Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle et pourtant — Chapitre 12
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle et pourtant
Chapitre 12
La demande en mariage
Le samedi suivant Cédric vint chercher Benoît et ils partirent pour Condom en milieu de matinée. Ils arriveraient donc vers onze heures trente. C'était largement suffisant puisque le repas débutait en général vers douze heures trente. En chemin ils parlèrent de choses et d'autres.
— Au fait on sera huit tout-à-l ‘heure. Il y aura en plus ma grand-mère.
— Du côté de ta mère ?
— Oui. Elle habite à Auch, ce qui n'est pas très loin. Papa sera allé la chercher en voiture.
— On aurait pu la prendre au passage.
— Je n'y ai pas pensé. D'ailleurs elle préfère toujours que ce soit lui qui vienne la chercher et qui la ramène. Ils passent leur temps à se provoquer quand ils sont devant les autres, mais quand ils sont seuls ils s'entendent très bien. Elle lui sert de confidente et comme elle est pleine de bon sens il n'hésite pas à lui demander conseil sur des tas de sujets.
— Elle a l'air d'être très sympa.
— Oui dès lors qu'on n'est pas trop déstabilisé.
— Déstabilisé par quoi ?
— Mamie a un péché mignon qui est de dire des énormités en public. Elle est prête à faire à haute voix des remarques complètement déstabilisantes pendant un discours du maire ou un sermon du curé. Comme elle commence à être trop connue, les gens sont de moins en moins déstabilisés. Alors dès qu'elle rencontre de nouvelles têtes, elle profite de l'occasion. Donc quand tu lui seras présenté elle te dira quelques énormités. Évidemment maman sera aux cent coups et papa se marrera. Alors prépare une solide défense. Si tu arrives à la contrer non seulement elle te laissera tranquille mais en plus elle sera ravie. Une fois qu'elle a fait son petit numéro, c'est quelqu'un de très agréable.
— Tu as d'autres recommandations ?
— Une dernière. Quand mon père va te serrer la main essaye de bien la raidir et prépare-toi au pire. Il a une poigne d'acier et il va te la broyer complètement.
— Bon. Au moins je suis prévenu. Rien d'autre ?
— Non. Je t'ai parlé de maman dont l'amour s'exprime à travers la nourriture et les fleurs. Ah ! J'oubliais le dernier membre de la famille : Abélard. Un roquet sympa.
— Oui. MarieClaude m'en a parlé.
— Bon on ne va pas tarder à arriver. Tu prends la prochaine à droite. Voilà. Et maintenant on continue deux cents mètres. C'est ce grand portail blanc. Tu donnes trois brefs coups de klaxon et quelqu'un ouvrira le portail.
— Du côté de ta mère ?
— Oui. Elle habite à Auch, ce qui n'est pas très loin. Papa sera allé la chercher en voiture.
— On aurait pu la prendre au passage.
— Je n'y ai pas pensé. D'ailleurs elle préfère toujours que ce soit lui qui vienne la chercher et qui la ramène. Ils passent leur temps à se provoquer quand ils sont devant les autres, mais quand ils sont seuls ils s'entendent très bien. Elle lui sert de confidente et comme elle est pleine de bon sens il n'hésite pas à lui demander conseil sur des tas de sujets.
— Elle a l'air d'être très sympa.
— Oui dès lors qu'on n'est pas trop déstabilisé.
— Déstabilisé par quoi ?
— Mamie a un péché mignon qui est de dire des énormités en public. Elle est prête à faire à haute voix des remarques complètement déstabilisantes pendant un discours du maire ou un sermon du curé. Comme elle commence à être trop connue, les gens sont de moins en moins déstabilisés. Alors dès qu'elle rencontre de nouvelles têtes, elle profite de l'occasion. Donc quand tu lui seras présenté elle te dira quelques énormités. Évidemment maman sera aux cent coups et papa se marrera. Alors prépare une solide défense. Si tu arrives à la contrer non seulement elle te laissera tranquille mais en plus elle sera ravie. Une fois qu'elle a fait son petit numéro, c'est quelqu'un de très agréable.
— Tu as d'autres recommandations ?
— Une dernière. Quand mon père va te serrer la main essaye de bien la raidir et prépare-toi au pire. Il a une poigne d'acier et il va te la broyer complètement.
— Bon. Au moins je suis prévenu. Rien d'autre ?
— Non. Je t'ai parlé de maman dont l'amour s'exprime à travers la nourriture et les fleurs. Ah ! J'oubliais le dernier membre de la famille : Abélard. Un roquet sympa.
— Oui. MarieClaude m'en a parlé.
— Bon on ne va pas tarder à arriver. Tu prends la prochaine à droite. Voilà. Et maintenant on continue deux cents mètres. C'est ce grand portail blanc. Tu donnes trois brefs coups de klaxon et quelqu'un ouvrira le portail.
Une fois entrés Benoît montra un groupe de trois voitures garées sur la droite.
— Tu n'as qu'à te garer du côté des voitures là-bas. Tu peux te mettre où tu veux. Tu laisseras les clefs sur le contact. Si elle gêne on pourra la déplacer sans te déranger.
Quand ils descendirent de voiture, tout le monde était assis sur la terrasse à l'exception de MarieClaude qui n'était pas présente. Armelle et Philippe se levèrent pour accueillir les arrivants. En reconnaissant Cédric, Armelle s'arrêta interdite. Philippe eut un sourire un peu étonné mais continua comme si de rien n'était. Armelle le suivit ne sachant pas trop comment réagir. Philippe arriva le premier devant Benoît et Cédric.
— Salut Benoît ! Vous n'avez pas eu trop de mal avec la circulation ?
— Non ! Tout s'est bien passé. Tu ne connais pas Cédric ?
— Ravi de faire ta connaissance Cédric. Philippe se retourna vers Armelle qui arrivait et, de manière ostensible il reprit :
— Je te présente ma fiancée Armelle. C'est une amie d'enfance de la sœur de Benoît dont nous fêtons l'anniversaire.
— Bonjour Armelle ! Très heureux de faire ta connaissance.
— Moi aussi. Salut Benoît !
— Non ! Tout s'est bien passé. Tu ne connais pas Cédric ?
— Ravi de faire ta connaissance Cédric. Philippe se retourna vers Armelle qui arrivait et, de manière ostensible il reprit :
— Je te présente ma fiancée Armelle. C'est une amie d'enfance de la sœur de Benoît dont nous fêtons l'anniversaire.
— Bonjour Armelle ! Très heureux de faire ta connaissance.
— Moi aussi. Salut Benoît !
Puis elle rajouta à voix basse :
— Faites-moi encore un coup comme ça et je vous arrache les yeux. Vous avez failli me faire avoir une crise cardiaque.
Ils se dirigèrent vers la terrasse où les parents et la grand-mère de Benoît les attendaient. Pendant qu'ils approchaient, MarieClaude apparut sur la terrasse, appuyée sur une canne, quelques mètres derrière ses parents. Quand elle aperçut Cédric, elle s'arrêta pétrifiée. Elle était incapable de faire un pas de plus. Benoît commença les présentations.
— Voilà Cédric. C'est un bon copain que je me suis fait récemment. Ça c'est maman.
— Bonjour madame.
— Bonjour madame.
Michèle se leva et fit une bise à Cédric.
— Les amis de Benoît m'appellent Michèle. C'est plus gentil que madame. J'espère que tu n'as pas trop faim. On mangera vers midi et demie. Si tu as un petit creux n'hésite pas, Benoît te montrera le frigidaire.
C'est alors que la grand-mère intervint.
— Moi c'est Françoise. Je sais que je n'en ai pas l'air, mais je suis la grand-mère de ce garçon. Je n'accepte pas que les gens m'appellent Françoise sauf les beaux garçons. Donc tu peux m'appeler Françoise.
— Merci Françoise. Content que tu me trouves à ton goût.
— Si tu n'as pas de copine en ce moment je suis libre.
— Je suis désolé Françoise, mais je n'ai pas l'habitude de sortir avec des gamines.
— Tu as tort ! Je sais faire des tas de choses qui plaisent beaucoup aux hommes. Je suis prête à te faire une démonstration quand tu veux.
— Maman ! Michèle était positivement horrifiée.
— J'avoue que je suis tenté Françoise, mais devant tout le monde ça me gêne un peu. Je vois là-bas un petit bosquet où nous pourrions aller faire un tour ensemble. Ça pourrait nous servir d'apéritif.
— Merci Françoise. Content que tu me trouves à ton goût.
— Si tu n'as pas de copine en ce moment je suis libre.
— Je suis désolé Françoise, mais je n'ai pas l'habitude de sortir avec des gamines.
— Tu as tort ! Je sais faire des tas de choses qui plaisent beaucoup aux hommes. Je suis prête à te faire une démonstration quand tu veux.
— Maman ! Michèle était positivement horrifiée.
— J'avoue que je suis tenté Françoise, mais devant tout le monde ça me gêne un peu. Je vois là-bas un petit bosquet où nous pourrions aller faire un tour ensemble. Ça pourrait nous servir d'apéritif.
Un grand silence se fit autour d'eux. Cédric se dit qu'il y était peut-être allé un peu fort. Françoise le regarda silencieusement cherchant manifestement une nouvelle réplique. Finalement elle se tourna vers Benoît et lui dit d'un ton de reproche :
— Judas ! Vas chercher tes trente deniers !
Puis elle se retourna vers Cédric avec un grand sourire :
— Soit le bienvenu mon garçon. Nous sommes toujours contents quand nos enfants amènent des amis. Tu peux vraiment m'appeler Françoise. Ça me fera réellement plaisir.
— Merci Françoise. Puis je vous faire la bise ?
— Tu peux mon garçon.
— Merci Françoise. Puis je vous faire la bise ?
— Tu peux mon garçon.
Cédric se pencha vers elle et l'embrassa affectueusement. Il se tourna ensuite vers le père de Cédric qui se leva en signe de bienvenue :
— Sois le bienvenu Cédric. Moi c'est Roger.
Il était impressionnant. Il devait avoir à peu près la même taille que Benoît mais il devait bien peser un demi quintal de plus. Il avait une voix tonitruante. Quand il se mettait en colère, il devait terrifier tout le monde. Comme prévu, il broya littéralement la main de Cédric, bien que celui-ci ait tenté de la raidir afin de limiter l'effet. Cédric sauta en l'air et secoua furieusement sa main.
— Nom de dieu Roger ! Si vous serrez la main de vos employés comme ça vous devez vous ruiner en cotisations d'accidents du travail !
— Roger Roussel éclata de rire.
— Rassure toi ça passe vite. Et il donna une grande tape dans le dos de Cédric qui se sentit presque décoller. Pendant ce temps-là Abélard, voulant à tout prix participer à la fête s'était mis à aboyer comme un fou en galopant dans le jardin. Quand à MarieClaude, elle était toujours immobile à la même place, ne sachant pas comment réagir face à la situation. Cédric la regardait avec tendresse et elle mourait d'envie de se pelotonner conter lui. A la fin ses parents se retournèrent et son père la gronda gentiment.
— Tu devrais accueillir plus aimablement notre invité ma puce.
— Roger Roussel éclata de rire.
— Rassure toi ça passe vite. Et il donna une grande tape dans le dos de Cédric qui se sentit presque décoller. Pendant ce temps-là Abélard, voulant à tout prix participer à la fête s'était mis à aboyer comme un fou en galopant dans le jardin. Quand à MarieClaude, elle était toujours immobile à la même place, ne sachant pas comment réagir face à la situation. Cédric la regardait avec tendresse et elle mourait d'envie de se pelotonner conter lui. A la fin ses parents se retournèrent et son père la gronda gentiment.
— Tu devrais accueillir plus aimablement notre invité ma puce.
Afin de débloquer la situation Benoît crut bon d'intervenir :
— Et là, voici la reine de cette journée, mon adorable petite sœur dont nous fêtons aujourd'hui le vingtième anniversaire. Cédric inclina légèrement la tête.
— Bonjour MarieClaude. Je suis enchanté de faire ta connaissance et je te souhaite un joyeux anniversaire. Mais je vois que tu as quelques problèmes pour te déplacer. Je vais t'aider à venir t'asseoir.
— Bonjour MarieClaude. Je suis enchanté de faire ta connaissance et je te souhaite un joyeux anniversaire. Mais je vois que tu as quelques problèmes pour te déplacer. Je vais t'aider à venir t'asseoir.
Il se dirigea résolument vers elle et le dos tourné aux autres convives il lui chuchota :
— Bonjour mon amour.
Puis il lui prit gentiment le bras pour l'amener à un des fauteuils. Elle chuchota un merci quasi inaudible. Cédric s'assit à côté d'elle sur le rebord en pierre d'un parterre de fleurs.
— Je suis désolée dit Michèle. Nous n'avons pas assez de sièges pour tout le monde. Tu veux une chaise ?
— Non ! Je suis très bien assis comme ça. Merci Michèle.
— Dites-moi les enfants, nous ne prendrons l'apéritif qu'à midi car les petits fours ne sont pas encore prêts. Vous ne voulez pas profiter de ce beau soleil pour aller faire un petit tour ?
— J'ai une idée ! dit Benoît, on va faire le tour du bosquet. On pourra admirer la vue sur la vallée quand on sera de l'autre côté. Qu'en penses-tu Cédric ?
— C'est une bonne idée.
— Philippe et Armelle ?
— D'accord.
— MarieClaude tu viens avec nous bien sûr.
— Tu sais ça risque de faire un peu beaucoup pour elle aujourd'hui.
— Ne t'en fais pas maman ! Cédric et moi on va lui servir de canne et si elle se fatigue trop on lui fera la chaise.
— Cela te ferait plaisir d'y aller ma chérie ?
— Je crois que l'exercice me fera du bien répondit MarieClaude d'une voix qu'elle réussit péniblement à rendre ferme.
— Alors on y va dit Benoît.
— Non ! Je suis très bien assis comme ça. Merci Michèle.
— Dites-moi les enfants, nous ne prendrons l'apéritif qu'à midi car les petits fours ne sont pas encore prêts. Vous ne voulez pas profiter de ce beau soleil pour aller faire un petit tour ?
— J'ai une idée ! dit Benoît, on va faire le tour du bosquet. On pourra admirer la vue sur la vallée quand on sera de l'autre côté. Qu'en penses-tu Cédric ?
— C'est une bonne idée.
— Philippe et Armelle ?
— D'accord.
— MarieClaude tu viens avec nous bien sûr.
— Tu sais ça risque de faire un peu beaucoup pour elle aujourd'hui.
— Ne t'en fais pas maman ! Cédric et moi on va lui servir de canne et si elle se fatigue trop on lui fera la chaise.
— Cela te ferait plaisir d'y aller ma chérie ?
— Je crois que l'exercice me fera du bien répondit MarieClaude d'une voix qu'elle réussit péniblement à rendre ferme.
— Alors on y va dit Benoît.
Benoît et Cédric prirent chacun un bras de MarieClaude et ils s'éloignèrent. Quand ils se furent suffisamment éloignés de la maison, MarieClaude demanda à son frère :
— Comment tu savais pour Cédric ?
— C'est Armelle qui a vendu la mèche. Alors j'ai pris contact avec Cédric et on a décidé de te faire la surprise.
— C'est Armelle qui a vendu la mèche. Alors j'ai pris contact avec Cédric et on a décidé de te faire la surprise.
Armelle intervint.
— Pardonne-moi MarieClaude. Benoît s'inquiétait de ton état d'euphorie et il m'a poussée dans mes derniers retranchements.
— Vous avez eu raison. Je suis très contente. J'avais tellement envie que tu sois là pour mon anniversaire mon Cédric.
— Moi aussi mon petit amour.
— Vous avez eu raison. Je suis très contente. J'avais tellement envie que tu sois là pour mon anniversaire mon Cédric.
— Moi aussi mon petit amour.
Ils arrivèrent au bosquet et commencèrent à le contourner. Lorsqu'ils ne furent plus en vue de la maison, Philippe proposa :
— On pourrait s'éloigner cinq minutes pour que MarieClaude et Cédric puissent se dire un véritable bonjour.
Ils s'éloignèrent donc de Cédric et MarieClaude. Ils n'avaient pas fait trois pas que déjà le couple était enlacé et s'embrassait tendrement.
— Comme tu m'as manqué mon amour !
— Serre moi fort dans te bras !
— Serre moi fort dans te bras !
Ils restèrent sans rien dire quelques instants profitant silencieusement de leur bonheur. Puis Cédric rompit le premier le silence.
— Tu n'as sans doute pas encore eu l'occasion de parler à tes parents.
MarieClaude se tortilla gênée.
— C'est à dire que je…
Cédric l'interrompit.
— Je sais que ce n'est pas facile de trouver le bon moment. Mais j'y pense brusquement : On pourrait profiter de ton anniversaire pour en parler à la fin du repas. On en parlerait ensemble. Ou plutôt, si tu préfères, je pourrais en parler d'abord et puis ensuite tu confirmerais.
— Oui ! C'est une bonne solution. D'ailleurs je m'apprêtais à te le proposer.
— Oui ! C'est une bonne solution. D'ailleurs je m'apprêtais à te le proposer.
Cédric la serra dans ses bras en souriant.
— Tu as toujours de bonnes idées ma chérie.
Leurs trois amis revinrent quelques temps après. MarieClaude leur annonça triomphalement.
— Cédric et moi en a eu une idée. On va parler à mes parents à la fin du repas. C'est Cédric qui parlera le premier et moi derrière je confirmerai. J'ai eu cette idée tout à l'heure et Cédric l'a eue tout de suite après.
Ses quatre interlocuteurs se regardèrent en souriant. Ils la connaissaient trop bien. MarieClaude reprit en regardant Cédric tendrement :
— Ne t'en fais pas mon chéri. Tu verras ça n'est pas très difficile. N'oublie pas que je suis avec toi.
Cédric complètement désarmé la prit dans ses bras et la souleva pour la serrer contre lui.
— Ma chérie ! Surtout ne change pas !
Ils continuèrent leur tour du bosquet. Sur la fin MarieClaude se sentit un peu fatiguée. Cédric la prit dans ses bras et une fois en vue de la maison, ils firent la chaise avec Benoît. Ils assirent dessus MarieClaude qui s'agrippa à leurs cous. Étant donné le gabarit des deux garçons et le poids de MarieClaude, le trajet restant fut fait rapidement et ils rassirent MarieClaude dans son fauteuil. Michèle apporta une énorme quantité de petits fours qu'elle avait faits elle-même et dit à son mari.
— Roger, s'il te plaît, fais le service des boissons.
Roger amena la table bar sur laquelle se trouvait tout un assortiment de boissons.
— Françoise ! Un pastis bien tassé comme d'habitude ?
— Oui s'il te plaît.
— Michèle ?
— J'ai à faire à la cuisine. Sers les autres.
— Armelle ?
— Un petit porto s'il vous plaît.
— MarieClaude ? Une grenadine comme d'habitude je suppose !
— Oui ! Merci mon papa chéri.
— Oui s'il te plaît.
— Michèle ?
— J'ai à faire à la cuisine. Sers les autres.
— Armelle ?
— Un petit porto s'il vous plaît.
— MarieClaude ? Une grenadine comme d'habitude je suppose !
— Oui ! Merci mon papa chéri.
Depuis la promenade, l'euphorie de MarieClaude s'était changée en une douce béatitude.
— Cédric ! Est-ce que vous voulez un pousse-rapière ? C'est une spécialité de chez nous.
— En quoi consiste-t-elle ?
— Le pousse rapière est un mélange de liqueur d'armagnac aromatisée à l'orange amère et de vin sauvage. Ce sont deux produits du Gers.
— Je veux bien essayer.
— Philippe ?
— La même chose s'il vous plaît.
— Benoît ?
— Même chose.
— Michèle ? Michèle !!!
— Ne crie pas si fort !
— J'ai servi tout le monde. Qu'est ce je te sers ?
— Sers-moi un porto ! J'arrive tout de suite !
— Dépêche-toi on t'attend !
— J'arrive, j'arrive !
— En quoi consiste-t-elle ?
— Le pousse rapière est un mélange de liqueur d'armagnac aromatisée à l'orange amère et de vin sauvage. Ce sont deux produits du Gers.
— Je veux bien essayer.
— Philippe ?
— La même chose s'il vous plaît.
— Benoît ?
— Même chose.
— Michèle ? Michèle !!!
— Ne crie pas si fort !
— J'ai servi tout le monde. Qu'est ce je te sers ?
— Sers-moi un porto ! J'arrive tout de suite !
— Dépêche-toi on t'attend !
— J'arrive, j'arrive !
Cédric se leva.
— Si vous voulez bien m'excuser, je vais chercher quelque chose dans la voiture. Il ouvrit le coffre, en tira un sac en papier contenant plusieurs paquets plus l'écrin de la bague qu'il mit dans sa poche puis retourna calmement s'asseoir avec les autres.
Évidemment tout le monde regarda le sac avec curiosité.
— Qu'est-ce que c'est ? demanda Benoît.
— Attends que ta maman soit là.
— Attends que ta maman soit là.
A ce moment-là Michèle les rejoignit.
— Si vous m'empêchez de surveiller ma cuisine, tout sera raté.
— Comme d'habitude ricana Benoît.
— Ne soit pas insolent ! C'est mon verre ?
— Oui ! Assied toi ; Cédric a un paquet.
— Pour qui ?
— Comme d'habitude ricana Benoît.
— Ne soit pas insolent ! C'est mon verre ?
— Oui ! Assied toi ; Cédric a un paquet.
— Pour qui ?
Cédric répondit.
— Pour Françoise et vous. Il sortit les paquets un à un du sac.
— Il s'agit de spécialités de ma région. D'abord des calissons d'Aix qui représentent les Bouches du Rhône. Ensuite des marrons glacés de Collobrières pour le Var, et enfin, pour les Alpes maritimes, un assortiment fleurs fruits : Du confit de fleurs, des pétales de fleurs cristallisés, des fruits confits et des chocolats aux fleurs. Michèle rougit de plaisir.
— C'est de la folie Cédric ! Merci beaucoup. Je ne savais pas que ces spécialités aux fleurs pouvaient exister. Et toi maman ?
— Moi non plus. J'espère qu'on pourra les goûter après le dessert s'il nous reste un peu de place après que tu nous auras gavés comme des oies.
— Il s'agit de spécialités de ma région. D'abord des calissons d'Aix qui représentent les Bouches du Rhône. Ensuite des marrons glacés de Collobrières pour le Var, et enfin, pour les Alpes maritimes, un assortiment fleurs fruits : Du confit de fleurs, des pétales de fleurs cristallisés, des fruits confits et des chocolats aux fleurs. Michèle rougit de plaisir.
— C'est de la folie Cédric ! Merci beaucoup. Je ne savais pas que ces spécialités aux fleurs pouvaient exister. Et toi maman ?
— Moi non plus. J'espère qu'on pourra les goûter après le dessert s'il nous reste un peu de place après que tu nous auras gavés comme des oies.
Comme le couvercle de la boite des spécialités de fleurs était transparent, elles s'extasièrent devant les friandises qu'on apercevait.
— Je crois même qu'il y a plusieurs étages.
— Oui on dirait bien.
— Bon ! Les filles ! Si ça ne vous dérange pas trop en peut peut-être prendre l'apéritif !
— Oui on dirait bien.
— Bon ! Les filles ! Si ça ne vous dérange pas trop en peut peut-être prendre l'apéritif !
Elles consentirent avec regret à abandonner la contemplation de la boite de friandises et tout le monde trinqua.
— A la santé de la reine du jour ! Cédric se pencha pour prendre le verre de MarieClaude. Tout en lui tendant, il s'arrangea pour tourner le dos à ses parents et lui murmura :
— A ta santé mon amour.
— A ta santé mon amour.
MarieClaude mima un baiser.
— Et maintenant, à la santé de nos jeunes tourtereaux qui vont bientôt se marier. Alors ! Donnez-nous des détails sur la cérémonie. Où En êtes-vous de la préparation ? Vos parents doivent déjà être très occupés.
La conversation s'orienta vers le couple. Voyant qu'ils n'étaient plus en point de mire, MarieClaude laissait pendre son bras devant Cédric installé à ses côté, assis sur la bordure de pierres. Profitant de l'inattention générale, il prenait de temps en temps sa main et lui déposait un léger baiser sur le bout des doigts. Ils ne s'étaient pas rendu compte que quelqu'un surveillait leur manège. Françoise avait remarqué que Cédric avait chuchoté quelques mots à MarieClaude en lui disant bonjour et que MarieClaude avait rosi. Il était donc évident qu'ils se connaissaient et ne voulaient pas que cela se sache. Elle s'était mise discrètement à les observer. Elle avait ainsi surpris le regard béat de MarieClaude à leur retour de promenade. Là elle venait de surprendre leur nouveau petit manège. En regardant autour de lui pour voir si personne ne les regardait, Cédric s'aperçut que Françoise les observait d'un petit air ironique. Elle les avait visiblement percés à jour.
Cédric lui sourit et lui jeta un regard implorant. Elle acquiesça en souriant et en opinant de la tête, puis elle lui fit un petit clin d'œil.
Michèle assista une dizaine de minutes à l'apéritif. L'essentiel de son temps fut consacré à passer les plateaux de petits fours et à demander avec anxiété aux convives si c'était vraiment bon ou si c'était complètement raté. Puis elle retourna à sa cuisine pour surveiller amoureusement la fin de cuisson des mets qu'elle avait préparés. A midi et demie elle les appela par la fenêtre.
Michèle assista une dizaine de minutes à l'apéritif. L'essentiel de son temps fut consacré à passer les plateaux de petits fours et à demander avec anxiété aux convives si c'était vraiment bon ou si c'était complètement raté. Puis elle retourna à sa cuisine pour surveiller amoureusement la fin de cuisson des mets qu'elle avait préparés. A midi et demie elle les appela par la fenêtre.
— A table les enfants ! C'est prêt !
— Nous arrivons maman !
— Roger ! Ne m'appelle pas comme ça ! Tu sais bien que j'ai horreur de ça. Et dépêchez-vous sinon ça va refroidir et ça ne sera plus bon.
— Nous arrivons maman !
— Roger ! Ne m'appelle pas comme ça ! Tu sais bien que j'ai horreur de ça. Et dépêchez-vous sinon ça va refroidir et ça ne sera plus bon.
Tout le monde se leva pour rejoindre la salle à manger. Françoise s'adressa à Cédric.
— Donne-nous le bras à MarieClaude et à moi. Je n'ai plus beaucoup de jambes à mon âge et si ça continue comme ça MarieClaude n'en aura plus du tout.
C'est ainsi que le trio pénétra dans le séjour à la suite des autres convives. La table était organisée avec une personne à chaque extrémité et trois personnes de chaque côté. Michèle était naturellement à l'extrémité la plus proche de la cuisine et Roger était en face d'elle. Françoise organisa d'autorité le reste de la table. : Elle se mit à la droite de Roger avec Philippe à côté d'elle et Armelle entre Philippe et Michèle. En face elle avait placé Cédric à gauche de Roger, Benoît à côté de sa maman et MarieClaude entre les deux garçons. Ainsi placée en face des deux amoureux, elle pouvait observer leurs réactions. Elle comptait bien s'amuser un peu pendant le repas.
L'entrée se composait d'un magnifique feuilleté salé contenant une béchamel agrémentée de champignons et d'écrevisses. C'était absolument délicieux. Tout le monde complimenta la maîtresse de maison qui se tortillait rouge de plaisir tout en disant qu'elle aurait pu faire quelque chose de meilleur si seulement elle avait eu le temps. Vint ensuite un Saumon entier poché avec des légumes et une sauce mousseline à l'aneth. La finesse du saumon conjuguée à l'effet acidulé de la sauce mousseline faisait un contraste très heureux avec le plat précédent. Le plat de résistance était un magnifique faisan farci au foie gras et aux morilles accompagné d'un assortiment de légumes sautés dans de l'huile d'olive.
Pendant toute la durée du repas les conversations et les rires fusaient tout autour de la table. Françoise observait amusée les frôlements de mains et les regards tendres que Cédric et MarieClaude échangeaient. Elle avait observé discrètement les trois autres jeunes gens et en avait rapidement déduit que tout le monde autour de la table était au courant de l'idylle sauf, bien sûr, Michèle et Roger. Elle prenait un malin plaisir à poser à Cédric d'un air innocent des questions embarrassantes auxquelles il s'ingéniait à répondre de manière suffisamment diplomatique et ambiguë. Elle se régalait de cette joute oratoire et Cédric y avait pris goût aussi. Elle lui demandait par exemple s'il était déjà allé en Andorre. Cédric répondait qu'il y avait été assez rarement, ce qui était d'ailleurs exact vu qu'il n'y était allé qu'une fois. Elle parla ensuite de la journée récente où MarieClaude s'était fracturé le pied et lui demanda s'il était au courant.
Cédric répondit qu'ils en avaient un peu parlé avec Benoît, ce qui était là encore exact. MarieClaude, à chaque question de sa grand-mère, plongeait un peu plus le nez dans son assiette. Benoît s'amusait franchement, Philippe plus discrètement tandis qu'Armelle plaignait plutôt MarieClaude qui semblait au supplice.
Comme Françoise s'ingéniait à ramener sans arrêt la conversation sur Cédric, Michèle et Roger commencèrent à interroger ce dernier sur lui-même alors qu'ils en étaient au fromage.
— Comment vous êtes-vous connus Benoît et vous ?
Benoît répondit à la place de Cédric :
— Figure toi que Cédric et moi on va à la même salle de musculation. On a sympathisé, voilà tout.
— Vous êtes étudiant comme Benoît ?
— Non ! ça fait déjà deux ans que je suis dans la vie active.
— Vous avez fait des études courtes ?
— Non. J'ai fait six années d'études supérieures.
— Vous n'avez tout de même pas eu votre bac à quinze ans ! Cédric rit.
— J'en ai vingt-cinq. Benoît m'en donne même vingt-sept.
— Vous travaillez donc à Toulouse ?
— Oui. Je suis chez Airbus industrie. Je dirige une petite équipe de recherche développement.
— Vous avez dû faire de sacrées études pour ça !
— Vous êtes étudiant comme Benoît ?
— Non ! ça fait déjà deux ans que je suis dans la vie active.
— Vous avez fait des études courtes ?
— Non. J'ai fait six années d'études supérieures.
— Vous n'avez tout de même pas eu votre bac à quinze ans ! Cédric rit.
— J'en ai vingt-cinq. Benoît m'en donne même vingt-sept.
— Vous travaillez donc à Toulouse ?
— Oui. Je suis chez Airbus industrie. Je dirige une petite équipe de recherche développement.
— Vous avez dû faire de sacrées études pour ça !
Benoît intervint.
— Il a fait Polytechnique et Sup-Aero.
— Hé bien vos parents doivent être fiers de vous.
— Hé bien vos parents doivent être fiers de vous.
Cédric sourit.
— Les parents ne sont pas toujours totalement objectifs quand il s'agit de leurs enfants.
— Benoît nous a dit que vous faisiez du sport. Du Karaté et puis du décathlon je crois ?
— Benoît nous a dit que vous faisiez du sport. Du Karaté et puis du décathlon je crois ?
A ce moment-là, MarieClaude qui jusque-là n'avait pas ouvert la bouche, s'écria avec enthousiasme :
— Oui ! Et même il a été champion régional de décathlon ! N'est-ce pas mon chér…
Avant même d'avoir terminé sa phrase, MarieClaude se rendit compte de sa gaffe. Elle n'était pas censée connaître Cédric. Elle devint écarlate et piqua de nouveau du nez dans son assiette. Tout le monde se tourna vers elle un peu étonné et ils la regardèrent en silence. Sa grand-mère remarqua d'un petit ton faussement innocent :
— Eh bien bravo, ma chérie, j'ignorais que tu te tenais aussi bien au courant de l'actualité sportive.
A ce moment, on entendit une sorte de hennissement. Benoît essayait de se retenir mais son rire fusa par le nez et il explosa littéralement. MarieClaude regarda Cédric d'un air suppliant. Elle était désemparée et ne savait absolument pas comment réagir. Cédric comprit qu'il était temps de prendre les choses en main. Il commença par demander fermement à Benoît de se calmer et, dans le silence qui s'était rétabli, il se leva et commença :
— Je crois qu'il est temps de vous donner quelques explications.
Puis il se tourna vers la jeune fille.
— MarieClaude, puisque c'est ton anniversaire aujourd'hui, je t'ai apporté un cadeau qui, je l'espère, te conviendra. Il s'agit d'un objet qui a pour moi une grande valeur. Il me vient de ma famille et je l'ai fait venir pour toi. Je vais maintenant te l'offrir. Il sortit l'écrin de sa poche et rajouta :
— Mais, avant de te l'offrir, je souhaite tout d'abord te poser une question qui va nous engager tous les deux.
— Mais, avant de te l'offrir, je souhaite tout d'abord te poser une question qui va nous engager tous les deux.
Et tout en sortant la bague de son écrin, il lui demanda :
— Mon amour ! Veux-tu m'épouser ?
MarieClaude le regarda émerveillée et répondit avec ferveur :
— Oh oui mon amour ! Mille fois oui !
Cédric lui passa la bague de fiançailles au doigt.
— Alors reçois cette bague en guise de promesse.
Puis il se pencha vers elle et ils s'embrassèrent longuement. Roger était complètement pétrifié et regardait le couple bouche bée. Quant à Michèle, après quelques instants de stupeur, elle plissa le nez, plissa les yeux, plissa tout le reste du visage et éclata en sanglot. Elle ne savait que répéter « Mon Bébé ! Mon Bébé ! ». Armelle sanglotait de son côté pelotonnée contre Philippe. MarieClaude contemplait sa bague émerveillée. Puis elle regarda sa mère qui continuait à pleurer en lui tendant les bras. Elle se leva, vint vers elle et, en éclatant elle aussi en pleurs se réfugia sur ses genoux. Françoise essaya bien de participer à la séance de larmes, ne serait-ce que par politesse. Comme ça ne venait vraiment pas elle se tourna vers son gendre.
— Roger. Si vous ne vous décidez pas à refermer la bouche, vous allez finir par attraper un rhume ou par faire une crise d'aérophagie.
Le père de MarieClaude reprit ses esprits et interpela son fils d'une voix tonitruante qui fit trembler les vitres du séjour.
— Benoît ! Descend à la cave et remonte le magnum de dom Pérignon.
— De quelle année ?
— Quel âge a ta sœur ? idiot !
— Ah oui ! Celui de quatre-vingt-quinze. J'y vais tout de suite. Roger se tourna vers Cédric avec fierté.
— Je l'ai acquise à son premier anniversaire. C'est le bon jour pour la boire.
— De quelle année ?
— Quel âge a ta sœur ? idiot !
— Ah oui ! Celui de quatre-vingt-quinze. J'y vais tout de suite. Roger se tourna vers Cédric avec fierté.
— Je l'ai acquise à son premier anniversaire. C'est le bon jour pour la boire.
Michèle avait vite repris le dessus et avec MarieClaude sur ses genoux et Armelle elles admiraient la bague. Michelle demanda :
— C'est un bijou de famille ?
— Oui. Il m'a été réservé par ma mère pour que je l'offre à ma future épouse.
— Michèle se tourna vers Armelle.
— Je suis sûre que tu étais au courant.
— Oui. Il m'a été réservé par ma mère pour que je l'offre à ma future épouse.
— Michèle se tourna vers Armelle.
— Je suis sûre que tu étais au courant.
Armelle rit.
— Et pour cause. C'est moi qui les ai présentés l'un à l'autre. Il faut dire que Cédric est mon cousin germain. Cédric était avec nous en Andorre. C'est lui qui s'est occupé de MarieClaude le soir où elle s'est fracturé le pied et ensuite pendant toute la semaine.
— Vous êtes tous de petits cachotiers.
— Vous nous en voulez ?
— Tu plaisantes ? Je suis bien trop heureuse pour mon bébé. Bon ! Ce n'est pas tout mais il faut que j'amène le gâteau d'anniversaire. Elle disparut dans la cuisine et reparut un peu plus tard portant un magnifique gâteau orné des vingt bougies de rigueur.
— La tradition veut que MarieClaude souffle ses bougies mais d'habitude l'un d'entre nous doit l'aider. Je pense que c'est à toi de le faire cette année Cédric.
— Vous êtes tous de petits cachotiers.
— Vous nous en voulez ?
— Tu plaisantes ? Je suis bien trop heureuse pour mon bébé. Bon ! Ce n'est pas tout mais il faut que j'amène le gâteau d'anniversaire. Elle disparut dans la cuisine et reparut un peu plus tard portant un magnifique gâteau orné des vingt bougies de rigueur.
— La tradition veut que MarieClaude souffle ses bougies mais d'habitude l'un d'entre nous doit l'aider. Je pense que c'est à toi de le faire cette année Cédric.
Cédric et MarieClaude se penchèrent de concert et soufflèrent ensemble les vingt bougies d'un seul coup. MarieClaude était rayonnante. Ses parents aussi car ils s'étaient fait du souci pour elle ces tout derniers jours. D'abord à cause de sa fracture mais aussi à cause de l'euphorie permanente dans laquelle elle était plongée depuis lors. Ils en comprenaient maintenant la raison et pouvaient s'en réjouir sans crainte. Il leur semblait retrouver la petite fille pleine de vie qu'elle avait été jusqu'à l'âge de six ans. Cédric, de son côté était plus ému qu'il ne le laissait paraître. Il avait été accueilli chaleureusement simplement parce qu'ils pensaient recevoir un copain de leur fils. Non seulement il avait tout de suite été à l'aise mais maintenant il se sentait déjà intégré à la famille de MarieClaude.
— Tu n'as pas encore eu l'occasion de présenter MarieClaude à tes parents ? demanda Françoise.
— Non, mais j'en ai parlé à ma mère et je lui ai envoyé des photos. Maman a hâte de faire sa connaissance. Dès que MarieClaude sera en état de voyager, je l'emmène passer une dizaine de jours à Èze.
— Non, mais j'en ai parlé à ma mère et je lui ai envoyé des photos. Maman a hâte de faire sa connaissance. Dès que MarieClaude sera en état de voyager, je l'emmène passer une dizaine de jours à Èze.
Le papa de MarieClaude grogna.
— Toi tu ne restes que trois jours avec nous.
— Ah Roger ! Ne commence pas ! Tu sais bien que Cédric viendra passer tous ses week-end à Condom. Cédric, je te montrerai tout à l'heure les deux chambres d'amis pour que tu puisses choisir celle qui sera la tienne. Tu pourras comme ça y laisser toutes les affaires que tu voudras et tu ne seras pas obligé de faire des allers retours avec à chaque fois des affaires dont tu n'auras besoin qu'ici. Cela me permettra en plus de m'occuper de les laver et les repasser pendant la semaine. Tu m'apporteras aussi ton linge sale de la semaine.
— Je suis un peu confus Michèle, je vais vous encombrer et vous donner du travail.
— Je ne vois pas pourquoi tu dis ça. Benoît a sa chambre et je m'occupe de son linge. Je ne vois pas pourquoi ça serait différent pour toi.
— Vous êtes trop gentille. Merci beaucoup.
— Arrête de me vouvoyer s'il te plait ! On n'est pas des étrangers tout de même ! Roger intervint en souriant.
— Tu sais, quand Michèle a décidé quelque chose, c'est comme ça et pas autrement. Mais tu verras, on s'y habitue très bien.
— Très bien Michèle, toi tu diras ce que je dois faire et moi je ferai comme tu auras dit.
— Non mais ! Et tes parents ? Il va falloir qu'ils viennent nous voir.
— Vous aurez l'occasion de les voir en août à l'occasion du mariage d'Armelle. Et puis évidemment à notre mariage à nous.
— Vous avez commencé à réfléchir à une date ? Je suppose que vous ferez ça cette année ?
— A moins que MarieClaude n'y soit formellement opposée (Il regarda celle-ci d'un air malicieux) ou que soit impossible en si peu de temps je voudrais que cela se fasse dès le mois de septembre. J'aimerais avant mais ce ne serait pas raisonnable compte tenu des problèmes d'organisation.
— Si c'est en septembre, tes parents pourraient rester passer un petit peu de temps chez nous après le mariage.
— Je pense qu'ils en seraient ravis et qu'ils seraient aussi ravis de vous recevoir à Èze. Mais il faudra voir ça directement avec eux.
— Ah Roger ! Ne commence pas ! Tu sais bien que Cédric viendra passer tous ses week-end à Condom. Cédric, je te montrerai tout à l'heure les deux chambres d'amis pour que tu puisses choisir celle qui sera la tienne. Tu pourras comme ça y laisser toutes les affaires que tu voudras et tu ne seras pas obligé de faire des allers retours avec à chaque fois des affaires dont tu n'auras besoin qu'ici. Cela me permettra en plus de m'occuper de les laver et les repasser pendant la semaine. Tu m'apporteras aussi ton linge sale de la semaine.
— Je suis un peu confus Michèle, je vais vous encombrer et vous donner du travail.
— Je ne vois pas pourquoi tu dis ça. Benoît a sa chambre et je m'occupe de son linge. Je ne vois pas pourquoi ça serait différent pour toi.
— Vous êtes trop gentille. Merci beaucoup.
— Arrête de me vouvoyer s'il te plait ! On n'est pas des étrangers tout de même ! Roger intervint en souriant.
— Tu sais, quand Michèle a décidé quelque chose, c'est comme ça et pas autrement. Mais tu verras, on s'y habitue très bien.
— Très bien Michèle, toi tu diras ce que je dois faire et moi je ferai comme tu auras dit.
— Non mais ! Et tes parents ? Il va falloir qu'ils viennent nous voir.
— Vous aurez l'occasion de les voir en août à l'occasion du mariage d'Armelle. Et puis évidemment à notre mariage à nous.
— Vous avez commencé à réfléchir à une date ? Je suppose que vous ferez ça cette année ?
— A moins que MarieClaude n'y soit formellement opposée (Il regarda celle-ci d'un air malicieux) ou que soit impossible en si peu de temps je voudrais que cela se fasse dès le mois de septembre. J'aimerais avant mais ce ne serait pas raisonnable compte tenu des problèmes d'organisation.
— Si c'est en septembre, tes parents pourraient rester passer un petit peu de temps chez nous après le mariage.
— Je pense qu'ils en seraient ravis et qu'ils seraient aussi ravis de vous recevoir à Èze. Mais il faudra voir ça directement avec eux.
Michèle et Roger étaient impressionnés par le ton à la fois très serein et très décidé de Cédric. Il inspirait confiance. Il saurait s'occuper de MarieClaude qui en avait encore bien besoin. Ce fut Françoise qui fut la première à poser la question.
— Tes parents vont sûrement être impatients que tu aies un héritier. Cédric se mit à rire.
— Je suppose qu'ils ne seront pas les seuls. Il rajouta plus sérieusement.
— Au risque de décevoir tout le monde, nous avons des projets qui devront être réalisés dans l'ordre : Les deux prochaines années MarieClaude s'occupera de ses études et en particulier de son projet artistique. Personnellement je ferai ce qu'il faudra pour qu'elle puisse choisir d'avoir une activité professionnelle ou pas mais son projet artistique lui tient énormément à cœur et donc à moi aussi. Ensuite nous la ferons opérer de la hanche et ensuite nous aurons nos enfants. Nous n'avons encore décidé ni du nombre et du rythme.
— Juste ciel ! Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'opération de la hanche ?
— J'ai parlé au docteur Morel. Il m'a expliqué que la malformation de la hanche de MarieClaude, qu'il a vue sur ses radios, était couramment traitée de nos jours avec des résultats quasi parfaits. Après en avoir discuté avec MarieClaude, nous avons décidé de procéder dans l'ordre que je vous ai indiqué. Si vous n'êtes pas encore au courant, c'est parce que la décision n'a été prise que mercredi dernier.
— Je suppose qu'ils ne seront pas les seuls. Il rajouta plus sérieusement.
— Au risque de décevoir tout le monde, nous avons des projets qui devront être réalisés dans l'ordre : Les deux prochaines années MarieClaude s'occupera de ses études et en particulier de son projet artistique. Personnellement je ferai ce qu'il faudra pour qu'elle puisse choisir d'avoir une activité professionnelle ou pas mais son projet artistique lui tient énormément à cœur et donc à moi aussi. Ensuite nous la ferons opérer de la hanche et ensuite nous aurons nos enfants. Nous n'avons encore décidé ni du nombre et du rythme.
— Juste ciel ! Qu'est-ce que c'est que cette histoire d'opération de la hanche ?
— J'ai parlé au docteur Morel. Il m'a expliqué que la malformation de la hanche de MarieClaude, qu'il a vue sur ses radios, était couramment traitée de nos jours avec des résultats quasi parfaits. Après en avoir discuté avec MarieClaude, nous avons décidé de procéder dans l'ordre que je vous ai indiqué. Si vous n'êtes pas encore au courant, c'est parce que la décision n'a été prise que mercredi dernier.
Il se tourna vers MarieClaude.
— Ais-je bien rapporté ta décision ma chérie ?
— Tout a fait, répondit très fière MarieClaude, c'est ce que j'ai décidé et Cédric m'a donné raison. Ils eurent tous envie de rire mais réussirent à garder leur sérieux. Tout le monde connaissait le petit travers de MarieClaude.
— Tout a fait, répondit très fière MarieClaude, c'est ce que j'ai décidé et Cédric m'a donné raison. Ils eurent tous envie de rire mais réussirent à garder leur sérieux. Tout le monde connaissait le petit travers de MarieClaude.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()