Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Rosalie une domestique dévouée — Chapitre 11 · Petites vacheries entre femmes
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Rosalie une domestique dévouée
Chapitre 11 · Petites vacheries entre femmes
Un jour en fin de matinée, je vis débarquer ma femme qui manifestement contenait sa colère.
— J'ai à vous parler, dit-elle sèchement, sans même un bonjour. (Je ne la voyais guère souvent, ces derniers temps.)
— Très bien, parlez mon amie.
— Pas ici. Dans le petit salon. Portes fermées. Je ne tiens pas à ce que des oreilles de domestique nous entendent.
— Comme il vous plaira.
— Très bien, parlez mon amie.
— Pas ici. Dans le petit salon. Portes fermées. Je ne tiens pas à ce que des oreilles de domestique nous entendent.
— Comme il vous plaira.
Dans le petit salon, une fois les portes refermées, je m'assis. Elle resta debout. Elle portait une sorte de kimono d'extrême orient. Elle ne prend même plus la peine de s'habiller, me dis-je. Elle se laisse un peu aller, et semble même avoir un peu grossi. Elle avait un air un peu négligé, sa coiffure était peu soignée, mais ses joues étaient rouges, elle bouillait, cela ne faisait aucun doute.
— Je n'aime pas beaucoup les manières de cette gouvernante. Elle ne me plaît pas du tout.
— Moi j'en suis très satisfait. Elle dirige le personnel à merveille et est très efficace.
— Je n'aime pas du tout, moi, sa façon de me regarder et même de s'adresser à moi…
— Elle vous a manqué de respect ?
— Non. Mais elle est hautaine, et me regarde avec du mépris. Elle me toise, si vous la voyiez. Et ça n'est pas tout. J'ai l'impression qu'elle m'épie. Je l'ai vue plusieurs fois rôder près de ma chambre. Je ne suis plus chez moi.
— C'est normal puisque vous êtes chez moi.
— Mais ma chambre c'est chez moi ! Ce sont mes « appartements », si vous voulez - car vue la taille réduite de cette maison qui est loin d'être un manoir, mes appartements se résument à cette chambre. J'ai presque l'impression d'être en prison.
— Il me semble que vous exagérez. Vous êtes libre d'aller où bon vous semble et, d‘ailleurs, vous ne vous en privez pas. Vous déjeunez dans le séjour, vous vous promenez dans les jardins, vous pouvez disposez de tous les salons comme il vous est gré.
— Il n'empêche : j'aimerais bien pouvoir aller et venir dans les couloirs près de ma chambre sans buter sur un domestique, et surtout sur cette pimbêche qui me tient la dragée haute. C'est quand même moi la maîtresse de maison, c'est moi qui commande. Je ne suis pas un membre de votre personnel de maison ! Je mérite le respect !
— Mais vous l'avez, mon amie. Et même si Alexandrine reçoit ses ordres exclusivement de moi-même, vous avez tout à fait le droit de lui demander ses services…
— Il ne manquerait plus qu'elle me les refuse ! Mais jamais je ne m'abaisserai à quémander quoi ce soit à cette bonniche qui me regarde froidement sous prétexte que tu lui as donné le titre de gouvernante.
— C'est son titre en effet, et elle le mérite. D'autant plus qu'elle a occupé ce poste depuis de nombreuses années, et dans des maisons prestigieuses. Et c'est une gouvernante hors pair.
— Pfff. Eh bien moi je ne lui fais pas confiance. Comment es-tu sûr qu'elle ne nous vole pas ?!
— Nous voler ? Voyons, vous allez trop loin, là. Cette fille est honnête, elle n'a servi que dans des grandes maisons, elle a d'excellentes recommandations. D'ailleurs, si tu le souhaites tu peux appeler autant qu'il te plaira ses anciens patrons, ils te confirmeront que c'est une excellente gouvernante et ils répondront comme moi de sa probité.
— Il n'empêche. Je vais faire avec elle un inventaire de tout ce qu'il y a dans cette maison, et avec elle ! S'il manque quoi que ce soit, elle en répondra. Et je serai sans pitié.
— Fais comme bon te semble. Et nous verrons. Je vais la prévenir de cet inventaire pour lequel je lui demanderai de te seconder.
— Moi j'en suis très satisfait. Elle dirige le personnel à merveille et est très efficace.
— Je n'aime pas du tout, moi, sa façon de me regarder et même de s'adresser à moi…
— Elle vous a manqué de respect ?
— Non. Mais elle est hautaine, et me regarde avec du mépris. Elle me toise, si vous la voyiez. Et ça n'est pas tout. J'ai l'impression qu'elle m'épie. Je l'ai vue plusieurs fois rôder près de ma chambre. Je ne suis plus chez moi.
— C'est normal puisque vous êtes chez moi.
— Mais ma chambre c'est chez moi ! Ce sont mes « appartements », si vous voulez - car vue la taille réduite de cette maison qui est loin d'être un manoir, mes appartements se résument à cette chambre. J'ai presque l'impression d'être en prison.
— Il me semble que vous exagérez. Vous êtes libre d'aller où bon vous semble et, d‘ailleurs, vous ne vous en privez pas. Vous déjeunez dans le séjour, vous vous promenez dans les jardins, vous pouvez disposez de tous les salons comme il vous est gré.
— Il n'empêche : j'aimerais bien pouvoir aller et venir dans les couloirs près de ma chambre sans buter sur un domestique, et surtout sur cette pimbêche qui me tient la dragée haute. C'est quand même moi la maîtresse de maison, c'est moi qui commande. Je ne suis pas un membre de votre personnel de maison ! Je mérite le respect !
— Mais vous l'avez, mon amie. Et même si Alexandrine reçoit ses ordres exclusivement de moi-même, vous avez tout à fait le droit de lui demander ses services…
— Il ne manquerait plus qu'elle me les refuse ! Mais jamais je ne m'abaisserai à quémander quoi ce soit à cette bonniche qui me regarde froidement sous prétexte que tu lui as donné le titre de gouvernante.
— C'est son titre en effet, et elle le mérite. D'autant plus qu'elle a occupé ce poste depuis de nombreuses années, et dans des maisons prestigieuses. Et c'est une gouvernante hors pair.
— Pfff. Eh bien moi je ne lui fais pas confiance. Comment es-tu sûr qu'elle ne nous vole pas ?!
— Nous voler ? Voyons, vous allez trop loin, là. Cette fille est honnête, elle n'a servi que dans des grandes maisons, elle a d'excellentes recommandations. D'ailleurs, si tu le souhaites tu peux appeler autant qu'il te plaira ses anciens patrons, ils te confirmeront que c'est une excellente gouvernante et ils répondront comme moi de sa probité.
— Il n'empêche. Je vais faire avec elle un inventaire de tout ce qu'il y a dans cette maison, et avec elle ! S'il manque quoi que ce soit, elle en répondra. Et je serai sans pitié.
— Fais comme bon te semble. Et nous verrons. Je vais la prévenir de cet inventaire pour lequel je lui demanderai de te seconder.
Les jours suivants je vis ma femme accompagnée d'Alexandrine passer beaucoup de temps dans chaque pièce. Alexandrine était chargée de noter consciencieusement dans un grand cahier tout ce que sa maîtresse énumérait : tout y passait, bibelots, vaisselle, argenterie.
Ma femme était très nerveuse, maladroite. Elle s'acquittait de cette tâche - qu'elle s'était assignée elle-même - avec des gestes brusques, parfois tremblants et de fort mauvaise humeur. Chaque fois que je les croisais je la surprenais à parler sèchement et fort désagréablement à Alexandrine et luijetait des remarques aigres. Elle agissait de façon qui semblait plutôt désordonnée et avec impatience. Il est vrai que de toute façon elle connaissait mal cette maison et semblait ne pas savoir dans quel ordre procéder. Alexandrine qui, à son habitude, restait impassible, avait juste une fois osé lui faire part d'une suggestion de méthode pour cet inventaire. Naturellement ma femme lui avait quasiment crié dessus, lui objectant que c'était elle qui commandait, et l'avait prévenu de ne pas s'aviser de tenter un nouveau conseil. Elle avait même sous-entendu qu'elle avait voulu l'orienter pour la détourner d'un meuble qu'elle aurait voulu éviter. Et cette furie de l'avertir que si, par malheur, il manquait quelque chose, en tant que gouvernante elle en serait tenue comme responsable.
Naturellement Alexandrine ne répliquait pas à ses menaces stupides, car elle savait rester à sa place de domestique (c'est-à-dire jusqu'à souffre-douleur) ; mais elle savait très bien également que seul moi pouvais la renvoyer, puisque je m'en m'étais octroyé le droit exclusif. Aussi ma femme, si elle le voulait vraiment, devrait-elle vraiment mettre à jour un scandale pour essayer de me pousser à la mettre à la porte. Mais pour l'heure, cet inventaire était une manœuvre pitoyable et ridicule.
Ma femme était très nerveuse, maladroite. Elle s'acquittait de cette tâche - qu'elle s'était assignée elle-même - avec des gestes brusques, parfois tremblants et de fort mauvaise humeur. Chaque fois que je les croisais je la surprenais à parler sèchement et fort désagréablement à Alexandrine et luijetait des remarques aigres. Elle agissait de façon qui semblait plutôt désordonnée et avec impatience. Il est vrai que de toute façon elle connaissait mal cette maison et semblait ne pas savoir dans quel ordre procéder. Alexandrine qui, à son habitude, restait impassible, avait juste une fois osé lui faire part d'une suggestion de méthode pour cet inventaire. Naturellement ma femme lui avait quasiment crié dessus, lui objectant que c'était elle qui commandait, et l'avait prévenu de ne pas s'aviser de tenter un nouveau conseil. Elle avait même sous-entendu qu'elle avait voulu l'orienter pour la détourner d'un meuble qu'elle aurait voulu éviter. Et cette furie de l'avertir que si, par malheur, il manquait quelque chose, en tant que gouvernante elle en serait tenue comme responsable.
Naturellement Alexandrine ne répliquait pas à ses menaces stupides, car elle savait rester à sa place de domestique (c'est-à-dire jusqu'à souffre-douleur) ; mais elle savait très bien également que seul moi pouvais la renvoyer, puisque je m'en m'étais octroyé le droit exclusif. Aussi ma femme, si elle le voulait vraiment, devrait-elle vraiment mettre à jour un scandale pour essayer de me pousser à la mettre à la porte. Mais pour l'heure, cet inventaire était une manœuvre pitoyable et ridicule.
Je profitai de ce temps où elle s'éloigna pour cette tâche laborieuse des heures durant pour venir vérifier ce que j'avais installé contre un mur mitoyen de sa chambre. Je me disais qu'elle aurait pu en effet charger le jardinier (son amant peu vergogneux) de venir fouiner dans le coin, si jamais elle eut eu des soupçons sur quoi que ce fut.
Mais je fus parfaitement rassuré : mon dispositif était toujours bien en place, parfaitement dissimulé par un tableau bricolé, et tout à fait indétectable. D'ailleurs le tout était verrouillé par une toute petite serrure dont je gardais la clef en lieu sûr, dans un tiroir de mon bureau également fermé à clef.
Mais je fus parfaitement rassuré : mon dispositif était toujours bien en place, parfaitement dissimulé par un tableau bricolé, et tout à fait indétectable. D'ailleurs le tout était verrouillé par une toute petite serrure dont je gardais la clef en lieu sûr, dans un tiroir de mon bureau également fermé à clef.
L'inventaire dura six jours, pas un de moins, et le septième, au lieu de se reposer, ma femme vint me trouver, accompagnée d'Alexandrine, alors que je finissais mon petit déjeuner.
— Eh bien, mon amie, lui dis-je avec grand calme avant qu'elle n'ait le temps de me faire part de ses conclusions, cet inventaire, cela donne quoi ?
— Eh bien je suis certain qu'il manque des couverts en argent, répondit-elle sèchement.
— Vraiment ? Quel type de couverts ? Et combien ? Car naturellement vous vous référez à l'inventaire précédent ?
— Quel inventaire ?!
— Eh bien mon amie, pour pouvoir affirmer qu'il manque des pièces d'argenterie, je suppose que vous avez comparé avec le précédent inventaire ?
— Je ne sais à quel inventaire vous faites référence.
— Comment ? Vous voulez dire que depuis que nous vivons ici vous n'avez jamais procédé à un premier inventaire ? En somme que vous vous êtes lancée dans un inventaire complet de la maison sans en avoir fait un précédemment ?
— Non, effectivement, je n'en ai jamais fait un. Mais peut-être vous oui. Et si ça n'est le cas vous devez en avoir un parmi tous les maudits papiers de votre bureau, qui date du temps de votre père ?
— Hélas non, mon amie. Mon père gérait mal ses affaires, surtout durant ses dernières années de vie. C'était devenu un homme peu ordonné, voire négligeant. L'age sans doute, hélas. J'ai bien entendu depuis longtemps épluché tous les documents de mon cher père (vous vous en doutez bien, puisque vous savez que Rosalie m'a aidé à trier, classer et ranger, toute cette paperasse durant des mois.) Et s'il a vendu ou donné des objets, dilapidé une partie de mon patrimoine (du moins de menus objets, qui, avec le temps, ont pu, je vous le concède constituer une somme conséquente) il n'en a gardé aucune trace écrite. Et j'ai pu vérifier auprès du notaire, celui-là n'a même pas fait procéder à un inventaire détaillé au moment de la succession. Cet âne m'a dit qu'il estimait que c'étaient des choses négligeables.
— Et que n'avez-vous pas, vous, fait procéder immédiatement à un inventaire ? C'était vous qui gériez vos affaires, et votre patrimoine !
— Vous le savez, très chère, je suis peu attaché aux choses matérielles, et en particulier à toutes ces vieilleries…
— Vieilleries ?! L'argenterie ?!
— L'argent ne vaut plus ce qu'il valait, ma chère. Alors à quoi bon.
— Eh bien moi, ça ne me va pas. Et je veux fouiller la chambre d'Alexandrine !
— Il n'en est pas question ! Vous allez trop loin. C'est indigne d'une gouvernante. Et cette gouvernante, Alexandrine, a toute ma confiance.
— Et moi je n'ai aucune confiance ! Et si on me vole, contrairement à vous je veux le savoir !
— Premièrement ces biens m'appartiennent…
— Mais moi j'en ai l'usage et tiens à le conserver ! Et pour cela il ne faut pas qu'ils ne s'envolent ! me coupa-t-elle
— Si je peux me permettre, Monsieur, ça ne me dérange aucunement qu'on fouille ma chambre, osa soudain Alexandrine, d'un ton calme et toujours indifférent, je n'ai rien à me reprocher.
— Ah, tu vois ! s'exclama ma femme. Allons-y, Alexandrine.
— C'est hors de question ! tonnai-je. Je ne l'autorise pas, j'en fais une question de principe ! Et de toute façon c'est moi qui commande dans cette maison. Il suffit, cette mascarade a assez duré ! Vous vous êtes bien amusée durant ces six jours, vous vous êtes donnée en spectacle, tout ça pour arriver à la conclusion que vous ne savez pas ce qui manque ! Vous ne savez rien de plus qu'avant cet inventaire, vous n'avez que des soupçons imbéciles et infondés ! Si vous vous étiez seulement donné la peine de faire un premier inventaire l'année dernière, quand vous avons pris possession de la demeure, mais non, vous vous êtes contentée de jouer à la maîtresse de maison, harcelant Rosalie, et ne vous intéressant aucunement à la gestion de cette propriété !
Il suffit maintenant !
— Je n'ai pas dit mon dernier mot, cracha-t-elle avant de tourner les talons, rouge écarlate et sur le point de verser des larmes de rage. Maintenant j'en ai un, d'inventaire !
— Eh bien je suis certain qu'il manque des couverts en argent, répondit-elle sèchement.
— Vraiment ? Quel type de couverts ? Et combien ? Car naturellement vous vous référez à l'inventaire précédent ?
— Quel inventaire ?!
— Eh bien mon amie, pour pouvoir affirmer qu'il manque des pièces d'argenterie, je suppose que vous avez comparé avec le précédent inventaire ?
— Je ne sais à quel inventaire vous faites référence.
— Comment ? Vous voulez dire que depuis que nous vivons ici vous n'avez jamais procédé à un premier inventaire ? En somme que vous vous êtes lancée dans un inventaire complet de la maison sans en avoir fait un précédemment ?
— Non, effectivement, je n'en ai jamais fait un. Mais peut-être vous oui. Et si ça n'est le cas vous devez en avoir un parmi tous les maudits papiers de votre bureau, qui date du temps de votre père ?
— Hélas non, mon amie. Mon père gérait mal ses affaires, surtout durant ses dernières années de vie. C'était devenu un homme peu ordonné, voire négligeant. L'age sans doute, hélas. J'ai bien entendu depuis longtemps épluché tous les documents de mon cher père (vous vous en doutez bien, puisque vous savez que Rosalie m'a aidé à trier, classer et ranger, toute cette paperasse durant des mois.) Et s'il a vendu ou donné des objets, dilapidé une partie de mon patrimoine (du moins de menus objets, qui, avec le temps, ont pu, je vous le concède constituer une somme conséquente) il n'en a gardé aucune trace écrite. Et j'ai pu vérifier auprès du notaire, celui-là n'a même pas fait procéder à un inventaire détaillé au moment de la succession. Cet âne m'a dit qu'il estimait que c'étaient des choses négligeables.
— Et que n'avez-vous pas, vous, fait procéder immédiatement à un inventaire ? C'était vous qui gériez vos affaires, et votre patrimoine !
— Vous le savez, très chère, je suis peu attaché aux choses matérielles, et en particulier à toutes ces vieilleries…
— Vieilleries ?! L'argenterie ?!
— L'argent ne vaut plus ce qu'il valait, ma chère. Alors à quoi bon.
— Eh bien moi, ça ne me va pas. Et je veux fouiller la chambre d'Alexandrine !
— Il n'en est pas question ! Vous allez trop loin. C'est indigne d'une gouvernante. Et cette gouvernante, Alexandrine, a toute ma confiance.
— Et moi je n'ai aucune confiance ! Et si on me vole, contrairement à vous je veux le savoir !
— Premièrement ces biens m'appartiennent…
— Mais moi j'en ai l'usage et tiens à le conserver ! Et pour cela il ne faut pas qu'ils ne s'envolent ! me coupa-t-elle
— Si je peux me permettre, Monsieur, ça ne me dérange aucunement qu'on fouille ma chambre, osa soudain Alexandrine, d'un ton calme et toujours indifférent, je n'ai rien à me reprocher.
— Ah, tu vois ! s'exclama ma femme. Allons-y, Alexandrine.
— C'est hors de question ! tonnai-je. Je ne l'autorise pas, j'en fais une question de principe ! Et de toute façon c'est moi qui commande dans cette maison. Il suffit, cette mascarade a assez duré ! Vous vous êtes bien amusée durant ces six jours, vous vous êtes donnée en spectacle, tout ça pour arriver à la conclusion que vous ne savez pas ce qui manque ! Vous ne savez rien de plus qu'avant cet inventaire, vous n'avez que des soupçons imbéciles et infondés ! Si vous vous étiez seulement donné la peine de faire un premier inventaire l'année dernière, quand vous avons pris possession de la demeure, mais non, vous vous êtes contentée de jouer à la maîtresse de maison, harcelant Rosalie, et ne vous intéressant aucunement à la gestion de cette propriété !
Il suffit maintenant !
— Je n'ai pas dit mon dernier mot, cracha-t-elle avant de tourner les talons, rouge écarlate et sur le point de verser des larmes de rage. Maintenant j'en ai un, d'inventaire !
Durant toute cette discussion des plus houleuses, ni elle ni moi n'avions pris le soin de donner l'ordre à Alexandrine de se retirer. Elle avait donc assisté à la défaite de ma femme qui était partie aussi humiliée que si elle avait reçu dévêtue un châtiment corporel public : elle avait perdu la partie, et perdu la face.
Je savais que je devais rester sur mes gardes, car elle voudrait se venger. Elle chercherait à préparer un coup fumeux.
Mais elle ne savait pas que c'était moi qui avais toutes les cartes en main.
Alexandrine ne disait mot, mais intelligente comme elle était, j'étais certain qu'elle, elle le savait.
Je savais que je devais rester sur mes gardes, car elle voudrait se venger. Elle chercherait à préparer un coup fumeux.
Mais elle ne savait pas que c'était moi qui avais toutes les cartes en main.
Alexandrine ne disait mot, mais intelligente comme elle était, j'étais certain qu'elle, elle le savait.
° ° °
Les jours suivants, ma femme ne sortit pas de sa chambre, ou seulement quelques minutes. Et quand on la voyait elle avait les yeux rougis.
Il n'y avait plus d'activité suspecte dans sa chambre, à mon grand désarroi. Chaque fois que j'aillais roder près de ses « appartements » un grand calme régnait.
J'ouvrais le tableau avec ma clé secrète et observait par le petit optique que j'avais fait fabriquer. J'avais une vue parfaite sur son lit où elle devait passer le plus clair de ses journées. Elle bougonnait, en négligé de soie, pleurait, pensait, en proie à ce qui semblait des ruminations. Que me préparait-elle ? Je revenais plusieurs fois l'après-midi et c'était la même chose. Devenait-elle neurasthénique ?
Il n'y avait plus d'activité suspecte dans sa chambre, à mon grand désarroi. Chaque fois que j'aillais roder près de ses « appartements » un grand calme régnait.
J'ouvrais le tableau avec ma clé secrète et observait par le petit optique que j'avais fait fabriquer. J'avais une vue parfaite sur son lit où elle devait passer le plus clair de ses journées. Elle bougonnait, en négligé de soie, pleurait, pensait, en proie à ce qui semblait des ruminations. Que me préparait-elle ? Je revenais plusieurs fois l'après-midi et c'était la même chose. Devenait-elle neurasthénique ?
Un après-midi alors que je souhaitais lire et fumer dans l'atmosphère feutrée et cosy du salon jaune, j'avais commandé du thé. Rosalie vint me servir. Elle portait des bottines vernies très élégantes que je lui avais offertes.
Elle posa le plateau sur le petit guéridon. Elle était bizarre et maladroite, elle faillit renverser le thé. Je songeai à la corriger tandis qu'elle restait à se dandiner presque comiquement d'un pied sur l'autre, attendant mon ordre de disposer.
Elle posa le plateau sur le petit guéridon. Elle était bizarre et maladroite, elle faillit renverser le thé. Je songeai à la corriger tandis qu'elle restait à se dandiner presque comiquement d'un pied sur l'autre, attendant mon ordre de disposer.
— Eh bien, que se passe-t-il, Rosalie ? On dirait que vous ne tenez pas en place ?
— Eh bien, Monsieur… euh…
— Eh bien parlez, que diable ! Vous avez des vers ?!
— Non Monsieur. C'est le traitement d'Alexandrine.
— Quel traitement ?
— Elle m'a placé un bouchon tout à l'heure (il y a bien une heure) et je n'en peux plus… Pas une carotte, elle m'a dit que c'était une racine… une racine… du Jean-Jean, un chose comme ça…
— Du gingembre ? Oh la belle idée ! Alexandrine est vraiment ingénieuse !
— Oh ça me brûle, Monsieur, ça me dévore…
— Hum, ris-je, voyons ça.
— Eh bien, Monsieur… euh…
— Eh bien parlez, que diable ! Vous avez des vers ?!
— Non Monsieur. C'est le traitement d'Alexandrine.
— Quel traitement ?
— Elle m'a placé un bouchon tout à l'heure (il y a bien une heure) et je n'en peux plus… Pas une carotte, elle m'a dit que c'était une racine… une racine… du Jean-Jean, un chose comme ça…
— Du gingembre ? Oh la belle idée ! Alexandrine est vraiment ingénieuse !
— Oh ça me brûle, Monsieur, ça me dévore…
— Hum, ris-je, voyons ça.
Et lui saisissant son large poignet je la basculai en travers de mes genoux. Elle s'affala lourdement à plat ventre. Je troussai sa robe jusqu'à ses reins, dévoilant son énorme et moelleux fessier : elle ne portait plus de dessous (les ordres d'Alexandrine que j'avais, bien entendu, approuvé, tout à fait enthousiaste à cette excellente initiative : Rosalie était ainsi à chaque instant immédiatement disponible pour moi et mes caprices), j'écartai ses grosses masses fessières celluliteuses et découvris, fiché dans l'anus froncé, une racine de gingembre d'une belle taille.
— Je ne vais pas vous la retirer de suite, Rosalie. Je vais d'abord fesser cet énorme cul qui me fait tant envie !
Et là dessus je me mis à fesser d'une main leste et sans pitié les deux grosses sphères aplaties de ma cuisinière, qui rapidement, se mit à pousser des cris stridents, d'autant que les claques sonores ébranlaient ses énormes chairs et faisaient vibrer la piquante racine qui lui brûlaient son orifice le plus intime.
Je ne fis pas durer la claquée plus avant mais y donnai toutes mes forces. Je l'arrêtai soudain puis saisissant l'innocent morceau végétal je m'amusai à le faire aller et venir dans son petit trou, la faisant beugler, pour mon grand plaisir.
Je ne fis pas durer la claquée plus avant mais y donnai toutes mes forces. Je l'arrêtai soudain puis saisissant l'innocent morceau végétal je m'amusai à le faire aller et venir dans son petit trou, la faisant beugler, pour mon grand plaisir.
— Décidément, Alexandrine est pleine de ressources, et a d'excellentes idées. Je vais faire venir d'extrême orient du baume chinois et c'est avec un plaisir extrême que je vous en enduirai votre chatte, votre bourgeon, votre anneau culier et vos larges tétons, et au bout d'une demi-heure nous vous regarderons avec une grande joie, Alexandrine et moi, faire la danse de l'ours !
Allez, filez, Rosalie, et allez dire de ma part à la gouvernante que je l'autorise à vous retirer la racine de gingembre, mais seulement dans une demi-heure, pas une minute de moins !
Allez, filez, Rosalie, et allez dire de ma part à la gouvernante que je l'autorise à vous retirer la racine de gingembre, mais seulement dans une demi-heure, pas une minute de moins !
Elle se releva avec peine de mes genoux, baissa sa robe et s'en alla en gémissant.
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Commentaires ()
Décidément, faut que je lise plus de tes histoires
Ben c'est peut être parce qu'il va y avoir une nouvelle cible ;)
En tout cas, du gingembre dans la.... 😖 Ouille ! Je n'ai pas trop envie d'essayer 🙄.
Sinon, en effet, ta perversité ne semble pas avoir de limites... quoique... je trouve que la Rosalie ne se fait pas trop maltraiter ces temps-ci 🤔😉.