Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle et pourtant — Chapitre 24
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle et pourtant
Chapitre 24
Direction Mombasa
Le lendemain vers neuf heures, Cédric réveilla son épouse. Il avait commandé deux petits déjeuners complets qui avaient été amenés sur une table roulante qu'une femme de service avait laissée devant la porte après avoir discrètement frappé. Il avait rentré la table roulante et avait posé le petit déjeuner sur la table ronde qui se trouvait devant la fenêtre.
— Nous avons un avion à prendre à Blagnac à treize heures trente. Il faudrait qu'on parte d'ici au plus tard à onze heures pour être à l'aéroport à midi trente.
MarieClaude enfila rapidement une nuisette et s'assit en face de son époux qui lui conseilla.
— N'hésite pas à bien déjeuner. Nous n'aurons l'occasion de faire un vrai repas que ce soir.
— Nous allons aussi loin que ça ?
— C'est effectivement plutôt loin mais je veux que tu aies la surprise.
— Quel cruel époux tu fais !
— Eh oui ! Je suis comme ça. Mais, tu sais, tu pourras essayer de deviner.
— Voyons ! déjà, au vu les vêtements que maman m'a préparés, ce n'est pas dans un pays froid.
— Bravo Sherlock Holmes !
— Attends ! Je te parie que j'arriverai à deviner notre destination finale avant l'arrivée.
— Qu'est-ce qu'on parie ?
— Si tu gagnes, tu auras le droit de me faire un baiser.
— Et si je perds ?
— Alors, c'est moi qui aurai le droit de t'en faire un.
— Un baiser où ?
— Nous allons aussi loin que ça ?
— C'est effectivement plutôt loin mais je veux que tu aies la surprise.
— Quel cruel époux tu fais !
— Eh oui ! Je suis comme ça. Mais, tu sais, tu pourras essayer de deviner.
— Voyons ! déjà, au vu les vêtements que maman m'a préparés, ce n'est pas dans un pays froid.
— Bravo Sherlock Holmes !
— Attends ! Je te parie que j'arriverai à deviner notre destination finale avant l'arrivée.
— Qu'est-ce qu'on parie ?
— Si tu gagnes, tu auras le droit de me faire un baiser.
— Et si je perds ?
— Alors, c'est moi qui aurai le droit de t'en faire un.
— Un baiser où ?
Elle rougit.
— Là où on veut.
Après le petit déjeuner, ils allèrent ensemble faire leur toilette. Cette intimité les ravissait tous les deux. MarieClaude, suivant les conseils de sa mère, se nettoya soigneusement et se passa une pommade antiseptique cicatrisante. Il ne s'agissait pas que sa petite blessure s'infecte.
Cédric s'était préparé rapidement et, pendant que MarieClaude finissait de s'habiller, il alla récupérer l'enveloppe dans le coffre de l'hôtel. Il vérifia que les billets d'avion et le bon d'échange s'y trouvaient bien, puis remonta la glisser dans le sac de voyage qu'il garderait en cabine. Ils refermèrent les valises et, après avoir déposé leurs tenues de mariage en évidence sur un des fauteuils, ils descendirent à la réception. Tout avait été payé d'avance. Pendant que MarieClaude attendait, assise dans un fauteuil de la réception, Cédric fit les allers-retours entre la chambre et la voiture avec les bagages. Ils avaient réussi à tout caser dans trois valises. MarieClaude avait mis son joli pantalon et son chemisier. Quand elle avait voulu mettre le blouson, Cédric le lui avait déconseillé et lui-même était vêtu seulement d'un pantalon d'été et d'une chemisette. En montant dans la voiture, elle remarqua malicieusement :
— Deuxième indice, les vêtements que nous avons mis. Comme nous n'avons rien sur nous en dehors d'un chemisier pour moi et d'une chemise pour toi, j'en déduis que nous ne risquons pas d'avoir froid ce soir. Donc, non seulement ce n'est pas un pays froid, mais c'est un pays chaud.
— Ou alors, c'est que nous ne serons pas dehors ce soir.
— Oui, mais dans ce cas, ça veut dire qu'on va loin, donc dans un pays chaud.
— Je ne sais pas si j'ai eu raison d'accepter ton pari.
— Dis donc ! Vu le prix attribué au vainqueur, je ne te trouve pas très galant.
— Tu es trop forte pour moi.
— Ou alors, c'est que nous ne serons pas dehors ce soir.
— Oui, mais dans ce cas, ça veut dire qu'on va loin, donc dans un pays chaud.
— Je ne sais pas si j'ai eu raison d'accepter ton pari.
— Dis donc ! Vu le prix attribué au vainqueur, je ne te trouve pas très galant.
— Tu es trop forte pour moi.
Cédric, amusé, contemplait sa jeune épouse. Il adorait ce genre de badinage et, manifestement, elle aussi. Il n'avait jamais été aussi heureux de sa vie. Pourtant, il n'avait à se plaindre ni de son physique ni de son parcours professionnel et, encore moins d'un manque d'affection de la part de ses parents. Mais là, il touchait au nirvana. La cérémonie de mariage s'était magnifiquement déroulée, la nuit de noces avait été merveilleuse et le voyage de noces se présentait sous les meilleurs auspices.
Ils arrivèrent comme prévu à l'aéroport de Toulouse Blagnac vers midi trente. Cela leur permit d'enregistrer tranquillement leurs bagages et de rejoindre le salon d'attente des premières classes. Ils n'avaient pas le temps d'aller au restaurant, mais on pouvait grignoter quelque chose dans le salon d'attente lui-même. Ce qui était proposé n'inspirait guère la jeune femme qui se contenta d'un chocolat chaud. Cédric prit un sandwich et un soda. Comme prévu, l'avion décolla et atterrit à Roissy aux environs de quinze heures. Ils avaient trois heures et demie d'attente avant le vol suivant. Ils récupérèrent leurs bagages que Cédric alla tout de suite faire enregistrer à la douane. Ils restèrent ensuite dans le hall des départs et passèrent le temps en lisant des revues et en discutant. Vers dix-sept heures trente, ils allèrent s'enregistrer sur un vol KLM à destination d'Amsterdam.
Ce ne pouvait être qu'une correspondance pour une lointaine destination, sinon pourquoi passer par Amsterdam ?
L'excitation gagnait MarieClaude. On pouvait exclure une destination méditerranéenne car il n'aurait pas été nécessaire alors de passer par Amsterdam. Il s'agissait donc soit de l'Asie, soit de l'Afrique. Cédric était stupéfait des capacités de déduction de la jeune femme. De toutes façons, à Amsterdam, elle ne pourrait ignorer que le vol suivant était pour Nairobi. L'avion atterrit à vingt heures et ils furent aussitôt dirigés vers la zone de transit. Lorsqu'elle entendit que la correspondance était pour Nairobi, Elle se tourna triomphante vers son mari.
L'excitation gagnait MarieClaude. On pouvait exclure une destination méditerranéenne car il n'aurait pas été nécessaire alors de passer par Amsterdam. Il s'agissait donc soit de l'Asie, soit de l'Afrique. Cédric était stupéfait des capacités de déduction de la jeune femme. De toutes façons, à Amsterdam, elle ne pourrait ignorer que le vol suivant était pour Nairobi. L'avion atterrit à vingt heures et ils furent aussitôt dirigés vers la zone de transit. Lorsqu'elle entendit que la correspondance était pour Nairobi, Elle se tourna triomphante vers son mari.
— Je crois que j'ai gagné !
— C'est vrai ! Tu as fait de très bonnes déductions et tu mérites la victoire. Nous allons effectivement au Kenya. Ce qu'il t'est cependant impossible de deviner c'est la destination finale. Je suis désolé, ma chérie, mais en arrivant à Nairobi, nous avons un dernier vol.
— Nous allons où finalement ?
— A Mombasa.
— Où se trouve Mombasa ?
— C'est au sud du Kenya sur les bords de l'océan indien.
— Comment en as-tu eu l'idée ?
— Mon supérieur direct y est allé et il m'en a dit le plus grand bien. Étant donné que c'est près de l'équateur, il y fait naturellement assez chaud, mais, comme c'est au bord de la mer, la chaleur n'est pas écrasante. A cette époque de l'année, la température maximale est de moins de trente degrés. Ce sont les minimales qui sont élevées : vingt-deux, vingt-trois au petit matin.
— Le vol est long ?
— On arrive à Nairobi vers six heures et on devrait être à Mombasa vers neuf heures trente, c'est à dire qu'on en a encore pour une demi-journée.
— Le décalage horaire est important ?
— Une heure seulement.
— Je croyais le Kenya plus à l'est.
— Il y a trois heures d'écart en termes de fuseau horaire, mais l'heure d'été en France est en avance de deux heures sur l'heure réelle.
— Tu en sais des choses.
— C'est vrai ! Tu as fait de très bonnes déductions et tu mérites la victoire. Nous allons effectivement au Kenya. Ce qu'il t'est cependant impossible de deviner c'est la destination finale. Je suis désolé, ma chérie, mais en arrivant à Nairobi, nous avons un dernier vol.
— Nous allons où finalement ?
— A Mombasa.
— Où se trouve Mombasa ?
— C'est au sud du Kenya sur les bords de l'océan indien.
— Comment en as-tu eu l'idée ?
— Mon supérieur direct y est allé et il m'en a dit le plus grand bien. Étant donné que c'est près de l'équateur, il y fait naturellement assez chaud, mais, comme c'est au bord de la mer, la chaleur n'est pas écrasante. A cette époque de l'année, la température maximale est de moins de trente degrés. Ce sont les minimales qui sont élevées : vingt-deux, vingt-trois au petit matin.
— Le vol est long ?
— On arrive à Nairobi vers six heures et on devrait être à Mombasa vers neuf heures trente, c'est à dire qu'on en a encore pour une demi-journée.
— Le décalage horaire est important ?
— Une heure seulement.
— Je croyais le Kenya plus à l'est.
— Il y a trois heures d'écart en termes de fuseau horaire, mais l'heure d'été en France est en avance de deux heures sur l'heure réelle.
— Tu en sais des choses.
Cédric rit joyeusement.
— C'est tout simplement marqué sur le guide. Tiens ! le voilà. C'est mon chef de service qui me l'a donné.
L'avion décolla à vingt et une heures et le service des repas commença aussitôt. Comme ils étaient en classe premium, une hôtesse s'occupait spécialement d'eux. Vers vingt-deux heures, la projection d'un film débuta sur un écran situé à l'avant de la cabine de la classe premium. Pour pouvoir l'écouter, des écouteurs étaient fournis dans un Kit de vol individuel. Le film n'intéressait guère MarieClaude qui décida de dormir. Les fauteuils étaient inclinables presqu'à l'horizontale et le Kit de vol contenait un masque opaque pour les yeux ainsi que des bouchons d'oreilles. Elle s'endormit rapidement tandis que son époux regardait encore un peu le film. Finalement, il abandonna lui aussi avant la fin et s'endormit à ses côtés. A cinq heures du matin, ils furent réveillés par l'hôtesse qui commençait à servir les petits déjeuners. Ils se rendirent rapidement dans les toilettes qui étaient réservées à leur classe pour procéder à quelques ablutions. Cédric en profita pour se raser.
Le Severin Sea lodge
L'avion atterrit à Nairobi à six heures et ils durent attendre une heure et demie avant de repartir vers Mombasa où ils débarquèrent à neuf heures trente. Une navette de l'hôtel les déposa une demi-heure plus tard devant la réception de l'hôtel. Le réceptionniste les accueillit, leur donna leurs clefs et les guida jusqu'à leur chambre. C'était une magnifique chambre aux couleurs allant du beige au brun chaud. C'était le modèle luxe et elle se trouvait au premier étage dans un petit bâtiment de forme arrondie recouvert de chaume. Tout l'hôtel était dans le même style. La chambre commençait par un espace dans lequel se trouvait un grand lit muni d'une vaste moustiquaire. Dans le prolongement de ce premier espace se trouvait une sorte de salon avec une banquette, deux fauteuils et une table basse. Tout au bout une grande baie vitrée permettait d'accéder à une petite terrasse entièrement meublée d'un mobilier de jardin en rotin.
La salle de bain, située près de l'entrée, possédait toutes les commodités nécessaires dans un style à la fois luxueux et moderne. Tout était d'une propreté remarquable. Le couple était émerveillé. Ils n'auraient jamais imaginé loger un jour dans un tel endroit. Ils ouvrirent leurs valises et en rangèrent le contenu dans les armoires prévues à cet usage, puis ils décidèrent de procéder à une toilette rafraîchissante avant de se changer. Cédric s'était vêtu d'un bermuda et d'une chemisette. MarieClaude portait une jolie robe d'été que lui avait acheté sa mère. Ils redescendirent après avoir rangé argent, papiers et carte bancaire dans un coffre individuel situé sous une des armoires et entreprirent de visiter le site.
Compte tenu de son architecture, l'hôtel paraissait moins grand qu'il ne l'était en réalité. Les bâtiments formaient un arc de cercle au centre duquel se trouvaient les parties communes. Celles-ci se composaient d'un restaurant, d'un bar et d'une petite galerie dans laquelle on trouvait un centre de remise en forme, un salon de coiffure/institut de beauté, un salon de massage, un SPA et une boutique de souvenirs. Juste à côté se trouvait une piscine de forme arrondie ayant l'allure approximative d'un ovale étranglé au milieu. Le tout se trouvait au milieu des cocotiers, donnant sur une plage de sable blanc au bord d'une mer aux eaux transparentes. Les bords de la piscine et la plage étaient équipés de transats et de tables basses. On se serait cru au paradis. Une troupe de petits singes grivets avait élu domicile sous les arbres. Les Grivets ou singes verts sont très familiers. Ces adorables petites bêtes ne pesant même pas cinq kilos sont aussi des chapardeurs extrêmement efficaces.
Ils apprécient particulièrement les abords des hôtels de Mombasa où ils sont la coqueluche de la clientèle.
Comme il n'était pas encore onze heures, Cédric proposa à MarieClaude de profiter de la piscine.
Comme il n'était pas encore onze heures, Cédric proposa à MarieClaude de profiter de la piscine.
— Tu devrais mettre ton maillot, aller te baigner et te faire bronzer au bord de la piscine.
— Tu ne viens pas avec moi ?
— Je te rejoindrai tout à l'heure, mais avant, il faut que je passe à la réception pour organiser financièrement notre séjour.
— Il y a un problème ?
— Pas du tout. Il faut simplement que je voie avec eux quels sont les moyens de paiement disponibles.
— Tu ne viens pas avec moi ?
— Je te rejoindrai tout à l'heure, mais avant, il faut que je passe à la réception pour organiser financièrement notre séjour.
— Il y a un problème ?
— Pas du tout. Il faut simplement que je voie avec eux quels sont les moyens de paiement disponibles.
MarieClaude remonta donc se changer et redescendit en maillot de bain. C'était le charmant bikini rose qu'elle portait habituellement. Elle avait pris une serviette de bains pour elle et une autre pour Cédric. Elle les déposa toutes les deux sur les dalles avec sa capeline puis descendit dans l'eau. Celle-ci était très bonne ; entre vingt-cinq et trente degrés. Elle commença à nager paresseusement autour du bassin dans lequel se trouvaient déjà une vingtaine de personnes. Pendant ce temps-là, Cédric s'était rendu à la réception. Le réceptionniste lui précisa qu'il pouvait payer à l'hôtel avec sa carte de crédit à raison d'un Euro pour cent cinq shillings Kenyans. Il pouvait aussi payer en chèques voyages après validation auprès de sa banque en France et en versant une caution de mille Euros au moyen de ces chèques. Les repas de midi étaient portés sur le compte de la chambre, ainsi que les activités, et l'utilisation des divers services proposés dans la galerie.
Les souvenirs devaient en revanche être directement réglés à la boutique en shillings. Le service de change pouvait leur changer directement des Euros en shillings, soit immédiatement par carte bancaire soit avec les chèques vacances après validation. Le réceptionniste lui précisa qu'il fallait compter au maximum deux mille shillings pour un très bon repas. Il ne fallait surtout pas oublier les nombreux bakchichs qu'il était sans cesse nécessaire de donner. Le bakchich moyen était de cent shillings pour un serveur au restaurant, de deux cents shillings pour chaque réceptionniste par jour etc… En fait, le bakchich correspondait à la notion de pourboire en France. Cédric calcula qu'il faudrait sans doute compter aux environs de vingt mille shillings de bakchichs pour la durée du séjour. Cela représentait un peu moins de deux cent Euros, ce qui était somme-toute plutôt modeste pour un européen surtout si c'était le meilleur moyen d'être bien servi.
Il décida donc de se montrer systématiquement généreux et de consacrer trois cent Euros aux bakchichs. Il se sentait un peu ridicule avec ses cinq milles Euros en chèques voyages. S'ils en dépensaient mille, ce serait le bout du monde à moins de louer des services d'avions privés. Mais pour aller où ? Ils n'étaient là que pour dix jours, et MarieClaude ne serait sûrement pas demandeuses de grandes aventures dans la brousse. Peut-être qu'un survol de quelques heures d'une réserve pourrait l'intéresser. Il fallait qu'il lui en parle. Il demanda au réceptionniste s'il existait des possibilités de safaris photo d'une journée dans une réserve ou de survol par avion privé. Le réceptionniste lui confirma que les deux étaient possibles et que lui-même pouvait « Moyennant un pourcentage modique » s'occuper de tout, le paiement en Euros se faisant au départ de l'hôtel. En fait on pouvait obtenir tout ce qu'on voulait à condition de payer les bonnes sommes aux bonnes personnes.
Après avoir acheté trente mille shillings pour trois cent Euros, ce qui était un taux absolument scandaleux, il remonta dans la chambre et se mit en maillot de bain pour rejoindre son épouse. MarieClaude était sortie de l'eau et se faisait sécher étendue sur une des deux serviettes de bains. Elle lui fit un signe joyeux.
— Je t'ai pris une serviette. L'eau est délicieuse.
— Je préfère me baigner dans la mer. Tu viens avec moi ?
— Oui, mais je me contenterai de te regarder.
— Je préfère me baigner dans la mer. Tu viens avec moi ?
— Oui, mais je me contenterai de te regarder.
Après avoir nagé une dizaine de minutes, Cédric revint s'asseoir près de son épouse.
— Figure-toi que je me suis renseigné sur les excursions possibles à partir de Mombasa. Ça te dirait ?
— Ça dépend de l'excursion.
— Il y en a une première qui consiste en un safari photos dans la réserve nationale de Shimba Hills qui est un petit parc National situé à 33 km au sud de Mombasa et à 15 km de la côte. La population d'éléphants est de l'ordre de sept cent bêtes, donc ils sont très faciles à observer, en particulier dans le sanctuaire de Mwaluganje. La réserve est une zone de forêt pluviale, de bois et de prairies. C'est une zone importante pour la biodiversité végétale. Plus de la moitié des plantes rares du Kenya s'y trouvent, y compris des espèces en voie de disparition. C'est aussi un site important pour les oiseaux et les papillons. C'est également le domaine de l'Hippotrague noir qui est une variété d'Antilope qu'on devrait aussi rencontrer facilement.
— Ah oui ! ça n'est pas mal et ça n'est pas trop loin. Et puis ça ne dure pas trop longtemps.
— Dis donc ! Quel enthousiasme ! Moi qui croyais que tu aimais bien faire du tourisme.
— C'est bien ce qu'on est en train de faire. On est parti une dizaine de jours à plusieurs milliers de Kilomètres de chez nous. Moi, ce qui m'intéresse surtout, c'est qu'on soit tous les deux. Mais je veux bien aller à ce safari. Je suis certaine que ça en vaudra la peine.
— Il y a une autre sortie qui pourrait être sympa et qui dure seulement quelques heures. Ce serait de survoler…
— En avion ?
— Oui, un petit avion privé et…
— Tu ne me feras jamais monter dans un petit avion. J'aurais bien trop peur. Si tu tiens vraiment à y aller, si ça te fait plaisir, vas-y, mais moi, je resterai ici. J'irai au spa et puis au salon de beauté. Ne t'en fais pas pour moi.
— Tu plaisantes ? Il n'en est pas question ! Si je t'ai proposé ça, c'est parce que je pensais que ça pouvait te plaire. Ça ne m'intéresse pas du tout d'y aller sans toi. On fait les choses ensemble si on en a envie tous les deux ou bien on ne les fait pas. Tu sais, si tu n'as pas envie d'aller au safari photo, il faut me le dire. On n'ira pas non plus.
— Si ! J'ai envie d'y aller ! Je suis sûre que ça me plaira beaucoup.
— Tu es sûre ?
— Absolument certaine.
— Ça dépend de l'excursion.
— Il y en a une première qui consiste en un safari photos dans la réserve nationale de Shimba Hills qui est un petit parc National situé à 33 km au sud de Mombasa et à 15 km de la côte. La population d'éléphants est de l'ordre de sept cent bêtes, donc ils sont très faciles à observer, en particulier dans le sanctuaire de Mwaluganje. La réserve est une zone de forêt pluviale, de bois et de prairies. C'est une zone importante pour la biodiversité végétale. Plus de la moitié des plantes rares du Kenya s'y trouvent, y compris des espèces en voie de disparition. C'est aussi un site important pour les oiseaux et les papillons. C'est également le domaine de l'Hippotrague noir qui est une variété d'Antilope qu'on devrait aussi rencontrer facilement.
— Ah oui ! ça n'est pas mal et ça n'est pas trop loin. Et puis ça ne dure pas trop longtemps.
— Dis donc ! Quel enthousiasme ! Moi qui croyais que tu aimais bien faire du tourisme.
— C'est bien ce qu'on est en train de faire. On est parti une dizaine de jours à plusieurs milliers de Kilomètres de chez nous. Moi, ce qui m'intéresse surtout, c'est qu'on soit tous les deux. Mais je veux bien aller à ce safari. Je suis certaine que ça en vaudra la peine.
— Il y a une autre sortie qui pourrait être sympa et qui dure seulement quelques heures. Ce serait de survoler…
— En avion ?
— Oui, un petit avion privé et…
— Tu ne me feras jamais monter dans un petit avion. J'aurais bien trop peur. Si tu tiens vraiment à y aller, si ça te fait plaisir, vas-y, mais moi, je resterai ici. J'irai au spa et puis au salon de beauté. Ne t'en fais pas pour moi.
— Tu plaisantes ? Il n'en est pas question ! Si je t'ai proposé ça, c'est parce que je pensais que ça pouvait te plaire. Ça ne m'intéresse pas du tout d'y aller sans toi. On fait les choses ensemble si on en a envie tous les deux ou bien on ne les fait pas. Tu sais, si tu n'as pas envie d'aller au safari photo, il faut me le dire. On n'ira pas non plus.
— Si ! J'ai envie d'y aller ! Je suis sûre que ça me plaira beaucoup.
— Tu es sûre ?
— Absolument certaine.
A midi, ils retournèrent s'habiller dans leur chambre avant de redescendre déjeuner au restaurant de l'hôtel. Le cadre était très agréable. Le repas se composait d'un buffet de hors d'œuvres et d'une carte proposant des viandes et des poissons. C'était un menu international standard. Au moins, ils ne risquaient pas d'attraper une tourista avec ce régime-là. Vers treize heures, le repas terminé, ils se levèrent de table.
— Veux-tu que nous allions faire une promenade digestive ?
Elle rougit.
— Je pensais qu'on retournerait dans la chambre pour faire la sieste.
Comme il souriait, elle protesta.
— On a été sages la nuit dernière.
Ils remontèrent dans la chambre la main dans la main … mais, ce qu'ils firent ensuite ne correspondit pas vraiment à ce qu'on appelle communément une sieste. Vers cinq heures de l'après-midi ils redescendirent à la réception où officiait toujours le même réceptionniste.
— Nous en avons discuté ensemble, et nous sommes intéressés par le safari d'une journée dans la réserve de Shimba Hills.
— Je vais tout de suite téléphoner à l'homme qui s'en occupe.
— Je vais tout de suite téléphoner à l'homme qui s'en occupe.
Il prit son téléphone et commença à discuter en swahili.
— Mon correspondant a encore de la place vendredi prochain.
— Vous pouvez lui demander deux places ?
— Je le fais immédiatement.
— Vous pouvez lui demander deux places ?
— Je le fais immédiatement.
Il recommença à parler en swahili. La négociation prit une dizaine de minutes au moins. Manifestement, le réceptionniste et son correspondant négociaient pied à pied. Les deux jeunes gens se sourirent : Ils comprenaient pourquoi la discussion avait lieu en swahili. Le réceptionniste raccrocha visiblement satisfait.
— C'est réglé ! Vous êtes inscrits.
— Comment ça se passe pour le règlement ?
— C'est moi qui encaisse. C'est pour rendre service à l'homme qui s'en occupe.
— Et combien cela nous fait-il à régler ?
— Voyons. Cent vingt-cinq dollars par personne pour le safari plus cent dollars pour une nuit en demi-pension plus vingt dollars pour le repas de midi. Ça fait quatre cent quatre-vingt-dix dollars. Naturellement je prends une petite commission, ce qui nous amène à … disons cinq cent cinquante. Ça vous va ?
— D'accord !
— Comment ça se passe pour le règlement ?
— C'est moi qui encaisse. C'est pour rendre service à l'homme qui s'en occupe.
— Et combien cela nous fait-il à régler ?
— Voyons. Cent vingt-cinq dollars par personne pour le safari plus cent dollars pour une nuit en demi-pension plus vingt dollars pour le repas de midi. Ça fait quatre cent quatre-vingt-dix dollars. Naturellement je prends une petite commission, ce qui nous amène à … disons cinq cent cinquante. Ça vous va ?
— D'accord !
Cédric régla la somme en chèques de voyage, que le réceptionniste rangea dans la caisse dans laquelle il récupéra tranquillement deux cent cinquante dollars qu'il mit dans sa poche. Cédric remarqua au passage qu'il avait encaissé les chèques voyage sans sourciller alors qu'il était censé valider d'abord les précédents.
— N'oubliez pas de vous munir d'argent liquide.
— Parce qu'il y a encore quelque chose à payer ?
— Les photos.
— Il faut payer pour photographier les animaux ?
— Voyons monsieur ! Nous ne sommes pas des rapaces ! C'est si vous voulez photographier les indigènes. Ça coûte cent shillings par photo.
— On ne peut pas avoir des cartes postales à la place ?
— Si ! ils en vendent dans le village que vous visiterez.
— Combien coûte une carte postale ?
— Cent shillings bien sûr !
— A propos de photos, j'utilise des piles rechargeables pour mon appareil, mais je n'en ai que deux jeux. Pourriez-vous m'indiquer où je puis en trouver des normales ?
— Vous trouverez tout ce qu'il vous faut à la boutique de souvenirs, mais si vous voulez, je peux m'en occuper.
— Moyennant une commission sans doute ?
— Naturellement !
— Je crois que je vais faire l'effort d'aller les acheter moi-même. D'ailleurs, nous avions l'intention d'y aller pour voir si nous pourrions y trouver quelques babioles à rapporter avec nous en France.
— Comme vous voudrez, monsieur.
— Parce qu'il y a encore quelque chose à payer ?
— Les photos.
— Il faut payer pour photographier les animaux ?
— Voyons monsieur ! Nous ne sommes pas des rapaces ! C'est si vous voulez photographier les indigènes. Ça coûte cent shillings par photo.
— On ne peut pas avoir des cartes postales à la place ?
— Si ! ils en vendent dans le village que vous visiterez.
— Combien coûte une carte postale ?
— Cent shillings bien sûr !
— A propos de photos, j'utilise des piles rechargeables pour mon appareil, mais je n'en ai que deux jeux. Pourriez-vous m'indiquer où je puis en trouver des normales ?
— Vous trouverez tout ce qu'il vous faut à la boutique de souvenirs, mais si vous voulez, je peux m'en occuper.
— Moyennant une commission sans doute ?
— Naturellement !
— Je crois que je vais faire l'effort d'aller les acheter moi-même. D'ailleurs, nous avions l'intention d'y aller pour voir si nous pourrions y trouver quelques babioles à rapporter avec nous en France.
— Comme vous voudrez, monsieur.
Ils se rendirent à la boutique, et se promenèrent une petite demi-heure parmi les rayons. Ceux-ci présentaient un ensemble varié de produits locaux. Parmi ceux-ci, ils eurent l'attention attirée par de très jolies cotonnades, et toute une variété d'animaux en bois de toutes tailles ainsi que de sculptures de type abstrait en ébène. Ils ressortirent ensuite après avoir acheté deux lots de quatre piles. Ils décidèrent de continuer leur journée en se rendant à la plage. Quand ils repassèrent devant la réception, le réceptionniste leur demanda :
— Avez-vous trouvé ce que vous vouliez ?
— Nous avons acheté des piles et nous avons vu des articles intéressants.
— Puis-je vous demander combien les piles vous ont coûté ?
— Six euros les huit. Le même prix qu'en France. Pourquoi ?
— Nous avons acheté des piles et nous avons vu des articles intéressants.
— Puis-je vous demander combien les piles vous ont coûté ?
— Six euros les huit. Le même prix qu'en France. Pourquoi ?
Le réceptionniste prit un air sévère.
— Je vous les aurais obtenues pour cinq euros ou dollars.
— Sans compter la commission, je suppose.
— Si ! Avec la commission.
— Comment puis-je vous appeler ?
— Mon prénom est Samuel, mais les gens préfèrent m'appeler Sam.
— Sans compter la commission, je suppose.
— Si ! Avec la commission.
— Comment puis-je vous appeler ?
— Mon prénom est Samuel, mais les gens préfèrent m'appeler Sam.
MarieClaude intervint.
— Moi, je préfère Samuel. Ça vous dérange si je vous appelle Samuel ?
Samuel la regarda avec un grand sourire.
— Je serai très content que vous m'appeliez Samuel.
— Si je vous dis quels articles nous plaisent dans la boutique, vous pourrez vous en charger ?
— Bien sûr Madame. J'irai vous les chercher, je vous les amènerai directement dans votre chambre et vous aurez une réduction sans avoir à payer de commission.
— Vous faites ça avec tout le monde Samuel ?
— Non Madame ! Pas avec tout le monde.
— Pourquoi nous.
— A cause de vous madame.
— A cause de moi ?
— Oui !
— Pourquoi ?
— Parce que vous avez la grâce.
— Qu'appelez-vous la grâce ?
— Il y a des personnes, quand on les voit, on a envie de leur faire plaisir. Chez nous on appelle ça la grâce.
— C'est très gentil de dire ça Samuel, ça me fait énormément plaisir.
— Et puis, c'est aussi parce que vous préférez m'appeler Samuel. Vous êtes quelqu'un qui respecte les gens.
— Je vous aime bien Samuel.
— Moi aussi je vous aime bien madame.
— Si je vous dis quels articles nous plaisent dans la boutique, vous pourrez vous en charger ?
— Bien sûr Madame. J'irai vous les chercher, je vous les amènerai directement dans votre chambre et vous aurez une réduction sans avoir à payer de commission.
— Vous faites ça avec tout le monde Samuel ?
— Non Madame ! Pas avec tout le monde.
— Pourquoi nous.
— A cause de vous madame.
— A cause de moi ?
— Oui !
— Pourquoi ?
— Parce que vous avez la grâce.
— Qu'appelez-vous la grâce ?
— Il y a des personnes, quand on les voit, on a envie de leur faire plaisir. Chez nous on appelle ça la grâce.
— C'est très gentil de dire ça Samuel, ça me fait énormément plaisir.
— Et puis, c'est aussi parce que vous préférez m'appeler Samuel. Vous êtes quelqu'un qui respecte les gens.
— Je vous aime bien Samuel.
— Moi aussi je vous aime bien madame.
Cédric intervint en riant.
— Et moi, personne ne m'aime bien ?
— Si monsieur, je vous aime bien puisque vous êtes son mari et qu'elle vous aime.
— Si monsieur, je vous aime bien puisque vous êtes son mari et qu'elle vous aime.
En remontant dans la chambre, MarieClaude remarqua.
— Quand on partira, il faudra lui faire un cadeau.
— En passant par lui, on lui permet de gagner de l'argent. C'est déjà bien il me semble.
— Oui, mais ça n'est pas la même chose qu'un cadeau. Il faudra que j'essaye de savoir ce qui lui ferait plaisir.
— Qu'est-ce qui t'a poussé à l'appeler Samuel au lieu de Sam ?
— Samuel, c'est familier donc gentil tandis que Sam, c'est condescendant donc ce n'est pas gentil. Ce garçon parle au moins trois langues. Il est certainement aussi cultivé que la plupart des clients et tout aussi respectable.
— Pourtant, il a dit qu'il préférait qu'on l'appelle Sam.
— Non ! Il n'a pas dit ça. Il a dit que les gens préféraient l'appeler ainsi, pas lui.
— Pourquoi tu ne lui as pas demandé de t'appeler MarieClaude ?
— Ça aurait été totalement déplacé. Il aurait été très gêné et même choqué.
— Je crois que j'ai besoin de leçons de savoir vivre.
— Non ! Ce n'est pas un problème de savoir vivre. C'est un problème d'empathie. Le savoir-vivre a des règles qu'on peut apprendre, pas l'empathie.
— Tu penses que je ne suis pas quelqu'un de bon ?
— Pas du tout, mon chéri. Je pense, ou plutôt je sais que tu es quelqu'un de bon et que tu veux du bien aux autres. D'ailleurs, si ce n'était pas le cas, nous ne serions pas ici ensemble aujourd'hui Mais je pense que tu appliques la règle qui dit « Ne faites pas aux autres ce que vous n'aimeriez pas qu'ils vous fassent ».
— C'est une mauvaise règle ?
— Non ! C'est une bonne règle, mais il y en a une meilleure.
— Laquelle ?
— Ne faites pas aux autres ce qu'ils n'aimeraient pas que vous leur fassiez.
— Je crois que j'ai compris. Ce qui compte, ce n'est pas de savoir si à la place de Samuel j'aimerais ou non que les clients m'appellent Sam, mais de savoir si lui aime ça ou non.
— C'est exactement ça.
— Ce n'est pas très facile.
— Non, et pourtant c'est ce que tu fais avec moi.
— Je crois que tu as beaucoup à m'apprendre.
— En passant par lui, on lui permet de gagner de l'argent. C'est déjà bien il me semble.
— Oui, mais ça n'est pas la même chose qu'un cadeau. Il faudra que j'essaye de savoir ce qui lui ferait plaisir.
— Qu'est-ce qui t'a poussé à l'appeler Samuel au lieu de Sam ?
— Samuel, c'est familier donc gentil tandis que Sam, c'est condescendant donc ce n'est pas gentil. Ce garçon parle au moins trois langues. Il est certainement aussi cultivé que la plupart des clients et tout aussi respectable.
— Pourtant, il a dit qu'il préférait qu'on l'appelle Sam.
— Non ! Il n'a pas dit ça. Il a dit que les gens préféraient l'appeler ainsi, pas lui.
— Pourquoi tu ne lui as pas demandé de t'appeler MarieClaude ?
— Ça aurait été totalement déplacé. Il aurait été très gêné et même choqué.
— Je crois que j'ai besoin de leçons de savoir vivre.
— Non ! Ce n'est pas un problème de savoir vivre. C'est un problème d'empathie. Le savoir-vivre a des règles qu'on peut apprendre, pas l'empathie.
— Tu penses que je ne suis pas quelqu'un de bon ?
— Pas du tout, mon chéri. Je pense, ou plutôt je sais que tu es quelqu'un de bon et que tu veux du bien aux autres. D'ailleurs, si ce n'était pas le cas, nous ne serions pas ici ensemble aujourd'hui Mais je pense que tu appliques la règle qui dit « Ne faites pas aux autres ce que vous n'aimeriez pas qu'ils vous fassent ».
— C'est une mauvaise règle ?
— Non ! C'est une bonne règle, mais il y en a une meilleure.
— Laquelle ?
— Ne faites pas aux autres ce qu'ils n'aimeraient pas que vous leur fassiez.
— Je crois que j'ai compris. Ce qui compte, ce n'est pas de savoir si à la place de Samuel j'aimerais ou non que les clients m'appellent Sam, mais de savoir si lui aime ça ou non.
— C'est exactement ça.
— Ce n'est pas très facile.
— Non, et pourtant c'est ce que tu fais avec moi.
— Je crois que tu as beaucoup à m'apprendre.
MarieClaude sourit malicieusement.
— Non, mon chéri ! Juste quelques petits réglages à faire.
Tout en continuant à discuter, ils se changèrent et redescendirent en maillot. Ils posèrent serviettes et capeline sur deux transats libres et se mirent à l'eau. Ils nagèrent et flirtèrent pendant une dizaine de minutes avant de retourner se faire sécher au soleil encore chaud à cette heure. MarieClaude bailla.
— Je commence à avoir le contrecoup du voyage.
— Je crois qu'on peut dîner à partir de dix-neuf heures. Je te propose d'y aller dès que c'est ouvert. Ensuite, on remontera dormir. On a déjà bien profité de notre journée et on est là jusqu'au dix-huit.
— Je crois qu'on peut dîner à partir de dix-neuf heures. Je te propose d'y aller dès que c'est ouvert. Ensuite, on remontera dormir. On a déjà bien profité de notre journée et on est là jusqu'au dix-huit.
Lorsqu'ils arrivèrent au restaurant, il était déjà rempli à moitié. Il s'agissait principalement de personnes âgées soucieuses de conserver les horaires de repas qu'elles pratiquaient chez elles. C'était les mêmes qu'on voyait en premier au petit déjeuner et au repas de midi. Les couples les plus jeunes se levaient tard, déjeunaient vers treize heures lorsqu'ils déjeunaient sur place et dînaient tard. Ce sont ces derniers horaires qu'adopta le couple les jours suivants, mais, contrairement aux autres couples de leur âge, ils ne quittaient pas l'hôtel. Ils n'étaient pas intéressés par la visite de Mombasa. Il faut dire que cette ville d'un million d'habitants vivant pour la plupart dans des bidonvilles, ne paraissait pas présenter un grand intérêt en dehors de l'endroit où justement ils se trouvaient. Ils étaient là pour profiter l'un de l'autre dans un endroit idyllique et n'avaient besoin de rien d'autre. Leur emploi du temps était d'une régularité absolue.
Le matin était consacré à la piscine tandis que l'après-midi, après la sieste, ils se rendaient à la plage. Le jeudi, cependant, ils interrompirent leur sieste à seize heures au lieu de dix-sept. Cédric désirait profiter au moins une fois du centre de remise en forme tandis que son épouse retournait à la boutique de souvenirs afin de choisir ce qu'ils voulaient ramener pour eux et aussi pour leurs proches. Elle avait mis une robe d'été rose ainsi que sa capeline. Elle choisit une cotonnade pour sa maman et pour elle, une sculpture abstraite pour Marielle, et des sculptures d'animaux pour tout le monde, y compris Armelle et Philippe. Elle nota soigneusement les références de tous ces articles. Elle se rendit ensuite à la réception où officiait Samuel. Comme il était occupé avec un client, il lui fit un petit signe de connivence. Elle s'assit dans un fauteuil et attendit tranquillement.
Une fois le client parti, elle se leva et lui présenta la liste des produits qu'elle avait sélectionnés. Il regarda un instant celle-ci avant de la ranger dans le coffre de l'hôtel.
— Afin de minimiser les risques de vol, je vous déposerai vos achats le dix-huit pendant le repas de midi.
— Quand devrons-nous vous régler ?
— Au moment de votre départ.
— Je vous remercie beaucoup Samuel. C'est bien agréable de pouvoir faire confiance à quelqu'un.
— Puis-je vous complimenter sur votre chapeau, madame ?
— C'est gentil à vous. C'est ce qu'on appelle chez nous une capeline.
— Elle vient de France ?
— Oui ! Elle est fabriquée en France.
— Quand j'emmènerai ma femme en France, je lui achèterai une capeline.
— Vous voulez aller en France ?
— Oui. Avec ma femme, nous rêvons d'y aller. J'économise un peu d'argent tous les jours. Si tout va bien, dans dix ans nous pourrons y aller. On visitera le Louvre et la tour Effel, et j'offrirai une capeline comme la vôtre à ma femme. Elle rêve d'aller à l'église avec un chapeau venant de France.
— Je vous souhaite de pouvoir réaliser votre rêve, vous et votre épouse, Samuel.
— Quand devrons-nous vous régler ?
— Au moment de votre départ.
— Je vous remercie beaucoup Samuel. C'est bien agréable de pouvoir faire confiance à quelqu'un.
— Puis-je vous complimenter sur votre chapeau, madame ?
— C'est gentil à vous. C'est ce qu'on appelle chez nous une capeline.
— Elle vient de France ?
— Oui ! Elle est fabriquée en France.
— Quand j'emmènerai ma femme en France, je lui achèterai une capeline.
— Vous voulez aller en France ?
— Oui. Avec ma femme, nous rêvons d'y aller. J'économise un peu d'argent tous les jours. Si tout va bien, dans dix ans nous pourrons y aller. On visitera le Louvre et la tour Effel, et j'offrirai une capeline comme la vôtre à ma femme. Elle rêve d'aller à l'église avec un chapeau venant de France.
— Je vous souhaite de pouvoir réaliser votre rêve, vous et votre épouse, Samuel.
Elle le quitta pensive. Que pourrait-elle faire pour les aider à réaliser leur rêve ? Un simple geste, mais lequel ? Elle remonta dans la chambre et attendit son mari, puis ils se rendirent à la plage comme les autres jours.
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