Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle et pourtant — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle et pourtant
Chapitre 2
Mon cousin
Les trois amies se retrouvèrent l'après-midi à l'école des beaux-arts et se congratulèrent mutuellement de leur réussite. Sophie, rayonnante leur annonça :
— Les filles, j'ai une grande nouvelle. Mes parents ont accepté que, pour fêter ma réussite, j'organise une soirée le six juin. C'est un vendredi. Je vous invite toutes les deux naturellement et aussi Philippe, bien sûr. Vous pourrez venir ?
— Oui ! répondit Armelle, mais nous ne ferons que passer. Nous avons beaucoup de choses à faire le lendemain et nous devons nous lever tôt.
— Et toi MarieClaude ? Tu sais, je compte sur toi !
— Oui ! répondit Armelle, mais nous ne ferons que passer. Nous avons beaucoup de choses à faire le lendemain et nous devons nous lever tôt.
— Et toi MarieClaude ? Tu sais, je compte sur toi !
MarieClaude hésita. Elle appréhendait de se trouver au milieu d'une foule de gens qu'elle ne connaissait pas.
— Je ne suis pas une convive très agréable. Je ne peux pas danser à cause de ma jambe et je n'ai pas beaucoup de conversation.
— Tu sais, tout le monde ne danse pas à ce genre de soirée. Et puis, si tu t'ennuies, tu n'auras qu'à donner un petit coup de main aux serveurs. Il y en aura trois mais ils seront certainement ravis que tu les aides.
— Le problème, intervint Armelle, c'est que si nous pouvons amener MarieClaude à ta soirée, nous ne serons plus là pour la raccompagner à moins qu'elle reparte avec nous.
— Ah non ! J'espère quand même qu'elle pourra rester plus longtemps. Bon ! Ne vous occupez pas d'elle du tout. J'ai des tas de copains qui seront ravis de l'amener et de la raccompagner.
— Tu es sûre ?
— Tu sais, tout le monde ne danse pas à ce genre de soirée. Et puis, si tu t'ennuies, tu n'auras qu'à donner un petit coup de main aux serveurs. Il y en aura trois mais ils seront certainement ravis que tu les aides.
— Le problème, intervint Armelle, c'est que si nous pouvons amener MarieClaude à ta soirée, nous ne serons plus là pour la raccompagner à moins qu'elle reparte avec nous.
— Ah non ! J'espère quand même qu'elle pourra rester plus longtemps. Bon ! Ne vous occupez pas d'elle du tout. J'ai des tas de copains qui seront ravis de l'amener et de la raccompagner.
— Tu es sûre ?
Sophie éclata de rire.
— S'il y a bien quelque chose dont je suis sûre, c'est que quand je demande un service à un copain, la plupart du temps il se précipite de peur que je ne le demande à un autre. Les garçons sont d'une bêtise dès qu'il s'agit des filles !
— Si tu penses ça d'eux, pourquoi tu les fréquentes ?
— J'ai dit qu'ils étaient bêtes, pas qu'ils étaient désagréables. C'est même très agréable à fréquenter, un garçon. Alors tu es d'accord pour venir MarieClaude ?
— Oui bien sûr.
— Si tu penses ça d'eux, pourquoi tu les fréquentes ?
— J'ai dit qu'ils étaient bêtes, pas qu'ils étaient désagréables. C'est même très agréable à fréquenter, un garçon. Alors tu es d'accord pour venir MarieClaude ?
— Oui bien sûr.
Elle était contente de participer à la soirée organisée par Sophie. Comme celle-ci l'avait très généreusement invitée, il lui semblait normal d'accepter de donner un petit coup de main car il n'était pas question que Sophie, qui se donnait déjà tant de mal pour tout organiser, doive ensuite jouer les serveuses de bar. Quant aux autres invités, ils venaient pour s'amuser, pas pour servir. De toute façon, elle ne prendrait pas le risque de se couvrir de ridicule en essayant de danser avec sa claudication. D'ailleurs, personne n'aurait envie de l'inviter. Alors autant se rendre utile.
— Super ! Dites-moi les filles, ça vous dirait de m'accompagner ce samedi à la FNAC ? Il faut que j'achète des CD de musique pour ma soirée. Après on pourra aller prendre un pot. Je passerai vous prendre avec la mini et je vous ramènerai ensuite. Dites oui. Ça sera plus agréable pour moi si je ne suis pas seule et je suis sûre que MarieClaude sera contente de farfouiller au rayon classique.
— Philippe ne sera pas là samedi prochain. Je suis donc libre dit Armelle.
— Moi non plus je n'ai rien de prévu samedi ajouta MarieClaude.
— OK ! Alors je viendrai vous prendre en début d'après-midi.
— Philippe ne sera pas là samedi prochain. Je suis donc libre dit Armelle.
— Moi non plus je n'ai rien de prévu samedi ajouta MarieClaude.
— OK ! Alors je viendrai vous prendre en début d'après-midi.
Le samedi suivant, à l'heure convenue, Sophie passa prendre Armelle et MarieClaude et elles se rendirent à la FNAC. Lorsqu'elles arrivèrent devant le rayon musique, MarieClaude demanda ingénument.
— Tu veux que je t'aide à chercher ? Il y a l'air d'y avoir de bons CD de tangos et de valses.
Sophie éclata de rire.
— Ma chérie, tu es vraiment impayable. Il y a longtemps qu'on ne met plus ce genre de musique dans les soirées. Non, si tu veux te rendre utile, trouve-moi des CD de Hard-rock ou de Heavy-métal. Ça c'est de la musique !
— C'est quoi le Heavy machin chose ?
— Laisse tomber.
— C'est quoi le Heavy machin chose ?
— Laisse tomber.
Après une vingtaine de minutes d'intenses recherches, Sophie avait réussi à trouver assez de CD pour sa soirée et se dirigea rayonnante vers les caisses. Elle paya avec sa carte Gold et les trois amies ressortirent du magasin.
— On va prendre un pot maintenant ? proposa Armelle.
— Bonne idée ! Répondit Sophie, mais je voudrais d'abord passer rue d'Alsace Lorraine voir la vitrine de « Marie Lou ». Il paraît qu'ils ont un arrivage de très jolis chemisiers.
— Mais nous avons déjà beaucoup marché et j'ai peur que MarieClaude soit fatiguée.
— Oh ! Juste un petit tour ! Ce n'est pas très loin. S'il te plaît ! On ne fera que regarder.
— Ce n'est pas grave, intervint MarieClaude, je peux bien faire un petit effort puisque cela fait plaisir à Sophie.
— Bonne idée ! Répondit Sophie, mais je voudrais d'abord passer rue d'Alsace Lorraine voir la vitrine de « Marie Lou ». Il paraît qu'ils ont un arrivage de très jolis chemisiers.
— Mais nous avons déjà beaucoup marché et j'ai peur que MarieClaude soit fatiguée.
— Oh ! Juste un petit tour ! Ce n'est pas très loin. S'il te plaît ! On ne fera que regarder.
— Ce n'est pas grave, intervint MarieClaude, je peux bien faire un petit effort puisque cela fait plaisir à Sophie.
Elles se rendirent donc devant la boutique « Marie Lou » et Sophie s'extasia devant les chemisiers qui étaient effectivement très jolis. Elle resta une bonne dizaine de minutes à faire des commentaires sur chacun d'eux, n'intéressant que très modérément Armelle et pas du tout MarieClaude. D'un ton plein d'espoir elle suggéra :
— Je suis sûre qu'ils en ont un tas d'autres à l'intérieur.
— Non ! Lui répondit fermement Armelle, MarieClaude est fatiguée. Tu fais ce que tu veux mais nous, on va s'asseoir au CAPOUL.
— Non ! Lui répondit fermement Armelle, MarieClaude est fatiguée. Tu fais ce que tu veux mais nous, on va s'asseoir au CAPOUL.
En ronchonnant un peu, Sophie obtempéra et, tout en bavardant gaiement, elles se dirigèrent vers la place WILSON. Elles comptaient s'installer au soleil à la terrasse du CAPOUL. MarieClaude commençait à être vraiment fatiguée et n'avait qu'une envie, c'était d'aller se réfugier dans sa chambre. Elle essaya de faire bonne figure à ses deux amies mais ses idées noires recommencèrent à l'assaillir et peu à peu son visage se ferma.
Elles arrivèrent sur la place, très animée comme toujours, et se dirigèrent vers le CAPOUL. La terrasse était à peu près totalement remplie et elles cherchèrent des yeux une table libre. Comme elles n'en voyaient pas, MarieClaude, sauta sur l'occasion :
Elles arrivèrent sur la place, très animée comme toujours, et se dirigèrent vers le CAPOUL. La terrasse était à peu près totalement remplie et elles cherchèrent des yeux une table libre. Comme elles n'en voyaient pas, MarieClaude, sauta sur l'occasion :
— Il n'y a plus de place. Tant pis ! Ce sera pour une autre fois.
— Mais non ! Il suffit de patienter un peu qu'une table se libère.
— Mais non ! Il suffit de patienter un peu qu'une table se libère.
C'est alors qu'Armelle crut reconnaître un garçon assis, seul, à l'une des tables. C'était un beau garçon brun aux traits fins en même temps que virils. Elle le regarda avec attention, essayant de se rappeler quand et où elle avait pu le rencontrer. Brusquement elle le reconnut et s'écria joyeusement : Cédric ! Et, se tournant vers ses deux amies, elle s'exclama toute joyeuse : C'est mon cousin Cédric !
Cédric
Cédric, comme à son habitude, s'était installé à la terrasse du CAPOUL. Il aimait beaucoup cette brasserie animée et bien située. D'autre part, il adorait l'architecture de la place WILSON. C'était l'endroit qu'il affectionnait le plus en centre-ville avec, peut-être, pour des raisons différentes, la place Saint Sernin. Cette dernière était un havre de tranquillité qui incitait à la méditation. La place Wilson, en revanche, respirait la gaieté grâce aux touristes et, surtout aux nombreux étudiants qui s'y réunissaient régulièrement. Tous les samedis il venait passer une petite heure au CAPOUL pour se détendre avant d'aller à l'entraînement de Karaté. Il faisait aussi du jogging plusieurs fois par semaine, quel que soit le temps, pour garder la forme. Il faisait enfin chaque semaine, après le Karaté, de la musculation dans un club financé en partie par le comité d'entreprise d'Airbus où il travaillait depuis deux ans.
Par contre il avait abandonné le décathlon, discipline dans laquelle il avait pourtant brillé, car c'était une discipline trop contraignante compte tenu de ses activités professionnelles.
Ses parents habitaient à Èze, une jolie commune située en hauteur entre Nice et Monaco. Son père avait été pilote de chasse avant de devenir pilote chez Air France. Il ne pilotait plus étant donné son âge et occupait un emploi de direction à l'aéroport de Nice Côte d'azur. La mère de Cédric tenait, à Èze même, une boutique d'art qui marchait très bien en saison. Enfin sa sœur Catherine, de deux ans son aînée, habitait à Nice et avait déjà un premier enfant qui aurait bientôt trois ans et dont Cédric était le parrain.
Ses parents habitaient à Èze, une jolie commune située en hauteur entre Nice et Monaco. Son père avait été pilote de chasse avant de devenir pilote chez Air France. Il ne pilotait plus étant donné son âge et occupait un emploi de direction à l'aéroport de Nice Côte d'azur. La mère de Cédric tenait, à Èze même, une boutique d'art qui marchait très bien en saison. Enfin sa sœur Catherine, de deux ans son aînée, habitait à Nice et avait déjà un premier enfant qui aurait bientôt trois ans et dont Cédric était le parrain.
Il travaillait chez Airbus et son métier lui plaisait énormément. Pourtant il avait d'abord voulu être pilote comme son père. Malheureusement il avait dû renoncer à son rêve à cause d'une vue insuffisante bien que bonne. Pour ne pas abandonner totalement son rêve, il avait décidé qu'il travaillerait dans l'industrie aéronautique. Comme il était ambitieux, il n'imaginait pas ne pas passer par la grande porte. Il avait donc travaillé dur en classe préparatoire et avait eu le bonheur d'intégrer l'école polytechnique. Il était ensuite descendu à Toulouse pour faire son année d'application à l'Institut supérieur d'aéronautique. A sa sortie de l'école il avait été, à sa grande satisfaction, embauché par Airbus Industries où il dirigeait déjà une petite équipe de recherche et développement. Il était satisfait non seulement de son emploi mais aussi de sa vie toulousaine car il avait appris à aimer cette ville gaie et active.
Il était maintenant bien installé dans la vie et commençait à songer qu'il allait lui falloir un jour couronner le tout en fondant une famille. C'était ce que naturellement sa mère attendait avec impatience, convaincue que la moitié au moins des filles de la ville ne rêvaient que de l'épouser ou devraient en rêver si elles n'étaient pas stupides. Cela les faisait bien rire son père et lui, mais on ne peut tenir rigueur à une mère de perdre toute objectivité quand il s'agit de son fils. Il ne lui restait plus qu'à trouver l'âme sœur, ce qui n'allait pas de soi, bien que le fait qu'il soit beau gosse et athlétique ainsi que sa situation professionnelle lui attirent un intérêt certain de la part de la gent féminine.
Il faut dire qu'il avait une conception des relations entre les deux sexes et du rôle de chacun au sein de la famille qui pourrait être qualifiée assez facilement de rétrograde, ce qui réduisait considérablement le nombre de filles avec lesquelles il avait des chances de pouvoir s'entendre. Il avait eu quelques aventures, mais ce n'était pour lui que des liaisons éphémères et sans conséquences. Malheureusement, une fois, cela ne s'était pas bien passé. Il s'était aperçu que c'était sérieux pour sa partenaire alors que ça ne l'était pas pour lui plus que d'habitude. Elle lui avait avoué être encore vierge et avait parlé de mariage presqu'immédiatement. Il s'était empressé de dissiper le malentendu, mais la jeune-fille avait très mal réagi. Elle avait été très malheureuse. Depuis, il était devenu prudent, ne voulant pas risquer de faire de mal à quelqu'un pour quelques instants de plaisir malgré de nombreuses sollicitations plus ou moins explicites.
Le calme plat régnait donc sur sa vie sentimentale, mais il ne doutait pas, qu'un beau jour, il rencontrerait l'âme sœur.
Bref Cédric était un homme heureux.
Il était donc en train de savourer cette magnifique journée de fin mai quand il entendit une voix féminine qui criait son prénom. Un peu surpris il regarda autour de lui se demandant s'il était concerné. C'était bien le cas car une jolie brune se dirigeait droit sur lui en lui souriant chaleureusement. Elle était accompagnée de deux autres filles qui la suivaient tout en jetant à Cédric des coups d'œil surpris. Cédric, bien que flatté par l'enthousiasme de cette jolie fille se demandait qui elle pouvait bien être. Cependant plus elle approchait, plus il avait l'impression de l'avoir déjà rencontrée. Soudain il reconnut sa cousine Armelle avec qui sa sœur et, surtout lui, avaient si souvent joué quand ils étaient en vacances chez leur Grand-mère près d'Agen. Ils s'étaient ensuite complètement perdus de vue au moment où ils avaient atteint l'adolescence.
Bref Cédric était un homme heureux.
Il était donc en train de savourer cette magnifique journée de fin mai quand il entendit une voix féminine qui criait son prénom. Un peu surpris il regarda autour de lui se demandant s'il était concerné. C'était bien le cas car une jolie brune se dirigeait droit sur lui en lui souriant chaleureusement. Elle était accompagnée de deux autres filles qui la suivaient tout en jetant à Cédric des coups d'œil surpris. Cédric, bien que flatté par l'enthousiasme de cette jolie fille se demandait qui elle pouvait bien être. Cependant plus elle approchait, plus il avait l'impression de l'avoir déjà rencontrée. Soudain il reconnut sa cousine Armelle avec qui sa sœur et, surtout lui, avaient si souvent joué quand ils étaient en vacances chez leur Grand-mère près d'Agen. Ils s'étaient ensuite complètement perdus de vue au moment où ils avaient atteint l'adolescence.
Armelle avait considérablement changé depuis cette date car l'ado maigrichonne et tracassée qu'il avait connue à l'époque était devenue une très jolie jeune femme visiblement épanouie. C'est pour cela qu'il ne l'avait pas reconnue tout de suite.
Armelle ! S'exclama-t-il un peu ému en se levant pour l'accueillir. Armelle lui sauta au cou en riant de plaisir et l'embrassa bruyamment sur les deux joues. Cédric était lui aussi ravi de revoir sa cousine qu'il avait toujours beaucoup aimée.
— Mais que fais-tu à Toulouse, lui demanda-t-elle, espèce de lâcheur tu aurais pu nous prévenir que tu étais là.
— Et toi même que fais-tu à Toulouse ? lui demanda Cédric. Mais asseyez-vous, je vous offre un verre.
— Nous étions justement venues prendre un verre au CAPOUL et c'est en cherchant une table libre que je t'ai reconnu par hasard.
— Et toi même que fais-tu à Toulouse ? lui demanda Cédric. Mais asseyez-vous, je vous offre un verre.
— Nous étions justement venues prendre un verre au CAPOUL et c'est en cherchant une table libre que je t'ai reconnu par hasard.
Il se leva et, galamment, les fit asseoir. Armelle, radieuse, se mit en face de lui ses deux amies de chaque côté d'elle. MarieClaude se renfrogna. Elle était toujours très contente d'être avec ses deux amies, mais les étrangers la rendaient toujours méfiante car le mieux qu'elle pouvait espérer d'eux étaient leur indifférence. Après qu'elles se soient assises Sophie, qui, en revanche, regardait Cédric avec beaucoup d'intérêt, interpella Armelle :
— Tu ne nous présente pas ?
Armelle un peu confuse lui répondit :
— j'étais tellement contente de retrouver Cédric que j'étais en train d'oublier les bonnes manières. Je vous présente donc Cédric qui, comme vous devez l'avoir deviné, à moins d'être vraiment inattentives, est mon cousin. Nos mères sont sœurs. On a beaucoup joué ensemble pendant nos vacances quand nous étions enfants et puis nous nous sommes perdus de vue.
Puis se tournant vers les deux filles qui étaient avec elle Armelle continua les présentations :
— Sophie, la blonde, est une amie que je me suis faite à l'école des Beaux-arts où nous venons de terminer nos études. Quand à MarieClaude, la petite brune, c'est mon amie d'enfance. Elle habite Condom comme moi et nous avons toujours été inséparables. Elle est, elle aussi, élève des Beaux-arts mais elle continue ses études pendant encore deux années supplémentaires alors que nous, nous en restons là.
— Vous faites toutes les trois la même chose aux Beaux-arts ? Demanda Cédric.
— Non ! Il y a trois options possibles et nous sommes chacune dans une option différente. Sophie avait choisi l'option Design. Dans cette option on s'occupe de l'aménagement de l'espace public ou privé. Moi j'ai choisi le Design graphique qui s'intéresse à l'environnement de l'écrit, comme la conception d'ouvrages ou de pages WEB. Quand à MarieClaude, c'est l'artiste du groupe. Elle a choisi l'option Art. C'est probablement des trois options celle qui est la plus difficile, celle où on risque le plus facilement d'échouer mais ce n'est pas du tout son cas.
— Vous faites toutes les trois la même chose aux Beaux-arts ? Demanda Cédric.
— Non ! Il y a trois options possibles et nous sommes chacune dans une option différente. Sophie avait choisi l'option Design. Dans cette option on s'occupe de l'aménagement de l'espace public ou privé. Moi j'ai choisi le Design graphique qui s'intéresse à l'environnement de l'écrit, comme la conception d'ouvrages ou de pages WEB. Quand à MarieClaude, c'est l'artiste du groupe. Elle a choisi l'option Art. C'est probablement des trois options celle qui est la plus difficile, celle où on risque le plus facilement d'échouer mais ce n'est pas du tout son cas.
Elle reprit :
— Tu sais donc pourquoi je suis à Toulouse alors c'est à toi maintenant de nous dire ce que tu y fais.
— Hé bien j'y travaille depuis deux ans. Je suis chez Airbus Industries où je dirige une petite équipe de recherche.
— Félicitations ! Mais je croyais que tu voulais être aviateur comme ton père quand nous étions jeunes.
— Effectivement, mais ma vue n'est pas assez bonne.
— Hé bien j'y travaille depuis deux ans. Je suis chez Airbus Industries où je dirige une petite équipe de recherche.
— Félicitations ! Mais je croyais que tu voulais être aviateur comme ton père quand nous étions jeunes.
— Effectivement, mais ma vue n'est pas assez bonne.
Pendant la conversation, Cédric observait discrètement Sophie et MarieClaude. Sophie était vraiment très jolie et possédait une voix cristalline dont elle jouait à la perfection. En plus elle était rayonnante et respirait la joie de vivre. Elle était vraiment très séduisante. MarieClaude était tout le contraire de Sophie : Elle n'était pas très jolie avec son petit visage chiffonné et son teint un peu brouillé. Elle n'était pas affreuse, elle était simplement très quelconque physiquement. Elle avait le visage un petit peu trop allongé, le nez un petit peu de travers, les pommettes un petit peu trop creuses, bref beaucoup d'un petit peu trop ou d'un petit peu pas assez ; rien de grave mais un ensemble de traits qui n'était pas harmonieux. Elle avait en plus une coiffure qui ne l'arrangeait pas : cheveux mi- longs, raides et en queue de cheval, ce qui n'allait pas du tout avec son visage étroit. Elle était visiblement très effacée, quasiment transparente.
A la limite les seules choses qui la faisaient remarquer était la claudication dont elle était affligée et son air maussade. Si Sophie inspirait un intérêt certain à Cédric, MarieClaude lui inspirait plutôt de la compassion.
— Et qu'est-ce qu'on doit faire comme études pour faire ce que tu fais ?
— Il y a plusieurs voies possibles. Moi j'ai choisi de faire polytechnique avec une année d'application ici à L'institut supérieur d 'Aéronautique.
— Il y a plusieurs voies possibles. Moi j'ai choisi de faire polytechnique avec une année d'application ici à L'institut supérieur d 'Aéronautique.
Sophie remarqua d'un ton rêveur :
— Qu'est-ce que tu dois être intelligent dis donc !
Flatté, Cédric répondit en souriant :
— Il ne faut certainement pas être un imbécile pour réussir ce genre d'études mais c'est surtout une question de volonté, de travail et d'organisation.
MarieClaude intervint alors d'un ton amer :
— Ce n'est pas comme pour nos études à nous : On peut réussir tout en étant bête à pleurer.
Cédric regarda MarieClaude avec stupéfaction. Pourquoi une telle remarque ? Sophie regardait aussi MarieClaude d'un air franchement agacé. Armelle intervint :
— MarieClaude, qui est une des personnes les plus brillantes intellectuellement que je connaisse, a malheureusement toujours pensé qu'elle était bête et ne réussissait que grâce à la chance.
— Je sais ce que je dis insista MarieClaude.
— Je sais ce que je dis insista MarieClaude.
Sophie explosa exaspérée :
— On ne va pas encore reprendre cette discussion sans fin ! Ça commence à bien faire !
MarieClaude plongea aussitôt le nez dans son verre en rougissant :
— Je vous demande pardon, je me suis rendue impossible comme d'habitude.
Cédric était consterné. Cette fille avait visiblement de très gros problèmes psychologiques.
Sophie reprit plus doucement :
Sophie reprit plus doucement :
— Tu sais ma chérie, Armelle et moi t'aimons beaucoup mais c'est un peu pénible cette habitude que tu as de toujours vouloir te dévaloriser aux yeux des autres.
Histoire de détendre l'atmosphère, Armelle enchaîna :
— Au fait Cédric je ne t'ai pas dit que j'étais fiancée. Il s'appelle Philippe et a fait les mêmes études que moi. Nous allons nous marier cet été. J'espère bien que tu assisteras au mariage.
— Toutes mes félicitations ! Je suis très heureux pour toi et rien ne pourra m'empêcher de venir. Je pense que mes parents voudront venir ainsi que, sans doute, Catherine qui parle souvent de notre jeunesse avec nostalgie et serait très heureuse de te revoir. Elle-même est mariée et a déjà eu un premier enfant.
— Toutes mes félicitations ! Je suis très heureux pour toi et rien ne pourra m'empêcher de venir. Je pense que mes parents voudront venir ainsi que, sans doute, Catherine qui parle souvent de notre jeunesse avec nostalgie et serait très heureuse de te revoir. Elle-même est mariée et a déjà eu un premier enfant.
Armelle reprit :
— Maintenant que nous nous sommes retrouvés il n'est pas question que nous nous perdions de nouveau de vue. Nous allons échanger nos numéros de téléphones, nos adresses postales et nos adresses mail.
L'atmosphère était de nouveau détendue et ils continuèrent à bavarder une dizaine de minutes puis les filles laissèrent Cédric.
Resté seul, ce dernier repensa à cette rencontre inattendue. Il était vraiment très heureux d'avoir retrouvé Armelle. Ils s'étaient tellement bien entendu quand ils étaient enfants. Elle était aussi belle que rayonnante et Cédric se disait, amusé, que si elle n'avait pas été sa cousine et de plus sur le point de se marier, il aurait probablement aimé se porter candidat. Son fiancé avait bien de la chance. Avec Sophie le problème ne se posait heureusement pas. Sophie faisait partie de ces personnes rares qui séduisent immédiatement tous ceux qui les croisent. Son adorable petit minois et sa spontanéité le faisaient craquer. Il aimerait bien avoir l'occasion de la revoir. MarieClaude par contre lui faisait de la peine : complètement effacée elle était visiblement à la remorque de ses deux amies et portait en elle une tristesse assez poignante. Elle ne devait pas être très drôle à fréquenter. Il se demandait si elle avait toujours été comme ça.
Resté seul, ce dernier repensa à cette rencontre inattendue. Il était vraiment très heureux d'avoir retrouvé Armelle. Ils s'étaient tellement bien entendu quand ils étaient enfants. Elle était aussi belle que rayonnante et Cédric se disait, amusé, que si elle n'avait pas été sa cousine et de plus sur le point de se marier, il aurait probablement aimé se porter candidat. Son fiancé avait bien de la chance. Avec Sophie le problème ne se posait heureusement pas. Sophie faisait partie de ces personnes rares qui séduisent immédiatement tous ceux qui les croisent. Son adorable petit minois et sa spontanéité le faisaient craquer. Il aimerait bien avoir l'occasion de la revoir. MarieClaude par contre lui faisait de la peine : complètement effacée elle était visiblement à la remorque de ses deux amies et portait en elle une tristesse assez poignante. Elle ne devait pas être très drôle à fréquenter. Il se demandait si elle avait toujours été comme ça.
Peut-être avait-elle eu un accident dont elle s'était mal remise.
Discussion de filles
Discussion de filles
Après avoir quitté Cédric, les trois amies rejoignirent le parking pour récupérer la mini Cooper de Sophie qui devait les raccompagner chez elles. Armelle était toute joyeuse :
— Vous avez vu comme il est sympa mon cousin ?
— Il a l'air très gentil répondit MarieClaude.
— Et il est aussi très beau gosse rajouta Sophie. Il doit être superbe en maillot de bain. Armelle prit un air faussement choqué.
— Tu n'as pas honte de parler de ça à nos chastes oreilles ?
— Les garçons entre eux n'hésitent pas à faire ce genre de commentaire sur les filles. Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas en faire autant.
— Je suis sûre que tu voudrais bien l'ajouter à la liste de tes soupirants.
— Quel mal y aurait –il ? Je n'ai pas raison MarieClaude ?
— Moi, je trouve qu'un garçon ça devrait être autre chose qu'un objet de collection, répondit cette dernière d'un air un peu pincé.
— Madame la moralisatrice ! Tu sais, quand tu connaîtras un peu la vie comme moi, tu verras que c'est moi qui ai raison. Il faut pendre la vie à bras le corps, ne pas hésiter à faire des choses nouvelles, abandonner les vieilles guenilles de coutumes bourgeoises dépassées. Les hippies avaient tout compris. C'est pour ça que je me sens si proche d'eux.
— Il a l'air très gentil répondit MarieClaude.
— Et il est aussi très beau gosse rajouta Sophie. Il doit être superbe en maillot de bain. Armelle prit un air faussement choqué.
— Tu n'as pas honte de parler de ça à nos chastes oreilles ?
— Les garçons entre eux n'hésitent pas à faire ce genre de commentaire sur les filles. Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas en faire autant.
— Je suis sûre que tu voudrais bien l'ajouter à la liste de tes soupirants.
— Quel mal y aurait –il ? Je n'ai pas raison MarieClaude ?
— Moi, je trouve qu'un garçon ça devrait être autre chose qu'un objet de collection, répondit cette dernière d'un air un peu pincé.
— Madame la moralisatrice ! Tu sais, quand tu connaîtras un peu la vie comme moi, tu verras que c'est moi qui ai raison. Il faut pendre la vie à bras le corps, ne pas hésiter à faire des choses nouvelles, abandonner les vieilles guenilles de coutumes bourgeoises dépassées. Les hippies avaient tout compris. C'est pour ça que je me sens si proche d'eux.
Armelle éclata de rire.
— Tu sais ce que tu devrais faire ? Tu devrais acheter des autocollants de fleurs à mettre sur ta Mini-Cooper hippie et sur ton beau sac Hermès hippie. Ensuite, au lieu d'aller t'acheter un affreux chemisier bourgeois chez « Marie Lou », tu devrais aller t'en acheter un à la foire-fouille. Ils ont des chemises à fleurs pas chères du tout.
— Tu plaisantes ! ça serait d'un vulgaire.
— Non ! ça serait hippie.
— Tu plaisantes ! ça serait d'un vulgaire.
— Non ! ça serait hippie.
Sophie répondit très digne :
— Ce qui compte, ce n'est pas l'apparence, mais ce qu'on ressent au fond de soi.
Venant d'une jeune femme hyper sophistiquée et si soucieuse de son apparence comme l'était Sophie, la réflexion ne manquait pas de saveur.
— Tu es désarmante, ma chérie. Mais ça ne fait rien. On t'aime bien comme ça.
MarieClaude n'avait pas participé à ce dernier échange. Elle se disait qu'au train où allaient les choses, elle n'aurait sans doute jamais l'occasion de connaître la vie dont lui parlait Sophie. Celle qui se présentait à elle serait faite de solitude. A l'époque du moyen-âge, elle aurait vécu seule dans les bois près d'un village. Son physique et sa claudication auraient fait peur aux enfants et les villageois auraient fini par la brûler vive comme sorcière. L'amour c'était pour les autres, pas pour elle. Elle fut sur le point de continuer la discussion mais préféra ne pas insister. Après tout Sophie ne faisait de mal à personne et elle pourrait faire pire que de tomber amoureuse du cousin d'Armelle. Elle pensait avec mélancolie qu'il ressemblait beaucoup au prince charmant dont elle avait rêvé autrefois, mais les rêves, elle était maintenant trop vieille pour ça.
Allo maman
Cédric était tellement excité d'avoir revu Armelle qu'il téléphona tout de suite à sa mère qui devait être encore dans sa boutique, surtout un samedi de saison.
— Bonjour maman, je ne te dérange pas ?
— Non mon chéri. C'est un peu calme aujourd'hui à cause du mauvais temps et l'employée suffit à servir.
— Tu sais qui je viens de rencontrer ?
— Non ?
— Armelle !
— Je savais qu'elle finissait des études à Toulouse, aux Beaux-Arts si je me souviens bien, car j'ai régulièrement des nouvelles par ta tante Annie. Comment va-t-elle ? Tu as dû la trouver très changée j'imagine.
— Énormément ! C'est devenu une grande et très jolie brune et elle est visiblement très épanouie. Tu savais qu'elle se marie cet été ?
— Bien sûr. Annie me l'a dit. Nous sommes d'ailleurs tous invités.
— C'est ce que j'ai cru comprendre.
— Tu as vu son fiancé ?
— Non. Elle était seulement avec deux copines.
— Sympathiques ?
— Toi, je te vois venir. C'est vrai qu'il y en a une qui est charmante et très jolie. Elle s'appelle Sophie. Elle sort des Beaux-arts comme Armelle.
— Elle t'a tapé dans l'œil ?
— Un peu, mais tu sais, je leur ai parlé seulement une demi-heure. Je crois quand même que je lui ai fait plutôt bonne impression et j'avoue que c'est réciproque.
— Et l'autre fille ?
— Oh ! L'autre serait une amie d'enfance. Elle n'est pas vraiment gâtée par la nature et elle est plutôt insignifiante. Elle fait les Beaux-arts elle aussi. Armelle a l'air de dire que c'est quelqu'un de brillant intellectuellement mais ça ne se voit pas.
— Elle ne s'appellerait pas Marie quelque chose par hasard ?
— MarieClaude. Elle habite elle aussi à Condom.
— Annie m'en a vaguement parlé. Il paraît qu'elle a des tas de problèmes.
— Physiquement elle n'est vraiment pas terrible et elle boite ce qui semble être la seule chose de remarquable chez elle. En plus, elle a effectivement l'air d'avoir des tas de problèmes psychologiques. C'est peut-être dû à son physique.
— Il me semble qu'il y a eu des difficultés à sa naissance.
— Dis-moi maman, pourquoi on ne voit plus Armelle et ses parents ? On s'entendait bien avec Armelle quand on était en vacances chez Mamie.
— C'est à cause de vos pères. Le père d'Armelle est antimilitariste. Au lieu de nous laisser passer des vacances tranquilles, ton père et lui se sont mis à vouloir parler politique, chacun essayant de démontrer à l'autre qu'il avait tort. Ils se sont fâchés. Ton père regrette un peu maintenant et, d'après Annie, Pierre aussi, mais aucun de ces deux sots ne veut faire le premier pas. Je pense quand même que pour le mariage ils feront un effort.
— Hé bien cela m'a fait plaisir de t'avoir au téléphone. Tu embrasseras tendrement Catherine et ton petit fils de ma part.
— J'espère bien qu'il ne sera pas le seul et que tu sauras bientôt faire ce qu'il faut pour ça mon chéri.
— Hou là ! Terrain glissant ! Je crois qu'il est temps que je raccroche. Je t'embrasse. Je t'aime.
— Moi aussi je t'aime mon chéri.
— Au revoir maman.
— Non mon chéri. C'est un peu calme aujourd'hui à cause du mauvais temps et l'employée suffit à servir.
— Tu sais qui je viens de rencontrer ?
— Non ?
— Armelle !
— Je savais qu'elle finissait des études à Toulouse, aux Beaux-Arts si je me souviens bien, car j'ai régulièrement des nouvelles par ta tante Annie. Comment va-t-elle ? Tu as dû la trouver très changée j'imagine.
— Énormément ! C'est devenu une grande et très jolie brune et elle est visiblement très épanouie. Tu savais qu'elle se marie cet été ?
— Bien sûr. Annie me l'a dit. Nous sommes d'ailleurs tous invités.
— C'est ce que j'ai cru comprendre.
— Tu as vu son fiancé ?
— Non. Elle était seulement avec deux copines.
— Sympathiques ?
— Toi, je te vois venir. C'est vrai qu'il y en a une qui est charmante et très jolie. Elle s'appelle Sophie. Elle sort des Beaux-arts comme Armelle.
— Elle t'a tapé dans l'œil ?
— Un peu, mais tu sais, je leur ai parlé seulement une demi-heure. Je crois quand même que je lui ai fait plutôt bonne impression et j'avoue que c'est réciproque.
— Et l'autre fille ?
— Oh ! L'autre serait une amie d'enfance. Elle n'est pas vraiment gâtée par la nature et elle est plutôt insignifiante. Elle fait les Beaux-arts elle aussi. Armelle a l'air de dire que c'est quelqu'un de brillant intellectuellement mais ça ne se voit pas.
— Elle ne s'appellerait pas Marie quelque chose par hasard ?
— MarieClaude. Elle habite elle aussi à Condom.
— Annie m'en a vaguement parlé. Il paraît qu'elle a des tas de problèmes.
— Physiquement elle n'est vraiment pas terrible et elle boite ce qui semble être la seule chose de remarquable chez elle. En plus, elle a effectivement l'air d'avoir des tas de problèmes psychologiques. C'est peut-être dû à son physique.
— Il me semble qu'il y a eu des difficultés à sa naissance.
— Dis-moi maman, pourquoi on ne voit plus Armelle et ses parents ? On s'entendait bien avec Armelle quand on était en vacances chez Mamie.
— C'est à cause de vos pères. Le père d'Armelle est antimilitariste. Au lieu de nous laisser passer des vacances tranquilles, ton père et lui se sont mis à vouloir parler politique, chacun essayant de démontrer à l'autre qu'il avait tort. Ils se sont fâchés. Ton père regrette un peu maintenant et, d'après Annie, Pierre aussi, mais aucun de ces deux sots ne veut faire le premier pas. Je pense quand même que pour le mariage ils feront un effort.
— Hé bien cela m'a fait plaisir de t'avoir au téléphone. Tu embrasseras tendrement Catherine et ton petit fils de ma part.
— J'espère bien qu'il ne sera pas le seul et que tu sauras bientôt faire ce qu'il faut pour ça mon chéri.
— Hou là ! Terrain glissant ! Je crois qu'il est temps que je raccroche. Je t'embrasse. Je t'aime.
— Moi aussi je t'aime mon chéri.
— Au revoir maman.
Cédric regarda sa montre : Il était là depuis déjà une heure et il était temps d'aller à l'entraînement de Karaté.
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