Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle et pourtant — Chapitre 41
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle et pourtant
Chapitre 41
Les tableaux
Cet épisode se déroule à Eze avant le piquenique mouvementé.
Le lendemain matin, après le petit déjeuner, Marielle annonça.
Cet épisode se déroule à Eze avant le piquenique mouvementé.
Le lendemain matin, après le petit déjeuner, Marielle annonça.
— Aujourd'hui c'est notre journée artistique. Ce matin nous allons admirer les œuvres de MarieClaude. Cet après-midi je vous ferai visiter ma boutique et ensuite nous choisirons les faireparts de mariage.
— Où veux-tu que je mette mes toiles ?
— Je pense qu'on pourrait utiliser la banquette et les trois fauteuils.
— Tiens ? releva Cédric, je n'avais pas remarqué que tutoyais maman.
— Tu tutoies bien la mienne.
— Ah mais je ne disais pas que tu avais tort ; au contraire ça me fait très plaisir. Au fait ! Avant de commencer, je voudrais parler du programme de demain. J'aimerai faire visiter l'arrière-pays à MarieClaude. Je pensais qu'on pourrait se faire un petit pique-nique en amoureux. Qu'en penses-tu ma chérie ?
— Oui, c'est une bonne idée, mais ta maman avait peut-être prévu autre chose ?
— Non ! Je n'avais rien prévu de particulier. Je pensais que vous auriez une journée plage. Vous faites bien de me prévenir à l'avance. Je vais vous préparer votre pique-nique ce soir et papa voudra surement que vous preniez la Mercedes demain. Je lui dirai de penser à faire le plein en rentrant ce soir.
— D'accord ! Je vais monter avec MarieClaude pour déballer les toiles et puis on installera la première série sur la banquette et les fauteuils.
— Très bien ! Je vais en vitesse acheter de quoi préparer votre pique-nique de demain pendant que vous installez tout ça.
— Est-ce que je peux demander à Cédric de déplacer les fauteuils ? Je voudrais mettre tout en ligne.
— Fais comme ça t'arrange ma chérie. C'est ton exposition.
— Où veux-tu que je mette mes toiles ?
— Je pense qu'on pourrait utiliser la banquette et les trois fauteuils.
— Tiens ? releva Cédric, je n'avais pas remarqué que tutoyais maman.
— Tu tutoies bien la mienne.
— Ah mais je ne disais pas que tu avais tort ; au contraire ça me fait très plaisir. Au fait ! Avant de commencer, je voudrais parler du programme de demain. J'aimerai faire visiter l'arrière-pays à MarieClaude. Je pensais qu'on pourrait se faire un petit pique-nique en amoureux. Qu'en penses-tu ma chérie ?
— Oui, c'est une bonne idée, mais ta maman avait peut-être prévu autre chose ?
— Non ! Je n'avais rien prévu de particulier. Je pensais que vous auriez une journée plage. Vous faites bien de me prévenir à l'avance. Je vais vous préparer votre pique-nique ce soir et papa voudra surement que vous preniez la Mercedes demain. Je lui dirai de penser à faire le plein en rentrant ce soir.
— D'accord ! Je vais monter avec MarieClaude pour déballer les toiles et puis on installera la première série sur la banquette et les fauteuils.
— Très bien ! Je vais en vitesse acheter de quoi préparer votre pique-nique de demain pendant que vous installez tout ça.
— Est-ce que je peux demander à Cédric de déplacer les fauteuils ? Je voudrais mettre tout en ligne.
— Fais comme ça t'arrange ma chérie. C'est ton exposition.
MarieClaude et Cédric montèrent donc déballer les toiles et les redescendirent dans le séjour. Ils firent un tas de chaque série et posèrent les deux tas sur la grande table. Cédric déplaça les fauteuils pour les mettre de part et d'autre de la banquette. MarieClaude installa ensuite la première série : Les sept péchés capitaux. Ils attendirent ensuite le retour de Marielle qui arriva quelques minutes plus tard. MarieClaude tremblait d'énervement. La réaction qu'allait avoir la maman de Cédric avait pour elle une énorme importance. Marielle alla tranquillement ranger ses achats. MarieClaude bouillait d'impatience. Finalement Marielle se tourna vers elle.
— Tu as pu installer tes toiles comme tu le voulais ?
D'une voix que l'émotion faisait trembler MarieClaude répondit.
— Oui c'est prêt.
Marielle prit sa main et l'entraina avec elle dans le séjour. Sans lâcher sa main elle se planta devant les tableaux. Elle se figea légèrement puis, se tourna vers MarieClaude.
— Je ne m'attendais pas à ça. Ça m'a donné un choc. C'est du grand art ma chérie. Quand as-tu réalisé cette série ?
— Lors de mes deux premières années aux beaux-arts.
— Lors de mes deux premières années aux beaux-arts.
MarieClaude était rouge d'émotion.
— Alors ça te plait ?
— Je travaille avec des dizaines d'artistes et j'en connais des centaines. Aucun ne t'arrive à la cheville.
— Tu exagères un peu. Ma technique est encore un peu fruste.
— Je t'en supplie, ne laisse pas la technique devenir la maîtresse de ton œuvre. Laisse faire ta spontanéité et ton cœur.
— Mon professeur me dit un peu la même chose.
— Il a raison. Fais un peu le guide pour moi si tu veux bien.
— J'ai essayé d'organiser la série en rangeant les péchés par ordre décroissant de gravité. L'orgueil, l'envie, la colère, la paresse, l'avarice, la luxure et la gourmandise. C'est un peu arbitraire, mais ça correspond à ma manière de juger ces péchés. Pour peindre chaque toile, j'ai lu des écrits religieux commentant le point de vue de l'église. J'ai ensuite essayé de trouver dans la littérature et dans l'histoire des personnages qui pouvaient illustrer chaque péché. Ça a été plus facile pour certains péchés que pour d'autres. Par exemple, pour la luxure, j'ai trouvé rapidement des personnages historiques comme Messaline ou l'impératrice Théodora. Par contre pour l'envie, j'ai eu du mal à trouver ce sentiment dans la littérature et je n'ai pas trouvé dans l'histoire d'évènement pouvant se rattacher clairement au péché d'envie. Chaque tableau est à la fois une description de ce que ressent le pécheur et du regard que je porte sur lui.
— Je travaille avec des dizaines d'artistes et j'en connais des centaines. Aucun ne t'arrive à la cheville.
— Tu exagères un peu. Ma technique est encore un peu fruste.
— Je t'en supplie, ne laisse pas la technique devenir la maîtresse de ton œuvre. Laisse faire ta spontanéité et ton cœur.
— Mon professeur me dit un peu la même chose.
— Il a raison. Fais un peu le guide pour moi si tu veux bien.
— J'ai essayé d'organiser la série en rangeant les péchés par ordre décroissant de gravité. L'orgueil, l'envie, la colère, la paresse, l'avarice, la luxure et la gourmandise. C'est un peu arbitraire, mais ça correspond à ma manière de juger ces péchés. Pour peindre chaque toile, j'ai lu des écrits religieux commentant le point de vue de l'église. J'ai ensuite essayé de trouver dans la littérature et dans l'histoire des personnages qui pouvaient illustrer chaque péché. Ça a été plus facile pour certains péchés que pour d'autres. Par exemple, pour la luxure, j'ai trouvé rapidement des personnages historiques comme Messaline ou l'impératrice Théodora. Par contre pour l'envie, j'ai eu du mal à trouver ce sentiment dans la littérature et je n'ai pas trouvé dans l'histoire d'évènement pouvant se rattacher clairement au péché d'envie. Chaque tableau est à la fois une description de ce que ressent le pécheur et du regard que je porte sur lui.
Marielle regarda longuement la série, commentant chaque tableau, revenant plusieurs fois sur chacun. Quand elle fut rassasiée, elle conclut.
— Tu ne t'en rends pas compte, mais tu as bien plus que du talent. J'ai rarement vu des œuvres abstraites qui semblent aussi… concrètes. Tu me montres la deuxième série ?
— Cette deuxième série est plus intimiste. Il y a beaucoup plus de moi dans les tableaux qui la composent. (Elle rougit de nouveau). C'est une série sur l'amour. Je l'ai réalisée pendant ma troisième année.
— Cette deuxième série est plus intimiste. Il y a beaucoup plus de moi dans les tableaux qui la composent. (Elle rougit de nouveau). C'est une série sur l'amour. Je l'ai réalisée pendant ma troisième année.
Marielle se recula pour laisser Cédric enlever la première série, puis MarieClaude installa rapidement la nouvelle. Marielle regarda l'ensemble. Elle eut un choc encore plus grand que la première fois.
— Que c'est beau ! que c'est beau !
Pendant au moins dix minutes elle resta à contempler les sept toiles exposées, incapable de faire autre chose que de répéter :
— Que c'est beau ! que c'est beau !
Elle s'approcha ensuite de chaque tableau qu'elle examina au fur et à mesure que MarieClaude précisait l'objet de chacun.
— Les trois premiers représentent l'amour de l'enfant pour sa mère, pour son père et celui que lui portent ses parents. Les deux suivants représentent l'être aimé et l'épanouissement du couple. Le sixième est l'amour du prochain et le septième est l'amour de Dieu.
— Ils sont tous les sept merveilleusement beaux. Pourtant, si je peux me permettre, il y en a trois qui donnent une impression d'interrogation plus que d'affirmation.
— Je suppose que tu parles de l'amour des parents pour leur enfant, de l'être aimé et de l'épanouissement du couple ?
— Oui ! Ç'est ça. Comment l'as-tu deviné ?
— Tout simplement parce que c'est la bonne interprétation. Les deux premiers et les deux derniers concernent des sentiments que je vis au quotidien, alors qu'au moment de peindre les trois autres, je n'avais rencontré aucune de ces trois formes d'amour et je ne savais pas si je les rencontrerais un jour. Je serai amenée à en faire une nouvelle version au fur et à mesure que ces amours deviendront une réalité. Je réfléchis déjà à l'être aimé puisque j'ai maintenant des éléments concrets de réflexion.
— Ils sont tous les sept merveilleusement beaux. Pourtant, si je peux me permettre, il y en a trois qui donnent une impression d'interrogation plus que d'affirmation.
— Je suppose que tu parles de l'amour des parents pour leur enfant, de l'être aimé et de l'épanouissement du couple ?
— Oui ! Ç'est ça. Comment l'as-tu deviné ?
— Tout simplement parce que c'est la bonne interprétation. Les deux premiers et les deux derniers concernent des sentiments que je vis au quotidien, alors qu'au moment de peindre les trois autres, je n'avais rencontré aucune de ces trois formes d'amour et je ne savais pas si je les rencontrerais un jour. Je serai amenée à en faire une nouvelle version au fur et à mesure que ces amours deviendront une réalité. Je réfléchis déjà à l'être aimé puisque j'ai maintenant des éléments concrets de réflexion.
Marielle resta encore longtemps à contempler la série.
— Merci de m'avoir permis de les contempler, ma chérie. Ça restera pour moi un moment inoubliable.
Elle en avait les larmes aux yeux.
— Cédric, tu aimes un ange.
— Je sais maman ; et un ange m'aime. Je suis béni des dieux.
— Je sais maman ; et un ange m'aime. Je suis béni des dieux.
MarieClaude éclata en sanglots. L'émotion était trop forte pour elle.
— Ça ne va pas ma chérie ?
— Si ça va, mais je n'aurais jamais cru passer si vite de la tristesse au bonheur.
— Dis-moi, ma chérie, reprit Marielle, Cédric m'a dit qu'il existait un dernier tableau, mais il était trop ému pour m'en parler. Je vois que tu ne l'as pas amené. Je pense que c'est un tableau que tu n'es pas prête à montrer pour l'instant. Est-ce que tu pourrais néanmoins me dire dans quelles circonstances tu l'as réalisé ? Cédric m'a dit que c'est le plus beau de tous.
— Je te le montrerai un jour, sans doute dans deux ans, après la soutenance de mon mémoire. Ma rencontre avec Cédric m'a amenée à remettre en cause le contenu de mon projet. Il faut pour l'instant que je mûrisse la question. Je peux cependant te dire que c'est effectivement une œuvre extrêmement intime qui correspond à une période particulièrement sombre de ma vie. A l'âge de seize ans j'ai été très proche du suicide. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé ce tableau qui est ma première œuvre. Il traduit l'état moral dans lequel je me trouvais à l'époque. Il m'a permis d'exprimer, et par là même d'évacuer, une partie de ma détresse d'alors. Il m'a en quelque sorte sauvé la vie. La seule personne à qui je l'ai montré volontairement, c'est mon professeur des beaux-arts. Il m'avait convoquée pour un entretien préalable avant de m'accepter dans l'option Art qu'il dirige. Il fallait que je présente une réalisation. Je n'avais que celle-là à montrer. Dès que je me suis assise, avant que j'aie pu dire un seul mot, il m'a demandé de lui montrer ce que j'avais fait. Il a regardé ma toile même pas une minute et puis il m'a dit que j'étais prise et m'a fait un mot pour son secrétariat. Il m'a rendu le tableau sans faire d'autre commentaire et je suis ressortie. J'étais complètement ébahie et sa secrétaire aussi. Ça s'était passé si vite qu'elle a cru que j'avais été recalée jusqu'à ce que je lui donne le mot du professeur. Elle m'a dit que jamais il ne s'était décidé aussi vite. Inutile de dire que ça m'a fait un bien fou. Alors, naturellement, j'ai donné tout ce que j'avais pendant ces trois premières années.
— Tu ne l'as pas montré volontairement à Cédric ?
— Au contraire, j'ai essayé de l'empêcher de le regarder, mais c'était trop tard. Quand je pense que si ce jour-là, j'étais rentrée dans l'atelier une minute plus tôt, je ne serais pas ici, j'en ai des frissons.
— Tu te trompes, ma chérie. Même si je n'avais pas regardé ce tableau, ça n'aurait rien changé à mes sentiments pour toi et je suis sûr que tu aurais fini par te confier à moi. Le tableau a simplement précipité les choses. Je peux ranger les tableaux ou tu veux les regarder encore, maman ?
— Tu peux les ranger, mais peut-être que je vous demanderai de me laisser les contempler une nouvelle fois plus tard, et puis ça serait bien que je puisse les montrer à ton père.
— Tu sais Marielle, tu peux les prendre dans ma chambre aussi souvent que tu le voudras sans avoir besoin de demander à chaque fois.
— Merci, tu es gentille. Après avoir vu tes tableaux, j'ai presque honte de t'avoir proposé de voir ma boutique.
— Oh non ! J'adore les boutiques d'art. Je suis sûre que j'aimerais beaucoup la tienne. Quand je vois comment tu as décoré les pièces de la villa et organisé le jardin, je suis remplie d'admiration et je suis certaine qu'il y aura la même ambiance dans ta boutique.
— Bien ! Je vais aller préparer le repas. Salade de tomates et concombres et escalopes de veau avec de la ratatouille. Ça ira ?
— Super ! ça me change de Condom.
— Moi, j'aime bien la cuisine de ta mère.
— Oui, mais toi, tu fais un mètre quatre-vingt-cinq et tu es un champion … de décathlon !
— Si ça va, mais je n'aurais jamais cru passer si vite de la tristesse au bonheur.
— Dis-moi, ma chérie, reprit Marielle, Cédric m'a dit qu'il existait un dernier tableau, mais il était trop ému pour m'en parler. Je vois que tu ne l'as pas amené. Je pense que c'est un tableau que tu n'es pas prête à montrer pour l'instant. Est-ce que tu pourrais néanmoins me dire dans quelles circonstances tu l'as réalisé ? Cédric m'a dit que c'est le plus beau de tous.
— Je te le montrerai un jour, sans doute dans deux ans, après la soutenance de mon mémoire. Ma rencontre avec Cédric m'a amenée à remettre en cause le contenu de mon projet. Il faut pour l'instant que je mûrisse la question. Je peux cependant te dire que c'est effectivement une œuvre extrêmement intime qui correspond à une période particulièrement sombre de ma vie. A l'âge de seize ans j'ai été très proche du suicide. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé ce tableau qui est ma première œuvre. Il traduit l'état moral dans lequel je me trouvais à l'époque. Il m'a permis d'exprimer, et par là même d'évacuer, une partie de ma détresse d'alors. Il m'a en quelque sorte sauvé la vie. La seule personne à qui je l'ai montré volontairement, c'est mon professeur des beaux-arts. Il m'avait convoquée pour un entretien préalable avant de m'accepter dans l'option Art qu'il dirige. Il fallait que je présente une réalisation. Je n'avais que celle-là à montrer. Dès que je me suis assise, avant que j'aie pu dire un seul mot, il m'a demandé de lui montrer ce que j'avais fait. Il a regardé ma toile même pas une minute et puis il m'a dit que j'étais prise et m'a fait un mot pour son secrétariat. Il m'a rendu le tableau sans faire d'autre commentaire et je suis ressortie. J'étais complètement ébahie et sa secrétaire aussi. Ça s'était passé si vite qu'elle a cru que j'avais été recalée jusqu'à ce que je lui donne le mot du professeur. Elle m'a dit que jamais il ne s'était décidé aussi vite. Inutile de dire que ça m'a fait un bien fou. Alors, naturellement, j'ai donné tout ce que j'avais pendant ces trois premières années.
— Tu ne l'as pas montré volontairement à Cédric ?
— Au contraire, j'ai essayé de l'empêcher de le regarder, mais c'était trop tard. Quand je pense que si ce jour-là, j'étais rentrée dans l'atelier une minute plus tôt, je ne serais pas ici, j'en ai des frissons.
— Tu te trompes, ma chérie. Même si je n'avais pas regardé ce tableau, ça n'aurait rien changé à mes sentiments pour toi et je suis sûr que tu aurais fini par te confier à moi. Le tableau a simplement précipité les choses. Je peux ranger les tableaux ou tu veux les regarder encore, maman ?
— Tu peux les ranger, mais peut-être que je vous demanderai de me laisser les contempler une nouvelle fois plus tard, et puis ça serait bien que je puisse les montrer à ton père.
— Tu sais Marielle, tu peux les prendre dans ma chambre aussi souvent que tu le voudras sans avoir besoin de demander à chaque fois.
— Merci, tu es gentille. Après avoir vu tes tableaux, j'ai presque honte de t'avoir proposé de voir ma boutique.
— Oh non ! J'adore les boutiques d'art. Je suis sûre que j'aimerais beaucoup la tienne. Quand je vois comment tu as décoré les pièces de la villa et organisé le jardin, je suis remplie d'admiration et je suis certaine qu'il y aura la même ambiance dans ta boutique.
— Bien ! Je vais aller préparer le repas. Salade de tomates et concombres et escalopes de veau avec de la ratatouille. Ça ira ?
— Super ! ça me change de Condom.
— Moi, j'aime bien la cuisine de ta mère.
— Oui, mais toi, tu fais un mètre quatre-vingt-cinq et tu es un champion … de décathlon !
Ils se regardèrent puis éclatèrent de rire ensemble.
— J'ai raté quelque chose ? Demanda Marielle.
— Le jour de mon anniversaire, mes parents ne savaient pas encore que nous avions une liaison, Cédric et moi. Mon frère Benoît avait fait croire que Cédric était un de ses copains. Et puis en plein repas alors que mes parents étaient en train de faire connaissance avec lui, prise d'un enthousiasme soudain, j'ai dit que Cédric était un champion de Décathlon et j'ai même parlé de ses succès. Ma grand-mère, m'a alors demandé d'un ton suave comment il se faisait que je connaisse aussi bien l'athlétisme. Alors Benoît a explosé de rire. J'ai cru qu'il allait s'étouffer. J'ai eu un grand moment de solitude, mais Cédric a été très bien. Au lieu de me laisser m'embourber, il a sorti la bague et m'a demandé en mariage. C'est à cause de ça que chaque fois qu'on parle de sport, on ne peut pas s'empêcher de rire.
— Le jour de mon anniversaire, mes parents ne savaient pas encore que nous avions une liaison, Cédric et moi. Mon frère Benoît avait fait croire que Cédric était un de ses copains. Et puis en plein repas alors que mes parents étaient en train de faire connaissance avec lui, prise d'un enthousiasme soudain, j'ai dit que Cédric était un champion de Décathlon et j'ai même parlé de ses succès. Ma grand-mère, m'a alors demandé d'un ton suave comment il se faisait que je connaisse aussi bien l'athlétisme. Alors Benoît a explosé de rire. J'ai cru qu'il allait s'étouffer. J'ai eu un grand moment de solitude, mais Cédric a été très bien. Au lieu de me laisser m'embourber, il a sorti la bague et m'a demandé en mariage. C'est à cause de ça que chaque fois qu'on parle de sport, on ne peut pas s'empêcher de rire.
La boutique
Après le repas, ils se préparèrent pour se rendre à la boutique. MarieClaude avait mis sa nouvelle robe. Elle était très élégante et plutôt mignonne. Elle regrettait simplement de n'avoir pas de rouge à ongles. Elle en parlerait à Catherine qui saurait sûrement la conseiller. Puis elle se dit qu'elle n'avait qu'à demander à Marielle. Juste avant de partir, elle lui demanda.
— Pourras-tu me conseiller pour que je m'achète du rouge à ongles ?
— Si tu veux, je peux même t'amener dans une parfumerie. Elles ne manquent pas, même à Èze. Je pourrai t'aider à trouver une couleur qui te plaira. Mais tu devrais aussi t'acheter du gloss pour les lèvres. L'ensemble donnerait une image de toi assez sophistiquée qui contribuerait à améliorer la perception que tu as de toi-même. Il vaut mieux que tu en fasses un peu trop que pas assez à condition de rester dans les limites du raisonnable. Tu verras que tu trouveras assez rapidement le bon équilibre. Si tu veux, je t'aiderai les premières fois. Cédric intervint :
— Je vous laisserai y aller sans moi. Je vous gênerais plus qu'autre chose. Mais cette fois c'est moi qui paye. Tu prendras ma carte de paiement et je vais te donner mon code secret. Achète tout ce dont tu as besoin.
— Je pourrais peut-être aussi acheter un léger fond de teint ; quelque chose de très discret qui servirait à masquer un peu les imperfections de ma peau.
— Si tu veux. Comme le dit maman, tu trouveras rapidement un bon équilibre. Tout est une question de mesure. En te voyant il faut qu'on se dise que c'est toi qui es jolie, pas ton maquillage. C'est comme les vêtements ou les épices en cuisine. C'est fait pour mettre en valeur une silhouette ou le goût d'un plat. Si on veut simplement faire admirer une robe, autant la laisser sur un porte-manteau, elle s'abimera moins vite.
— J'ai bien compris le message mon chéri : Joli mais discret. Mais je suis sûre que tu me fais confiance, n'est-ce pas ?
— Heu oui, bien sûr. Je ne voulais pas dire… enfin je voulais dire … bon je m'excuse.
— Tu te souviens de la discussion que nous avons eu un jour à propos des excuses ?
— Maman ! Au secours !
— Oh ! ne compte pas sur moi. Ça te fera le plus grand bien de te faire remettre à ta place de temps en temps. Tu es parfois un peu trop sûr de toi.
— C'est parce que c'est quelqu'un de très brillant et de très intelligent. Alors c'est très souvent lui qui a raison… mais pas toujours. Tu n'es pas encore parfait, mon chéri, mais je suis certaine que tu sauras t'améliorer. Allez ! cesse de bouder et donne-moi un baiser.
— Ça je veux bien !
— Si tu veux, je peux même t'amener dans une parfumerie. Elles ne manquent pas, même à Èze. Je pourrai t'aider à trouver une couleur qui te plaira. Mais tu devrais aussi t'acheter du gloss pour les lèvres. L'ensemble donnerait une image de toi assez sophistiquée qui contribuerait à améliorer la perception que tu as de toi-même. Il vaut mieux que tu en fasses un peu trop que pas assez à condition de rester dans les limites du raisonnable. Tu verras que tu trouveras assez rapidement le bon équilibre. Si tu veux, je t'aiderai les premières fois. Cédric intervint :
— Je vous laisserai y aller sans moi. Je vous gênerais plus qu'autre chose. Mais cette fois c'est moi qui paye. Tu prendras ma carte de paiement et je vais te donner mon code secret. Achète tout ce dont tu as besoin.
— Je pourrais peut-être aussi acheter un léger fond de teint ; quelque chose de très discret qui servirait à masquer un peu les imperfections de ma peau.
— Si tu veux. Comme le dit maman, tu trouveras rapidement un bon équilibre. Tout est une question de mesure. En te voyant il faut qu'on se dise que c'est toi qui es jolie, pas ton maquillage. C'est comme les vêtements ou les épices en cuisine. C'est fait pour mettre en valeur une silhouette ou le goût d'un plat. Si on veut simplement faire admirer une robe, autant la laisser sur un porte-manteau, elle s'abimera moins vite.
— J'ai bien compris le message mon chéri : Joli mais discret. Mais je suis sûre que tu me fais confiance, n'est-ce pas ?
— Heu oui, bien sûr. Je ne voulais pas dire… enfin je voulais dire … bon je m'excuse.
— Tu te souviens de la discussion que nous avons eu un jour à propos des excuses ?
— Maman ! Au secours !
— Oh ! ne compte pas sur moi. Ça te fera le plus grand bien de te faire remettre à ta place de temps en temps. Tu es parfois un peu trop sûr de toi.
— C'est parce que c'est quelqu'un de très brillant et de très intelligent. Alors c'est très souvent lui qui a raison… mais pas toujours. Tu n'es pas encore parfait, mon chéri, mais je suis certaine que tu sauras t'améliorer. Allez ! cesse de bouder et donne-moi un baiser.
— Ça je veux bien !
Ce que Cédric ne disait pas, c'était qu'il adorait ces joutes oratoires avec MarieClaude. Il n'avait plus à se battre pour qu'elle cesse de se sous-estimer. Plus ça allait, plus elle prenait de l'assurance. Certes, c'était encore vis-à-vis de personnes avec lesquelles elle était en confiance, mais les changements de look qu'elle avait acceptés et entendait amplifier traduisaient des changements intérieurs plus profonds.
Quand ils arrivèrent à la boutique de souvenirs, Marielle était un peu anxieuse de connaître la réaction de MarieClaude. Maintenant qu'elle avait vu ses toiles, elle avait un peu l'impression de montrer de la verroterie après avoir contemplé le plus beau des cristaux. La réaction de MarieClaude la rassura immédiatement.
Quand ils arrivèrent à la boutique de souvenirs, Marielle était un peu anxieuse de connaître la réaction de MarieClaude. Maintenant qu'elle avait vu ses toiles, elle avait un peu l'impression de montrer de la verroterie après avoir contemplé le plus beau des cristaux. La réaction de MarieClaude la rassura immédiatement.
— Oh ! Comme ta boutique est jolie, Marielle, on a envie de tout acheter.
— Alors ça te plait ?
— Oui ! C'est organisé de façon si harmonieuse. Je trouve qu'on a la même impression que chez toi. C'est tellement bien agencé qu'on ne sait plus si ce sont les objets d'art qui rendent la boutique jolie ou si c'est la boutique qui les met en valeur. Dis donc ! Quand tu vends une pièce, des fois tu dois être obligée de tout réorganiser pour retrouver l'harmonie de l'ensemble. On a l'impression qu'aucune pièce ne peut être enlevée.
— Dire qu'aucune pièce ne peut être enlevée est peut-être un peu exagéré, mais c'est vrai que Coralie et moi sommes obligées chaque soir de réorganiser l'ensemble. C'est parfois un peu compliqué, mais il y a du stock en arrière-boutique. A propos je vous présente Coralie qui est mon assistante. Je préfère le mot assistante à celui de vendeuse car elle participe au choix des objets que nous proposons. D'ailleurs elle aussi a fait les beaux-arts. Coralie, je te présente MarieClaude qui va bientôt épouser Cédric. Elle entre en quatrième année aux beaux-arts de Toulouse. C'est déjà un grand peintre et je suis certaine qu'elle sera un jour célèbre.
— Alors ça te plait ?
— Oui ! C'est organisé de façon si harmonieuse. Je trouve qu'on a la même impression que chez toi. C'est tellement bien agencé qu'on ne sait plus si ce sont les objets d'art qui rendent la boutique jolie ou si c'est la boutique qui les met en valeur. Dis donc ! Quand tu vends une pièce, des fois tu dois être obligée de tout réorganiser pour retrouver l'harmonie de l'ensemble. On a l'impression qu'aucune pièce ne peut être enlevée.
— Dire qu'aucune pièce ne peut être enlevée est peut-être un peu exagéré, mais c'est vrai que Coralie et moi sommes obligées chaque soir de réorganiser l'ensemble. C'est parfois un peu compliqué, mais il y a du stock en arrière-boutique. A propos je vous présente Coralie qui est mon assistante. Je préfère le mot assistante à celui de vendeuse car elle participe au choix des objets que nous proposons. D'ailleurs elle aussi a fait les beaux-arts. Coralie, je te présente MarieClaude qui va bientôt épouser Cédric. Elle entre en quatrième année aux beaux-arts de Toulouse. C'est déjà un grand peintre et je suis certaine qu'elle sera un jour célèbre.
MarieClaude s'approcha avec enthousiasme de Coralie et lui fit un gros baiser sur les deux joues.
— Bonjour Coralie ! Tu me fais visiter ? Elle la saisit d'autorité par le bras.
Coralie regarda Marielle d'un air interrogateur.
— C'est une très bonne idée. Fais lui faire le tour du propriétaire. Moi, j'en profiterai pour vérifier quelques factures et je m'occuperai des clients éventuels.
Les deux filles s'éloignèrent et commencèrent leur visite en discutant avec animation. Marielle les regarda partir attendrie.
— C'est normal qu'elles s'entendent. Coralie n'a que vingt-trois ans.
— Tu lui fais déjà beaucoup confiance, on dirait.
— Oui. Elle est très consciencieuse et ordonnée et elle a beaucoup de goût. Pourrais-tu surveiller la caisse pendant que je vérifie mes factures ?
— Vu que je n'ai pas grand-chose à faire, je peux même encaisser les achats si tu veux. Je l'ai déjà fait. Par contre, je me vois mal conseiller un client si nécessaire.
— Ne t'inquiète pas. Si tu as le moindre problème, tu appuies sur le petit bouton bleu. Il communique avec l'arrière-boutique.
— Tu lui fais déjà beaucoup confiance, on dirait.
— Oui. Elle est très consciencieuse et ordonnée et elle a beaucoup de goût. Pourrais-tu surveiller la caisse pendant que je vérifie mes factures ?
— Vu que je n'ai pas grand-chose à faire, je peux même encaisser les achats si tu veux. Je l'ai déjà fait. Par contre, je me vois mal conseiller un client si nécessaire.
— Ne t'inquiète pas. Si tu as le moindre problème, tu appuies sur le petit bouton bleu. Il communique avec l'arrière-boutique.
Marielle s'absenta une petite demi-heure, puis rejoignit Cédric à la caisse.
— Tu n'as pas eu de problème ?
— Non ! Les clients savaient ce qu'ils voulaient. Le plus compliqué c'était de faire les paquets, surtout les paquets cadeaux, mais je me souvenais encore bien des leçons que tu m'avais données.
— Il faudra que je demande à MarieClaude si elle a remarqué des pièces qu'elle a particulièrement aimées. Je pourrai les mettre de côté. Je vous les donnerai quand vous serez mariés pour décorer votre logement. Ou sont-elles passées avec Coralie ?
— Au fond à gauche. Je ne sais pas si leur tour de propriétaire est terminé, mais, depuis cinq bonnes minutes elles ont l'air de se faire des confidences car elles se chuchotent des choses en me jetant des coups d'œil et en riant. J'espère qu'elles ne sont pas en train de se dire des bêtises.
— Je crains que si. Qu'est-ce que tu veux, c'est encore de leur âge.
— Non ! Les clients savaient ce qu'ils voulaient. Le plus compliqué c'était de faire les paquets, surtout les paquets cadeaux, mais je me souvenais encore bien des leçons que tu m'avais données.
— Il faudra que je demande à MarieClaude si elle a remarqué des pièces qu'elle a particulièrement aimées. Je pourrai les mettre de côté. Je vous les donnerai quand vous serez mariés pour décorer votre logement. Ou sont-elles passées avec Coralie ?
— Au fond à gauche. Je ne sais pas si leur tour de propriétaire est terminé, mais, depuis cinq bonnes minutes elles ont l'air de se faire des confidences car elles se chuchotent des choses en me jetant des coups d'œil et en riant. J'espère qu'elles ne sont pas en train de se dire des bêtises.
— Je crains que si. Qu'est-ce que tu veux, c'est encore de leur âge.
Sur un dernier éclat de rire, les deux jeunes filles revinrent à la caisse.
— Dites-moi les filles, tout à l'heure j'ai eu l'impression que mes oreilles sifflaient. Vous ne sauriez pas pourquoi par hasard ?
— On n'a pas dit de mal de toi, répondit MarieClaude imperturbable.
— On n'a pas dit de mal de toi, répondit MarieClaude imperturbable.
Coralie ricana discrètement, puis rougit quand elle s'aperçut que Cédric la regardait d'un air légèrement ironique. Marielle demanda :
— Alors qu'est ce qui t'a intéressée MarieClaude ?
— J'ai beaucoup aimé les figurines en bois d'olivier. C'est très gracieux. Ça doit être très joli sur des guéridons ou des tables basses. Il y a aussi des faïences très délicates et j'ai aussi bien aimé les marines avec ces ciels lumineux. Mais il y a aussi un tas d'autres choses très jolies.
— Mais il y a des pièces en particulier qui t'ont tapé dans l'œil ?
— Je trouve les deux faisans en bois d'olivier magnifiques. Pour les faïences, j'aime beaucoup celle qui est carrée et qui montre un champ de lavande. Et les deux marines que je préfère sont celles de Muracio. Je trouve qu'il a du talent et en tout cas ce qu'il fait me plait beaucoup.
— Bon ! Vous pouvez aller dans l'arrière-boutique ? Je vous rejoins tout de suite avec les projets de fairepart. Il faut que je dise quelques mots à Coralie.
— J'ai beaucoup aimé les figurines en bois d'olivier. C'est très gracieux. Ça doit être très joli sur des guéridons ou des tables basses. Il y a aussi des faïences très délicates et j'ai aussi bien aimé les marines avec ces ciels lumineux. Mais il y a aussi un tas d'autres choses très jolies.
— Mais il y a des pièces en particulier qui t'ont tapé dans l'œil ?
— Je trouve les deux faisans en bois d'olivier magnifiques. Pour les faïences, j'aime beaucoup celle qui est carrée et qui montre un champ de lavande. Et les deux marines que je préfère sont celles de Muracio. Je trouve qu'il a du talent et en tout cas ce qu'il fait me plait beaucoup.
— Bon ! Vous pouvez aller dans l'arrière-boutique ? Je vous rejoins tout de suite avec les projets de fairepart. Il faut que je dise quelques mots à Coralie.
Tout en sortant les projets du coffre, elle glissa à Coralie :
— Tu vas me mettre de côté les deux faisans, la faïence au champ de lavande et les deux Muracio. Tu les remettras dans l'arrière-boutique après leur départ. Ils ne sont plus à vendre.
— Ça va vous coûter cher !
— Pas tant que ça. Comme les ventes marchent très bien, j'aurai droit à des ristournes en fin de saison.
— Ça va vous coûter cher !
— Pas tant que ça. Comme les ventes marchent très bien, j'aurai droit à des ristournes en fin de saison.
Elle alla rejoindre MarieClaude et Cédric avec les projets.
— Alors qu'en pensez-vous ?
Cédric répondit le premier.
— Moi, je ne suis pas compétent. C'est MarieClaude qui s'y connait.
— Je ne sais pas, elles sont toutes bien…
— Tu sembles un peu réticente.
— Non…
— Ecoutes, je ne t'ai pas montré les projets pour que tu n'émettes aucune opinion, alors dis-moi ce qui te tracasses.
— J'aurais pensé à des reproductions des marines.
— J'y avais pensé moi aussi mais il y a des problèmes de droits d'auteur. Il faudrait que je passe un contrat avec chaque peintre, en admettant qu'il soit d'accord. Il y en a qui refuseraient.
— C'est bête ; Si j'étais à leur place, je serais drôlement contente qu'on me le propose.
— Mais alors on a la solution ! S'exclama Cédric !
— A quoi penses-tu ?
— Je connais un excellent peintre qui accepterait surement.
— Qui donc ?
— Toi, ma chérie. Il faut qu'on utilise ta série sur l'amour !
— Mais bien sûr ! S'exclama Marielle. Comment n'y ai-je pas pensé tout de suite. Ça ferait des faireparts magnifiques et, en plus, ce serait tout à fait de circonstance. Qu'en penses-tu MarieClaude ?
— Ça me donne un peu le trac, mais je ne peux pas dire que ça me déplairait. En fait, je crois que ça me plairait même beaucoup. Il faudra que je te laisse les toiles ?
— Non ! Demain je les apporte avec moi chez un collègue qui va me les numériser. Rassure-toi je serai présente pendant toute l'opération. Je repars avec les toiles et la clé contenant les tableaux numérisés. Il me suffira de le fournir à l'artisan qui réalisera les faireparts. Il ne reste plus qu'à décider de la couleur des faireparts. Je t'ai amené des planches de couleur pour que tu choisisses.
— On peut choisir plusieurs couleurs ?
— Pourquoi pas. Qu'est-ce qui te conviendrais ?
— J'aimerais des ocres clairs, mais c'est plus ta spécialité que la mienne. Il faudrait que tu choisisses une couleur adaptée à chaque sujet, plutôt en contraste qu'en ton sur ton.
— D'accord, je m'en charge. Et ne t'en fais pas, je prendrai soin de tes toiles et elles seront mieux surveillées qu'un tableau du Louvre. Cédric, tu restes ici à nous attendre ou tu préfères nous attendre dans le petit bar d'en face pendant que nous allons à la parfumerie ?
— Je vais vous attendre dans le petit bar. Tiens MarieClaude, voilà ma carte bancaire et un petit papier sur lequel j'ai inscrit mon code.
—
— Je ne sais pas, elles sont toutes bien…
— Tu sembles un peu réticente.
— Non…
— Ecoutes, je ne t'ai pas montré les projets pour que tu n'émettes aucune opinion, alors dis-moi ce qui te tracasses.
— J'aurais pensé à des reproductions des marines.
— J'y avais pensé moi aussi mais il y a des problèmes de droits d'auteur. Il faudrait que je passe un contrat avec chaque peintre, en admettant qu'il soit d'accord. Il y en a qui refuseraient.
— C'est bête ; Si j'étais à leur place, je serais drôlement contente qu'on me le propose.
— Mais alors on a la solution ! S'exclama Cédric !
— A quoi penses-tu ?
— Je connais un excellent peintre qui accepterait surement.
— Qui donc ?
— Toi, ma chérie. Il faut qu'on utilise ta série sur l'amour !
— Mais bien sûr ! S'exclama Marielle. Comment n'y ai-je pas pensé tout de suite. Ça ferait des faireparts magnifiques et, en plus, ce serait tout à fait de circonstance. Qu'en penses-tu MarieClaude ?
— Ça me donne un peu le trac, mais je ne peux pas dire que ça me déplairait. En fait, je crois que ça me plairait même beaucoup. Il faudra que je te laisse les toiles ?
— Non ! Demain je les apporte avec moi chez un collègue qui va me les numériser. Rassure-toi je serai présente pendant toute l'opération. Je repars avec les toiles et la clé contenant les tableaux numérisés. Il me suffira de le fournir à l'artisan qui réalisera les faireparts. Il ne reste plus qu'à décider de la couleur des faireparts. Je t'ai amené des planches de couleur pour que tu choisisses.
— On peut choisir plusieurs couleurs ?
— Pourquoi pas. Qu'est-ce qui te conviendrais ?
— J'aimerais des ocres clairs, mais c'est plus ta spécialité que la mienne. Il faudrait que tu choisisses une couleur adaptée à chaque sujet, plutôt en contraste qu'en ton sur ton.
— D'accord, je m'en charge. Et ne t'en fais pas, je prendrai soin de tes toiles et elles seront mieux surveillées qu'un tableau du Louvre. Cédric, tu restes ici à nous attendre ou tu préfères nous attendre dans le petit bar d'en face pendant que nous allons à la parfumerie ?
— Je vais vous attendre dans le petit bar. Tiens MarieClaude, voilà ma carte bancaire et un petit papier sur lequel j'ai inscrit mon code.
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