Rosalie une domestique dévouée
Chapitre 8 · La gouvernante
Couverture de Rosalie une domestique dévouée, par Docsevere Rosalie une domestique dévouée Chapitre 1 · La sucession Chapitre 2 · Les caprices des maîtres Chapitre 3 · Le travail de Rosalie Chapitre 4 · La cuisinière met toujours un peu d'elle-même dans ses plats Chapitre 5 · Rosalie et sa rosette Chapitre 6 · On embauche un jardinier Chapitre 7 · Promenons nous dans le bois (le bois dont je me chauffe) Chapitre 8 · La gouvernante Chapitre 9 · Les malheurs de Rosalie Chapitre 10 · Ma gouvernante soigne la cuisinière Chapitre 11 · Petites vacheries entre femmes Chapitre 12 · Telle est prise qui croyait prendre Chapitre 13 · Un plat qui se mange froid Chapitre 14 · Le dressage Chapitre 15 · Une dure à cuir(e) Chapitre 16 · Les malheurs d'Armande Chapitre 17 · De nouveaux plaisirs Chapitre 18 · Grasse matinée Chapitre 19 · On verrouille Armande Chapitre 20 · La saillie Chapitre 21 · Les jours heureux Chapitre 22 · Des jours tristes... Et l'espoir de jours meilleurs. Chapitre 23 · Le recrutement Chapitre 24 · Les débuts d'Honorine Chapitre 25 · La beauté et le désir Chapitre 26 · Tu seras punie par où tu as péché Chapitre 27 · Les préparatifs d'un départ Chapitre 28 · La couturière Chapitre 29 · La fête de Noël Chapitre 30 · Les étrennes d'Honorine Chapitre 31 · Sacrifice à Janus Chapitre 32 · Flagrant délit de lubricité Chapitre 33 · La ceinture Chapitre 34 · Le déjeuner sur l'herbe Chapitre 35 · Celles qui commandent. Et les autres. Chapitre 36 · Le cadeau d'adieu Chapitre 37 · Le con d'Honorine
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Rosalie une domestique dévouée — Chapitre 8 · La gouvernante

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Rosalie une domestique dévouée

Chapitre 8 · La gouvernante

Un matin je missionnai Rosalie de prévenir ma femme que je souhaitais lui parler afin d'avoir une conversation importante avec elle. Je lui dis de la prévenir que nous parlerions dans le grand salon rouge à 16 heures. Naturellement je l'avertis que cette conversation se ferait sans aucun témoin, portes fermées. Il n'était même pas la peine de penser qu'elle pourrait nous servir le thé durant l'entretien, ni même entrer pour quel prétexte que ce soit.Rosalie dit « Bien, Monsieur » et ne posa aucune question. Elle arborait un petit air inquiet mais certainement aucune ironie. Elle n'avait aucune idée de ce dont je voulais entretenir mon épouse, et dans sa tête, la connaissant, je devinai que passèrent mille questions. Mais après la cuisante séance de l'autre fois conte l'arbre dans les bois – dont elle garda des stries bien rouges et boursouflées sur ses fesses et ses cuisses durant au moins trois semaines – et après plusieurs séances où elle se retrouva dans mon bureau son gros cul à l'air, son gros corps lourd à plat ventre en travers de mes genoux, battant des jambes sous une puissante, sonore et colérique claquée afin de lui rappeler sa place, elle semblait avoir bien retenu la leçon.
Elle en appréciait d'autant les récompenses et gratifications que je lui octroyais de temps à autres à grands coups de pine, en levrette debout contre mon bureau ou assise à califourchon sur une chaise, ses énormes masses fessières débordant de l'assise – position qui me permettait d'avoir accès tant à sa chatte qu'à son petit œillet (qui s'assouplissait de jour en jour) ; elle beuglait tout autant son plaisir quand ma queue entrait dans sa chatte que quand je l'enfonçais aussitôt dans son petit trou borgne, et passais alternativement d'un orifice à l'autre.
Elle appréciait ces petits moments sensuels, quand m'enfonçant jusqu'à la garde en elle, je lui malaxais ses grosses outres molles qu'on appelle nichons et lui murmurais à l'oreille en lui mordillant le cou :
— Vous êtes toute à moi, ma Rosalie, vous m'appartenez…
— Oh oui, Monsieur, j'aime ça. Vous êtes mon Maître. Je suis fière d'être votre femelle, votre putain… Et vous me faites bien jouir.
Et je lui confirmais la chose en empoignant à pleine main sa grosse chatte, la pelotais, la branlais à deux ou trois doigts, jusqu'à ce qu'elle explose de plaisir.
Dieu que cette femme était grosse, lourde, adipeuse, avec son allure de paysanne, de vieille bonne qui en avait vu autant qu'il est possible d'en voir, avec sa poitrine qui ondulait comme la houle dans son corsage ou son corset et semblait toujours prête à s'en échapper et vous tomber dessus comme des obus de 25, avec ses grosses jambes, ses cuisses larges et blanches ; mais j'avais réussi, avec des tenues intimes et secrètes, à en faire un objet de désir, de luxure, et une fieffée odalisque dédiée à mon plaisir personnel, toujours ouverte devant moi, toujours prête à être saillie à la hussarde à ma moindre envie.
Et qu'elle était bonne à baiser, dans tous les sens, partout et dans tous ses orifices (d'ailleurs, je ne me l'expliquais pas.) Et je l‘avais manifestement convertie à cette habitude de se faire tringler à la demande, comme les cocottes des bourgeois parisiens, mais sans manières, sans chichi ni besoin de la prier (car elle vivait sous mon toit) et toujours disponible. Et jamais au grand jamais je n'aurais eu l'idée d'aller la visiter dans sa chambre de bonne au dernier étage de ma demeure, pièce étroite, sombre et humide, en cachette comme si je devais le faire dans la honte. Je la saillais au grand jour, en pleine lumière, dans mon domaine particulier et privé qu'était mon bureau ou mes écuries (où j'étais le seul à aller, avec Rosalie.)
Je l'avais accoutumée à prendre son plaisir régulièrement (et avec une réelle gourmandise), ce dont elle m'était reconnaissante. Son appétit m'étonnait, et pas que pour les bonnes choses de la table !
Elle montrait toujours cette avidité de recevoir mes « hommages » en en tirant sans retenue un plaisir éhonté, et sans être intéressée par autre chose. Naturellement, je lui avais plusieurs fois augmenté discrètement ses gages, elle le valait bien.
C'est avec un grand calme et une grande assurance que j'attendis donc ma femme à 16 heures. J'avais un peu pris d'avance et Rosalie avait préalablement déposé un plateau de thé brûlant puis s'était éclipsée.
Elle apparut enfin dans une robe d'intérieur élégante aux couleurs chatoyantes avec un air crispé. Elle semblait très tendue, et même anxieuse. J'étais certain qu'elle ignorait le pourquoi de l'entretien et pour cause, même Rosalie n'avait pas été mise au courant. Elle pensait sans doute à ce moment-là que j'avais découvert ses relations coupables avec le jardinier et que, peut-être j'allais demander le divorce - même si ça ne se faisait pas dans notre milieu.
Elle s'assit, raide et droite comme un I sur le bord du fauteuil, comme prête à bondir, ayant sans doute déjà préparé sa défense, ses arguments, mais avant tout ses dénégations féroces.
Je lui proposai du thé mais elle ne répondit pas, mais je fis comme si elle avait acquiescé et je remplis nos tasses sans un mot, et sans me départir de mon air calme et serein.
— Voilà mon amie, lui dis-je, je voulais vous entretenir d'un sujet important. Ou, pour tout dire, de vous faire part de mes décisions (je la vis blêmir un instant.) Tout d'abord, laissez-moi vous exposer tout ce que j'ai à vous dire sans m'interrompre ni pousser les hauts cris…
— Ça veut dire que je vais avoir matière à le faire ? me demanda-t-elle blanche comme un linge, les mâchoires serrées (mais ça avait moins l'air d'une question que d'une remarque aigre, que je ne relevai pas.)
— Tout d'abord, premier point : j'ai décidé d'engager une gouvernante. Rosalie… pardon, Marie, commence à vieillir, et j'ai conscience que je lui demande beaucoup, eu égard à son âge, notamment. Le travail du personnel de maison a besoin d'être un peu organisé, j'ai besoin, personnellement, de vivre dans une maison en ordre de marche.
Deuxième point : car je sais que vous allez me demander où nous allons trouver l'argent, je dois vous informer que j'ai effectué des placements depuis quelques mois qui semblaient très prometteurs. Et en effet ils se sont avérés rentables, très rentables même, et bien au-delà de mes espérances. Il s'agit de parts d'une plantation d'hévéas en Cochinchine : le caoutchouc est une matière dont la demande explose dans le monde, les usages ne cessent d'augmenter, les besoins aussi. Bref, mes actions ont augmenté de plus de 100 % et elles grimpent encore. Nous voilà avec des rentes confortables, des revenus assurés.
— Et le troisième point ? coupa-t-elle.
J'étais presque sidéré qu'elle ne s'indigne ni de ma décision d'embaucherdu personnel supplémentaire ni de lui avoir caché mes investissements, ni de l'avoir consulté sur ce point. Mais après tout il s'agissait de mes deniers propres, et j'aurais rétorqué en plus qu'elle ne daignait plus s'intéresser à mes affaires depuis des mois, qu'elle passait ses matinées jusqu'à plus de treize heures ainsi que ses soirées dans sa chambre et que je n'avais guère le goût de la « déranger ». Mais on eut dit que son anxiété que j'abordasse un autre sujet avait fait passé les deux premières annonces comme négligeables ou indignes de son intérêt.
— Le troisième ? Il n'y en a pas. Sinon que… ah si… (je fis durer le suspens, comme disent les Anglais, savourant mon effet en voyant son visage presque déformé par une grimace de peur et de colère…) : j'ai déjà rencontré une personne qui me semble parfaite pour le poste. Elle a d'excellentes références et c'est une personne très énergique et travailleuse, qui semble avoir reçu une éducation stricte et de bonne faction. C'est tout à fait la personne qu'il nous faut.
— Bon. Si vous voulez dire qu'elle va empêcher cette fainéante de Marie de s'endormir sur l'ouvrage, je suis d'accord.
— Marie fait ce qu'elle peut à son âge, et j'en suis très satisfait. Je ne lui en demanderai pas plus. Elle lui prodiguera les conseils dont elle a besoin et organisera le travail. Naturellement elle en sera la garante. Comme celui de Jules qu'elle supervisera également, en tant que gouvernante.
— Jules travaille très bien et n'a pas besoin d'être surveillé, dit-elle très sèchement.
— Il ne sera pas dans ses prérogative de « surveiller » le reste du personnel. Simplement de superviser, d'organiser. Je ne vais pas payer une gouvernante à faire la surveillante…
— Et vous aller la payer très cher, naturellement. Trop cher. Vous avez maintenant des grosses rentes, soit, je l'entends. Mais il n'est pas très judicieux de dilapider cet argent…
— C'est mon argent, ce sont mes affaires. Et je suis convaincu que cette dépense sera un bon investissement.
— Il n'empêche, vous auriez pu m'en parler. Me consulter. Je peux quand même donner mon avis sur la personne qui va travailler et vivre dans ma maison.
— MA maison, mon amie, elle me vient de mon père, je vous le rappelle. Mais ma décision est déjà prise et vous verrez qu'il n'y a personne plus parfaite pour ce poste. Vous serez conquise, je vous le promets.
— Bon. Puisque je n'ai même pas mon mot à dire, je n'ai à ajouter. Si vous le permettez je vais mettre fin à cet « entretien », dit-elle sur un ton aigre, soulignant volontairement le mot « entretien » (j'ai bien cru qu'elle allait rajouter que je lui faisais passer des entretiens comme au personnel de maison et que je la mettais sur le même plan que ce « petit personnel ». Quelque part, ça n'était pas faux. Mais si elle avait osé, je lui aurais dit que, vu le temps qu'elle passait recluse dans sa chambre, j'avais été obligé de la convier à cette entrevue pour pouvoir lui parler. Mais elle n'en fit rien.
J'étais certain qu'elle était soulagée que je n'aborde pas sa relation plus que trouble et contre-nature avec le jardinier, concluant que je n'avais pas découvert le pot-aux-roses.
En somme, quand on a quelque chose à se reprocher – quand on n'a pas le cul propre, j'oserais dire – on évite de prolonger une discussion qui peut nous amener dieu sait où.)
— Je vous présenterai la gouvernante jeudi en 8, lors de sa prise de fonction. Elle s'appelle Alexandrine.
— Bien… marmonna-t-elle en tournant les talons et elle quitta la pièce.
° ° °
Le jeudi suivant Alexandrine était là à 10 heures tapantes comme je le lui avais demandé.
Je l'avais rencontrée préalablement déjà deux fois. C'était une femme d'allure très stricte et elle m'avait fait une excellente impression. Elle semblait à cheval sur la ponctualité, le respect, et la qualité du travail. Elle parlait peu mais en peu de mots elle savait dire les choses avec exactitude et justesse. C'était une belle femme, brune, avec des cheveux plutôt courts pour l'époque qu'elle portait plaqués en arrière, âgée d'à peine quarante ans mais qui en paraissait plus avec son air altier et un peu rigide. Elle était vêtue simplement mais toujours de façon stricte.
Ce jour-là elle portait une jupe longue et droite et un chemisier blanc immaculé, parfaitement amidonné, sans aucun faux pli. Elle m'avait informé qu'elle aimait beaucoup s'occuper du linge, tâche dont elle s'acquittait avec une rigueur et un zèle extrêmes. « La tenue vestimentaire est le reflet de son âme » me dirait-t-elle un jour, « la moindre imperfection trahit les personnes qui la portent. » Pour dire que le soin qu'elle portait à l'entretien des vêtements était chez elle capital. J'avais compris qu'elle jugeait une personne qu'elle voyait dès le premier coup d'œil.
Au regard qu'elle porta sur ma femme la première fois, je compris qu'elle s'était fait une idée sur elle. Non que mon épouse fut négligée mais l'allure légèrement froissée de sa robe l'avait interpelée, j'en étais certain. Son visage n'avait rien laissé paraître mais son œil avait été froid, et je sus immédiatement ce qu'elle avait pensé, bien qu'elle n'oserait jamais le dire. Ça c'était du personnel de maison comme on n'en fait plus ! L'efficacité, la rigueur et la discrétion.
Elle m'avait d'ailleurs assuré, lors de notre premier entretien, que c'était l'une de ses valeurs les plus hautes. « Rien ne sortira de cette maison » m'affirma-t-elle. Et je la crus.
Peu de mots furent échangés lors de ces présentations. Le regard des deux femmes fut glacial. Elle gardèrent toutes deux un air impassible mais se jaugèrent l'une l'autre.
Naturellement, c'est moi qui pris la parole et, à ma grande surprise, je fus quasiment le seul à parler. J'annonçai naturellement qu'Alexandrine serait sous mon unique autorité et ma seule et entière responsabilité, qu'elle s'occuperait d'organiser la maison, de planifier son entretien, et qu'elle s'occuperait du linge (elle avait tenu à ce que ses tâches lui incombent et j'avais accepté bien volontiers. Je ne relatai pas ces points de notre discussion lors de sa présentation aux autres, naturellement.)
Il avait été convenu que Rosalie continuerait de s'occuper de la cuisine, sous sa supervision, et je l'avais informée que cette dernière « m'aidait » un après-midi sur deux dans mon bureau et à l'écurie, sous ma responsabilité et autorité. Et qu'elle était indisponible durant ces temps-là pour le reste du service.
Ma femme lâcha juste qu'elle ne voulait pas qu'Alexandrine s'occupe de son linge.
— Comme tu voudras, mon amie, lui avais-je dit, mais ce ne sera plus Marie désormais qui s'en occupera. Je suppose que tu ne veux pas repasser tes vêtements toi-même ?
Elle grommela quelque chose d'inaudible pour toute réponse. C'est Alexandrine qui lui répondit :
— Si vous changez d'avis, Madame, sachez que vous pouvez me confier vos toilettes en toute tranquillité. J'y apporterai le plus grand soin. Comme je l'ai toujours fait dans les autres maisons où j'ai servi. D'ailleurs j'ai donné à Monsieur toutes mes recommandations…
— Bien, bien. Nous verrons, Alexandrine, la coupa-t-elle un peu sèchement.
Les deux autres employés, Rosalie et Jules, le jardinier, n'avait pas dit un mot durant cette entrevue. Rosalie avait chiffonné son tablier entre ses doigts nerveux, et Jules avait gardé la tête basse, tout en tenant son chapeau de soleil.
Naturellement j'avais informé préalablement Alexandrine que je continuerai à superviser moi-même le travail de Jules. Elle avait semblé trouver ça tout naturel, étant donné qu'elle ne connaissait pas les travaux du bâtiment et des jardins, mais m'avait suggéré qu'elle s'occupe d'avoir un œil sur son emploi du temps. J'avais acquiescé, trouvant normal qu'elle ait sa place pour me seconder pour la direction du personnel de maison.
Rosalie avait semblé inquiète depuis l'arrivée d'Alexandrine et j'avais dû la rassurer sur le fait que rien ne changerait pour elle, qu'Alexandrine ne ferait que superviser l'intendance de la cuisine. Et par ailleurs, grâce à cette gouvernante elle serait désormais déchargée des tâches de lingère. On ne lui en demanderait pas plus, au contraire, elle pourrait souffler un peu. Qu'Alexandrine fut stricte, je lui concédai, mais qu'elle me ferait un rapport à moi personnellement avant tout changement d'importance à la cuisine ou pour le ménage.
Rapidement, elle se rendit compte que si la gouvernante avait apporté des changements dans l'organisation (que j'avais approuvés) et qu'elle était exigeante, si elle demandait plus de rigueur à Rosalie, elle regardait la cuisinière avec une espèce d'indifférence, un regard qui ne trahissait aucun état d'âme, et que lorsque elle lui donnait ses directives il n'y avait ni mépris ni condescendance, et lui parlait d'un ton neutre, factuel, exempt de tout reproche.
Alexandrine ne lui avait posé aucune question, la curiosité n'était pas une de ses faiblesses, comme elle peut être chez bon nombre de valets. Mais elle avait dû s'étonner, sans en montrer quoi que ce fut, que Rosalie ne lui racontât rien sur moi ni sur notre ménage. Cette fille finaude et très intelligente avait vite compris que j'avais une relation privilégiée avec ma cuisinière. En effet, forte de son expérience, elle aurait pu s'attendre à ce qu'une femme lourdaude comme elle lui fasse des confidences, s'épanche immédiatement sur la maison, comme cela se fait chez bon nombre de maîtres, où les domestiques se croient autorisés à parler librement entre eux de leurs états d'âme et de leur ressenti et colportent même au dehors les conversations entendues, les disputes, les esclandres, les mini-scandales, ou simplement les petites manies et mesquineries de leurs patrons.
Pour Alexandrine ce silence, ou disons cette absence de confidences, était étonnant. Soit Rosalie était exceptionnellement discrète, soit elle se méfiait. Mais en fille expérimentée, elle avait rapidement jaugé Rosalie, et compris immédiatement que la finesse et la discrétion ne faisaient pas partie de ses qualités. Par conséquent, si la cuisinière était étonnamment retenue et réservée c'est que sa relation avec Monsieur allait au-delà du dévouement et de la fidélité. Sa teneur ne l'aurait pas étonnée, elle en avait vu d'autres.
Loin d'être naïve, elle n'était pas de celles que j'imaginais écouter aux portes. Il n'empêche qu'au fil des premiers mois passés dans notre maison, elle avait forcément dû entendre à un moment ou à un autre des bruits suspects – voire des cris étouffés – dans mon bureau où je m'enfermais avec Rosalie.
Un après-midi où, au terme de nos ébats (j'avais une fois de plus sailli Rosalie à genoux sur le fauteuil) j'avais déchargé une grosse quantité de foutre tout au fond de sa chatte, cette bécasse qui s'était essuyé à la va-vite, était tombée sur sa gouvernante au moment où ma bonne se dirigeait vers la cuisine.
— Rosalie
— Oui Madame (Alexandrine avait souhaité que les autres domestiques l'appelassent « Madame », ce qui n'avait guère plu à ma femme mais à quoi j'avais moi consenti)
— Vous avez « quelque chose » là, lui avait-elle dit lui montrant le bas de sa jambe (le connin de Rosalie continuait à déborder et ma semence avait coulé le long de sa cuisse jusqu'à sa cheville sans que cette lourdaude l'eut senti)
— Oh… là, Madame ?
— Oui là. Allez vous laver au jardin avec un broc d'eau, et nettoyez-vous bien les mains et la bouche. On ne plaisante pas avec la propreté et l'hygiène en cuisine.
— Bien Madame, j'y vais immédiatement.
Rosalie s'était exécutée sans discuter, un peu penaude.
Naturellement, c'est elle qui m'avait raconté l'incident. Elle était inquiète.
— Vous croyez qu'elle a deviné ?
— Quoi ? La nature de notre relation ? Mais bien évidemment, Rosalie, cette fille n'est pas sotte. Je pense même qu'elle avait déjà compris avant.
— Mais vous pensez que son comportement va changer ?
— Mais pourquoi ? ris-je. Tant que vous vous lavez les mains et conservez une hygiène irréprochable elle ne fera rien. Elle sait que nous avons une relation, vous et moi, mais c'est moi le patron, moi qui la paie.
— Ah bon. Oui évidemment, souffla-t-elle, l'air soulagée
— Ceci dit, je vous conseille de ne pas en profiter. Et de ne pas oublier que vous lui devez le respect et je vous demanderai de bien lui obéir et de respecter scrupuleusement toutes ses consignes.
— Naturellement Monsieur. C'est juste…
— Quoi donc, Rosalie ?
— C'est juste qu'elle surveille… enfin elle surveille quand même tout ce que je fais. En cuisine. Et pour l'entretien…
— Et alors ? Je la paie pour cela aussi. Est-ce qu'elle vous accable ? Vous houspille ?
— Non Monsieur.
— Elle doit me tenir informé de toute anomalie dans la maison, et de tout changement, y compris de ce qui viendrait de son initiative. Mais sachez que jusqu'ici j'ai approuvé toutes les mesures qu'elle a prises. Je pense que vous vous portez mieux sous son autorité que sous celle de ma femme ?
— Oh oui, bien entendu Monsieur.
— Alors ne vous plaignez pas, votre sort ferait des envieuses chez bien des domestiques.
— J'en suis convaincue, Monsieur.
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Exorium
12 janvier 2026 à 18:47
Quelle délicieuse époque! Toute ma jeunesse! ( enfin, presque)
Soyez respectueux
Répondre
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Docsevere
11 janvier 2024 à 23:23
Arrête ! Parce que là, tu vas vraiment finir par me faire mouiller 😳.

C'est beau la jeunesse... :(
Soyez respectueux
Répondre
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Docsevere
11 janvier 2024 à 15:38
Fais attention, je pourrais bien écrire une histoire rien que pour toi (je l'ai déjà fait d'ailleurs il y a quelques années pour une auteure... ça s'appelle "L'étoile filante" :)
Soyez respectueux
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Docsevere
10 janvier 2024 à 23:14
Hum... alors pour répondre à l'injonction d'un de tes topics les plus populaires ("Faites-moi mouiller en...) : imagine-toi entre les pattes d'Alexandrine :)
Soyez respectueux
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Wedreca
10 janvier 2024 à 17:32
Les femmes autoritaires, serait-ce un de tes phantasmes ?

J'avoue que je ne dirais pas non 😏.
Soyez respectueux
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Docsevere
10 janvier 2024 à 13:20
Merci pour ton commentaire Wedreca.
Les femmes autoritaires, serait-ce un de tes phantasmes ?
(Si c'est le cas tu ne vas pas être déçu...)
Soyez respectueux
Répondre
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Wedreca
10 janvier 2024 à 08:46
Mmmmh... cette gouvernante, stricte et autoritaire...
Commençant à te connaître, ça promet de belles choses, tout ça :P.
Soyez respectueux
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Ced67220
9 janvier 2024 à 15:03
Top beau vivement le prochain chapitre
Soyez respectueux
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Docsevere
14 décembre 2023 à 23:10
Merci mon vieux pote.

J'ai juste lu quelques romans qui m'ont inspiré. J'adore cette époque.

Tu sais il y a de plus en plus de lecteurs sur Xstory, et de plus en plus d'auteurs. D'une vingtaine d'histoires à valider on est passés à 60, parfois ça monte à 80...
Soyez respectueux
Répondre
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hpassage
14 décembre 2023 à 16:55
C'est un vrai roman que tu nous offres, mon cher Doc

Tu as dû te documenter sur les sus et coutumes de cette époque là, tu nous décris bien les comportements des personnages dans une maison bourgeoise.

Maintenant, on doit attendre le 16, puis le 4 janvier pour la suite... pfff
Mais ils font quoi, chez xstory ; en ce moment c'est 6 récits par jour, parfois 4 seulement. il y a encore peu de temps, c'était 12 récits publiés par jour !
Soyez respectueux
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