Rosalie une domestique dévouée — Chapitre 1 · La sucession
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Le ton est à tomber : cette voix de narrateur bourgeois du début du siècle, entre lâcheté assumée et lucidité cruelle sur lui-même et sur sa femme, sonne juste à chaque ligne. La femme du narrateur vole la vedette — une figure de harpie provinciale d'une précision redoutable, dont les saillies font mouche. Et la tension qui monte dans le bureau, entre les livres et la poussière, sans qu'il ne se passe encore presque rien, est vraiment bien conduite.
Rosalie une domestique dévouée
Chapitre 1 · La sucession
Ma mère nous avait quittés jeune, emportée par une congestion pulmonaire, un mauvais hiver. Il faut dire que les hivers sont parfois rudes et humides dans ces coins de Normandie. Je n'avais pas été trop peiné à l'époque. C'était une femme sévère, qui tenait sa maison d'une main de maître, comme elle avait appris à le faire de ses parents, en les voyant diriger leur personnel ; je ne me suis jamais souvenu qu'elle nous ait prodigué un quelconque geste d'affection.
C'était une fille de parvenus (d'anciens domestiques qui avaient accumulé assez de fortune pour ouvrir une auberge etêtre comptés parmi la petite bourgeoisie de province) qui avait été mariée à mon père, issu d'une bourgeoisie plus ancienne. Lui vivait de ses rentes.
En tant que femme, elle n'avait rien hérité : son frère unique avait été désigné comme seulhériter de l'auberge, et elle avait été, comme ses sœurs, dotée et mariée à mon sinistre père. Un beau parti. Un vieux célibataire endurci et ronchonqu'on avait dû pousser à se marier pour que les biens n'aillent point à l'État à sa mort. De toute façon, le connaissant et sachant combien il exécrait cet État républicain qui allait dépouiller l'Église de ses biens et de ses prérogatives, il est certain qu'il aurait légué tout ce qu'il avait à celle-ci, s'il s'était retrouvé sans successeurs.
Ma première idée avait été de vendre au plus vite. Mais très vite je déchantai. Car après avoir touché cette succession et en avoir parlé avec le notaire, il s'avéra que, même en trouvant un acquéreur, je n'en aurai tiréque bien peu d'argent.
Or mon affaire à Paris était loin d'être florissante. Autant avais-je accumulé beaucoup de gains à Rouen durant les années où nous y avions été établis, pour ensuite vendre et nous installer dans la capitale, grâce à la dot de ma femme (issue d'une famille assez fortunée), autant les affaires s'étaient avérées dès les premières années parisiennes décevantes ; les suivantes peu reluisantes, et les deux dernières étaient catastrophiques. Notre grand appartement donnant sur le parc Monceau nous coûtait les yeux de la tête en entretien et en gages de domestiques.
La solution qui m'était venue tout d'abord avait été de vendre l'appartement du parc Monceau et d'en acheter un plus petit. Mais rien à faire : ma femme m'avait fait plus d'une scène. D'abord c'est elle qui tenait les comptes (ou plutôt, en bonne fille de commerçants normands, économes et austères, jouait les experts comptables en revérifiant tout derrière mon dos), et elle refusait ce qu'elle considérait comme s'abaisser et descendre dans l'échelle sociale en allant vivre dans un logement un peu plus modeste, ce qui aurait été un aveu de notre déchéance et l'assurance de perdre toutes nos relations importantes durement acquises. Ces gens ne nous auraient plus parlé, nous aurions été mis au ban de cette société, et qui plus est, ç'aurait été à leurs yeux, comme à ceux de nos clients et de nos créanciers, la preuve que nos affaires étaient en décrépitude, ce qui allait immanquablement précipiter notre chute.
Je m'emportais contre elle, mais force était de constater qu'elle avait raison.
D'autant que mon vieux père, bien que vivant assez modestement, avait dilapidé l'essentiel ce qui lui restait de fortune et de biens. Il avait vendu année après année les terres qu'il louait à ses métayers, dépensé quasiment tout son capital. Voilà ce que je venais de découvrir.
Ce qu'il restait était cette grande et vieille bâtisse qui aurait gardé de l'allure si elle n'était pas si dégradée (elle avait été mal entretenue, et jamais rénovée) et quant au jardin (un parc de deux hectares) il avait été partiellement soigné ; et il faut bien dire que les terres non cultivables ne valaient pas grand-chose dans cette province, en comparaison des prix de la ville.
— Il n'avait sans doute pas eu le cœur de les renvoyer. Et puis diminué et malade comme il était, à ce qu'on dit, il avait besoin de soins. S'habiller, se laver... il avait besoin de personnel pour effectuer toutes ces tâches qu'il ne pouvait plus faire lui-même. Et il dépensait, semble-t-il, pas mal d'argent pour les médecins, et ce depuis plusieurs années.
— Ça n'est pas la peine de lui chercher des excuses, et de le défendre maintenant, alors qu'il nous a quasiment ruinés ! Et dire que vous ne faisiez que vous plaindre de lui. En fait, vous êtes bien comme lui, les chiens ne font pas des chats : trop généreux, trop de pitié et de commisération. Les hommes comme vous prennent des grands airs, font des discours, croient faire montre d'autorité, mais en fin de compte se font avoir par le petit personnel et les employés dans les grandes largeurs.
Eh bien le sort de ces gens va être vite réglé : ils vont tous aller à la soupe ! Ils ont dû bien profiter des gracieusetés du vieux, maintenant la fête est finie !
Autant garder le peu de biens et d'argent qui nous restent pour vivre comme des rentiers plutôt que de finir dans la rue !
— Vous exagérez, mon amie.
— Nullement. Je vois bien où nous allons si nous continuons ainsi, et vous serez bien avancé quand ce sera advenu.
— Des rentiers ? Comme mon père donc ?
— Oui parfaitement ! Mais moi, tant que je vivrai je ne vous laisserai pas dilapider ce qu'il nous reste de fortune et de ma dot, comme ce vieux grigou gâteux, qui n'a pas su gérer son bien et a dilapidé notre héritage.
Et pour commencer nous allons congédier tout le personnel.
— Tout le personnel ?! Mais enfin, mon amie, qui va entretenir la maison ?!
— Vous aurez tout votre temps libre, vous pourrez entretenir les bâtiments et le jardin, pas besoin de personnel pour ça.
— Mais vous divaguez, je n'y connais rien ! Tant en jardinage, culture, qu'en entretien des maçonneries. Je suis un homme d'affaire, moi, pas un ouvrier !
— Vous apprendrez bien. Vous pourrez louer de temps à autres les services d'un jardinier, du moins le temps qu'il vous enseigne ce que vous devez savoir. Et s'il faut entreprendre des travaux de plus large ampleur nous paierons un tâcheron.
— Et le ménage de la maison ? Et l'entretien de la vaisselle, de l'argenterie, c'est vous qui allez le faire ?!
— Non naturellement ! Nous ne garderons que la vieille bonne. En diminuant ses gages. Elle n'est plus toute jeune, elle ne semble plus avoir beaucoup d'allant, nous ne la paierons pas comme une jeune domestique. Elle doit tenir à sa place – à son âge elle ne pourra sans doute pas en retrouver une autre – elle acceptera ce sacrifice. D'autant qu'elle a dû bien profiter des largesses du vieux, et même si ça se trouve, elle s'est constitué un bas de laine…
— Comme vous voudrez mon amie, je vous laisse mener ces affaires-là.
— Mais je m'en moque ! Comme ça elle saura à quoi s'attendre.
La vieille bonne accueillit la « proposition » avec un gémissement, une plainte, et je crus qu'elle allait sangloter puis défaillir. J'étais anxieux.
— Dix francs ! Mais Monsieur me payait vingt francs, et je vous assure que ça n'est déjà pas beaucoup…
— Eh bien, c'était trop. Monsieur était bien trop généreux, sans doute du fait de son grand âge, répondit-elle sèchement. Si ça ne vous convient pas vous n'avez qu'à vous chercher une autre place. On verra si un maître acceptera d'employer une femme comme vous, même à dix francs ! Et à votre âge, et lourde comme vous êtes, je ne pense pas qu'on puisse vous en demander autant qu'à une jeune domestique…
— Madame, protestait la voix de Rosalie au bord des larmes, je vous assure que Monsieur ne trouvait rien à redire de mon service, et je tenais la maison impeccablement. D'ailleurs, vous avez bien dû le voir, lorsque vous êtes arrivés en ces lieux. Pas un grain de poussière, je…
— Je n'en dirais pas tant, ma fille. Et puis vous n'étiez pas seule. La camériste vous aidait pour une bonne moitié des tâches. Et ne niez pas, elle me l'a dit.
— Justement, Madame. Toute seule à tenir la maison il y aura d'autant plus d'ouvrage… Ce sera beaucoup plus d'ouvrage. Beaucoup trop pour dix francs !
— Dix francs c'est mon dernier mot. Si ça ne vous convient pas vous pouvez prendre la porte comme le reste des domestiques. Je n'aurai aucune peine à retrouver une domestique, plus jeune et qui s'acquittera bien mieux de sa charge.
Et puis si vous voulez rester je vos appellerai Maria. C'est plus convenable pour une domestique. Rosalie ça fait trop fille de ferme, c'est quasiment un nom de rosse.
— Elle a cédé. Pour dix francs. C'est une bonne affaire. Elle n'avait pas le choix. Mais crois-moi elle va en abattre, sinon elle aura affaire à moi. C'est fini son bon temps, elle a fini de roupiller, la grosse vache. Si elle a pu engraisser du temps de ton andouille de père, là il va falloir qu'elle le bouge son lard.
Et puis ça m'arrange. Je préfère avoir dans la maison cette vieille bonne, tout en graisse, que de devoir engager une de ces filles du pays, jeune et fraîche pour que tu lui tournes autour. Ainsi, tu ne seras pas tentée, ricana-t-elle, et elle partit satisfaite d'elle-même et du tour qu'elle était ravie de me jouer.
J'eus un peu pitié, à ce moment, de la vieille Rosalie. Une fois renvoyée il eut été presque certain que cette domestique lourde et vieillissante n'aurait pas retrouvé de place et Dieu sait ce qu'elle serait devenue.
Dépêchez-vous j'ai besoin de vous à l'office, puis il vous faut renter du bois pour la cuisine… Ça n'est quand même pas moi qui vais préparer le dîner… Je ne vous paie pas à rêvasser, ma fille ! Bougez ! Hâtez-vous !
— C'est que j'ai besoin d'elle plus que jamais, pour nous installer. Et puis elle faut qu'elle se rende compte que ça a changé et que c'est fini le temps d'être à la coule. Il faut faire preuve de fermeté avec les domestiques, sinon ils en prennent trop à leur aise, et finissent par par prendre tous les prétextes pour ne rien faire.
— Oui mais prends garde, elle n'est plus toute jeune, et son cœur sans doute faible pourrait lui lâcher…
— Ça ne lui fait pas de mal d'activer le mouvement. Elle avait oublié ce qu'était que travailler…
Pour ma part, je la vis à un moment, appuyé sur le bras d'un fauteuil, sans bien entendu aller jusqu'à s'asseoir, et je croisai son regard terrifié. Sans changer mon allure je détournai le regard et continuai à traverser les pièces, suivant mon but.
Si ma femme l'accablait moins de besogne elle n'avait cependant pas perdu l'habitude de la houspiller au moindre prétexte, de critiquer le résultat de chacune de ses tâches une fois accomplie, partant du principe que rien n'était jamais assez bien ni bien fait, et que plus on se contente du travail réalisé par les domestiques et plus ceux-ci s'endorment sur leur labeur et ralentissent leur allure. Pour elle, ils étaient comme les chevaux et les bestiaux qui n'avancent que lorsqu'on leur crie dessus et suffisamment fort.
Quant à Rosalie, elle semblait trop épuisée pour songer à se défendre. Après la tempête, elle devait se dire qu'elle avait sauvé sa place, et montré - bien qu'elle n'en obtiendrait jamais ni l'aveu ni la reconnaissance – qu'elle savait la tenir et était encore capable de bien des efforts.
Je la vis donc se saisir de chaque ouvrage, l'ouvrir, le secouer doucement, l'épousseter, puis passer le plumeau sur la partie de l'étagère laissée vide. Je voyais ses fortes hanches onduler, rouler de droite et de gauche, dans sa jupe longue. Je la regardais et me demandais comment elle était encore en-dessous.
Je me levai, ouvris la porte et dis à ma femme que j'avais besoin d'elle, je l'avais embauchée pour nettoyer mon bureau.
— L'oie attendra un peu. Maria va d'abord nettoyer cette damnée bibliothèque où je veux pouvoir ranger mes livres de compte et les garder propres et secs.
— Et bien nous mangerons des livres, puisque c'est ça…
— Nous mangerons un peu plus tard, nous n'en mourrons pas. Du reste nous n'attendons personne à déjeuner que je sache ?
— Mais ma mie, puisque je n'ai plus d'activité depuis que nous vivons ici en dehors de la gestion de nos affaires, mon bureau est mon office, j'ai besoin que cette pièce soit tenue et rangée…
— Le ménage de ce « bureau », les poussières, cela va bien. Dix minutes seront bien suffisantes…
— J'ai besoin que Maria m'aide à faire du tri, classer des dossiers, tenir en ordre ma bibliothèque…
— Pfff Maria… Tu comptes en faire ta secrétaire particulière, sans doute ? Tu crois qu'avec le peu d'instruction qu'elle a elle te sera d'une grand utilité ? demanda-t-elle d'un ton ironique et méprisant
— Elle fera ce qu'elle pourra, et le peu qu'elle sait me sert. Et puis je pourrai lui apprendre deux ou trois choses, sans aucun doute…
— Maria, continua-t-elle sur le même ton de dédain, mais mon pauvre ami elle est ignare et bête comme ses pieds. Ça se lit rien que dans ses yeux…
— Je suis sûr que tu exagères. Ces gens ont souvent un bon sens paysan qu'il ne faut pas négliger.
— C'est une bonne ! Une paysanne, comme tu le dis, qui n'est jamais sortie de ce hameau
— Il m'importe
— Oui bon. Au moins tu ne la lutineras pas celle-là, ricana-t-elle. Mais je te préviens : qu'elle n'en profite pas pour se planquer et rester là-haut des heures entières à musarder.
— Elle travaillera, tu peux me croire.
— Moui… enfin…
Désormais, quand je me retrouvais reclus dans cette pièce avec la vieille bonne durant une partie de la matinée, je me disais que je partageais avec elle cette cellule, mais que je n'avais rien fait pour mériter cette prison. Pourtant, la partager avec elle dans le calme et la paix, cette femme obéissante et docile (et pour cause) me semblait finalement bien plus enviable que partager l'espace plus vaste de la demeure avec ma femme survoltée, toujours rouspétant et m'accablant de reproches, comme si c'était sa seule occupation.
Celle-ci lui avait ôté son identité (en lui changeant son prénom, habitude bien fréquente chez les Maîtres) mais également son sexe et les caractéristiques qui s'y rapportent en postulant qu'elle n'était plus une femme, car lui semblant évident qu'elle avait perdu avec l'âge le peu d'attrait qu'elle aurait pu avoir sur la gent masculine, quand bien même son représentant eut été un fameux lapin.
Et chaque matin, tandis qu'elle s'appliquait avec calme aux tâches que je lui confiai, je me mis à la regarder en coin. Et si je faisais mentir ma femme ? Le pire est qu'elle n'en saurait rien. Ce serait une petite vengeance pour moi mais également une petite revanche pour Rosalie.
Je me demandais tellement chaque jour comme était encore faite cette femme vieillie que cela finit par devenir une idée fixe, j'y pensais tout le temps en la regardant discrètement, en prenant garde qu'elle ne vit pas mon regard sur sa silhouette massive.
— Oui Monsieur, dit-elle en s'approchant et cherchant sur mon bureau ce que j'étais sur le point de lui demander de faire
— Déshabillez-vous
— Comment, Monsieur ?!
— Vous m'avez bien compris, Rosalie, mettez-vous nue. Entièrement nue.
— Mais Monsieur… balbutia-t-elle, les yeux hagards de stupeur, ça n'est pas possible… Je manquerais d'air !
— Ça n'est pas grave, Rosalie, on ouvrira la fenêtre.
Vous m'en voyez désolé, continuai-je, mais je dois vérifier certaines choses. Vous savez que Madame est soupçonneuse, très soupçonneuse, et elle s'est mise dans la tête que vous nous voliez. Naturellement je vous ai défendue, car je ne le crois pas. Mais elle m'a chargée de vérifier… comment… si vous ne cachiez pas des objets sur vous.
— Mais Monsieur ! Y a-t-il quelque chose qui ait disparu ?! Madame ne m'a rien dit…
— Bien entendu : je l'ai convaincue (avec difficulté) de ne rien vous en dire tant que je n'aurais pas procédé à cette vérification. Vous n'avez rien à craindre, je suis convaincu de votre innocence.
— Mais Monsieur… pardonnez-moi, mais j'aurais trop honte…
— Enfin, Rosalie, à votre âge... vous n'êtes plus une jeune fille…
— Mais Monsieur, devant vous… un homme
— Personne n'en saura rien, ça restera notre secret à tous les deux ; ça ne sortira jamais de ce bureau.
— Enfin, pardonnez-moi Monsieur… mais si je refusais…
— Eh bien Rosalie, je serais obligé de faire mon rapport à Madame. De lui dire que je n'ai pu vérifier que vous êtes innocente, parce que vous n'y avez pas consenti. Et, navré de le dire, mais ça ne plaiderait pas en faveur de votre innocence. Madame serait alors convaincue que vous cachez quelque chose (et même quelque objet) et j'ai bien peur qu'alors elle vous renvoie sur le champ. Vous n'êtes point sotte et vous êtes sans doute rendu compte que lors des premiers jours où nous avons repris la maison elle voulait vous renvoyer, et que si vous êtes restée c'est parce que je me suis battu pied à pied avec les meilleurs arguments pour lui prouver que nous avions besoin de vous. Je reste convaincu qu'elle a cherché – et cherche encore – le premier prétexte pour vous jeter dehors.
— Mais Monsieur… mais Monsieur… balbutiait-elle comme pétrifiée devant moi
— Eh bien, Rosalie ? Que fait-on ? Dois-je conclure que vous refusez, que par conséquent je dois vous soupçonner de quelque chose, que je dois faire mon rapport à Madame, que vous serez renvoyée ? Ou bien préférez-vous donner votre compte et quitter cette maison, plutôt que de me prouver votre innocence ? Sachez que, personnellement, je ne le souhaite pas… Je tiens - je tenais – à vous garder, mais après… Cette décision sera la vôtre, je n'insisterai pas.
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Commentaires ()
Effectivement j'ai moi aussi une attirance inexplicable pour cette époque (une époque qui n'était pas aussi "Belle" qu'on le dit, d'ailleurs...
J'ai eu envie d'écrire cette histoire après avoir lu "Le journal d'une femme de chambre" d'Octave Mirbeau ;)
Vous verrez que chaque personnage connaitra un destin bien singulier. Et que tout se paie dans la vie d'une façon ou d'une autre...
Merci pour votre lecture et votre commentaire.
J’ai de la difficulté à voir comment je vais pouvoir ne pas haïr cette homme mais j’ai vraiment hâte de lire la suite du récit et voir où cette plume m’amènera.
J’ai de la difficulté à voir comment je vais pouvoir ne pas haïr cette homme mais j’ai vraiment hâte de lire la suite du récit et voir où cette plume m’amènera.
Je comprends tout à fait. C'est exactement ce que je ressens (pas pour la même époque, j'imagine).
J'aime bien aussi lire ce qui est bien écrit. Ce qui a pris du temps à etre confectionné, comme de la bonne cuisine (et il n'y a pas que les sushis :))
Ce pourquoi j'aime aussi tes écrits.
Après, plus on vieillit plus on devient difficile au niveau phantasmes.
Et moi plus je vieillis plus je deviens nostalgique de temps que je n'ai pas connus (surtout la Belle Époque)
Et merci pour tes compliments, belle lectrice. De toi, ils m'honorent
C'est en voyant ton chapitre arriver tout à l'heure, que je me suis décidée.
Zut ! 10ème chapitre, déjà ! Alors, faisant les choses bien, j'ai commencé par le premier...
J'aime quand c'est bien écrit (je suis servie). J'aime quand ça prend son temps (je suis servie également). Pour le reste, l'avenir me le dira...
Une histoire hors du temps, à l'écart de la frénésie du monde. Un havre de paix (pas trop quand même, espérons-le ;)), dans lequel je viendrai passer un bon moment de lecture, quand l'envie m'en prendra... bientôt, sois-en sûr ;).
Le second épisode sera normalement à la lecture ce soir ;)