, fixant l'écran du téléphone, et vis son visage — tendu de désir, ses yeux assombris.
— Tu es en train de te toucher aussi ? demandai-je.
— Oui. Je me branle en te regardant.
— Oui. Je me branle en te regardant.
L'image — Karim, seul dans son appartement à Hassi Messaoud, sa main sur son sexe tandis qu'il me regardait — m'excita encore plus.
— Dis-moi ce que tu ferais si tu étais là.
— Je te lécherais jusqu'à ce que tu supplies. Puis je te baiserais. Fort. Profondément. Jusqu'à ce que tu oublies ton nom.
— Je te lécherais jusqu'à ce que tu supplies. Puis je te baiserais. Fort. Profondément. Jusqu'à ce que tu oublies ton nom.
Mes doigts accélérèrent, frottant mon clitoris en cercles rapides.
— Karim... je vais jouir...
— Jouis pour moi, habibti. Dis mon nom quand tu jouis.
— Karim... oh Karim... Karim !
— Jouis pour moi, habibti. Dis mon nom quand tu jouis.
— Karim... oh Karim... Karim !
L'orgasme me frappa, me faisant crier son nom dans la chambre vide. J'entendis son grognement à travers le téléphone, signe qu'il avait joui aussi.
Nous restâmes ainsi quelques minutes, haletants, nos yeux connectés à travers l'écran.
— Je t'aime, murmurai-je.
— Moi aussi je t'aime. Dors bien, habibti.
— Toi aussi.
— Moi aussi je t'aime. Dors bien, habibti.
— Toi aussi.
Je raccrochai et m'allongeai dans le lit, mon corps satisfait mais mon cœur vide sans lui.
Encore un jour et demi avant de le revoir.
Un jour et demi qui sembleraient une éternité.
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