Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle et pourtant — Chapitre 6
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle et pourtant
Chapitre 6
Hambourg
Cédric était furieux. Il venait de se faire voler son mobile.
Cette semaine-là il était en déplacement à Hambourg du lundi au vendredi. Environ une fois par mois, les équipes des filiales Française, Allemande, Anglaise et Espagnole se réunissaient pendant une semaine de travail intensif pour harmoniser les démarches de recherche. C'était important car il fallait couvrir l'ensemble des aspects d'un projet sans faire double emploi et en évitant les solutions incompatibles. Afin d'améliorer la cohésion des équipes, ces semaines de travail pouvaient avoir lieu dans chaque pays. Cependant le plus souvent cela se passait à Toulouse ou à Hambourg où les équipes étaient les plus importantes. Bien entendu, la langue de travail était l'anglais. Cédric maîtrisait parfaitement cette langue de sorte que cela ne lui posait aucun problème. Les réunions de travail commençaient le lundi après-midi vers quatorze heures, ce qui permettait à tous les participants de voyager et de s'installer tranquillement.
Cette semaine-là il était en déplacement à Hambourg du lundi au vendredi. Environ une fois par mois, les équipes des filiales Française, Allemande, Anglaise et Espagnole se réunissaient pendant une semaine de travail intensif pour harmoniser les démarches de recherche. C'était important car il fallait couvrir l'ensemble des aspects d'un projet sans faire double emploi et en évitant les solutions incompatibles. Afin d'améliorer la cohésion des équipes, ces semaines de travail pouvaient avoir lieu dans chaque pays. Cependant le plus souvent cela se passait à Toulouse ou à Hambourg où les équipes étaient les plus importantes. Bien entendu, la langue de travail était l'anglais. Cédric maîtrisait parfaitement cette langue de sorte que cela ne lui posait aucun problème. Les réunions de travail commençaient le lundi après-midi vers quatorze heures, ce qui permettait à tous les participants de voyager et de s'installer tranquillement.
Elles se terminaient le vendredi vers dix-sept heures ce qui leur permettait de retourner chez eux le vendredi soir s'ils le souhaitaient. Les autres jours les horaires étaient de dix heures par jour, c'est à dire de huit heures à dix-neuf heures avec deux demi-heures de pause leur permettant de se détendre autour d'un café ou d'une boisson chaude et d'un sandwich. Le seul vrai repas était pris le soir à l'hôtel où ils étaient logés en demi-pension. Pour leur séjour, ils étaient totalement pris en charge par la filiale du pays accueillant qui passait des accords cadre avec des chaînes hôtelières, ce qui permettait d'obtenir des prix intéressants. A Toulouse les participants étrangers étaient logés au Novotel de la place Wilson qui se trouvait au-dessus du CAPOUL. A Hambourg c'était aussi un hôtel Novotel du centre-ville.
La plupart bénéficiaient d'une voiture de location ce qui n'était pas le cas de Cédric qui se faisait véhiculer par Helmut auquel il rendait la politesse lorsque la semaine de travail était à Toulouse. Helmut Messener était l'alter ego de Cédric à Hambourg. Ils avaient à peu près le même âge et avaient sympathisé quand ils s'étaient aperçus qu'ils avaient tous les deux fait du décathlon. Ils étaient devenus bons copains. Helmut parlait parfaitement le français et ils utilisaient cette langue entre eux.
Cédric avait pris un vol KLM Toulouse Hambourg qui décollait à six heures du matin et durait au total quatre heures car il y avait une escale de deux heures à Amsterdam. Il était dans un des salons classe affaire de la zone de transit où il prenait un déjeuner complet en lisant un journal. Il avait téléphoné à Helmut pour lui confirmer son arrivée puis il avait commis l'imprudence de laisser son smartphone sur la table et de se remettre à lire. Comme il était dans une zone dans laquelle il n'y avait que des passagers en transit il ne s'était pas méfié. Ce n'est que quelques minutes plus tard en écartant son journal pour attraper son verre de jus d'orange qu'il s'était aperçu de la disparition de son mobile. C'était son téléphone professionnel. Il fallait donc qu'il téléphone d'urgence à quelqu'un des services intérieurs pour les prévenir. Il alla tout de suite à une borne téléphonique située dans la zone de transit et appela Toulouse.
Il eut au bout du fil un responsable qui lui répondit qu'ils allaient faire le nécessaire auprès de l'opérateur et qu'il disposerait d'un nouveau portable dès son retour à Toulouse. Cédric fut soulagé que le problème puisse être, si simplement résolu. Par contre il était un peu vexé de s'être fait avoir comme un bleu. D'autre part comme il n'avait pas pris son téléphone portable personnel, il serait difficile à joindre pendant son séjour à Hambourg. Pendant la journée Helmut pourrait certainement lui rendre service. Il suffirait de prévenir la boite. Par contre le soir il ne pourrait pas être joint ailleurs qu'à l'hôtel. Il faudrait qu'il prévienne au moins ses parents car s'ils n'arrivaient pas à le joindre sa maman serait morte d'inquiétude. Pour chasser sa morosité il trouva un excellent moyen. Il s'abandonna au plaisir de penser à MarieClaude. Chaque fois qu'il pensait à elle, il oubliait tout le reste.
Il avait encore deux heures devant lui avant de devoir se concentrer de nouveau sur son travail. Il repensa à la journée magique qu'il avait passée avec la jeune fille et aux sentiments qu'elle avait éveillés en lui en si peu de temps. Il avait été très ému par le récit qu'elle lui avait fait mais ce n'était pas à cause de ça qu'il l'aimait. C'était pour tout le reste. Pour l'intelligence et la finesse dont elle faisait preuve avec tant de modestie, de simplicité et de tact. Pour l'amour qui émanait naturellement de sa personne et qui transparaissait de manière si évidente dans ses peintures. Pour sa façon si attendrissante de parler de sa famille. Ils ne se connaissaient que depuis peu de temps et pourtant il avait l'impression de l'avoir toujours connue et ne pouvait déjà plus envisager l'avenir sans elle. Il ignorait si elle lui rendait les sentiments qu'il éprouvait pour elle mais si ce n'était pas le cas, il ferait tout pour la conquérir.
Vers midi il fut accueilli à l'aéroport de Hambourg par Helmut.
— Salut Cédric ! Content de te voir ! Ton vol s'est bien passé ?
— Bonjour Helmut. Je suis un peu en rogne contre moi. Juste après t'avoir téléphoné depuis Amsterdam je me suis fait bêtement voler mon téléphone portable. J'ai commis la bêtise de le laisser sur la table pendant que je lisais mon journal. Je ne pensais pas qu'il risquait grand-chose vu que j'étais dans un salon réservé à la classe affaires. Hé bien si ! En voulant boire mon jus d'orange, je me suis aperçu qu'il avait disparu.
— Ton jus d'orange ?
— Non idiot mon pantalon !
— Je plaisantais. Qu'est-ce que tu as fait ?
— J'ai téléphoné à la boîte et ils m'ont dit qu'ils allaient faire le nécessaire et que j'en aurai un autre lundi prochain. Donc tout va bien de ce côté-là. Mais comme je n'avais pas jugé utile de prendre mon téléphone personnel, je suis sans téléphone pour toute la semaine.
— ça, ça n'est pas grave. Tu pourras utiliser le mien puisqu'on sera ensemble.
— Tu es gentil.
— Oui ! C'est vrai ; je suis même comme ça depuis ma naissance.
— Ils rirent tous les deux de bon cœur.
— Bonjour Helmut. Je suis un peu en rogne contre moi. Juste après t'avoir téléphoné depuis Amsterdam je me suis fait bêtement voler mon téléphone portable. J'ai commis la bêtise de le laisser sur la table pendant que je lisais mon journal. Je ne pensais pas qu'il risquait grand-chose vu que j'étais dans un salon réservé à la classe affaires. Hé bien si ! En voulant boire mon jus d'orange, je me suis aperçu qu'il avait disparu.
— Ton jus d'orange ?
— Non idiot mon pantalon !
— Je plaisantais. Qu'est-ce que tu as fait ?
— J'ai téléphoné à la boîte et ils m'ont dit qu'ils allaient faire le nécessaire et que j'en aurai un autre lundi prochain. Donc tout va bien de ce côté-là. Mais comme je n'avais pas jugé utile de prendre mon téléphone personnel, je suis sans téléphone pour toute la semaine.
— ça, ça n'est pas grave. Tu pourras utiliser le mien puisqu'on sera ensemble.
— Tu es gentil.
— Oui ! C'est vrai ; je suis même comme ça depuis ma naissance.
— Ils rirent tous les deux de bon cœur.
Helmut le conduisit immédiatement à son hôtel pour qu'il aille faire les formalités d'accueil et déposer ses bagages. Pendant le trajet, La conversation se poursuivit.
— Alors Cédric comment vont tes amours ? Tu sais tu devrais faire comme moi et te marier. C'est super sympa de fonder une famille; ça crée des soucis mais la plupart du temps on est drôlement heureux.
— Hé bien en fait je crois bien que je vais sauter le pas.
— Super ! Elle est jolie ?
— Hé bien en fait je crois bien que je vais sauter le pas.
— Super ! Elle est jolie ?
Cédric hésita un peu.
— Je ne sais pas. La première fois que je l'ai vue, je ne l'ai pas trouvée très jolie. En plus elle boîte. Mais maintenant, j'ai l'impression d'être avec la plus jolie fille du monde dès que je suis avec elle. C'est à l'intérieur qu'elle est belle et c'est pour ça que je l'aime.
— Alors dépêche-toi de l'épouser avant qu'un autre type vienne essayer de te la piquer. Dis donc ! C'est ma petite belle-sœur qui va être déçue !
— Pourquoi ?
— Gisela et elle ont vu la photo de groupe qu'on a pris le mois dernier à Madrid. Elle t'a tout de suite remarqué et elle a dit qu'elle te mangerait bien tout cru. Il faut dire qu'elle est du genre ogresse.
— Tu lui diras que je suis désolé mais que j'ai d'autres projets.
— Ne t'en fais pas, elle trouvera facilement ailleurs de quoi satisfaire ses besoins de chair fraîche.
— Alors dépêche-toi de l'épouser avant qu'un autre type vienne essayer de te la piquer. Dis donc ! C'est ma petite belle-sœur qui va être déçue !
— Pourquoi ?
— Gisela et elle ont vu la photo de groupe qu'on a pris le mois dernier à Madrid. Elle t'a tout de suite remarqué et elle a dit qu'elle te mangerait bien tout cru. Il faut dire qu'elle est du genre ogresse.
— Tu lui diras que je suis désolé mais que j'ai d'autres projets.
— Ne t'en fais pas, elle trouvera facilement ailleurs de quoi satisfaire ses besoins de chair fraîche.
Ils arrivèrent bientôt à l'hôtel. Helmut attendit dans le hall d'entrée pendant que Cédric déposait rapidement ses bagages dans sa chambre. Ils se rendirent ensuite dans les locaux d'Airbus où ils attendirent quatorze heures en échangeant quelques informations sur les sujets qu'ils devaient traiter cette semaine-là.
— Alors dis-moi Helmut ! Comment va se passer cette première demi-journée ?
— Oh comme d'habitude c'est à dire qu'on va perdre cette demi-journée à se disputer courtoisement pour savoir quelle est l'importance des différents sujets qui seront traités. Comme d'habitude chacun sera arrivé avec en tête les instructions de sa hiérarchie qui sont, bien entendu, avant tout de faire valoir au maximum la filiale de leur pays. Comme d'habitude les filiales anglaise et espagnole essayeront de prouver qu'elles ont la même importance que les deux autres tandis que les français et les allemands leur expliqueront doctement que ce sont les filiales allemande et française qui font l'essentiel du boulot. Comme tout ceci n'est que de la poudre aux yeux ne servant en définitive qu'à justifier des demandes d'augmentation des budgets de l'année suivante, on aboutira à la répartition habituelle : Une journée consacrée à l'Allemagne, la même chose pour la France, une demi-journée pour l'Angleterre et la même chose pour l'Espagne. Tu remarqueras que je parle de pays et pas de travail. Comme d'habitude le vendredi matin sera consacré à se disputer lors de la rédaction d'un compte rendu que personne n'aura le temps de lire de toute façon et, comme d'habitude, l'après-midi on recommencera à se disputer pour fixer l'ordre du jour du mois suivant. Heureusement qu'on est tous copains et pas dupes de nous-mêmes sinon il y aurait déjà des morts.
— C'est un peu cynique mais c'est très près de la réalité.
— Parfois j'ai le sentiment que nous perdons notre temps, mais en y réfléchissant bien, je me dis qu'on a tout de même trois jours de travail sérieux. Mine de rien, les équipes anglaise et espagnole font un super boulot (Il fit semblant d'hésiter un peu) les français aussi.
— Merci beaucoup Helmut, j'apprécie ta mansuétude.
— Pas de problème.
— De toute façon on s'arrange tous pour que notre équipe se débrouille seule sans nous quand on n'est pas là.
— Parle moins fort ! On pourrait t'entendre.
— Oh comme d'habitude c'est à dire qu'on va perdre cette demi-journée à se disputer courtoisement pour savoir quelle est l'importance des différents sujets qui seront traités. Comme d'habitude chacun sera arrivé avec en tête les instructions de sa hiérarchie qui sont, bien entendu, avant tout de faire valoir au maximum la filiale de leur pays. Comme d'habitude les filiales anglaise et espagnole essayeront de prouver qu'elles ont la même importance que les deux autres tandis que les français et les allemands leur expliqueront doctement que ce sont les filiales allemande et française qui font l'essentiel du boulot. Comme tout ceci n'est que de la poudre aux yeux ne servant en définitive qu'à justifier des demandes d'augmentation des budgets de l'année suivante, on aboutira à la répartition habituelle : Une journée consacrée à l'Allemagne, la même chose pour la France, une demi-journée pour l'Angleterre et la même chose pour l'Espagne. Tu remarqueras que je parle de pays et pas de travail. Comme d'habitude le vendredi matin sera consacré à se disputer lors de la rédaction d'un compte rendu que personne n'aura le temps de lire de toute façon et, comme d'habitude, l'après-midi on recommencera à se disputer pour fixer l'ordre du jour du mois suivant. Heureusement qu'on est tous copains et pas dupes de nous-mêmes sinon il y aurait déjà des morts.
— C'est un peu cynique mais c'est très près de la réalité.
— Parfois j'ai le sentiment que nous perdons notre temps, mais en y réfléchissant bien, je me dis qu'on a tout de même trois jours de travail sérieux. Mine de rien, les équipes anglaise et espagnole font un super boulot (Il fit semblant d'hésiter un peu) les français aussi.
— Merci beaucoup Helmut, j'apprécie ta mansuétude.
— Pas de problème.
— De toute façon on s'arrange tous pour que notre équipe se débrouille seule sans nous quand on n'est pas là.
— Parle moins fort ! On pourrait t'entendre.
L'après-midi du lundi fut, comme prévu, courtoise en même temps qu'un peu tendue et, comme prévu, les Anglais se virent attribuer le mardi matin, les Espagnols le mardi Après-midi, les Français le mercredi et les Allemands le jeudi. A dix-neuf heures la séance fut levée et Helmut raccompagna Cédric à son hôtel. Celui-ci monta d'abord dans sa chambre où il commença par prendre une bonne douche avant de se changer et de ranger ses affaires dans un placard. Ensuite, il téléphona à ses parents pour les avertir qu'il était sans portable pendant toute la semaine et leur communiquer le numéro de téléphone de l'hôtel ainsi que son numéro de chambre. Sa maman le remercia et lui affirma que de toute façon elle ne se faisait pas d'inquiétude à son sujet. Naturellement c'était totalement faux mais elle se serait fait couper en morceaux plutôt que de l'admettre. Cédric se demandait avec amusement quel âge il devrait atteindre pour qu'elle ne se fasse plus de soucis pour lui; peut-être jamais.
Il descendit ensuite dîner. L'hôtel était international, la nourriture l'était aussi ; ça n'était pas plus mal. On n'avait jamais de mauvaise surprise ni de bonne d'ailleurs. Quant au service, il était discret, aimable et efficace. Après le dîner, il remonta dans sa chambre. Il s'était levé à quatre heures du matin et la journée avait été fatigante. Il commençait à être épuisé, alors il se coucha immédiatement et s'endormit rapidement.
Faux bond
Ce même lundi, à midi, Sophie, Armelle et MarieClaude étaient assises sur un banc devant l'école face à la Garonne. Elles parlaient de tout et de rien tout en grignotant quelques biscuits. Brusquement Sophie dit à ses deux amies :
— Au fait les filles, je n'irai pas en Andorre avec vous dimanche prochain. J'ai décidé d'accompagner des copains qui vont passer une semaine à Majorque.
— Tu vas manquer les derniers cours et la remise des diplômes.
— Je n'en ai rien à fiche. On ne va pas m'enlever mon diplôme pour ça.
— Tu risques de perdre l'argent que tu as donné à l'avance pour la journée en Andorre.
— Ça m'est complètement égal. Tenez ! Voici mon reçu. Vous pouvez donner ma place à quelqu'un d'autre si ça lui fait plaisir.
— C'est dommage ! Il y a des visites très intéressantes à faire.
— Je préfère me dorer au soleil que de m'embêter en regardant des tableaux qui ne m'intéressent même pas.
— Bon ! Tant pis ! Mais c'est quand même dommage.
— Tu vas manquer les derniers cours et la remise des diplômes.
— Je n'en ai rien à fiche. On ne va pas m'enlever mon diplôme pour ça.
— Tu risques de perdre l'argent que tu as donné à l'avance pour la journée en Andorre.
— Ça m'est complètement égal. Tenez ! Voici mon reçu. Vous pouvez donner ma place à quelqu'un d'autre si ça lui fait plaisir.
— C'est dommage ! Il y a des visites très intéressantes à faire.
— Je préfère me dorer au soleil que de m'embêter en regardant des tableaux qui ne m'intéressent même pas.
— Bon ! Tant pis ! Mais c'est quand même dommage.
Après les cours, Armelle et MarieClaude prévinrent Philippe de la décision de Sophie. Philippe venait lui aussi. Ils cherchèrent à qui proposer la quatrième place mais ne trouvèrent personne qui puisse être intéressé et en même temps assez ami avec eux. Ils se séparèrent donc sans avoir trouvé de solution. MarieClaude avait bien sa petite idée. Ce serait merveilleux si Cédric voulait bien venir avec eux. Mais elle n'avait pas osé en parler.
Le lendemain matin ils abordèrent de nouveau le problème du remplacement de Sophie. Armelle et Philippe ne voyaient vraiment pas à qui proposer de venir avec eux. MarieClaude se décida soudain. D'un air innocent elle demanda :
Le lendemain matin ils abordèrent de nouveau le problème du remplacement de Sophie. Armelle et Philippe ne voyaient vraiment pas à qui proposer de venir avec eux. MarieClaude se décida soudain. D'un air innocent elle demanda :
— Ton cousin Cédric ne serait pas intéressé ?
Armelle la regarda un peu surprise.
— Quelle drôle d'idée!
Puis elle réfléchit d'un air songeur. MarieClaude feignait l'indifférence mais en réalité elle était sur des charbons ardents. Si elle avait été Sophie elle aurait dit : « Dis oui Armelle ! Dis oui ! Pour me faire plaisir Armelle ! , mais elle n'était pas Sophie. Armelle reprit finalement :
— Au fond pourquoi pas ? Cédric est un garçon adorable, il aime bien MarieClaude et il pourrait faire la connaissance de Philippe. Reste à savoir s'il sera intéressé. Je vais lui téléphoner rapidement pour le lui demander ; comme ça, s'il ne veut pas venir, on pourra essayer quelqu'un d'autre. Je ne vois toujours pas qui d'ailleurs.
— Vers midi, Armelle tenta de téléphoner à Cédric mais ne parvint pas à le joindre. Elle essaya plusieurs fois mais à quatorze heures force lui fut d'admettre qu'il n'était pas joignable. Philippe intervint.
— Tu ne peux pas essayer de téléphoner chez ses parents ? Ils pourront peut-être te renseigner.
— Le problème, c'est que je n'ai pas leur numéro de téléphone.
— Demande à ta mère. Elle doit le connaitre, elle, puisque qu'elles sont sœurs. Armelle téléphona donc à sa mère qui lui donna le numéro de la boutique de la maman de Cédric. Armelle lui téléphona tout de suite :
— Tatie ? C'est Armelle !
— Comment vas-tu ma chérie ? Cédric m'a dit que vous aviez repris contact.
— Tout à fait ! J'en suis ravie.
— Toutes mes félicitations pour ton futur mariage. Ne t'en fais pas, on viendra bien sûr.
— J'en suis très heureuse, mais ce n'est pas pour ça que je te téléphone. Figures-toi que j'essaye de joindre Cédric depuis plus de deux heures mais ni son téléphone personnel ni son téléphone professionnel ne répondent. Saurais-tu comment le joindre ? Je voulais l'inviter à une virée en Andorre dimanche prochain.
— C'est normal que tu n'y arrives pas ma chérie. Il est en déplacement en Allemagne toute la semaine, il n'a pas pris son téléphone personnel et il s'est fait voler l'autre. On ne peut le joindre qu'à son hôtel et pas avant de dix-neuf heures trente. Je vais te donner le numéro de l'hôtel.
— Merci tatie ! Au revoir.
— Attend ! Je ne te l'ai pas encore donné ce numéro !
— Oups !
— Vers midi, Armelle tenta de téléphoner à Cédric mais ne parvint pas à le joindre. Elle essaya plusieurs fois mais à quatorze heures force lui fut d'admettre qu'il n'était pas joignable. Philippe intervint.
— Tu ne peux pas essayer de téléphoner chez ses parents ? Ils pourront peut-être te renseigner.
— Le problème, c'est que je n'ai pas leur numéro de téléphone.
— Demande à ta mère. Elle doit le connaitre, elle, puisque qu'elles sont sœurs. Armelle téléphona donc à sa mère qui lui donna le numéro de la boutique de la maman de Cédric. Armelle lui téléphona tout de suite :
— Tatie ? C'est Armelle !
— Comment vas-tu ma chérie ? Cédric m'a dit que vous aviez repris contact.
— Tout à fait ! J'en suis ravie.
— Toutes mes félicitations pour ton futur mariage. Ne t'en fais pas, on viendra bien sûr.
— J'en suis très heureuse, mais ce n'est pas pour ça que je te téléphone. Figures-toi que j'essaye de joindre Cédric depuis plus de deux heures mais ni son téléphone personnel ni son téléphone professionnel ne répondent. Saurais-tu comment le joindre ? Je voulais l'inviter à une virée en Andorre dimanche prochain.
— C'est normal que tu n'y arrives pas ma chérie. Il est en déplacement en Allemagne toute la semaine, il n'a pas pris son téléphone personnel et il s'est fait voler l'autre. On ne peut le joindre qu'à son hôtel et pas avant de dix-neuf heures trente. Je vais te donner le numéro de l'hôtel.
— Merci tatie ! Au revoir.
— Attend ! Je ne te l'ai pas encore donné ce numéro !
— Oups !
La maman de Cédric indiqua à Armelle le numéro et la força à le répéter deux fois. Puis elle raccrocha.
L'invitation
La journée du mardi fut moins fatigante pour Cédric que celle de la veille. Non seulement il avait pu se lever deux heures plus tard, mais en plus il n'était pas encore très concerné par les sujets du jour. Il passa donc son temps à écouter, n'ayant que très peu à intervenir. Ce serait nettement plus dense pour lui les jours suivants. Quand vint le soir il était donc encore en forme. Il alla se changer et prendre une douche dans sa chambre puis descendit dîner. Il comptait ensuite sortir un peu pour se détendre une heure ou deux puis rentrer ensuite pour se coucher après avoir éventuellement regardé la télévision. Mais comme il ne comprenait pas l'allemand cela limitait un peu le champ des possibilités. Tout en mangeant, il se mit à réfléchir sur ce qu'il comptait proposer à MarieClaude pour le dimanche suivant. Il pourrait peut-être l'amener dans une auberge à la campagne. Ils pourraient ensuite profiter de la nature tout en bavardant.
Il ne doutait pas qu'il leur serait facile de se trouver un tas de sujets de conversation. Ce serait l'occasion de commencer à lui faire la cour. A condition bien sûr qu'elle accepte son invitation. Il attendait son dessert lorsqu'il vit approcher un serveur avec un téléphone. Celui-ci lui tendit l'appareil en lui disant qu'il avait un appel de France. Inquiet il prit l'appareil que lui tendait le serveur et interrogea :
— Allô maman ? Que se passe-t-il ?
— Ce n'est pas ta maman, c'est Armelle.
— Armelle ? Comment connais-tu mon numéro ?
— J'ai essayé de te téléphoner sur tes deux portables mais je n'ai pas réussi à t'avoir. J'étais très ennuyée car je voulais t'avoir rapidement. Puis Philippe m'a suggéré que, peut-être tes parents pourraient nous renseigner. Comme je ne savais comment les joindre, il a fallu que je téléphone d'abord à ma mère. Ensuite j'ai eu ta mère qui m'a expliqué tes ennuis de téléphone et m'a gentiment donné tes coordonnées. Ouf ! Quelle aventure !
— Ce n'est pas ta maman, c'est Armelle.
— Armelle ? Comment connais-tu mon numéro ?
— J'ai essayé de te téléphoner sur tes deux portables mais je n'ai pas réussi à t'avoir. J'étais très ennuyée car je voulais t'avoir rapidement. Puis Philippe m'a suggéré que, peut-être tes parents pourraient nous renseigner. Comme je ne savais comment les joindre, il a fallu que je téléphone d'abord à ma mère. Ensuite j'ai eu ta mère qui m'a expliqué tes ennuis de téléphone et m'a gentiment donné tes coordonnées. Ouf ! Quelle aventure !
Alarmé, Cédric demanda :
— MarieClaude à des problèmes ?
Un peu interloquée, Armelle lui répondit :
— Non ! Pas du tout. J'avais une proposition à te faire. D'une certaine manière, MarieClaude est concernée.
— Ah bon ! (Il était soulagé). Alors de quoi voulais-tu me parler ?
— Voilà ! Figure-toi que l'association des élèves organise une journée en Andorre dimanche prochain. Nous avions décidé il y a un mois d'y aller, MarieClaude, Sophie, Philippe et moi. Et puis hier, à midi, Sophie nous a annoncé qu'elle avait décidé de ne pas venir. Elle préfère passer une semaine aux Baléares avec une bande d'amis. Comme c'est un peu compliqué et qu'elle s'en fiche, elle ne se fait pas rembourser. Elle nous a dit de garder sa réservation et d'en faire ce qu'on voulait. On ne savait pas trop quoi en faire et c'est finalement MarieClaude qui a suggéré que tu pourrais être intéressé. C'est pourquoi je voulais te joindre rapidement pour voir si tu l'étais. Il y a des choses très intéressantes à voir : La visite d'un musée et d'un sanctuaire est au programme de l'après-midi. Un repas est prévu pour tout le monde à l'arrivée dans une auberge ou une salle a été réservée pour le groupe. Je ne sais pas si ça va t'intéresser. MarieClaude est persuadée que oui. Je ne sais pas ce qui l'amène à l'affirmer. Qu'en penses-tu ?
— Ah bon ! (Il était soulagé). Alors de quoi voulais-tu me parler ?
— Voilà ! Figure-toi que l'association des élèves organise une journée en Andorre dimanche prochain. Nous avions décidé il y a un mois d'y aller, MarieClaude, Sophie, Philippe et moi. Et puis hier, à midi, Sophie nous a annoncé qu'elle avait décidé de ne pas venir. Elle préfère passer une semaine aux Baléares avec une bande d'amis. Comme c'est un peu compliqué et qu'elle s'en fiche, elle ne se fait pas rembourser. Elle nous a dit de garder sa réservation et d'en faire ce qu'on voulait. On ne savait pas trop quoi en faire et c'est finalement MarieClaude qui a suggéré que tu pourrais être intéressé. C'est pourquoi je voulais te joindre rapidement pour voir si tu l'étais. Il y a des choses très intéressantes à voir : La visite d'un musée et d'un sanctuaire est au programme de l'après-midi. Un repas est prévu pour tout le monde à l'arrivée dans une auberge ou une salle a été réservée pour le groupe. Je ne sais pas si ça va t'intéresser. MarieClaude est persuadée que oui. Je ne sais pas ce qui l'amène à l'affirmer. Qu'en penses-tu ?
Cédric était enchanté.
— Je suis tout à fait intéressé. MarieClaude m'a fait visiter le musée des Augustins avant hier et grâce à elle j'ai pu pleinement profiter de tout ce que j'ai vu. C'est un guide formidable. J'aurai plaisir à vous revoir toutes les deux et ça me donnera l'occasion de faire la connaissance de Philippe.
— Oh la petite cachottière ! Elle s'est bien gardée de m'en parler. En tout cas c'est aussi elle qui nous commentera la visite du musée aussi bien que celle du sanctuaire. Elle n'est jamais allée en Andorre mais elle s'est débrouillée pour connaître la liste de tableaux exposés. Elle s'est ensuite documentée sur chaque œuvre. De même elle a réussi à récupérer un tas d'informations sur l'histoire du sanctuaire. Je suis sûre qu'elle rendra la visite passionnante. Au fait je tiens à te rassurer. Les autres participants sont très sympas. Rien à voir avec la faune que tu as côtoyée chez Sophie. Je ne jurerais pas que personne ne fumera un joint mais ce sera discret et dehors. Voilà ! Alors tu es toujours d'accord ?
— Absolument ! Je suis ravi !
— Bon ! Je te laisse. Je te téléphonerai samedi pour te préciser les horaires et le lieu de départ des cars. Bye !
— Bye !
— Oh la petite cachottière ! Elle s'est bien gardée de m'en parler. En tout cas c'est aussi elle qui nous commentera la visite du musée aussi bien que celle du sanctuaire. Elle n'est jamais allée en Andorre mais elle s'est débrouillée pour connaître la liste de tableaux exposés. Elle s'est ensuite documentée sur chaque œuvre. De même elle a réussi à récupérer un tas d'informations sur l'histoire du sanctuaire. Je suis sûre qu'elle rendra la visite passionnante. Au fait je tiens à te rassurer. Les autres participants sont très sympas. Rien à voir avec la faune que tu as côtoyée chez Sophie. Je ne jurerais pas que personne ne fumera un joint mais ce sera discret et dehors. Voilà ! Alors tu es toujours d'accord ?
— Absolument ! Je suis ravi !
— Bon ! Je te laisse. Je te téléphonerai samedi pour te préciser les horaires et le lieu de départ des cars. Bye !
— Bye !
Voilà qui réglait la question. Il pourrait voir MarieClaude dimanche toute la journée même si ils ne seraient pas seuls. Il était tellement content qu'à la fin de son repas il retourna dans sa chambre pour téléphoner à MarieClaude.
— Allô MarieClaude ? C'est Cédric.
— C'est gentil de téléphoner. Tu as eu Armelle ?
— Oui tout à fait. Elle m'a parlé de dimanche prochain. Figure-toi que je comptais t'inviter à déjeuner dans une auberge à la campagne.
— Je peux annuler si tu veux. Armelle et Philippe comptent un peu sur moi comme guide mais ils peuvent aller avec les autres.
— Non-non ! J'ai accepté de venir avec vous. Je suis sûr que ça sera une journée très agréable.
— C'est gentil de téléphoner. Tu as eu Armelle ?
— Oui tout à fait. Elle m'a parlé de dimanche prochain. Figure-toi que je comptais t'inviter à déjeuner dans une auberge à la campagne.
— Je peux annuler si tu veux. Armelle et Philippe comptent un peu sur moi comme guide mais ils peuvent aller avec les autres.
— Non-non ! J'ai accepté de venir avec vous. Je suis sûr que ça sera une journée très agréable.
Elle eut un petit cri de joie.
— Qu'est-ce que je suis contente. Tu vas voir j'ai tout préparé pour les visites.
— Tu sais, même si tu ne fais pas la guide je serai quand même très content que nous passions la journée ensemble.
— C'est gentil.
— Tu sais, même si tu ne fais pas la guide je serai quand même très content que nous passions la journée ensemble.
— C'est gentil.
Elle était émue. Lui aussi. Ils l'étaient trop tous les deux pour être capables de discuter de banalités. Ils se quittèrent donc rapidement un peu frustrés mais ravis en pensant à la journée qu'ils allaient passer ensemble.
Le lendemain, quand Armelle, triomphante, annonça à MarieClaude que Cédric venait en Andorre avec eux, MarieClaude feignit de ne pas être au courant. Elle ne tenait pas à dévoiler sa relation avec Cédric. Certes, celle-ci était seulement affectueuse de la part de Cédric, mais elle, elle était amoureuse de lui et d'autre part elle sentait confusément que sa confession de la veille pouvait changer totalement sa manière d'aborder la vie. C'était quelque chose qui était trop précieux et qu'elle tenait pour l'instant à garder pour elle.
Le lendemain, quand Armelle, triomphante, annonça à MarieClaude que Cédric venait en Andorre avec eux, MarieClaude feignit de ne pas être au courant. Elle ne tenait pas à dévoiler sa relation avec Cédric. Certes, celle-ci était seulement affectueuse de la part de Cédric, mais elle, elle était amoureuse de lui et d'autre part elle sentait confusément que sa confession de la veille pouvait changer totalement sa manière d'aborder la vie. C'était quelque chose qui était trop précieux et qu'elle tenait pour l'instant à garder pour elle.
— Dis donc ! Tu ne m'avais pas dit que dimanche dernier vous étiez allés au musée ensemble. Dit Armelle.
— Ah bon ? J'ai dû oublier de t'en parler. Je n'avais pas grand-chose à faire alors ça m'a fait plaisir de lui rendre ce petit service. Répondit vaguement MarieClaude.
— Ah bon ? J'ai dû oublier de t'en parler. Je n'avais pas grand-chose à faire alors ça m'a fait plaisir de lui rendre ce petit service. Répondit vaguement MarieClaude.
Malheureusement pour elle, elle rougit légèrement ce qui fit sourire Armelle qui n'insista pas. Cette dernière ajouta :
— Je dois lui téléphoner samedi en début d'après-midi pour lui donner les horaires et le lieu de départ dès qu'on les aura.
— Je peux le faire si tu veux ! Dit un petit peu trop précipitamment MarieClaude.
— Je peux le faire si tu veux ! Dit un petit peu trop précipitamment MarieClaude.
Armelle éclata de rire.
— Dis donc toi ! Tu n'aurais pas un petit béguin ?
MarieClaude devin rouge comme une pivoine.
— T'es bête ! Répondit-elle en détournant les yeux. De nouveau Armelle n'insista pas.
— Tu sais, tu n'es certainement pas la seule à l'apprécier. Il est très beau garçon. Si tu veux lui téléphoner toi-même pourquoi pas. Tu connais son numéro. Mais surtout n'oublie pas de le faire.
— Tu sais, tu n'es certainement pas la seule à l'apprécier. Il est très beau garçon. Si tu veux lui téléphoner toi-même pourquoi pas. Tu connais son numéro. Mais surtout n'oublie pas de le faire.
MarieClaude ne risquait pas d'oublier tant elle avait hâte de parler à Cédric. Leur dernière conversation téléphonique écourtée l'avait frustrée et elle espérait bien que la prochaine serait plus longue.
Armelle avait compris que MarieClaude était tombée amoureuse de Cédric. Cela lui faisait plaisir pour cette dernière mais l'inquiétait un peu. Elle doutait qu'il puisse se passer quelque chose de très sérieux entre Cédric et MarieClaude et craignait que cette dernière éprouve une déception qui risquait de la faire se renfermer un peu plus sur elle-même. Il allait falloir qu'elle suive ça.
Armelle avait compris que MarieClaude était tombée amoureuse de Cédric. Cela lui faisait plaisir pour cette dernière mais l'inquiétait un peu. Elle doutait qu'il puisse se passer quelque chose de très sérieux entre Cédric et MarieClaude et craignait que cette dernière éprouve une déception qui risquait de la faire se renfermer un peu plus sur elle-même. Il allait falloir qu'elle suive ça.
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Commentaires ()
J'attends de voir la réaction de Sophie quand elle va se rendre compte que Marie-Claude et Cédric se sont rapprochés.
Et ça laisse présager une ambiance électrique quant au mariage des deux autres tourtereaux.
Vivement la suite