Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle et pourtant — Chapitre 39
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle et pourtant
Chapitre 39
Art et commerce
— Il n'en est pas question !
— Voyons, MarieClaude, sois raisonnable. Vous ne pouvez pas garder tous ces tableaux chez vous !
— Et pourquoi ?
— Pour des raisons de sécurité. Tu commences à être une artiste reconnue et tes toiles représentent une valeur marchande. Un jour, vous risquez de vous faire cambrioler par un réseau de trafiquants d'art. Tu vous imagines, toi et ta petite famille, agressés en pleine nuit par une bande de malfrats ?
— On a qu'à mettre une alarme.
— Tu plaisantes ? Une bande organisée et déterminée aura tôt fait de la désactiver. Ils préparent leurs coups pendant plusieurs mois. Ce ne sont pas de simples loubards de quartier.
— Mais je ne veux pas faire de l'argent avec mes toiles.
— Pourquoi ?
— Je ne sais pas. Ça me gêne. J'aurais l'impression d'escroquer les gens.
— Voyons, MarieClaude, sois raisonnable. Vous ne pouvez pas garder tous ces tableaux chez vous !
— Et pourquoi ?
— Pour des raisons de sécurité. Tu commences à être une artiste reconnue et tes toiles représentent une valeur marchande. Un jour, vous risquez de vous faire cambrioler par un réseau de trafiquants d'art. Tu vous imagines, toi et ta petite famille, agressés en pleine nuit par une bande de malfrats ?
— On a qu'à mettre une alarme.
— Tu plaisantes ? Une bande organisée et déterminée aura tôt fait de la désactiver. Ils préparent leurs coups pendant plusieurs mois. Ce ne sont pas de simples loubards de quartier.
— Mais je ne veux pas faire de l'argent avec mes toiles.
— Pourquoi ?
— Je ne sais pas. Ça me gêne. J'aurais l'impression d'escroquer les gens.
Martha Baniec leva les yeux au ciel avec exaspération.
— Tu préfères que ce soit un réseau de trafiquants qui gagne de l'argent avec tes œuvres ?
Martha était venue rendre visite à MarieClaude dont elle était devenue une amie. Elle aimait beaucoup cette jeune femme qui s'était construit un petit monde dans lequel elle avait rangé tous ceux qu'elle aimait et au centre duquel figuraient son mari et ses deux enfants, bientôt trois si en en jugeait par son tour de taille. Elle était par ailleurs fascinée par la production artistique de MarieClaude. Cette dernière avait repris les deux toiles traitant de l'amour des parents pour leur enfant et de l'épanouissement du couple. Elle avait réussi le même exploit que pour celui qui traitait de l'être aimé et qu'elle avait modifié pour son diplôme : donner une dimension supplémentaire au sujet avec quelques simples retouches. Elle avait aussi peint quelques autres toiles très réussies et avait entrepris une nouvelle série. Cette dernière mêlait portrait et peinture abstraite.
Chaque toile était constituée de trois éléments : Le premier était le portrait d'une personne ; le second était en arrière-plan ; il représentait le caractère de la personne tel que le percevait l'artiste ; Le troisième élément était en transparence devant le visage et représentait les sentiments que MarieClaude portait à la personne.
MarieClaude avait décidé de commencer par le portrait des êtres qui lui étaient chers, ce qui représentait plus d'une vingtaine de personnes. Elle en avait pour plusieurs années car elle n'escomptait pas réaliser plus d'une ou deux toiles par an. La peinture était pour elle très importante mais Cédric ainsi que Marie-Sophie, Pierre-Yves et leurs futurs frères et sœurs l'étaient bien plus. Elle avait réalisé une première toile dont le sujet était Françoise. Elle avait voulu commencer par sa grand-mère car elle tenait à réaliser cette toile du vivant de cette dernière afin que la tristesse que lui causerait sa mort ne vienne pas polluer la représentation qu'elle voulait en faire. Elle avait choisi de représenter Françoise comme une personne très comme il faut en ce qui concernait le portrait proprement dit, mais le fond du tableau disait tout le contraire, mettant en relief l'humour caustique et provoquant de cette dernière.
Elle avait réalisé devant le visage des effets de transparence montrant tout l'amour qu'elle portait à la vieille dame. Le second portrait, qu'elle s'apprêtait à réaliser, lui tenait particulièrement à cœur. Le sujet en serait Cédric. Elle prendrait certainement beaucoup de temps pour le réaliser car elle voulait que la toile traduise l'immensité de l'amour qu'elle portait à son époux.
En découvrant les dernières œuvres de MarieClaude et en particulier le portrait de Françoise, Martha fut définitivement convaincue qu'elle avait devant elle une artiste exceptionnelle dont chaque tableau était une nouvelle révélation. C'est pourquoi, elle était convaincue que les œuvres de la jeune femme devaient acquérir la notoriété qu'elles méritaient, ce qui passait nécessairement par le marché des œuvres d'art.
— C'est tout de même incroyable ! Tu as de l'or dans les mains et il ne te vient pas à l'idée d'en profiter. Enfin Cédric ! Dites-lui vous !
— C'est à MarieClaude de prendre cette décision.
— D'accord, mais vous avez bien une opinion sur la question ?
— C'est à MarieClaude de prendre cette décision.
— D'accord, mais vous avez bien une opinion sur la question ?
Comme à son habitude, Cédric cherchait à concilier les points de vue au lieu de donner raison à l'un ou à l'autre. Il ne pouvait donner tort à Martha, mais ce qui comptait le plus, c'était que MarieClaude soit en accord avec elle-même.
— Si je te comprends bien, ma chérie, cela te déplait de profiter pécuniairement de ton art ?
— Exactement ! Je suis une peintre amatrice. Je ne serai jamais une professionnelle. Je fais des tableaux par passion, pas pour acheter un nouveau lave-vaisselle.
— Exactement ! Je suis une peintre amatrice. Je ne serai jamais une professionnelle. Je fais des tableaux par passion, pas pour acheter un nouveau lave-vaisselle.
Martha s'exclama :
— Elle est folle ! Cédric, dites-lui qu'elle est folle !
Cédric reprit :
— Et si tu en faisais profiter d'autres que toi ?
— C'est-à-dire ?
— Eh bien, tu pourrais utiliser l'argent que t'auraient rapporté tes œuvres pour faire le bien autour de toi. Le cas échéant tu pourrais créer une fondation.
— Il n'y a pas plus simple ?
— Si, bien sûr ! Tu peux aussi faire des dons directement à des fondations existantes.
— Mais comment savoir quelle sont les bonnes ?
— Il existe au moins deux fondations dans lesquelles on peut avoir totalement confiance. La fondation de France et la fondation Caritas. La première est laïque tandis que la deuxième a été créée par le secours catholique. Elles soutiennent ou développent des projets à caractère humanitaire.
— Je n'y avais pas pensé.
— Tu peux aussi garder une partie des sommes afin de les utiliser au coup par coup pour des actions charitables sur la région ou même en faveur de personnes de tes connaissances ayant besoin d'aide. Tu vois que le champ des possibilités est vaste.
— En fait c'est très simple ; il suffit que je fasse profiter de cet argent des gens qui en ont besoin ! Tu vois Martha ! ça n'était pas bien compliqué ! Je suis bien contente d'avoir eu l'idée de cette solution. Qu'en penses-tu mon chéri ? ça te paraît une bonne idée à toi aussi ?
— C'est-à-dire ?
— Eh bien, tu pourrais utiliser l'argent que t'auraient rapporté tes œuvres pour faire le bien autour de toi. Le cas échéant tu pourrais créer une fondation.
— Il n'y a pas plus simple ?
— Si, bien sûr ! Tu peux aussi faire des dons directement à des fondations existantes.
— Mais comment savoir quelle sont les bonnes ?
— Il existe au moins deux fondations dans lesquelles on peut avoir totalement confiance. La fondation de France et la fondation Caritas. La première est laïque tandis que la deuxième a été créée par le secours catholique. Elles soutiennent ou développent des projets à caractère humanitaire.
— Je n'y avais pas pensé.
— Tu peux aussi garder une partie des sommes afin de les utiliser au coup par coup pour des actions charitables sur la région ou même en faveur de personnes de tes connaissances ayant besoin d'aide. Tu vois que le champ des possibilités est vaste.
— En fait c'est très simple ; il suffit que je fasse profiter de cet argent des gens qui en ont besoin ! Tu vois Martha ! ça n'était pas bien compliqué ! Je suis bien contente d'avoir eu l'idée de cette solution. Qu'en penses-tu mon chéri ? ça te paraît une bonne idée à toi aussi ?
Martha regarda MarieClaude avec des yeux ronds ; elle se comportait exactement comme si c'était elle qui avait eu l'idée.
— Elle est toujours comme ça ?
— Pas toujours, mais assez souvent. En fait, elle est aussi douée pour la mauvaise foi que pour la peinture. Ça fait partie de son charme.
— Pas toujours, mais assez souvent. En fait, elle est aussi douée pour la mauvaise foi que pour la peinture. Ça fait partie de son charme.
Ils regardèrent tous les deux MarieClaude qui prit un air faussement outré, puis Martha enchaina.
— Bien ! Si nous sommes d'accord, il va falloir organiser tout ça.
— Peux-tu nous conseiller ? Nous n'avons pas d'expérience à ce sujet.
— Bien sûr ! Il faut trois éléments pour amorcer la pompe : Un catalogue, un vendeur et une action de promotion. Pour la promotion, je peux faire de nouveau un article et alerter un certain nombre de confrères. Ça ne vous coûtera rien car ce genre d'évènement permet d'augmenter les ventes de nos revues. Pour le catalogue, par contre, il y a un coût de réalisation et de diffusion. Enfin, à moins de vous en occuper vous-même, il faudra que vous trouviez un vendeur de confiance et bon négociateur car c'est lui qui discutera du prix. C'est aussi une question de feeling. Le vendeur doit être convaincu de la valeur de ce qu'il vend si on veut qu'il s'en occupe en priorité. C'est du commerce.
— Peux-tu nous conseiller ? Nous n'avons pas d'expérience à ce sujet.
— Bien sûr ! Il faut trois éléments pour amorcer la pompe : Un catalogue, un vendeur et une action de promotion. Pour la promotion, je peux faire de nouveau un article et alerter un certain nombre de confrères. Ça ne vous coûtera rien car ce genre d'évènement permet d'augmenter les ventes de nos revues. Pour le catalogue, par contre, il y a un coût de réalisation et de diffusion. Enfin, à moins de vous en occuper vous-même, il faudra que vous trouviez un vendeur de confiance et bon négociateur car c'est lui qui discutera du prix. C'est aussi une question de feeling. Le vendeur doit être convaincu de la valeur de ce qu'il vend si on veut qu'il s'en occupe en priorité. C'est du commerce.
Cédric intervint :
— Je connais une personne qui correspond tout à fait à ce profil : Totalement digne de confiance, habile négociatrice et super motivée.
— Mais oui, bien sûr ! Marielle ! Ta maman !
— En plus, l'endroit où elle se trouve est très bien situé.
— Mais oui, bien sûr ! Marielle ! Ta maman !
— En plus, l'endroit où elle se trouve est très bien situé.
Cédric se tourna vers Martha pour lui expliquer.
— Ma mère tient une boutique d'art qui marche très bien à Èze à mi-chemin entre Nice et Monaco. Elle possède une clientèle fidèle et très aisée. Elle a fait les beaux-arts à Paris. Elle adore MarieClaude et la considère comme une grande artiste. Elle se battra bec et ongles pour défendre ses intérêts. En plus, elle édite déjà un catalogue sur internet. Elle sera à même de nous aider pour la confection de celui de MarieClaude. Elles ont déjà travaillé ensemble pour la fabrication des faire-part de notre mariage. Ça s'est merveilleusement bien passé et ça a été une grande réussite.
— Cela me semble en effet plutôt intéressant comme solution. En dehors de Paris, la côte d'azur est l'endroit le plus favorable pour vendre des œuvres d'art.
— Je vais lui téléphoner tout de suite.
— Cela me semble en effet plutôt intéressant comme solution. En dehors de Paris, la côte d'azur est l'endroit le plus favorable pour vendre des œuvres d'art.
— Je vais lui téléphoner tout de suite.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
J'adore sa mauvaise foi et sa façon de faire des idées de son amour les siennes