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Couverture de Parfum de l'interdit, par NadiaKarim
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Parfum de l'interdit — Chapitre 13 · Le SMS de trop !

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NadiaKarim
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Parfum de l'interdit

Chapitre 13 · Le SMS de trop !

POV AMIRA
L'appartement secret de Karim était devenu notre sanctuaire. Un deux-pièces modeste dans un quartier tranquille de Hassi Messaoud, loin des regards indiscrets. Nous y venions trois à quatre fois par semaine, après le travail, volant quelques heures de normalité dans notre relation clandestine.
Ce soir-là, un mardi, nous étions arrivés vers dix-neuf heures. Karim avait apporté à dîner — du poulet rôti et une salade — et nous avions mangé sur le canapé, nos jambes entrelacées, parlant de tout et de rien.
Mais sous la surface de cette normalité domestique, une tension montait. Une tension sexuelle que nous connaissions bien maintenant, cette électricité qui crépitait entre nous dès que nous étions seuls.
Karim posa son assiette vide sur la table basse et se tourna vers moi, ses yeux assombris de désir.
— Viens ici.
Ce n'était pas une demande. C'était un ordre. Et mon corps réagit immédiatement, une chaleur liquide se répandant entre mes cuisses.
Je me rapprochai, et il m'attira sur ses genoux, me faisant chevaucher ses cuisses. Ses mains glissèrent sous mon chemisier, trouvant ma peau nue.
— J'ai pensé à toi toute la journée, murmura-t-il contre mon cou. À ce que j'allais te faire ce soir.
— Qu'est-ce que tu vas me faire ?
— Tout.
POV KARIM
Elle était magnifique comme ça, assise sur mes genoux, ses cheveux châtains tombant en cascade sur ses épaules, ses yeux brillants de désir et de confiance.
Confiance. Le mot résonna dans ma tête. Elle me faisait confiance. Complètement. Et je lui faisais confiance aussi.
Du moins, je le croyais.
Je l'embrassai, profondément, ma langue forçant le passage entre ses lèvres. Elle gémit dans ma bouche, ses hanches bougeant instinctivement contre moi.
— Déshabille-toi, ordonnai-je en rompant le baiser. Lentement. Je veux te regarder.
POV AMIRA
Je me levai, me tenant devant lui, et commençai à déboutonner mon chemisier. Lentement, comme il l'avait demandé, révélant centimètre par centimètre ma peau et mon soutien-gorge en dentelle noire.
Ses yeux me dévoraient, suivant chaque mouvement de mes doigts.
Le chemisier tomba au sol. Puis ma jupe. Je me tenais devant lui en sous-vêtements, et la façon dont il me regardait — avec cette faim, ce besoin — me faisait me sentir puissante.
— Continue, dit-il, sa voix rauque.
Je dégrafai mon soutien-gorge, le laissant glisser le long de mes bras. Mes seins se libérèrent, les mamelons déjà durcis de désir. Puis je fis glisser ma culotte le long de mes jambes, me tenant enfin complètement nue devant lui.
— Magnifique, murmura-t-il. Viens ici. À califourchon sur moi.
Je revins sur ses genoux, cette fois nue, sentant le tissu rugueux de son jean contre mon intimité sensible. Il prit mes seins dans ses mains, les pétrissant, pinçant mes mamelons jusqu'à ce que je gémisse.
— Tu es tellement belle, murmura-t-il avant de prendre un téton dans sa bouche.
Sa langue traça des cercles autour du mamelon durci, suçant, mordillant légèrement, et je cambrai le dos, me pressant plus fort contre lui.
— Karim... j'ai besoin de toi...
— Patience, habibti. On a toute la nuit.
POV KARIM
Mais moi aussi, j'avais besoin d'elle. Avec urgence. Je la soulevai, la portant vers la chambre, et la déposai sur le lit. Je me déshabillai rapidement, révélant mon corps nu et mon sexe déjà dur.
Elle me regarda avec ces yeux — mi-clos de désir, brillants d'amour — et quelque chose se serra dans ma poitrine.
Je l'aime. Mon Dieu, comme je l'aime.
Je m'allongeai sur elle, la pénétrant d'un coup, et nous gémîmes à l'unisson. Elle était si serrée, si chaude, si parfaite.
Je commençai à bouger, de longs coups de reins profonds qui nous arrachaient des gémissements à tous les deux.
— Plus vite, haleta-t-elle. Baise-moi plus vite.
J'accélérai, mes hanches claquant contre les siennes dans un rythme frénétique. Ses ongles griffaient mon dos, ses jambes enroulées autour de ma taille, me tirant plus profond.
— Oui... oh oui... comme ça...
Nous changeâmes de position. Elle se mit à califourchon sur moi — l'amazone — chevauchant avec une grâce sensuelle, ses seins rebondissant avec chaque mouvement. Je la regardais, fasciné, mes mains sur ses hanches, la guidant.
— Tu es si belle comme ça, haletai-je. Si belle en train de me chevaucher.
— J'aime te sentir profond en moi...
Puis nous passâmes au doggy style. Elle se mit à quatre pattes, et je la pris par derrière, une main agrippant sa hanche, l'autre dans ses cheveux, tirant légèrement.
— Plus fort, gémit-elle. Tire mes cheveux plus fort.
J'obéis, tirant avec juste assez de force pour lui faire mal sans la blesser, et elle cria de plaisir.
POV AMIRA
Nous enchaînâmes les positions — la cavalière, le missionnaire, sur le côté. Karim me faisait l'amour avec une intensité presque désespérée, comme s'il voulait me mémoriser, graver chaque sensation dans sa chair.
Et puis, dans un moment de bravoure ou de folie, je murmurai :
— Karim... je veux que tu me prennes... par derrière.
Il se figea, me regardant avec surprise.
— Tu veux dire...
— Oui. Comme ça. Je... je n'ai jamais fait ça avant. Mais je veux le faire avec toi.
POV KARIM
Mon cœur battit plus vite. Elle m'offrait quelque chose qu'elle n'avait jamais donné à personne. Une intimité encore plus profonde.
— Tu es sûre ?
— Oui. Mais... doucement au début. S'il te plaît.
— Bien sûr, habibti. Je vais prendre soin de toi.
Je la fis se mettre à quatre pattes, caressant ses fesses, écartant doucement. Elle était déjà trempée de nos ébats précédents, et j'utilisai sa lubrification naturelle pour la préparer, insérant d'abord un doigt, lentement, la laissant s'habituer à la sensation.
— Ça va ? murmurai-je.
— Oui... continue...
J'ajoutai un deuxième doigt, les bougeant lentement, l'étirant doucement. Elle gémissait, moitié plaisir, moitié inconfort.
— Tu es prête ?
— Oui. Fais-le. Prends-moi.
Je positionnai mon sexe à son entrée arrière, poussant très lentement, centimètre par centimètre. Elle était si serrée que j'avais peur de lui faire mal.
— Ça va ?
— Oui... continue... doucement...
Je continuai à pousser jusqu'à ce que je sois complètement en elle. Nous restâmes immobiles un moment, la laissant s'ajuster.
— Tu peux bouger, murmura-t-elle. Lentement.
POV AMIRA
La sensation était intense — pas douloureuse, mais différente. Une plénitude presque trop. Mais quand Karim commença à bouger, lentement, doucement, le plaisir commença à monter.
— C'est bon ? demanda-t-il, sa voix tendue de retenue.
— Oui... oh oui... tu peux aller un peu plus vite...
Il accéléra légèrement, trouvant un rythme qui nous convenait à tous les deux. Une de ses mains glissa devant, trouvant mon clitoris, et la combinaison des sensations fut bouleversante.
— Karim... oh mon Dieu... c'est tellement intense...
— Tu es parfaite, haleta-t-il. Si serrée... putain...
Il alterna entre douceur et brutalité — des coups de reins lents et profonds, puis quelques coups plus rapides, plus durs, avant de ralentir à nouveau.
— Plus fort, gémis-je, surprise moi-même par ma demande. Baise-moi plus fort...
Il perdit toute retenue, me pilonnant avec une intensité sauvage, ses mains agrippant mes hanches si fort qu'elles laisseraient des marques.
— Je vais jouir, haletai-je. Oh putain, je vais jouir...
— Jouis pour moi, habibti. Jouis sur ma queue.
L'orgasme me frappa avec une force dévastatrice, différent de tout ce que j'avais connu. Mon corps entier se convulsa, et je criai son nom sans retenue.
Il jouit quelques secondes après, se déversant en moi avec un grognement rauque.
Nous nous effondrâmes sur le lit, haletants, nos corps luisants de sueur.
— C'était... murmurai-je.
— Incroyable, compléta-t-il. Tu es incroyable.
Il m'embrassa tendrement, un contraste violent avec la passion sauvage de quelques instants auparavant.
— Va prendre une douche, murmura-t-il. Je vais changer les draps.
POV KARIM
Je la regardai se diriger vers la salle de bain, admirant son corps nu, les marques rouges sur ses hanches là où mes doigts s'étaient agrippés.
Elle m'a donné quelque chose qu'elle n'avait jamais donné à personne.
Cette pensée me remplissait d'une fierté primitive et d'un amour encore plus profond.
J'entendis l'eau de la douche couler tandis que je changeais les draps. Son téléphone, posé sur la table de nuit, vibra.
Normalement, je n'aurais pas regardé. Mais le téléphone était déverrouillé, et le message s'afficha automatiquement sur l'écran.
"Je t'aime mon amour. J'ai envie de toi."
L'expéditeur : Antonio.
Mon sang se glaça. Puis une rage brûlante m'envahit.
Antonio. Qui est Antonio ?
Je ne connaissais aucun Antonio dans sa vie.
Mais elle avait travaillé pour PetroServ Italy. Une compagnie italienne. Parmi ses anciens collègues, il y avait des Italiens.
Putain.
POV AMIRA
L'eau chaude ruisselait sur mon corps endolori — une douleur exquise, souvenir de ce que nous venions de faire. Je souris en pensant à Karim, à la façon dont il m'avait prise, à la tendresse qui suivait toujours la passion.
Je l'aime tellement.
Soudain, j'entendis la porte de la salle de bain s'ouvrir violemment. Karim entra, tenant mon téléphone, son visage déformé par la colère.
— C'est qui, ce putain d'Antonio ?
Mon cœur s'arrêta.
— Quoi ?
— Antonio ! Celui qui t'envoie des messages d'amour ! Celui qui dit qu'il a envie de toi ! C'est qui ?!
Il me montra l'écran du téléphone, et je vis le message. Le sang quitta mon visage.
Non. Non, non, non.
POV KARIM
— Depuis combien de temps tu me mens ? crachai-je. Depuis combien de temps tu me dis que tu m'es fidèle alors que tu as un putain d'Italien qui t'envoie des messages d'amour ?!
— Karim, ce n'est pas...
— C'est ton ancien collègue, n'est-ce pas ? L'Italien de PetroServ Italy ! Tu couchais avec lui !
— Oui, mais...
— « Mais » quoi ?! Tu m'as menti ! Tu m'as dit que tu étais à moi ! Uniquement à moi !
POV AMIRA
Les larmes jaillirent, brûlantes sur mes joues. Je sortis de la douche, nue et tremblante, tendant les mains vers lui.
— Karim, écoute-moi...
— Non ! Toi, écoute-moi ! On avait un accord ! Tu m'as juré fidélité !
— Et je l'ai tenue ! Je te jure que je l'ai tenue !
— Alors pourquoi il t'envoie des messages comme ça ?!
La rage, la douleur, l'humiliation m'envahirent. Je lui arrachai le téléphone des mains et le jetai contre le mur de toutes mes forces.
Il explosa en morceaux, l'écran se fracassant, la batterie tombant, les fragments de plastique et de verre éparpillés sur le carrelage.
— ANTONIO C'EST DE L'HISTOIRE ANCIENNE ! hurlai-je, les sanglots me déchirant la gorge. POURQUOI IL ME HARCÈLE AINSI ?! JE VEUX ÊTRE TRANQUILLE ! JE VEUX ÊTRE AVEC TOI ! RIEN QU'AVEC TOI !
POV KARIM
Son cri, son désespoir, me figèrent. Elle s'effondra sur le sol, nue et tremblante, pleurant si fort que son corps entier était secoué de spasmes.
— Je suis désolée, sanglota-t-elle. Je suis tellement désolée. Je ne voulais pas parler de lui parce que j'avais honte. Je ne voulais pas que tu penses que je suis une pute qui couche avec tout le monde.
Ma colère vacilla face à sa détresse.
— Amira...
— Je te jure que je ne suis plus avec lui depuis longtemps ! Je te jure ! J'ai même bloqué son numéro ! Je ne sais pas comment il a retrouvé mon nouveau numéro !
Elle leva vers moi des yeux rouges et gonflés, son visage ravagé par les larmes.
— S'il te plaît... s'il te plaît, crois-moi... je ne veux que toi... uniquement toi...
POV AMIRA
Je voyais la guerre qui se livrait sur son visage — la colère contre la compassion, la jalousie contre l'amour.
— Pourquoi tu ne m'as jamais parlé de lui ? demanda-t-il finalement, sa voix plus calme mais encore tendue.
— Parce que j'avais honte, sanglotai-je. C'était avant toi. Quand j'étais encore... brisée. Quand je cherchais juste l'oubli dans le sexe. Antonio était... c'était juste du sexe. Rien de plus. Pas d'amour. Pas de sentiments.
— Mais tu travaillais avec lui.
— Oui. Et quand tu m'as transférée à ton bureau, j'ai rompu avec lui. Je lui ai dit que c'était fini. Mais il n'a pas accepté. Il continue à m'appeler, à m'envoyer des messages, à me promettre le mariage et l'Italie.
— Et tu ne m'en as jamais parlé.
— Non. Parce que j'avais peur. Peur que tu penses que je suis... souillée. Que je ne mérite pas ton amour.
POV KARIM
Sa sincérité, sa douleur, étaient palpables. Et soudain, je compris.
Elle ne m'avait pas trahi. Elle avait juste eu peur — peur de mon jugement, peur de perdre ce que nous avions.
— Combien y en a-t-il eu ? demandai-je doucement. Combien d'hommes avant moi ?
Elle ferma les yeux, la honte visible sur son visage.
— Mohsin. Mehdi. Antonio. Et... quelques autres. À Alger. Des inconnus. Je ne me souviens même pas de leurs noms.
Chaque nom était comme un coup de couteau, mais je gardai mon visage neutre.
— Et maintenant ? Depuis que nous sommes ensemble ?
— Personne, murmura-t-elle. Personne d'autre que toi. Je te le jure sur tout ce qui m'est cher. Tu es le seul. Le seul que j'aime. Le seul que je veux.
Je m'agenouillai devant elle, la prenant dans mes bras. Elle sanglotait contre ma poitrine, son corps nu tremblant.
— Je te crois, murmurai-je. Je te crois, habibti.
— Vraiment ?
— Oui. Mais plus de secrets. D'accord ? Si quelqu'un te harcèle, tu me le dis. Si quelque chose te préoccupe, tu me le dis. Pas de mensonges. Pas de cachotteries.
— Je te le promets. Plus jamais.
Je la serrai plus fort, caressant ses cheveux mouillés.
— Appelle-le, dis-je soudainement.
— Quoi ?
— Antonio. Appelle-le. De mon téléphone. Et mets fin à ça. Définitivement.
POV AMIRA
Karim me tendit son téléphone. Je le regardai, puis le téléphone, mes mains tremblantes.
— Tu es sûr ?
— Oui. Je veux que tu lui dises. Que tu ne veux plus jamais entendre parler de lui.
Je pris le téléphone et composai le numéro que je connaissais par cœur malgré moi. Il décrocha à la troisième sonnerie.
— Pronto ?
— Antonio. C'est Amira.
— Tesoro ! Enfin ! Pourquoi tu ne réponds jamais...
— FERME-LA ! hurlai-je, la rage explosant en moi. Ferme-la et écoute-moi bien !
Un silence choqué.
— Amira...
— Je t'ai dit que c'était fini. Je te l'ai dit il y a des mois. Mais tu continues à m'appeler, à m'envoyer des messages, à me harceler !
— Je ne te harcèle pas, je...
— SI ! TU ME HARCÈLES ! Et ça s'arrête maintenant ! Tu comprends ? MAINTENANT !
— Mais tesoro, je t'aime...
— NON ! Tu ne m'aimes pas ! Tu ne m'as jamais aimée ! J'étais juste une distraction ! Un corps chaud pendant tes mois d'exil !
— Ce n'est pas vrai...
— C'est la vérité. Tu étais où lorsque j'avais besoin de toi ? Lorsque Mohsin me harcelait ?
— J'avais peur pour toi...
— Non... Tu as préféré protéger ta carrière.
— Ce n'est pas vrai...
— Je suis avec quelqu'un maintenant, Antonio. Quelqu'un que j'aime vraiment. Quelqu'un qui me respecte. Et si tu continues à m'appeler, je déposerai plainte pour harcèlement. Tu comprends ? PLAINTE. HARCÈLEMENT.
POV KARIM
J'écoutais Amira asséner ses mots à cet Italien, et une fierté intense m'envahit. Elle le détruisait verbalement, ne lui laissant aucune illusion.
— Amira, per favore... la voix d'Antonio était devenue suppliante. Je suis désolé. Je ne savais pas que ça te dérangeait autant. Je pensais juste... je pensais que tu finirais par changer d'avis...
— Eh bien, je ne changerai pas d'avis ! Jamais ! Alors arrête ! Efface mon numéro ! Oublie que j'existe !
— D'accord, d'accord. Je suis désolé. Vraiment désolé. Je ne t'appellerai plus. Je te le promets.
— Tu as intérêt à tenir cette promesse.
Elle raccrocha et me rendit le téléphone, ses mains tremblant encore.
— C'est fait, murmura-t-elle.
POV AMIRA
La rage retomba aussi vite qu'elle était venue, me laissant vidée, épuisée. Je regardai Karim, craignant de voir du dégoût dans ses yeux.
Mais au lieu de ça, je vis... de l'admiration.
— Tu as été incroyable, murmura-t-il.
— Vraiment ?
— Vraiment.
Il me souleva dans ses bras, me portant vers la chambre. Il me déposa doucement sur le lit et s'allongea à côté de moi, me prenant dans ses bras.
— Je suis désolé d'avoir explosé comme ça, dit-il doucement. Je n'aurais pas dû crier.
— Non, tu avais raison. J'aurais dû te parler de lui. Je suis désolée de t'avoir caché ça.
— Pourquoi tu l'as fait ? Vraiment ?
— Parce que... parce que j'avais peur que tu me voies différemment. Que tu penses que je suis sale. Souillée par tous ces hommes.
Il me força à le regarder dans les yeux.
— Écoute-moi bien, Amira. Ton passé ne me dérange pas. Ce que tu as fait avant moi, avec qui tu l'as fait, ça ne change rien à ce que je ressens pour toi.
— Vraiment ?
— Vraiment. Ce qui me dérange, c'est le mensonge. Le secret. Parce que notre relation est déjà assez compliquée sans qu'on se cache des choses.
— Tu as raison. Plus de secrets. Je te le promets.
— Plus de secrets, répéta-t-il.
Nous restâmes enlacés longtemps, écoutant nos respirations se synchroniser.
POV KARIM
Une sérénité s'installa entre nous — plus profonde que jamais. Parce que nous venions de franchir un cap. De surmonter notre première vraie crise.
Je caressais ses cheveux, sentant son corps se détendre contre le mien.
— Karim ?
— Oui ?
— Je suis vraiment désolée. Pour tout.
— Je sais. Et moi aussi je suis désolé d'avoir été si jaloux.
— Tu avais le droit. J'aurais été jalouse aussi à ta place.
— Peut-être. Mais je dois apprendre à te faire confiance. Complètement.
— Et je dois apprendre à être honnête. Complètement.
Je l'embrassai, tendrement, et elle répondit avec la même douceur.
— Je t'aime, murmurai-je. Peu importe ton passé. Peu importe combien d'hommes il y a eu avant moi. Tu es à moi maintenant. Et c'est tout ce qui compte.
— Je suis à toi. Uniquement à toi.
POV AMIRA
Nous fîmes l'amour à nouveau cette nuit-là. Mais cette fois, c'était différent. Plus lent. Plus tendre. Comme si nous scellions notre nouveau pacte — celui de l'honnêteté totale.
Karim me fit l'amour avec une révérence qui me fit monter les larmes aux yeux. Chaque caresse était une promesse. Chaque baiser, un pardon.
— Je t'aime, murmura-t-il tandis qu'il bougeait en moi. Je t'aime tellement.
— Moi aussi je t'aime.
Nous jouîmes ensemble, doucement, nos corps tremblant de plaisir et d'émotion.
Après, allongés dans les draps froissés, nos corps enchevêtrés, je me sentis... en paix.
Plus de secrets. Plus de mensonges. Juste nous deux.
— Tu sais ce que j'ai réalisé ce soir ? murmura Karim dans l'obscurité.
— Quoi ?
— Que je suis plus en colère quand tu me caches des choses que quand tu as fait des erreurs. Ton passé ne me dérange pas. Mais le mensonge... ça me fait douter de nous.
— Je comprends. Et je te promets, plus jamais. Si quelque chose te préoccupe, demande-moi. Je te dirai tout.
— Même les choses difficiles ?
— Surtout les choses difficiles.
Il m'embrassa sur le front.
— Bien. Parce que notre relation ne survivra que si nous sommes honnêtes l'un avec l'autre.
— Je sais.
Nous nous endormîmes ainsi, blottis l'un contre l'autre, nos cœurs battant à l'unisson.
Le SMS d'Antonio aurait pu nous détruire.
Au lieu de ça, il nous avait rendus plus forts.
Parce que nous avions appris que l'amour sans confiance n'était rien.
Et la confiance sans honnêteté était impossible.
Désormais, nous serions transparents. Même quand ça faisait mal.
Parce que c'était le seul moyen de faire fonctionner notre amour impossible.
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Chapitre 14 · Nuit blanche à la base de vie
Vingt-trois heures passées, dans une base de vie où chaque couloir compte et chaque porte peut trahir. Un message suffit pour faire vaciller la raison. Entre regards retenus, murmures et promesses qui ne peuvent pas être dites à voix haute, deux êtres avancent dans l'ombre, conscients que le moindre bruit pourrait tout faire basculer. Jusqu'où iront-ils lorsque le silence devient la seule règle ?
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