Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle et pourtant — Chapitre 9
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle et pourtant
Chapitre 9
L'Opération
Dix minutes après, ils étaient devant la clinique. Ils allèrent se garer au parking visiteurs. Cédric reprit MarieClaude dans ses bras et se dirigea vers l'accueil suivi d'Armelle et de Philippe.
— Bonjour ! J'ai téléphoné tout à l'heure. Ma fiancée s'est fait une fracture du pied en Andorre hier en début de soirée et l'interne de garde à l'hôpital m'a dit qu'il fallait l'opérer.
— Je téléphone tout de suite à l'infirmière de service. Madame Rigel ? Il y a là une jeune fille avec une fracture du pied. Très bien ! Elle arrive. Asseyez-vous sur les fauteuils à gauche de l'accueil.
— Je téléphone tout de suite à l'infirmière de service. Madame Rigel ? Il y a là une jeune fille avec une fracture du pied. Très bien ! Elle arrive. Asseyez-vous sur les fauteuils à gauche de l'accueil.
L'infirmière de garde arriva presque aussitôt.
— Bonjour ! C'est la petite qui s'est fracturé le pied ?
— C'est cela. On était hier soir en Andorre et elle a mis par inadvertance le pied dans un trou. A l'hôpital là-bas on nous a dit qu'elle avait une fracture, mais j'ai préféré la ramener ici pour la faire opérer.
— Bien ! Est-ce que vous avez une radio ?
— Non ! Ils en ont bien pris une mais ils l'ont gardée. J'avoue que sous le coup de l'émotion je n'ai pas pensé à leur demander.
— C'était à eux d'y penser. Bon ! De toute manière le chirurgien voudra en faire d'autres. Aline, téléphonez au service radiologie pour leur dire de venir avec un brancard. Petite demoiselle je vais vous rejoindre là-bas pour vous préparer. Il faut vous enlever votre bandage. Il ne sert pas à grand-chose de toute manière tel qu'il a été fait. Au fait est ce qu'elle a eu des médicaments ?
— Des antis inflammatoires et des analgésiques hier soir et en milieu de nuit. Je vous ai gardé les boites.
— Merci. Elle examina les boites. Bon ça va à peu près. Elle a pris quelque chose ce matin ?
— Rien qu'un peu d'eau.
— Parfait ! Le chirurgien pourra l'opérer en fin de matinée. Comment avez-vous connu notre clinique ?
— C'est son papa qui nous l'a conseillé. Il connaît le docteur Morel.
— Ça tombe bien ! C'est lui qui s'occupe des urgences ce matin. Vous pouvez rester ici pendant que je m'occupe de la petite. Je repasserai tout à l'heure pour vous tenir au courant. Aline ! Pouvez-vous vous occuper des formalités d'accueil ?
— C'est cela. On était hier soir en Andorre et elle a mis par inadvertance le pied dans un trou. A l'hôpital là-bas on nous a dit qu'elle avait une fracture, mais j'ai préféré la ramener ici pour la faire opérer.
— Bien ! Est-ce que vous avez une radio ?
— Non ! Ils en ont bien pris une mais ils l'ont gardée. J'avoue que sous le coup de l'émotion je n'ai pas pensé à leur demander.
— C'était à eux d'y penser. Bon ! De toute manière le chirurgien voudra en faire d'autres. Aline, téléphonez au service radiologie pour leur dire de venir avec un brancard. Petite demoiselle je vais vous rejoindre là-bas pour vous préparer. Il faut vous enlever votre bandage. Il ne sert pas à grand-chose de toute manière tel qu'il a été fait. Au fait est ce qu'elle a eu des médicaments ?
— Des antis inflammatoires et des analgésiques hier soir et en milieu de nuit. Je vous ai gardé les boites.
— Merci. Elle examina les boites. Bon ça va à peu près. Elle a pris quelque chose ce matin ?
— Rien qu'un peu d'eau.
— Parfait ! Le chirurgien pourra l'opérer en fin de matinée. Comment avez-vous connu notre clinique ?
— C'est son papa qui nous l'a conseillé. Il connaît le docteur Morel.
— Ça tombe bien ! C'est lui qui s'occupe des urgences ce matin. Vous pouvez rester ici pendant que je m'occupe de la petite. Je repasserai tout à l'heure pour vous tenir au courant. Aline ! Pouvez-vous vous occuper des formalités d'accueil ?
Les brancardiers étaient arrivés. Cédric déposa MarieClaude sur le brancard roulant. Il essaya de se relever mais MarieClaude restait accrochée à son cou. Elle n'était plus euphorique du tout. Elle avait l'air terrifiée et avait les larmes aux yeux. Il finit par lui desserrer les bras et il se releva après l'avoir embrassée tendrement.
— Tu ne t'en vas pas hein ?
— Non ma chérie, je suis là toute la journée. L'infirmière intervint :
— Ne vous en faites pas mon poussin. Ici on ne fait pas de mal aux gens. On les soigne.
— Non ma chérie, je suis là toute la journée. L'infirmière intervint :
— Ne vous en faites pas mon poussin. Ici on ne fait pas de mal aux gens. On les soigne.
Les brancardiers et l'infirmière disparurent avec le brancard et Cédric se rendit à l'accueil avec Armelle.
— Comment s'appelle la jeune fille ?
— MarieClaude Roussel.
— Sa date de naissance ?
— 12 juillet 1995.
— Vous avez une carte de sécurité sociale et sa mutuelle ?
— Elle est encore sur celles de son père.
— Bien ! Quand il viendra demandez-lui de passer à l'accueil pour compléter le dossier. Elle prend une chambre individuelle ?
— Oui !
— Bon ! Pour l'instant ce sera tout. Voyons. Elle aura la chambre 308. Ce sera au troisième étage dans l'aile de gauche.
— On peut l'attendre dans sa chambre ?
— Pas tout de suite. On vous préviendra. Vous avez une petite cafétéria et un kiosque à journaux pour patienter.
— Merci. Bon ! Armelle tu devrais en profiter pour aller chercher ses vêtements. Si j'ai des informations je vous les communiquerai à votre retour. Si je dois me rendre ailleurs qu'à l'accueil je préviendrai l'hôtesse.
— MarieClaude Roussel.
— Sa date de naissance ?
— 12 juillet 1995.
— Vous avez une carte de sécurité sociale et sa mutuelle ?
— Elle est encore sur celles de son père.
— Bien ! Quand il viendra demandez-lui de passer à l'accueil pour compléter le dossier. Elle prend une chambre individuelle ?
— Oui !
— Bon ! Pour l'instant ce sera tout. Voyons. Elle aura la chambre 308. Ce sera au troisième étage dans l'aile de gauche.
— On peut l'attendre dans sa chambre ?
— Pas tout de suite. On vous préviendra. Vous avez une petite cafétéria et un kiosque à journaux pour patienter.
— Merci. Bon ! Armelle tu devrais en profiter pour aller chercher ses vêtements. Si j'ai des informations je vous les communiquerai à votre retour. Si je dois me rendre ailleurs qu'à l'accueil je préviendrai l'hôtesse.
Armelle et Philippe s'éclipsèrent. Cédric alla prendre un café et une revue de mots croisés et retourna s'asseoir.
Au bout d'une vingtaine de minutes, L'infirmière reparut.
Au bout d'une vingtaine de minutes, L'infirmière reparut.
— Le Docteur Morel a décidé de l'opérer tout de suite.
— Combien de temps cela devrait-il durer ?
— ça dépend des cas mais elle devrait être visible dans sa chambre à partir de quatorze heures. On vous fera prévenir. Ne vous en faites pas.
— Combien de temps cela devrait-il durer ?
— ça dépend des cas mais elle devrait être visible dans sa chambre à partir de quatorze heures. On vous fera prévenir. Ne vous en faites pas.
Armelle et Philippe revinrent bientôt avec les affaires de MarieClaude.
— On aurait pu arriver avant mais on a dû aussi expliquer à sa logeuse ce qui lui était arrivé. Elle passera la voir dans la semaine. C'est vraiment gentil de sa part car elle ne conduit pas.
— Ne t'en fais pas. Je lui téléphonerai et elle viendra avec moi un soir.
— Comment vas-tu t'organiser ?
— Demain je ne viendrai probablement pas. Ses parents n'étant pas au courant, ils ne comprendraient pas qui je suis. Pour les autres jours, je me mettrai d'accord avec mon chef de service. Je pense passer de midi à quatorze heures et à partir de seize heures. J'ai des jours de congés non pris. Je les utiliserai pour ça.
— Tu as eu des nouvelles pour l'opération?
— Oui. Ils ont décidé de l'opérer tout de suite. Elle devrait en principe être dans sa chambre vers quatorze heures.
— Bon ! Nous resterons avec vous jusqu'à seize heures puis nous partirons pour Condom. Je pense que tu seras d'accord pour que ce soit nous qui téléphonions à ses parents.
— Cela me semble en effet préférable pour l'instant.
— D'accord ! Il ne nous reste plus qu'à attendre. Qui veut un café ? Philippe ?
— Je veux bien.
— Cédric ?
— Je viens d'en prendre un. Merci !
— OK ! Philippe et moi on va aller faire un tour à la cafétéria.
— A tout de suite.
— Ne t'en fais pas. Je lui téléphonerai et elle viendra avec moi un soir.
— Comment vas-tu t'organiser ?
— Demain je ne viendrai probablement pas. Ses parents n'étant pas au courant, ils ne comprendraient pas qui je suis. Pour les autres jours, je me mettrai d'accord avec mon chef de service. Je pense passer de midi à quatorze heures et à partir de seize heures. J'ai des jours de congés non pris. Je les utiliserai pour ça.
— Tu as eu des nouvelles pour l'opération?
— Oui. Ils ont décidé de l'opérer tout de suite. Elle devrait en principe être dans sa chambre vers quatorze heures.
— Bon ! Nous resterons avec vous jusqu'à seize heures puis nous partirons pour Condom. Je pense que tu seras d'accord pour que ce soit nous qui téléphonions à ses parents.
— Cela me semble en effet préférable pour l'instant.
— D'accord ! Il ne nous reste plus qu'à attendre. Qui veut un café ? Philippe ?
— Je veux bien.
— Cédric ?
— Je viens d'en prendre un. Merci !
— OK ! Philippe et moi on va aller faire un tour à la cafétéria.
— A tout de suite.
Au bout d'une vingtaine de minutes, Armelle et Philippe revinrent s'asseoir à côté de Cédric avec quelques revues qu'ils avaient achetées au Kiosque. Cédric avait repris ses mots croisés, mais n'arrivait pas à se concentrer. Au bout d'une heure, il se leva et se mit à marcher de long en large en regardant sa montre toutes les cinq minutes. Après une demi-heure de ce manège Armelle commença à avoir le tournis de le voir tourner comme un lion en cage.
— Cédric ! ça n'est pas possible ! Tu as dû en prendre au moins dix de cafés ! Arrêtes toi un peu s'il te plait !
— Mais tu ne te rends pas compte, on n'a même pas pensé à leur dire combien elle est fragile. Est-ce qu'ils lui ont seulement demandé si elle avait des allergies. C'est super important pourtant ! Il répéta : Vous ne vous rendez pas compte !
— Mais tu ne te rends pas compte, on n'a même pas pensé à leur dire combien elle est fragile. Est-ce qu'ils lui ont seulement demandé si elle avait des allergies. C'est super important pourtant ! Il répéta : Vous ne vous rendez pas compte !
La réceptionniste intervint :
— Vous savez monsieur, les chirurgiens et les anesthésistes sont tout à fait compétents et font toujours toutes les analyses nécessaires.
Cédric la fusilla du regard puis il marcha à grands pas et sortit. Peu après ils le virent faire le cents pas devant l'entrée. Au bout de quelques temps, l'hôtesse d'accueil remarqua :
— Il a l'air plutôt nerveux votre ami.
— Il n'est pas nerveux, il est angoissé. C'est sa fiancée (Armelle trouvait déjà normal de les qualifier de fiancés).
— Il n'est pas nerveux, il est angoissé. C'est sa fiancée (Armelle trouvait déjà normal de les qualifier de fiancés).
L'hôtesse resta pensive quelques instants puis conclut rêveuse :
— Il faudrait que je me trouve un mec comme ça.
Quelques instants plus tard Philippe se mit à rire et montra Cédric à Armelle qui se mit à rire elle aussi bientôt rejointe par l'hôtesse d'accueil : Cédric, sans doute las de marcher, s'était mis au jogging. De temps en temps il s'arrêtait et faisait quelques exercices d'assouplissement puis il se remettait à courir. Comme il avait un air tout à fait sérieux et concentré, le spectacle était très drôle. Armelle reprit son calme : Pour Cédric ça n'était visiblement pas drôle du tout. Il essayait de se décontracter mais il n'y arrivait pas. Il était bien trop stressé.
Finalement, Cédric revint s'asseoir. Il avait réussi à se calmer et reprit ses mots croisés.
Vers quatorze heures ils virent enfin réapparaître l'Infirmière.
Finalement, Cédric revint s'asseoir. Il avait réussi à se calmer et reprit ses mots croisés.
Vers quatorze heures ils virent enfin réapparaître l'Infirmière.
— Tout s'est très bien passé. Elle est réveillée et elle est dans sa chambre. Vous pouvez y aller. Essayez de ne pas trop la fatiguer. Elle est sous un sédatif puissant et il est probable, vu son gabarit, qu'elle va surtout dormir. Demain tout ira très bien. Cédric marcha à grands pas vers les ascenseurs, appuya une dizaine de fois sur le bouton d'appel puis changea d'avis et grimpa quatre à quatre l'escalier de secours. Armelle et Philippe attendirent tranquillement l'ascenseur qui arriva bientôt. Arrivés en haut, ils ne virent pas Cédric. Il était probablement déjà dans la chambre. En effet, quand ils entrèrent, Cédric avait déjà pris une chaise qu'il avait mise à côté du lit. Il ne disait rien mais tenait dans sa main la main de MarieClaude qui souriait béatement. Elle était sur le dos, son pied gauche suspendu à un portique fixé au lit. Armelle et Philippe s'approchèrent doucement et Armelle embrassa tendrement sa petite sœur. MarieClaude la regarda en souriant puis elle tira sur la main de Cédric pour la rapprocher d'elle, posa sa joue dessus, ferma les yeux et se rendormit. Cédric la contemplait sans rien dire. Il était au bord des larmes maintenant qu'il était un peu rassuré. Il était sur le point de craquer nerveusement.
Philippe lui posa gentiment la main sur l'épaule.
— Je crois que maintenant un bon café te ferait du bien.
Pendant l'absence de Philippe, Armelle sortit les affaires de MarieClaude. Rien ne manquait. En particulier, le gros pull d'hiver rouge était là. Pendant qu'elle transférait les affaires dans le placard et dans la salle de bains, L'Infirmière entra dans la pièce.
— Alors comment va notre petit bout de chou ?
Elle vérifia la tension de MarieClaude et descendit légèrement le dispositif de suspension de son pied. MarieClaude ne se réveilla même pas. L'infirmière les prévint à voix basse :
— Elle va bien mais elle va probablement rester endormie le reste de l'après-midi. Elle n'est pas bien costaude. Il faut lui laisser le temps de refaire surface. Le docteur Morel passera en début de soirée pour la voir mais je repasserai régulièrement pour voir si tout va bien. S'il y a le moindre problème, n'hésitez pas à appeler. Quelqu'un viendra immédiatement. Le Docteur Morel voudra voir ses parents quand ils seront là. Savez-vous quand ils viennent ?
— Ils passeront la journée avec elle demain.
— Je vais prévenir le Docteur Morel.
— Pourriez-vous me dire quelles sont les heures des visites ?
— Les proches peuvent venir dès huit heures du matin et peuvent rester jusqu'à dix-neuf heures. On leur demande juste de sortir de la chambre pour les soins infirmiers. Les autres visiteurs peuvent venir à partir de midi.
— Ils passeront la journée avec elle demain.
— Je vais prévenir le Docteur Morel.
— Pourriez-vous me dire quelles sont les heures des visites ?
— Les proches peuvent venir dès huit heures du matin et peuvent rester jusqu'à dix-neuf heures. On leur demande juste de sortir de la chambre pour les soins infirmiers. Les autres visiteurs peuvent venir à partir de midi.
Elle caressa doucement la joue de MarieClaude et sortit. Elle croisa Philippe qui revenait avec le café de Cédric. Ce dernier le remercia. Il avait surmonté son émotion. Armelle intervint :
— Dites-moi les garçons ; L'infirmière nous a dit que MarieClaude allait sûrement dormir le reste de l'après-midi. Il n'est peut-être pas indispensable que nous restions ici tous les trois. Cédric, je sais que toi tu vas rester avec elle alors Philippe et moi on peut peut-être vous laisser tous les deux et partir pour Condom.
— Je suis d'accord si Cédric peut se passer de nous. Qu'en penses-tu Cédric ?
— Vous pouvez partir sans crainte, je reste auprès d'elle tant qu'on ne me fichera pas à la porte. Par contre, Armelle, il faudrait que tu téléphone à ses parents pour les tenir au courant.
— Normalement on ne doit pas utiliser de téléphone portable à l'intérieur d'un établissement de soins. Je vais aller téléphoner dehors.
— Ce n'est peut-être pas la peine de leur parler de moi.
— Ne t'en fais pas. Je ne suis pas débile. Elle sortit téléphoner.
— Monsieur Roussel ? C'est Armelle. J'ai des nouvelles.
— Attend, j'appelle Michèle. Voilà ! On t'écoute. Où en est-elle ?
— Elle a été opérée ce matin et elle est dans sa chambre depuis quatorze heures. L'infirmière nous a dit que tout s'était bien passé. C'est le Docteur Morel qui l'a opérée. Nous ne l'avons pas vu. Comme il ne passera que ce soir nous ne pourrons pas le voir car nous devons partir pour Condom.
— Tu es avec elle ?
— Non. Je ne suis pas dans sa chambre car je ne peux pas utiliser mon portable à l'intérieur de la clinique. Elle va bien mais comme elle est sous sédatifs, elle s'est déjà rendormie et l'infirmière nous a dit qu'elle dormirait sans doute tout l'après-midi. Rassurez-vous. C'est une infirmière manifestement très compétente et en plus, comme elle a l'air de bien aimer MarieClaude et que le Docteur Morel vous connaît ils sont aux petits soins pour elle. Le docteur Morel vous verra dès votre arrivée je pense.
— A partir de quelle heure on peut venir ?
— A partir de huit heures.
— Très bien ! Tu as été très gentille de t'occuper d'elle.
— C'est normal. C'est ma petite sœur.
— C'est vrai que tu l'as toujours considérée comme ta sœur. Bon eh bien au revoir.
— Au revoir. Dites à sa maman que je n'ai pas oublié le pull rouge.
— Je suis d'accord si Cédric peut se passer de nous. Qu'en penses-tu Cédric ?
— Vous pouvez partir sans crainte, je reste auprès d'elle tant qu'on ne me fichera pas à la porte. Par contre, Armelle, il faudrait que tu téléphone à ses parents pour les tenir au courant.
— Normalement on ne doit pas utiliser de téléphone portable à l'intérieur d'un établissement de soins. Je vais aller téléphoner dehors.
— Ce n'est peut-être pas la peine de leur parler de moi.
— Ne t'en fais pas. Je ne suis pas débile. Elle sortit téléphoner.
— Monsieur Roussel ? C'est Armelle. J'ai des nouvelles.
— Attend, j'appelle Michèle. Voilà ! On t'écoute. Où en est-elle ?
— Elle a été opérée ce matin et elle est dans sa chambre depuis quatorze heures. L'infirmière nous a dit que tout s'était bien passé. C'est le Docteur Morel qui l'a opérée. Nous ne l'avons pas vu. Comme il ne passera que ce soir nous ne pourrons pas le voir car nous devons partir pour Condom.
— Tu es avec elle ?
— Non. Je ne suis pas dans sa chambre car je ne peux pas utiliser mon portable à l'intérieur de la clinique. Elle va bien mais comme elle est sous sédatifs, elle s'est déjà rendormie et l'infirmière nous a dit qu'elle dormirait sans doute tout l'après-midi. Rassurez-vous. C'est une infirmière manifestement très compétente et en plus, comme elle a l'air de bien aimer MarieClaude et que le Docteur Morel vous connaît ils sont aux petits soins pour elle. Le docteur Morel vous verra dès votre arrivée je pense.
— A partir de quelle heure on peut venir ?
— A partir de huit heures.
— Très bien ! Tu as été très gentille de t'occuper d'elle.
— C'est normal. C'est ma petite sœur.
— C'est vrai que tu l'as toujours considérée comme ta sœur. Bon eh bien au revoir.
— Au revoir. Dites à sa maman que je n'ai pas oublié le pull rouge.
Après avoir raccroché, Armelle revint dans la chambre.
— Voilà ! C'est fait. Je n'ai pas parlé de toi Cédric. Ils pensent que Philippe et moi on s'est occupés de tout. Ça me gêne un peu vis à vis de toi.
— Ne t'en fais pas pour ça. Je suis sûr qu'ils comprendront le jour venu. Mais pour le moment le jour n'est pas encore venu et ne le sera que lorsque MarieClaude le voudra. D'ici là je resterai discret. C'est pour ça que je ne viendrai pas demain.
— Je pense que ses parents arriveront à la première heure. Bon ! J'ai fini de ranger ses affaires. On va pouvoir y aller.
— Ne t'en fais pas pour ça. Je suis sûr qu'ils comprendront le jour venu. Mais pour le moment le jour n'est pas encore venu et ne le sera que lorsque MarieClaude le voudra. D'ici là je resterai discret. C'est pour ça que je ne viendrai pas demain.
— Je pense que ses parents arriveront à la première heure. Bon ! J'ai fini de ranger ses affaires. On va pouvoir y aller.
Elle embrassa affectueusement Cédric.
— Merci pour tout Cédric. Merci de l'aimer. J'avais déjà une petite sœur ; maintenant j'ai aussi un grand frère. Puis elle déposa un léger baiser sur le front de MarieClaude endormie.
— A bientôt mon petit cœur !
— A bientôt mon petit cœur !
Armelle et Philippe s'éclipsèrent sans faire de bruit et Cédric resta seul avec MarieClaude. Il la contempla longuement puis se mit à réfléchir à ce qu'il ferait le lendemain. Il fallait qu'il fasse le point avec son équipe, qu'il aille voir son supérieur hiérarchique pour lui faire le compte rendu de la semaine passée à Hambourg et négocier avec lui l'aménagement de ses horaires de travail de la semaine. Il faudrait aussi qu'il téléphone à sa mère pour la prévenir de son bonheur et pour qu'elle lui envoie la bague de fiançailles qui lui était réservée. Il pensa à tout cela pendant un certain temps mais avec toutes les émotions qu'il avait eues depuis la veille au soir et la nuit très courte qu'il avait passée, il était épuisé et il finit par sombrer dans le sommeil. Il dormit pratiquement le reste de l'après-midi. L'infirmière passa deux fois pour vérifier l'état de MarieClaude. Quand elle les vit tous les deux endormis elle fit tout doucement pour ne pas les réveiller.
Elle était attendrie en les voyant tous les deux endormis la main dans la main, ce grand garçon au physique de jeune premier et cette gamine au visage un peu ingrat. Ces deux-là devaient s'aimer profondément et cela remuait son cœur de mère.
Cédric finit par se réveiller. Cette petite sieste d'une heure et demie lui avait fait du bien. Il retira doucement sa main de dessous la joue de MarieClaude, s'étira et alla boire un verre d'eau à la carafe qui était sur la tablette inclinable à côté du lit.
Il alla ensuite se rafraîchir le visage et se laver les mains dans la salle de bains attenante. Et revint s'installer auprès de MarieClaude. Il prit sa revue de mot croisé et commença une nouvelle grille.
Vers dix-huit heures trente on frappa à la porte et l'infirmière entra accompagnée de quelqu'un qui était visiblement un médecin. Ils examinèrent MarieClaude sans la réveiller et ils discutèrent un peu de son état et des mesures à prendre pour la nuit, mesures que l'infirmière devait transmettre à sa collègue de la nuit. Puis, alors que l'infirmière s'occupait des soins du soir de MarieClaude, le chirurgien s'adressa à Cédric.
— Pouvez-vous venir avec moi dans le couloir. Je souhaiterais m'entretenir avec vous quelques instants. Ils sortirent.
— Je suis le docteur Morel. Vous êtes le fameux Cédric je suppose ?
— En effet. Vous connaissez mon prénom ?
— Je suis le docteur Morel. Vous êtes le fameux Cédric je suppose ?
— En effet. Vous connaissez mon prénom ?
Le Médecin sourit.
— Lorsque certains patients sont sous anesthésie, ils parlent pendant qu'ils dorment. Cette jeune demoiselle a parlé plusieurs fois d'un certain Cédric qui avait l'air d'avoir, c'est le moins qu'on puisse dire, une très grande importance pour elle. J'ai supposé que c'était vous.
— J'ai cru comprendre que l'opération s'était bien passée et que vous étiez satisfait du résultat.
— En effet. Nous avons pu intervenir rapidement après son accident ce qui a permis à ses os de peu bouger et ne leur a pas permis de commencer à se ressouder, ce qui peut arriver très vite à son âge. La fracture était franche et nous avons pu remettre les os en place assez facilement. La cicatrice sera probablement peu gênante. Vous pouvez dire à ses parents que tout ira bien. Je les verrai demain de toute manière.
— J'ai cru comprendre que l'opération s'était bien passée et que vous étiez satisfait du résultat.
— En effet. Nous avons pu intervenir rapidement après son accident ce qui a permis à ses os de peu bouger et ne leur a pas permis de commencer à se ressouder, ce qui peut arriver très vite à son âge. La fracture était franche et nous avons pu remettre les os en place assez facilement. La cicatrice sera probablement peu gênante. Vous pouvez dire à ses parents que tout ira bien. Je les verrai demain de toute manière.
Le docteur Morel eut une légère hésitation.
— Afin de nous assurer que son accident n'avait eu de conséquences que sur son pied, nous avons pris des radios de toute la jambe. Nous avons vu qu'elle a une malformation de la hanche. Je suppose qu'elle boite ?
— En effet et c'est un handicap plutôt pénible pour elle.
— C'est de naissance ?
— Oui. C'est une grande prématurée. Elle a failli mourir à la naissance et elle en a gardé des séquelles : une santé fragile et un problème de hanches.
— Sachez que ce n'est pas irréversible. Ce sont des pathologies dont nous maîtrisons maintenant parfaitement le traitement. On peut lui mettre une prothèse parfaitement adaptée. L'effet est spectaculaire et la claudication est la plupart du temps quasi imperceptible voire totalement absente. Il serait peut-être bon que j'en parle à ses parents demain. Qu'en pensez-vous ?
— Je pense qu'il vaut mieux que je vous mette au courant du contexte. La relation qui existe entre MarieClaude et moi est toute récente de sorte que nous n'avons pas eu encore le temps d'en parler à nos parents respectifs. Je ne connais donc pas monsieur et madame Roussel. J'espère que cela se fera très bientôt, mais c'est à MarieClaude de décider du moment opportun. De même c'est à elle de réfléchir et de prendre une décision au sujet d'une opération éventuelle. Ses parents l'adorent et c'est réciproque, mais elle a eu des moments difficiles dans sa vie et est en train de la construire du mieux qu'elle peut. Elle a besoin de réfléchir sereinement à son rythme sans aucune pression et je ne suis pas sûr que ce soit possible si ses parents sont au courant avant qu'elle n'ait pris une décision. Je pense donc qu'elle devrait être la première à connaître cette opportunité, ses contraintes et ses conséquences possibles. Si elle veut elle pourra toujours vous demander de leur en parler. Pour ma part je souhaiterais que tout cela reste entre nous, de même que je vous demanderai de ne pas faire allusion à moi demain.
— Je comprends. J'attendrai un jour où vous serez seul avec elle pour lui en parler.
— Je vous remercie pour elle Docteur. Pourriez-vous m'indiquer combien de temps va durer son hospitalisation ?
— A moins d'une complication elle pourra quitter la clinique le week-end prochain. Puis-je vous poser une question par curiosité ?
— Faites.
— Vous semblez quelqu'un de décidé. Quelle est votre profession ?
— Je dirige une équipe de recherche et développement chez Airbus Industries.
— Cela ne me surprend pas. Bien ! Je vous laisse. Vous pouvez rester jusqu'à dix-neuf heures trente exceptionnellement pour le premier jour. L'infirmière vous indiquera quand elle aura fini les soins du soir.
— En effet et c'est un handicap plutôt pénible pour elle.
— C'est de naissance ?
— Oui. C'est une grande prématurée. Elle a failli mourir à la naissance et elle en a gardé des séquelles : une santé fragile et un problème de hanches.
— Sachez que ce n'est pas irréversible. Ce sont des pathologies dont nous maîtrisons maintenant parfaitement le traitement. On peut lui mettre une prothèse parfaitement adaptée. L'effet est spectaculaire et la claudication est la plupart du temps quasi imperceptible voire totalement absente. Il serait peut-être bon que j'en parle à ses parents demain. Qu'en pensez-vous ?
— Je pense qu'il vaut mieux que je vous mette au courant du contexte. La relation qui existe entre MarieClaude et moi est toute récente de sorte que nous n'avons pas eu encore le temps d'en parler à nos parents respectifs. Je ne connais donc pas monsieur et madame Roussel. J'espère que cela se fera très bientôt, mais c'est à MarieClaude de décider du moment opportun. De même c'est à elle de réfléchir et de prendre une décision au sujet d'une opération éventuelle. Ses parents l'adorent et c'est réciproque, mais elle a eu des moments difficiles dans sa vie et est en train de la construire du mieux qu'elle peut. Elle a besoin de réfléchir sereinement à son rythme sans aucune pression et je ne suis pas sûr que ce soit possible si ses parents sont au courant avant qu'elle n'ait pris une décision. Je pense donc qu'elle devrait être la première à connaître cette opportunité, ses contraintes et ses conséquences possibles. Si elle veut elle pourra toujours vous demander de leur en parler. Pour ma part je souhaiterais que tout cela reste entre nous, de même que je vous demanderai de ne pas faire allusion à moi demain.
— Je comprends. J'attendrai un jour où vous serez seul avec elle pour lui en parler.
— Je vous remercie pour elle Docteur. Pourriez-vous m'indiquer combien de temps va durer son hospitalisation ?
— A moins d'une complication elle pourra quitter la clinique le week-end prochain. Puis-je vous poser une question par curiosité ?
— Faites.
— Vous semblez quelqu'un de décidé. Quelle est votre profession ?
— Je dirige une équipe de recherche et développement chez Airbus Industries.
— Cela ne me surprend pas. Bien ! Je vous laisse. Vous pouvez rester jusqu'à dix-neuf heures trente exceptionnellement pour le premier jour. L'infirmière vous indiquera quand elle aura fini les soins du soir.
Cédric resta à attendre dans le couloir quelques minutes puis l'infirmière sortit de la chambre et lui indiqua qu'il pouvait entrer. Il trouva MarieClaude réveillée. Elle avait été lavée et changée. Le lit avait même été refait. La partie supérieure du sommier de son lit avait été relevée et elle était en train de jouer avec sa commande électrique. Elle avait l'air d'aller beaucoup mieux. Cédric l'embrassa tendrement et elle en fit de même.
— Bonjour mon petit amour comment te sens tu ?
— Je me sens nettement mieux maintenant que tu es là. Elle hésita un peu et rajouta : « Mon chéri ». On m'a changé la perfusion et l'infirmière a mis dedans un produit contre la douleur. Elle m'a dit que si j'avais quand même mal ils pourraient me donner en plus des cachets. Dans cette clinique, ils estiment que les patients n'ont pas à avoir mal. Et puis, comme je vais suffisamment bien, je suis autorisée à manger ce soir. Tu peux rester encore un peu avec moi ?
— Bien sûr ! Je peux rester jusqu'à dix-neuf heures trente. Est-ce que tu veux que je demande qu'on active la télévision dans ta chambre.
— Oui je veux bien. Ça me fera un bruit de fond. Mais si tu pouvais me trouver de quoi lire, ça me ferait plaisir. Tu n'aurais pas quelques livres à me prêter ?
— J'ai des tas de livres et maintenant ils sont aussi à toi. Mais je ne suis pas sûr que tu sois très intéressée par les sujets traités. Dis-moi ce qui t'intéresse et je me débrouillerai d'une manière ou d'une autre pour te trouver quelque chose qui pourra te convenir.
— Tu sais je m'intéresse surtout à l'art.
— Ne t'en fais pas, je pense pouvoir te trouver une solution. Je t'apporterai quelque chose mercredi matin. Je crois plus sage de ne pas venir demain car tes parents seront avec toi toute la journée et je ne pense pas que nos rapports soient assez anciens pour que tu sois prête à leur parler de notre amour.
— Tu ne m'en veux pas ?
— Ne t'en fais surtout pas. Je suis d'accord avec toi. C'est encore un peu tôt.
— Je me sens nettement mieux maintenant que tu es là. Elle hésita un peu et rajouta : « Mon chéri ». On m'a changé la perfusion et l'infirmière a mis dedans un produit contre la douleur. Elle m'a dit que si j'avais quand même mal ils pourraient me donner en plus des cachets. Dans cette clinique, ils estiment que les patients n'ont pas à avoir mal. Et puis, comme je vais suffisamment bien, je suis autorisée à manger ce soir. Tu peux rester encore un peu avec moi ?
— Bien sûr ! Je peux rester jusqu'à dix-neuf heures trente. Est-ce que tu veux que je demande qu'on active la télévision dans ta chambre.
— Oui je veux bien. Ça me fera un bruit de fond. Mais si tu pouvais me trouver de quoi lire, ça me ferait plaisir. Tu n'aurais pas quelques livres à me prêter ?
— J'ai des tas de livres et maintenant ils sont aussi à toi. Mais je ne suis pas sûr que tu sois très intéressée par les sujets traités. Dis-moi ce qui t'intéresse et je me débrouillerai d'une manière ou d'une autre pour te trouver quelque chose qui pourra te convenir.
— Tu sais je m'intéresse surtout à l'art.
— Ne t'en fais pas, je pense pouvoir te trouver une solution. Je t'apporterai quelque chose mercredi matin. Je crois plus sage de ne pas venir demain car tes parents seront avec toi toute la journée et je ne pense pas que nos rapports soient assez anciens pour que tu sois prête à leur parler de notre amour.
— Tu ne m'en veux pas ?
— Ne t'en fais surtout pas. Je suis d'accord avec toi. C'est encore un peu tôt.
Ils restèrent tranquillement ensemble entre léger bavardage et silence. A dix-neuf heures une femme de service arriva dans la chambre avec le plateau repas de MarieClaude. Cédric aida MarieClaude à se redresser un peu plus après avoir glissé la tablette de lit inclinable devant elle et posa dessus le plateau. La position de MarieClaude lui permettait tout de même difficilement de s'alimenter seule et c'est Cédric qui dut, à la fois amusé et attendri, la nourrir lui-même. MarieClaude était ravie qu'il s'occupe d'elle comme ça. Quand elle était avec lui, elle régressait complètement. Un peu comme avec ses parents. Une fois le repas terminé, Cédric débarrassa la table et la remit à côté du lit. Il s'assit sur le rebord du lit et serra MarieClaude contre lui. Ils restèrent ainsi l'un contre l'autre sans rien dire. Vers dix-neuf heures trente Cédric dut s'en aller en promettant de passer sans faute le surlendemain dès midi. MarieClaude recommençait un peu à dodeliner de la tête.
Elle ne tarderait sans doute pas à se rendormir. Ils s'embrassèrent tendrement puis il la laissa. Au bout d'une dizaine de minutes elle dormait.
Cédric décida de passer à la FNAC avant de rentrer chez lui afin d'acheter des livres d'art. Comme il n'avait pas de très grandes connaissances dans ce domaine, il décida de prendre des valeurs sûres. Il fit donc l'acquisition de livres sur le Louvre et sur des musées florentins. Il en profita pour manger rapidement dans un self et rentra chez lui. Il regarda ses e-mails. Il tomba sur celui qu'avait envoyé Philippe et récupéra les photos qui étaient jointes. Il n'avait pas l'intention de veiller car il était fatigué et le lendemain il avait un programme chargé. Il se coucha donc et s'endormit rapidement.
Cédric décida de passer à la FNAC avant de rentrer chez lui afin d'acheter des livres d'art. Comme il n'avait pas de très grandes connaissances dans ce domaine, il décida de prendre des valeurs sûres. Il fit donc l'acquisition de livres sur le Louvre et sur des musées florentins. Il en profita pour manger rapidement dans un self et rentra chez lui. Il regarda ses e-mails. Il tomba sur celui qu'avait envoyé Philippe et récupéra les photos qui étaient jointes. Il n'avait pas l'intention de veiller car il était fatigué et le lendemain il avait un programme chargé. Il se coucha donc et s'endormit rapidement.
Les parents de MarieClaude
Le lendemain matin MarieClaude fut réveillée par la femme de service qui lui apportait son petit déjeuner. Celle-ci lui remit la tablette de lit inclinable et l'aida à se redresser. MarieClaude parvint à trouver une position lui permettant de manger son petit pain et de boire son thé et son jus d'orange. Elle n'était pas encore capable de couper correctement son pain en deux. Elle laissa donc le beurre et la confiture de côté. La femme de service repassa une demi-heure plus tard pour reprendre le plateau du petit déjeuner. Elle passa un coup de chiffon rapide sur la tablette de lit inclinable et remplaça la carafe d'eau fraîche. Peu de temps après l'infirmière de nuit vint lui prodiguer les soins du matin. Alors qu'elle était en train de terminer on frappa à la porte. C'étaient les parents de MarieClaude. L'infirmière leur demanda gentiment d'attendre qu'elle ait terminé, termina les soins et sortit en les invitant à entrer.
La maman de MarieClaude se précipita vers elle et la serra tendrement dans ses bras pendant que son père, l'air un peu grognon, regardait autour de lui pour trouver un endroit où il pourrait poser une énorme valise. La mère et la fille restèrent enlacées plusieurs minutes sans rien se dire. A la fin le père de MarieClaude qui avait réussi à trouver pour la valise un endroit où on ne risquait pas de buter dedans grogna.
— J'espère que je vais avoir le droit d'embrasser ma fille moi aussi !
— Mais oui ! Allez vas-y mais fais attention de ne pas la bouger et ne la serre pas trop fort. Il haussa les épaules avec résignation, prit sa fille dans ses bras et l'embrassa tendrement. Il était beaucoup plus ému qu'il ne voulait le montrer et personne n'était dupe.
— Alors ma poussinette comment vas-tu ce matin ? Tu as vu le docteur Morel ?
— Ne commence pas à l'assaillir de questions et ouvre-moi la valise que je puisse ranger ses affaires. Quand j'aurai fini tu sortiras pour que je puisse lui faire sa toilette.
— Je ne vois pas pourquoi il faut que je sorte.
— Il faut te faire un dessin ? Je ne vais tout de même pas t'expliquer devant elle ce que c'est qu'une toilette intime !
— Mais oui ! Allez vas-y mais fais attention de ne pas la bouger et ne la serre pas trop fort. Il haussa les épaules avec résignation, prit sa fille dans ses bras et l'embrassa tendrement. Il était beaucoup plus ému qu'il ne voulait le montrer et personne n'était dupe.
— Alors ma poussinette comment vas-tu ce matin ? Tu as vu le docteur Morel ?
— Ne commence pas à l'assaillir de questions et ouvre-moi la valise que je puisse ranger ses affaires. Quand j'aurai fini tu sortiras pour que je puisse lui faire sa toilette.
— Je ne vois pas pourquoi il faut que je sorte.
— Il faut te faire un dessin ? Je ne vais tout de même pas t'expliquer devant elle ce que c'est qu'une toilette intime !
Il balbutia une excuse, ouvrit la valise et quitta la chambre précipitamment. MarieClaude sourit attendrie. Elle adorait voir sa maman malmener son papa. Ils s'adoraient tous les deux et au fond d'eux-mêmes ils savaient qu'il ne s'agissait que d'un jeu qui avait commencé avant même leur mariage. D'ailleurs au moindre bobo elle réagissait comme s'il était à l'article de la mort, ce qui avait le don de l'agacer surtout quand elle faisait ça devant le personnel. Elle rangea les affaires qu'elle avait amenées tout en ronchonnant contre l'étroitesse du placard, la petitesse des étagères et le nombre insuffisant de porte-manteaux. Elle alla ensuite ranger les affaires de toilette. Elle procéda ensuite à la toilette de sa fille et lui passa une chemise de nuit. Elle alla à la porte et appela son époux.
— Tu peux revenir maintenant.
Elle demanda à MarieClaude :
— Dis-moi ma chérie. Est-ce que tu es bien nourrie ?
— Tout à fait. Mon seul problème c'est que dans la position où je suis pour manger je n'arrive pas à me servir d'un couteau.
— Pendant que ton père restera avec toi pour attendre le docteur, Je vais essayer de voir les infirmières pour demander si on peut arranger ça. Elle sortit. Pendant son absence on frappa à la porte et le docteur Morel entra dans la pièce, suivi de l'infirmière de jour qui s'était occupée la veille de MarieClaude.
— Je vois que vous êtes déjà là monsieur Roussel. Alors comment va notre petite jeune fille ?
— Je vais très bien. Je n'ai presque pas mal au pied. Quand est ce que vais pouvoir me lever ?
— Holà Jeune fille ! Il faut patienter un minimum de temps. Il faudra qu'on vous plâtre le pied et pour ça il faut attendre que l'hématome soit d'abord résorbé.
— Avoir le pied en l'air c'est drôlement gênant.
— Normalement jeudi on devrait pouvoir vous mettre plus à l'aise, vous pourrez commencer à vous déplacer avec l'aide de quelqu'un et on mettra à votre disposition un fauteuil roulant. Mais il faudra être prudente tant qu'on n'aura pas enlevé vos points de suture et qu'on ne vous aura pas plâtré.
— Quand est-ce que cela pourra se faire demanda le papa de MarieClaude ?
— Si tout va bien on la plâtrera samedi et elle pourra sortir dimanche, le temps qu'on vérifie s'il n'y a pas de problème, par exemple un plâtre un peu trop serré, et qu'un Kinésithérapeute lui règle les cannes anglaises et lui apprenne comment on doit se déplacer sans risquer de tomber ou simplement de se faire mal. Je pourrai vous le confirmer vendredi. Cela vous conviendra-t-il ?
— Oui bien sûr ! L'important c'est que ma fille se remette bien et si ça doit durer quelques jours de plus je pense qu'elle saura s'y résigner.
— Si je ne suis pas immobilisée dans un lit trop longtemps, je n'ai pas d'autre problème. Combien de jours devrais-je garder le plâtre ?
— Le plâtre, qui n'est d'ailleurs pas en plâtre mais en résine, vous sera enlevé au bout de deux semaines. Maintenant, si vous le voulez bien je vais vous examiner le pied.
— Tout à fait. Mon seul problème c'est que dans la position où je suis pour manger je n'arrive pas à me servir d'un couteau.
— Pendant que ton père restera avec toi pour attendre le docteur, Je vais essayer de voir les infirmières pour demander si on peut arranger ça. Elle sortit. Pendant son absence on frappa à la porte et le docteur Morel entra dans la pièce, suivi de l'infirmière de jour qui s'était occupée la veille de MarieClaude.
— Je vois que vous êtes déjà là monsieur Roussel. Alors comment va notre petite jeune fille ?
— Je vais très bien. Je n'ai presque pas mal au pied. Quand est ce que vais pouvoir me lever ?
— Holà Jeune fille ! Il faut patienter un minimum de temps. Il faudra qu'on vous plâtre le pied et pour ça il faut attendre que l'hématome soit d'abord résorbé.
— Avoir le pied en l'air c'est drôlement gênant.
— Normalement jeudi on devrait pouvoir vous mettre plus à l'aise, vous pourrez commencer à vous déplacer avec l'aide de quelqu'un et on mettra à votre disposition un fauteuil roulant. Mais il faudra être prudente tant qu'on n'aura pas enlevé vos points de suture et qu'on ne vous aura pas plâtré.
— Quand est-ce que cela pourra se faire demanda le papa de MarieClaude ?
— Si tout va bien on la plâtrera samedi et elle pourra sortir dimanche, le temps qu'on vérifie s'il n'y a pas de problème, par exemple un plâtre un peu trop serré, et qu'un Kinésithérapeute lui règle les cannes anglaises et lui apprenne comment on doit se déplacer sans risquer de tomber ou simplement de se faire mal. Je pourrai vous le confirmer vendredi. Cela vous conviendra-t-il ?
— Oui bien sûr ! L'important c'est que ma fille se remette bien et si ça doit durer quelques jours de plus je pense qu'elle saura s'y résigner.
— Si je ne suis pas immobilisée dans un lit trop longtemps, je n'ai pas d'autre problème. Combien de jours devrais-je garder le plâtre ?
— Le plâtre, qui n'est d'ailleurs pas en plâtre mais en résine, vous sera enlevé au bout de deux semaines. Maintenant, si vous le voulez bien je vais vous examiner le pied.
L'infirmière défit le pansement de MarieClaude. Le docteur Morel examina la cicatrice, appuya légèrement sur le dessus du pied ce qui fit un peu grimacer MarieClaude, lui replia successivement les cinq orteils et lui tâta la cheville. Ensuite il consulta les relevés de température et de tension artérielle.
— Parfait ! Je pense que cela se passe très bien : La cicatrice est très propre et il y a déjà de premiers signes de cicatrisation. L'hématome a déjà diminué. Tout se passe bien jeune fille ! Si ça continue comme ça et que vous êtes bien raisonnable, vous pourrez être rapidement sur pied.
Il se tourna vers monsieur Roussel :
— Je vais devoir vous laisser car j'ai d'autres visites à faire. Préférez-vous me téléphoner vendredi où bien que ce soit moi qui vous appelle ?
— Vous savez cher ami, MarieClaude peut nous tenir au courant elle-même.
— Non ! Quand même ! Le moins que je puisse faire c'est de le faire moi-même.
— Dans ce cas, choisissez vous-même. Moi je serai joignable facilement toute la journée.
— Merci. Je crois que je vous téléphonerai moi-même, probablement entre neuf et dix heures pendant mes visites.
— Cela ira très bien.
— Dans ce cas au revoir ! Il serra la main des parents de MarieClaude et ébouriffa gentiment les cheveux de cette dernière avant de sortir. L'infirmière se mit à refaire le pansement de MarieClaude.
— Le docteur Morel a l'air très content de l'évolution du pied. Votre fille est quelqu'un de très courageux et c'est une malade très facile. Au fait monsieur Roussel, il faudrait que vous passiez à l'accueil pour leur fournir les informations permettant de compléter son dossier d'admission.
— Oui. Je suis au courant. Je vais d'ailleurs le faire tout de suite.
— Vous savez cher ami, MarieClaude peut nous tenir au courant elle-même.
— Non ! Quand même ! Le moins que je puisse faire c'est de le faire moi-même.
— Dans ce cas, choisissez vous-même. Moi je serai joignable facilement toute la journée.
— Merci. Je crois que je vous téléphonerai moi-même, probablement entre neuf et dix heures pendant mes visites.
— Cela ira très bien.
— Dans ce cas au revoir ! Il serra la main des parents de MarieClaude et ébouriffa gentiment les cheveux de cette dernière avant de sortir. L'infirmière se mit à refaire le pansement de MarieClaude.
— Le docteur Morel a l'air très content de l'évolution du pied. Votre fille est quelqu'un de très courageux et c'est une malade très facile. Au fait monsieur Roussel, il faudrait que vous passiez à l'accueil pour leur fournir les informations permettant de compléter son dossier d'admission.
— Oui. Je suis au courant. Je vais d'ailleurs le faire tout de suite.
Il sortit. Quelques instants plus tard la maman de MarieClaude revint. Elle avait obtenu que pour les repas de MarieClaude celle-ci ait de la nourriture ne nécessitant pas l'usage d'un couteau ou prédécoupée.
— Ton père n'est pas là ?
— Il est descendu à l'accueil pour compléter mon dossier d'admission.
— Il est descendu à l'accueil pour compléter mon dossier d'admission.
Peu après celui-ci revint.
— Voilà c'est fait. Il relata ensuite à son épouse la conversation qu'il avait eue avec le docteur Morel. Ils convinrent donc qu'ils reviendraient dans la matinée du dimanche suivant et la ramèneraient à Condom.
— Tu vas voir ma pauvre chérie ! On va bien s'occuper de toi. Comment vas-tu ? Tu ne souffres pas trop ?
— Non ! Je suis super bien. Il n'y a que ce pied. Qu'est-ce que ça me casse les pieds. Elle éclata de rire. Mon pied cassé qui me casse les pieds ! C'est rigolo non ? Elle se mit ensuite à babiller gaiement, racontant son voyage en Andorre, comment ils avaient bien ri dans le car, comment tout le monde l'avait félicitée pour son rôle de guide improvisée au Musée du tabac, combien ils avaient trouvé beau le sanctuaire. Elle était intarissable. Ses parents étaient ravis quoique légèrement interloqués. Ils pensèrent que les antidouleurs devaient avoir un effet euphorisant.
— Tu vas voir ma pauvre chérie ! On va bien s'occuper de toi. Comment vas-tu ? Tu ne souffres pas trop ?
— Non ! Je suis super bien. Il n'y a que ce pied. Qu'est-ce que ça me casse les pieds. Elle éclata de rire. Mon pied cassé qui me casse les pieds ! C'est rigolo non ? Elle se mit ensuite à babiller gaiement, racontant son voyage en Andorre, comment ils avaient bien ri dans le car, comment tout le monde l'avait félicitée pour son rôle de guide improvisée au Musée du tabac, combien ils avaient trouvé beau le sanctuaire. Elle était intarissable. Ses parents étaient ravis quoique légèrement interloqués. Ils pensèrent que les antidouleurs devaient avoir un effet euphorisant.
La journée passa ainsi et la gaieté de MarieClaude ne diminua à aucun moment. Ses parents essayèrent de lui dire de ne pas trop se fatiguer, mais après s'être calmée quelques instants, elle recommença à bavarder de tout et de rien et à rire. Vers dix-neuf heures elle les avait complètement épuisés. Elle n'avait pas arrêté de toute la journée sauf pour boire de grands verres d'eau chaque fois qu'à force de parler elle avait la gorge sèche. A la fin ils se levèrent pour partir.
— Ma chérie, nous allons être obligés de partir car c'est la fin des visites. Tu sais on est très malheureux de te laisser toute seule. Je sais que tu aurais préféré qu'on reste avec toi mais…
— Non-non ! Ne vous en faites pas. Tout va bien en dehors de mon pied. Ah ! Au fait. Avant de partir tu ne pourrais pas me passer le bassin maman ? A force de boire j'ai la vessie comme un ballon. Si je ne fais pas pipi rapidement je sens que je vais faire sur moi. ça aussi ça serait casse pieds. Elle éclata de rire. Oh ! Oh ! Je ne devrais pas rire. Vite maman ! Le Bassin. Ouah ! Ça soulage. Bon ! Vous pouvez me laisser. Je garde encore un peu le bassin au cas où. J'appellerai pour qu'on vienne me l'enlever. Ils l'embrassèrent tendrement et sortirent un peu désorientés. Ils allèrent voir l'infirmière pour la prévenir que les médicaments devaient certainement avoir un effet euphorisant sur MarieClaude. Celle-ci fut très étonnée.
— Ces calmants n'ont absolument aucun effet euphorisant. Leur seul effet secondaire constaté est une légère tendance à la somnolence.
— Je peux vous dire qu'elle n'est pas du tout somnolente. Elle n'a pas arrêté de parler toute la journée alors que c'est normalement une enfant assez renfermée.
— Je peux vous assurer que les médicaments ne sont pas en cause. Elle a peut-être une réaction due au choc qu'elle a subi. Je crois qu'elle a eu peur. Et puis votre présence y est sûrement pour quelque chose aussi. Ils étaient un peu septiques mais l'infirmière avait été catégorique. Ils repartirent donc pour rejoindre Condom à la fois très rassurés et un peu inquiets.
— Non-non ! Ne vous en faites pas. Tout va bien en dehors de mon pied. Ah ! Au fait. Avant de partir tu ne pourrais pas me passer le bassin maman ? A force de boire j'ai la vessie comme un ballon. Si je ne fais pas pipi rapidement je sens que je vais faire sur moi. ça aussi ça serait casse pieds. Elle éclata de rire. Oh ! Oh ! Je ne devrais pas rire. Vite maman ! Le Bassin. Ouah ! Ça soulage. Bon ! Vous pouvez me laisser. Je garde encore un peu le bassin au cas où. J'appellerai pour qu'on vienne me l'enlever. Ils l'embrassèrent tendrement et sortirent un peu désorientés. Ils allèrent voir l'infirmière pour la prévenir que les médicaments devaient certainement avoir un effet euphorisant sur MarieClaude. Celle-ci fut très étonnée.
— Ces calmants n'ont absolument aucun effet euphorisant. Leur seul effet secondaire constaté est une légère tendance à la somnolence.
— Je peux vous dire qu'elle n'est pas du tout somnolente. Elle n'a pas arrêté de parler toute la journée alors que c'est normalement une enfant assez renfermée.
— Je peux vous assurer que les médicaments ne sont pas en cause. Elle a peut-être une réaction due au choc qu'elle a subi. Je crois qu'elle a eu peur. Et puis votre présence y est sûrement pour quelque chose aussi. Ils étaient un peu septiques mais l'infirmière avait été catégorique. Ils repartirent donc pour rejoindre Condom à la fois très rassurés et un peu inquiets.
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