Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle et pourtant — Chapitre 11
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle et pourtant
Chapitre 11
Benoît
Ce samedi-là MarieClaude se prélassait dans un transat au bord de la piscine. Ce n'était pas une très grande piscine. Quand Benoît plongeait, il ne pouvait le faire que dans le sens de la longueur et encore en faisant attention de ne pas se cogner la tête contre la paroi d'en face. Cela n'empêchait pas l'endroit d'être paradisiaque. La terrasse bordant la piscine et sur laquelle MarieClaude se trouvait était constituée de dalles de grès rose d'un effet à la fois gai et reposant. Le tout était serti dans un écrin de verdure et de fleurs dont l'odeur suave emplissait l'atmosphère. La maman de MarieClaude était une magicienne pour tout ce qui touchait à leur jardin. La jeune fille adorait cet endroit. Elle prenait un bain de soleil vêtue d'un bikini rose et coiffée d'une grande capeline de paille ornée d'un large ruban assorti à son maillot de bain.
Elle souriait béatement les yeux dans le vague au souvenir des fougueux baisers de Cédric. Elle savait qu'il allait lui falloir se décider à parler de ce dernier à ses parents mais comme cela la stressait elle éludait la question. Elle finirait bien par trouver un moyen et de toute manière Cédric saurait bien ce qu'il fallait faire. Elle sentait confusément qu'un jour il faudrait qu'elle soit plus active dans sa manière de se gérer mais c'était si agréable d'avoir quelqu'un dont la seule préoccupation semblait être de la choyer. Il savait si bien anticiper ses désirs et ses craintes. Elle n'avait jamais imaginé que quelqu'un puisse être un jour aussi tendre, prévenant et protecteur que lui. Jusque-là sa vie n'avait été qu'un long hiver et voilà que du jour au lendemain elle s'épanouissait à la chaleur de son amour comme ces fleurs qui tout autour d'elle s'épanouissaient au soleil.
Michèle observait sa fille depuis la fenêtre de la cuisine où elle finissait de préparer le repas de midi. Elle contemplait son petit bout de chou avec attendrissement. MarieClaude avait l'air de très bien se remettre de son accident. Bien sûr elle ne pouvait pas encore marcher sans ses cannes ; c'était encore trop tôt. Par contre elle se déplaçait facilement dans la maison si on excluait les escaliers. Elle ne semblait pas fatiguée. Elle avait même l'air très en forme.
Trop en forme ? Non, on ne pouvait pas dire ça. On ne pouvait que se réjouir de la voir dans un état qu'elle avait si rarement connu. Ce qui mettait Michèle mal à l'aise c'était cet état d'euphorie dans lequel sa fille semblait baigner en permanence. Elle, qui d'habitude était une enfant triste et secrète, passait son temps à rire de tout et de rien quand elle n'était pas en train de chantonner. Michèle retrouvait un peu la petite fille qu'elle avait connue autre fois. Cela la ravissait mais ce qui l'inquiétait, c'était que rien ne permettait d'expliquer une telle transformation. Elle était en train de regarder son enfant d'un air perplexe quand Benoît surgit dans la cuisine.
— Bonjour maman chérie ! S'écria-t-il avec enthousiasme. Il la prit dans ses bras et la fit virevolter. Avec lui c'était différent car il était toujours comme ça. Elle rit.
— Attention du vas me faire renverser quelque chose espèce de brute. Dis donc ! C'est à cette heure-ci que tu te lèves ?
— Je te signale qu'en ce moment je suis en vacances. Mon stage ne commence que lundi.
— En tout cas c'est trop tard pour le petit déjeuner. On mange dans une demi-heure.
— Qu'est-ce que tu nous as fait de bon ?
— En entrée il y a une salade de tomates avec des oignons nouveaux, de la scarole et des petits lardons.
— Miam ! Et ensuite ?
— J'ai fait un bon rôti.
— Chouette ! Avec quoi ?
— Avec des haricots verts.
— Beurk !
— Ne t'en fais pas gros bêta je t'ai fait des gnocchis à la sauce tomates.
— Houai !!!! Super ! Qu'est-ce que tu regardais par la fenêtre ? Il se pencha. Ah oui ! Ma petite sœur. Tu as vu comme elle a l'air en forme ? C'est super non ? Dis donc. Tu ne montres pas un très grand enthousiasme. Quelque chose ne va pas ?
— Ce qui me gêne un peu c'est qu'elle donne sans arrêt l'impression d'être sur un petit nuage. Elle est euphorique comme si elle avait bu ou fumé un joint.
— Je vois très mal MarieClaude fumer ou boire en cachette.
— Moi aussi idiot ! Ce n'est qu'une comparaison. Il n'empêche que son état m'inquiète. On ne l'a pratiquement jamais connue comme ça depuis sa petite enfance.
— Ecoute je suis sûr qu'il y a une explication simple à tout ça. Allez ne t'en fais pas. Bon ! Je vais rejoindre MarieClaude au soleil pendant que tu nous prépares ton festin.
— Attention du vas me faire renverser quelque chose espèce de brute. Dis donc ! C'est à cette heure-ci que tu te lèves ?
— Je te signale qu'en ce moment je suis en vacances. Mon stage ne commence que lundi.
— En tout cas c'est trop tard pour le petit déjeuner. On mange dans une demi-heure.
— Qu'est-ce que tu nous as fait de bon ?
— En entrée il y a une salade de tomates avec des oignons nouveaux, de la scarole et des petits lardons.
— Miam ! Et ensuite ?
— J'ai fait un bon rôti.
— Chouette ! Avec quoi ?
— Avec des haricots verts.
— Beurk !
— Ne t'en fais pas gros bêta je t'ai fait des gnocchis à la sauce tomates.
— Houai !!!! Super ! Qu'est-ce que tu regardais par la fenêtre ? Il se pencha. Ah oui ! Ma petite sœur. Tu as vu comme elle a l'air en forme ? C'est super non ? Dis donc. Tu ne montres pas un très grand enthousiasme. Quelque chose ne va pas ?
— Ce qui me gêne un peu c'est qu'elle donne sans arrêt l'impression d'être sur un petit nuage. Elle est euphorique comme si elle avait bu ou fumé un joint.
— Je vois très mal MarieClaude fumer ou boire en cachette.
— Moi aussi idiot ! Ce n'est qu'une comparaison. Il n'empêche que son état m'inquiète. On ne l'a pratiquement jamais connue comme ça depuis sa petite enfance.
— Ecoute je suis sûr qu'il y a une explication simple à tout ça. Allez ne t'en fais pas. Bon ! Je vais rejoindre MarieClaude au soleil pendant que tu nous prépares ton festin.
Il sortit rejoindre sa sœur.
— Salut ma poule ! Tu vas bien ? Il lui fit une bise.
— Tu n'aurais pas dû te lever ! Il va bientôt être l'heure de te coucher. Elle éclata de rire.
— Tu n'aurais pas dû te lever ! Il va bientôt être l'heure de te coucher. Elle éclata de rire.
Benoît lui sourit.
— Je vois que tu as l'air en forme.
— Tu as vu le temps qu'il fait ; Tu sens comme ça sent bon ici ? ça vous met en forme non ? Elle éclata à nouveau de rire.
— Comment va ton pied ?
— Il me casse un peu les pieds !
— Tu as vu le temps qu'il fait ; Tu sens comme ça sent bon ici ? ça vous met en forme non ? Elle éclata à nouveau de rire.
— Comment va ton pied ?
— Il me casse un peu les pieds !
Nouvel éclat de rire. Benoît était un peu décontenancé. Elle n'arrêtait pas de rire à la moindre occasion. Ils bavardèrent jusqu'au repas. MarieClaude continuait à rire de tout et de rien. Puis leur mère les appela pour manger. Ils se dirigèrent vers la maison. MarieClaude s'était mise à chantonner. Leur père était déjà à table et les attendait.
— Dis donc papa tu sais que c'est très mal élevé de s'asseoir avant les dames ? Et puis tu devrais porter une autre couleur ; celle-ci te grossit. Tu ressembles au bonhomme Michelin.
Elle éclata encore de rire et vint l'embrasser.
— Je plaisantais. Alors tu as bien travaillé au bureau ? Tu as été sage ? Benoît et son père la regardaient d'un air complètement ahuri.
— Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça ? Bon ! Maman tu peux me donner des grosses parts. J'ai très faim. Michèle servit sa fille. Elle tria un peu pour enlever les petits lardons dont MarieClaude n'était pas friande.
— Dis donc tu pourrais me donner des petits lardons ! Moi j'adore ça ! Pas vous ?
— Qu'est-ce que vous avez à me regarder comme ça ? Bon ! Maman tu peux me donner des grosses parts. J'ai très faim. Michèle servit sa fille. Elle tria un peu pour enlever les petits lardons dont MarieClaude n'était pas friande.
— Dis donc tu pourrais me donner des petits lardons ! Moi j'adore ça ! Pas vous ?
Après la salade vint le rôti.
— Une grosse tranche pour moi s'il te plaît. Michèle lui servit une grosse tranche puis prit le plat de haricots verts.
— Ah non ! Moi je veux de gnocchis comme Benoît ! Michèle regarda Benoît d'un air éloquent. Son regard disait : Tu vois ?
— Ah non ! Moi je veux de gnocchis comme Benoît ! Michèle regarda Benoît d'un air éloquent. Son regard disait : Tu vois ?
Benoît commençait à être un peu inquiet lui aussi. Il n'avait jamais connu sa sœur comme ça. Elle continua ainsi pendant le repas. Elle les soûlait littéralement de paroles et de rires. Elle n'arrêta que pour aller faire la sieste. Benoît se mit à réfléchir. Manifestement il s'était récemment passé quelque chose qui provoquait cet état d'excitation. Mais il ne voyait pas quoi. Comment savoir ? A force de se triturer l'esprit, il lui vint une idée : Pourquoi ne pas téléphoner à Armelle ? Elle était peut-être au courant de quelque chose après tout. Profitant de l'heure de la sieste il alla dans le jardin, s'éloigna discrètement de la maison et fit le numéro d'Armelle.
— Armelle ? C'est Benoît.
— Tiens bonjour Benoît ! Comment ça va ?
— Très bien ! Et toi ?
— Très bien aussi. Que me vaut le plaisir de te parler ?
— Je voudrais aborder avec toi un petit problème concernant MarieClaude.
— Elle ne va pas bien ?
— Si ! Elle va bien. Mais elle est dans un état d'euphorie incroyable. Ça ne lui ressemble pas du tout. Je suis certain qu'il lui est arrivé quelque chose qui a provoqué cet état. Elle passe la journée à babiller, à rire et à chanter. Je suis sûr que tu dois savoir quelque chose.
— Tiens bonjour Benoît ! Comment ça va ?
— Très bien ! Et toi ?
— Très bien aussi. Que me vaut le plaisir de te parler ?
— Je voudrais aborder avec toi un petit problème concernant MarieClaude.
— Elle ne va pas bien ?
— Si ! Elle va bien. Mais elle est dans un état d'euphorie incroyable. Ça ne lui ressemble pas du tout. Je suis certain qu'il lui est arrivé quelque chose qui a provoqué cet état. Elle passe la journée à babiller, à rire et à chanter. Je suis sûr que tu dois savoir quelque chose.
Armelle hésita et répondit évasivement.
— Non, je ne vois pas trop.
Mais, au ton qu'elle employait, on la sentait gênée.
— Écoute Armelle. Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot. Je sais que tu es au courant de quelque chose. On se fait tous beaucoup de soucis.
Armelle hésita encore un peu puis elle se lança :
— Très bien Benoît ! Je veux que tu gardes pour toi ce que je vais te dire car tu me forces à commettre une indiscrétion.
— Je te le promets. Alors dis-moi ce qui se passe.
— Hé bien MarieClaude connaît un garçon. Elle est amoureuse. C'est tout bêtement ça.
— Je te le promets. Alors dis-moi ce qui se passe.
— Hé bien MarieClaude connaît un garçon. Elle est amoureuse. C'est tout bêtement ça.
Benoît était estomaqué. Pourtant ça expliquait tout.
— Mais tu connais le garçon ?
— Oui. C'est mon cousin germain. Le fils de la sœur de ma mère.
— Mais il est sérieux ?
— Bien sûr. C'est un garçon très sérieux.
— Oui mais tu dis peut-être ça parce que c'est ton cousin. Tu sais comme moi combien MarieClaude est vulnérable. Si elle se fait des illusions et que finalement elle s'aperçoit que ce n'était pas sérieux, ça risque de la casser complètement.
— Écoute Benoît ! Je peux t'assurer que non seulement il est sérieux mais qu'en plus il est très amoureux. Mais le mieux c'est que tu prennes contact avec lui. Ça arrivera tôt ou tard mais comme ça tu pourras mieux te rendre compte. Je vais te communiquer son nom et son numéro de téléphone. Il travaille et habite à Toulouse. Je suis certaine qu'il te réservera un bon accueil et que tu pourras te rendre compte de son sérieux. Je t'envoie ça par SMS. Tu l'auras dans une minute.
— OK ! J'attends donc ton SMS.
— Oui. C'est mon cousin germain. Le fils de la sœur de ma mère.
— Mais il est sérieux ?
— Bien sûr. C'est un garçon très sérieux.
— Oui mais tu dis peut-être ça parce que c'est ton cousin. Tu sais comme moi combien MarieClaude est vulnérable. Si elle se fait des illusions et que finalement elle s'aperçoit que ce n'était pas sérieux, ça risque de la casser complètement.
— Écoute Benoît ! Je peux t'assurer que non seulement il est sérieux mais qu'en plus il est très amoureux. Mais le mieux c'est que tu prennes contact avec lui. Ça arrivera tôt ou tard mais comme ça tu pourras mieux te rendre compte. Je vais te communiquer son nom et son numéro de téléphone. Il travaille et habite à Toulouse. Je suis certaine qu'il te réservera un bon accueil et que tu pourras te rendre compte de son sérieux. Je t'envoie ça par SMS. Tu l'auras dans une minute.
— OK ! J'attends donc ton SMS.
Une minute plus tard il était en possession de l'information attendue et décida de téléphoner immédiatement.
— Allô Cédric Mareuil ?
— Oui ! Qui est à l'appareil. La voix était plutôt autoritaire.
— Bonjour. Je m'appelle Benoît Roussel ;
— Bonjour Benoît. La voix était maintenant chaleureuse. Comment vas-tu ?
— Très bien ! Et MarieClaude aussi.
— Oui ! Qui est à l'appareil. La voix était plutôt autoritaire.
— Bonjour. Je m'appelle Benoît Roussel ;
— Bonjour Benoît. La voix était maintenant chaleureuse. Comment vas-tu ?
— Très bien ! Et MarieClaude aussi.
Benoît avait dit cela pour tester son interlocuteur, mais ce dernier répondit d'un ton tranquille.
— Je sais. On se téléphone tous les jours.
— Je suis à Toulouse la semaine prochaine et j'aurais souhaité te rencontrer pour que nous fassions connaissance et aussi pour que nous parlions de MarieClaude.
— J'en serai ravi. J'adore parler d'elle. Par contre j'ai un emploi du temps très chargé pendant la journée. Est-ce que ça te conviendrait si on se voyait quelque part à dix-neuf heures ?
— Pas de problème. Quel jour pourrait t'aller ?
— lundi si tu veux. On pourrait se voir au Capoul. Tu connais ?
— Qui ne connaît pas le Capoul ! Comment je te reconnaîtrai ?
— Vu la description que m'a faite MarieClaude c'est moi qui te reconnaîtrai. Je serai à la terrasse.
— Alors donc lundi dix-neuf heures au Capoul.
— Parfait ! Au revoir.
— Salut !
— Je suis à Toulouse la semaine prochaine et j'aurais souhaité te rencontrer pour que nous fassions connaissance et aussi pour que nous parlions de MarieClaude.
— J'en serai ravi. J'adore parler d'elle. Par contre j'ai un emploi du temps très chargé pendant la journée. Est-ce que ça te conviendrait si on se voyait quelque part à dix-neuf heures ?
— Pas de problème. Quel jour pourrait t'aller ?
— lundi si tu veux. On pourrait se voir au Capoul. Tu connais ?
— Qui ne connaît pas le Capoul ! Comment je te reconnaîtrai ?
— Vu la description que m'a faite MarieClaude c'est moi qui te reconnaîtrai. Je serai à la terrasse.
— Alors donc lundi dix-neuf heures au Capoul.
— Parfait ! Au revoir.
— Salut !
Le gars avait l'air plutôt sympathique mais il ne fallait pas se fier aux apparences. Les séducteurs ont toujours l'air sympathique sinon ils ne pourraient pas être des séducteurs. Donc méfiance ! Pendant le week-end il pensa à plusieurs reprises à la manière d'aborder le sujet sans agressivité mais avec fermeté. Il était un peu nerveux car il lui semblait qu'il risquait de ne pas tomber sur quelqu'un de très facile. En fait, plus le temps passait, plus il était nerveux. Il se demandait s'il serait à la hauteur. Le dimanche soir il retourna à Toulouse. Il ne dormit pas très bien cette nuit-là.
Néanmoins le lundi à dix-neuf heures il se trouvait devant la Terrasse du Capoul. Comme tous les lundis il y avait assez peu de monde. Il regarda autour de lui pour essayer de trouver quelqu'un susceptible d'être le fameux Cédric. Il n'y avait personne qui correspondait : Quelques couples âgés, une bande de filles et un beau Mec qu'elles se montraient du doigt en ricanant et qui avait l'air d'aimer plutôt ça. Le dénommé Cédric ne devait pas encore être arrivé. Il continua à chercher autour de lui mais soudain une voix, derrière lui, l'interpella.
— C'est ici que ça se passe Benoît !
Il se retourna. C'était le beau Mec qui aimait bien se laisser admirer par les nanas. Il s'approcha et d'un ton acide il commença.
— Dis donc j'ai l'impression que…
— Bonjour Benoît Comment vas-tu ? L'interrompit Cédric de manière juste un peu appuyée.
— Bonjour Benoît Comment vas-tu ? L'interrompit Cédric de manière juste un peu appuyée.
Touché ! Dès sa première phrase il se faisait remettre gentiment à sa place.
— Heu ! Bonjour. Excuse-moi.
— Vous êtes tous comme ça dans ta famille ?
— Qu'est-ce que tu entends par là ?
— Cette habitude de toujours vous excuser.
— Je m'excuse… merde ! Je ne suis pas venu prendre de leçons de politesse !
— Bon ! On reprend à zéro. Cédric avait l'air de s'amuser. Assied toi.
— D'accord !
— Vous êtes tous comme ça dans ta famille ?
— Qu'est-ce que tu entends par là ?
— Cette habitude de toujours vous excuser.
— Je m'excuse… merde ! Je ne suis pas venu prendre de leçons de politesse !
— Bon ! On reprend à zéro. Cédric avait l'air de s'amuser. Assied toi.
— D'accord !
Il s'assit en face de Cédric.
— J'ai voulu te voir parce qu'Armelle m'a avoué que MarieClaude avait une histoire d'amour avec toi. Et… et…
C'était le bouquet ! Il fallait qu'il se mette à bafouiller.
— Attends ! Je sais parfaitement ce que tu es venu me dire. Tu me diras si je me trompe. D'accord ?
Cédric prenait manifestement les choses en main.
— D'accord.
— D'abord les gamines à côté me font sourire parce que je me sens particulièrement de bonne humeur. D'habitude ça a plutôt tendance à m'agacer. Maintenant venons-en à ce qui te préoccupe. MarieClaude est quelqu'un de très vulnérable et tu te demandes si elle n'est pas tombée sur un sale type qui la larguera à la première occasion après avoir profité d'elle. C'est bien ça ?
— Je n'ai jamais dit que tu étais un sale type.
— Non mais tu te poses la question. Je trouve ça tout à fait légitime et ça ne me choque pas du tout. De toute façon je ne suis pas étonné car Armelle m'avait dit que tu étais un grand frère très protecteur.
— Alors tu comprends mes inquiétudes ?
— Parfaitement. Mais j'ai un très bon moyen de te rassurer. Cédric sortit de sa poche une petite boîte.
— Tu veux bien regarder ce qu'il y a dans cette boîte ?
— Qu'est-ce que c'est ?
— Ouvre !
— C'est une bague !
— C'est même un bijou de famille qui m'a été réservé afin que je l'offre à la fille que je voulais épouser.
— Tu as l'intention d'épouser MarieClaude ?
— Naturellement ! Ce n'est pas mon genre de séduire une fille comme MarieClaude sans avoir des idées de mariage. Je l'aime. C'est tout bête. Je rectifie : Ce n'est pas bête de l'aimer, c'est simple. C'est le contraire qui serait bête.
— Bon ! Je commence à être rassuré.
— Dis-moi. Ça te dirait qu'on casse une graine à l'intérieur ? Je commence à avoir faim. Je t'invite naturellement.
— C'est trop gentil.
— C'est le moins que je puisse faire pour mon futur beau-frère.
— D'abord les gamines à côté me font sourire parce que je me sens particulièrement de bonne humeur. D'habitude ça a plutôt tendance à m'agacer. Maintenant venons-en à ce qui te préoccupe. MarieClaude est quelqu'un de très vulnérable et tu te demandes si elle n'est pas tombée sur un sale type qui la larguera à la première occasion après avoir profité d'elle. C'est bien ça ?
— Je n'ai jamais dit que tu étais un sale type.
— Non mais tu te poses la question. Je trouve ça tout à fait légitime et ça ne me choque pas du tout. De toute façon je ne suis pas étonné car Armelle m'avait dit que tu étais un grand frère très protecteur.
— Alors tu comprends mes inquiétudes ?
— Parfaitement. Mais j'ai un très bon moyen de te rassurer. Cédric sortit de sa poche une petite boîte.
— Tu veux bien regarder ce qu'il y a dans cette boîte ?
— Qu'est-ce que c'est ?
— Ouvre !
— C'est une bague !
— C'est même un bijou de famille qui m'a été réservé afin que je l'offre à la fille que je voulais épouser.
— Tu as l'intention d'épouser MarieClaude ?
— Naturellement ! Ce n'est pas mon genre de séduire une fille comme MarieClaude sans avoir des idées de mariage. Je l'aime. C'est tout bête. Je rectifie : Ce n'est pas bête de l'aimer, c'est simple. C'est le contraire qui serait bête.
— Bon ! Je commence à être rassuré.
— Dis-moi. Ça te dirait qu'on casse une graine à l'intérieur ? Je commence à avoir faim. Je t'invite naturellement.
— C'est trop gentil.
— C'est le moins que je puisse faire pour mon futur beau-frère.
Ils rentrèrent à l'intérieur et s'installèrent. Le serveur leur apporta la carte.
— Alors que veux-tu manger ?
— Je prendrais bien une salade de gésiers et puis ensuite un cassoulet. Il est très bon ici.
— Tu bois du vin ?
— D'habitude j'en bois très peu mais tout à l'heure avec le fromage peut être.
— Eau plate ou pétillante ?
— J'aime autant plate.
— Je prendrais bien une salade de gésiers et puis ensuite un cassoulet. Il est très bon ici.
— Tu bois du vin ?
— D'habitude j'en bois très peu mais tout à l'heure avec le fromage peut être.
— Eau plate ou pétillante ?
— J'aime autant plate.
Cédric appela le serveur.
— Mon ami prendra une salade de gésiers suivie d'un cassoulet. Moi je prendrai une salade verte suivie d'un dos de saumon grillé avec des spaghettis à la sauce tomate. Vous nous donnerez aussi une grande bouteille d'Evian. Pendant que le serveur allait passer la commande, ils commencèrent à bavarder.
— J'ai l'impression que tu as été surpris de me voir. Je ne parle pas des perruches assises à la table à côté. Tu pensais trouver un jeune intellectuel boutonneux ?
— En fait je n'avais pas d'idée à priori sur ton physique encore que je te voyais moins beau gosse. Par contre je t'imaginais plus jeune. Une vingtaine d'années plutôt, l'âge de MarieClaude.
— J'en ai vingt-cinq.
— Je t'aurais donné plutôt vingt-sept vingt-huit ans.
— Oh c'est mon physique qui veut ça.
— Tu dois avoir presque fini tes études je suppose.
— ça fait déjà deux ans.
— Tu travailles où ?
— Chez Airbus Industries. Je dirige une petite équipe de recherche.
— Dis donc ça doit être drôlement trapu comme travail.
— En fait le plus difficile c'est de canaliser une demi-douzaine de loustics qui croient qu'ils savent tout, qui veulent changer le monde et qui passent leur temps à réinventer la poudre.
— Je suppose que tu as fait des études pointues. Tu dois avoir eu le bac jeune.
— Je l'ai eu à dix-sept ans. Deux ans de classe préparatoire, quatre ans à polytechnique dont une année d'application à Sup. Aero. Ça fait six ans. Je travaille depuis deux ans. Dix-sept plus six plus deux ça fait vingt-cinq. Le compte y est.
— Moi je n'ai pas l'air con !
— Pourquoi ?
— Je demande s'il est sérieux à quelqu'un qui a fait polytechnique.
— Tu ne peux pas avoir l'air con à cause de quelque chose que tu ignorais. Et toi ! Tu fais des études de gestion je crois.
— Oui. J'ai encore une année à faire.
— Tu prendras alors la suite de ton père ?
— J'ai l'impression que tu as été surpris de me voir. Je ne parle pas des perruches assises à la table à côté. Tu pensais trouver un jeune intellectuel boutonneux ?
— En fait je n'avais pas d'idée à priori sur ton physique encore que je te voyais moins beau gosse. Par contre je t'imaginais plus jeune. Une vingtaine d'années plutôt, l'âge de MarieClaude.
— J'en ai vingt-cinq.
— Je t'aurais donné plutôt vingt-sept vingt-huit ans.
— Oh c'est mon physique qui veut ça.
— Tu dois avoir presque fini tes études je suppose.
— ça fait déjà deux ans.
— Tu travailles où ?
— Chez Airbus Industries. Je dirige une petite équipe de recherche.
— Dis donc ça doit être drôlement trapu comme travail.
— En fait le plus difficile c'est de canaliser une demi-douzaine de loustics qui croient qu'ils savent tout, qui veulent changer le monde et qui passent leur temps à réinventer la poudre.
— Je suppose que tu as fait des études pointues. Tu dois avoir eu le bac jeune.
— Je l'ai eu à dix-sept ans. Deux ans de classe préparatoire, quatre ans à polytechnique dont une année d'application à Sup. Aero. Ça fait six ans. Je travaille depuis deux ans. Dix-sept plus six plus deux ça fait vingt-cinq. Le compte y est.
— Moi je n'ai pas l'air con !
— Pourquoi ?
— Je demande s'il est sérieux à quelqu'un qui a fait polytechnique.
— Tu ne peux pas avoir l'air con à cause de quelque chose que tu ignorais. Et toi ! Tu fais des études de gestion je crois.
— Oui. J'ai encore une année à faire.
— Tu prendras alors la suite de ton père ?
Benoît éclata de rire.
— Non ! Ce n'est pas comme ça que ça se passe. Je commencerai au bas de l'échelle. Je passerai une année ou deux dans chaque fonction, de la production au commercial, en passant par l'administratif. Ensuite il faudra que je passe quelques années dans une entreprise de la même filière mais intervenant de manière complémentaire soit en amont, soit en aval. Au bout d'une dizaine d'années environs je reviendrai travailler comme directeur adjoint jusqu'au départ en retraite de mon père. Comme il a cinquante ans et qu'il compte prendre sa retraite vers soixante-dix ans, il me faudra attendre une vingtaine d'années avant de le remplacer.
— Vous faites les choses drôlement sérieusement dis donc !
— Ni papa ni moi n'avons envie de voir la boîte couler parce que je manquerais d'expérience. Il ne s'agit pas seulement de notre patrimoine. Il y a aussi une trentaine d'emplois à la clé.
— C'est vrai que c'est une sacrée responsabilité. Ton père doit être terriblement occupé.
— Oui mais heureusement on a la chance d'être dans une petite commune et dans un environnement agréable. Et maman s'ingénie à lui procurer la sérénité dont il a besoin pour se ressourcer.
— Vous faites les choses drôlement sérieusement dis donc !
— Ni papa ni moi n'avons envie de voir la boîte couler parce que je manquerais d'expérience. Il ne s'agit pas seulement de notre patrimoine. Il y a aussi une trentaine d'emplois à la clé.
— C'est vrai que c'est une sacrée responsabilité. Ton père doit être terriblement occupé.
— Oui mais heureusement on a la chance d'être dans une petite commune et dans un environnement agréable. Et maman s'ingénie à lui procurer la sérénité dont il a besoin pour se ressourcer.
Le serveur apporta les entrées.
— Et tes parents à toi ? Ils travaillent encore ?
— Oui tous les deux. Papa a été pilote de chasse puis pilote de ligne. Il est maintenant « rampant » à l'aéroport de Nice ce qui veut dire qu'il ne vole plus. Il va bientôt prendre sa retraite. Quand à Maman elle tient une boutique d'art à Èze. C'est là que nous habitons.
— C'est près de Nice ?
— C'est entre Nice et Monaco. C'est en hauteur face à la mer. La vue est fantastique.
— Tes parents sont au courant pour MarieClaude ?
— Naturellement ! J'ai mis ma mère au courant quand je lui ai demandé de m'envoyer la bague de fiançailles.
— Oui tous les deux. Papa a été pilote de chasse puis pilote de ligne. Il est maintenant « rampant » à l'aéroport de Nice ce qui veut dire qu'il ne vole plus. Il va bientôt prendre sa retraite. Quand à Maman elle tient une boutique d'art à Èze. C'est là que nous habitons.
— C'est près de Nice ?
— C'est entre Nice et Monaco. C'est en hauteur face à la mer. La vue est fantastique.
— Tes parents sont au courant pour MarieClaude ?
— Naturellement ! J'ai mis ma mère au courant quand je lui ai demandé de m'envoyer la bague de fiançailles.
Le serveur vint enlever les assiettes et ramena les plats de résistance. Ils étaient copieux, en particulier le cassoulet qu'avait pris Benoît. Les yeux de ce dernier brillaient de plaisir. Cédric le regarda d'un air amusé.
— Tu ne serais pas un peu gourmand par hasard ?
— Non ! Je ne suis pas un peu gourmand. Je suis très gourmand !
— Ca ne te pose pas de problème pour tes matchs de rugby ?
— Tu sais quand on pèse une centaine de kilos et qu'il faut courir pendant quatre-vingt minutes, on dépense des calories. Il n'y a que dans les dessins animés qu'il suffit de manger des épinards pour être costaud. Et puis je fais aussi du jogging et de la musculation en salle.
— Tiens, Moi aussi ! Tu vas où ?
— A Rangueil.
— Moi aussi figure toi. C'est bizarre qu'on ne se soit jamais rencontré. Tu n'y vas jamais le samedi ?
— Non. Le samedi je m'entraine avec mon équipe. J'y vais le mercredi soir.
— Effectivement on ne risquait pas de se rencontrer. Tu joues avec l'équipe de Condom ?
— Il n'y a pas vraiment d'équipe de rugby à Condom. Je joue dans l'équipe amateur d'Auch. Il y a une section amateur et une section professionnelle. On s'entraîne souvent avec eux mais eux s'entraînent toute la semaine alors que nous nous entraînons le samedi seulement.
— Ca ne te pose pas de problèmes de ne pas habiter à Auch ?
— Non. J'ai trois copains qui sont professionnels et qui habitent à Condom. On fait les aller retours à Auch ensemble. Et toi ? Tu fais aussi du sport ?
— Oui mais je ne pratique pas de sport d'équipe. J'ai fait du Karaté et du décathlon. Maintenant je ne fais plus que du Karaté et je fais seulement de l'entraînement. Pas de compétition.
— Tu ne regrettes pas le décathlon ?
— Si beaucoup ! Mais c'est une discipline extraordinairement contraignante en termes d'entraînement. Tu comprends, les muscles à entretenir et la technique à peaufiner n'ont rien à voir entre le sprint, le lancer de poids et le saut à la perche. Et puis si tu ne fais pas de compétition ça présente beaucoup moins d'intérêt.
— Tu avais de bons résultats ?
— J'en ai eu d'assez bons. J'ai été une fois quatrième aux championnats de France et j'ai été deux fois vainqueur des championnats régionaux de PACA.
— Ce n'est pas mal du tout. Et en Karaté ?
— Je suis ceinture noire. Mais j'ai surtout participé à des compétitions par équipe. Si je n'avais pas fait du décathlon j'aurais probablement eu envie de faire des compétitions en individuel mais on ne peut pas tout faire et je n'avais pas le niveau en Karaté.
— Et comment se déroule une compétition de décathlon ?
— La compétition se déroule sur deux jours : Le premier jour : 100 mètres, longueur, poids, hauteur et 400 mètres ; le deuxième jour : 110 mètres haies, disque, perche, javelot et on termine par le 1500 mètres.
— Effectivement ça ne doit pas rigoler.
— Ce qui est sympa c'est que comme on n'est pas très nombreux à pratiquer cette discipline on se connaît bien et on est copains. L'ambiance me manque un peu mais il faut savoir tourner la page.
— Non ! Je ne suis pas un peu gourmand. Je suis très gourmand !
— Ca ne te pose pas de problème pour tes matchs de rugby ?
— Tu sais quand on pèse une centaine de kilos et qu'il faut courir pendant quatre-vingt minutes, on dépense des calories. Il n'y a que dans les dessins animés qu'il suffit de manger des épinards pour être costaud. Et puis je fais aussi du jogging et de la musculation en salle.
— Tiens, Moi aussi ! Tu vas où ?
— A Rangueil.
— Moi aussi figure toi. C'est bizarre qu'on ne se soit jamais rencontré. Tu n'y vas jamais le samedi ?
— Non. Le samedi je m'entraine avec mon équipe. J'y vais le mercredi soir.
— Effectivement on ne risquait pas de se rencontrer. Tu joues avec l'équipe de Condom ?
— Il n'y a pas vraiment d'équipe de rugby à Condom. Je joue dans l'équipe amateur d'Auch. Il y a une section amateur et une section professionnelle. On s'entraîne souvent avec eux mais eux s'entraînent toute la semaine alors que nous nous entraînons le samedi seulement.
— Ca ne te pose pas de problèmes de ne pas habiter à Auch ?
— Non. J'ai trois copains qui sont professionnels et qui habitent à Condom. On fait les aller retours à Auch ensemble. Et toi ? Tu fais aussi du sport ?
— Oui mais je ne pratique pas de sport d'équipe. J'ai fait du Karaté et du décathlon. Maintenant je ne fais plus que du Karaté et je fais seulement de l'entraînement. Pas de compétition.
— Tu ne regrettes pas le décathlon ?
— Si beaucoup ! Mais c'est une discipline extraordinairement contraignante en termes d'entraînement. Tu comprends, les muscles à entretenir et la technique à peaufiner n'ont rien à voir entre le sprint, le lancer de poids et le saut à la perche. Et puis si tu ne fais pas de compétition ça présente beaucoup moins d'intérêt.
— Tu avais de bons résultats ?
— J'en ai eu d'assez bons. J'ai été une fois quatrième aux championnats de France et j'ai été deux fois vainqueur des championnats régionaux de PACA.
— Ce n'est pas mal du tout. Et en Karaté ?
— Je suis ceinture noire. Mais j'ai surtout participé à des compétitions par équipe. Si je n'avais pas fait du décathlon j'aurais probablement eu envie de faire des compétitions en individuel mais on ne peut pas tout faire et je n'avais pas le niveau en Karaté.
— Et comment se déroule une compétition de décathlon ?
— La compétition se déroule sur deux jours : Le premier jour : 100 mètres, longueur, poids, hauteur et 400 mètres ; le deuxième jour : 110 mètres haies, disque, perche, javelot et on termine par le 1500 mètres.
— Effectivement ça ne doit pas rigoler.
— Ce qui est sympa c'est que comme on n'est pas très nombreux à pratiquer cette discipline on se connaît bien et on est copains. L'ambiance me manque un peu mais il faut savoir tourner la page.
Le serveur vint prendre leurs assiettes et leur demanda s'ils voulaient autre chose. Après s'être concerté avec Benoît Cédric commanda le plateau de fromage avec une salade verte pour chacun et deux verres de bordeaux.
— Dis-moi ! Les livres d'art et le lecteur de DVD portable c'est un prêt ou c'est toi ?
— C'est moi. Je lui ai apporté à la clinique pour qu'elle ait de quoi s'occuper. Vu qu'elle a besoin de temps pour parler de moi à tes parents, on a préféré, pour l'instant, inventer une histoire de prêt.
— C'est pour ça que tu ne lui as pas donné la bague ?
— Non ! C'est tout bêtement parce que quand elle a quitté la Clinique le dimanche, je n'avais pas encore reçu la bague. Je compte lui faire la surprise quand elle reviendra à Toulouse.
— Tu étais avec elle en Andorre ?
— Oui j'étais avec elle quand elle a eu son accident. Elle est rentrée avec moi à Toulouse et elle a dormi chez moi, en tout bien tout honneur, avant que nous l'amenions à la clinique, Armelle, Philippe et moi. Après j'ai réussi à organiser mon emploi du temps pour la voir cinq heures tous les jours sauf naturellement quand tes parents sont restés avec elle le mardi.
— C'est pour ça qu'elle est euphorique ! Elle n'arrête pas de rire, de chanter et de bavarder pendant toute la journée. C'est à cause de toi !
— Je ne voudrais pas te paraître vaniteux mais je crois bien que c'est effectivement à cause de moi. Mais tu sais, c'est la même chose pour moi. Tu as une sœur absolument merveilleuse. Il y a un mois je ne la connaissais pas encore et il y a deux semaines j'en étais déjà raide dingue.
— C'est moi. Je lui ai apporté à la clinique pour qu'elle ait de quoi s'occuper. Vu qu'elle a besoin de temps pour parler de moi à tes parents, on a préféré, pour l'instant, inventer une histoire de prêt.
— C'est pour ça que tu ne lui as pas donné la bague ?
— Non ! C'est tout bêtement parce que quand elle a quitté la Clinique le dimanche, je n'avais pas encore reçu la bague. Je compte lui faire la surprise quand elle reviendra à Toulouse.
— Tu étais avec elle en Andorre ?
— Oui j'étais avec elle quand elle a eu son accident. Elle est rentrée avec moi à Toulouse et elle a dormi chez moi, en tout bien tout honneur, avant que nous l'amenions à la clinique, Armelle, Philippe et moi. Après j'ai réussi à organiser mon emploi du temps pour la voir cinq heures tous les jours sauf naturellement quand tes parents sont restés avec elle le mardi.
— C'est pour ça qu'elle est euphorique ! Elle n'arrête pas de rire, de chanter et de bavarder pendant toute la journée. C'est à cause de toi !
— Je ne voudrais pas te paraître vaniteux mais je crois bien que c'est effectivement à cause de moi. Mais tu sais, c'est la même chose pour moi. Tu as une sœur absolument merveilleuse. Il y a un mois je ne la connaissais pas encore et il y a deux semaines j'en étais déjà raide dingue.
Benoît regardait le plafond d'un air pensif. Il était en train de réfléchir à quelque chose. Brusquement il eut en large sourire.
— Tu sais que samedi prochain c'est le douze juillet et que c'est l'anniversaire de MarieClaude ?
— Je sais et j'aurais rudement aimé le fêter avec elle.
— Eh bien, viens passer le week-end à Condom pour le fêter en famille.
— Attends ! Je ne vois pas comment je pourrais me faire inviter par tes parents alors que MarieClaude ne s'est pas encore décidée à leur parler de moi.
— Laisse-moi te dire mon plan. Tu vas voir que c'est parfaitement possible. Premièrement je téléphone à mes parents pour leur dire que j'ai un bon copain, ce qui n'est pas un mensonge, et que je l'ai invité à venir passer le week-end chez nous jusqu'à lundi quatorze au soir. Ne t'inquiète pas, ils seront d'accord. Ils adorent quand j'amène un copain à la maison et il y a deux chambres d'amis. Ils te feront très bon accueil.
— On ne prévient pas MarieClaude. Ça lui fera la surprise. Au dessert tu lui offre la bague et tu officialise vos intentions. Tu sais, MarieClaude veut avoir l'air de quelqu'un de décidé mais en réalité elle n'a aucune confiance en elle. Elle t'a dit qu'elle allait parler à mes parents mais elle ne sait sûrement pas du tout comment s'y prendre. Elle sera ravie que tu prennes la décision à sa place même si ensuite elle arrive à se persuader qu'elle allait justement le faire.
— Je sais et j'aurais rudement aimé le fêter avec elle.
— Eh bien, viens passer le week-end à Condom pour le fêter en famille.
— Attends ! Je ne vois pas comment je pourrais me faire inviter par tes parents alors que MarieClaude ne s'est pas encore décidée à leur parler de moi.
— Laisse-moi te dire mon plan. Tu vas voir que c'est parfaitement possible. Premièrement je téléphone à mes parents pour leur dire que j'ai un bon copain, ce qui n'est pas un mensonge, et que je l'ai invité à venir passer le week-end chez nous jusqu'à lundi quatorze au soir. Ne t'inquiète pas, ils seront d'accord. Ils adorent quand j'amène un copain à la maison et il y a deux chambres d'amis. Ils te feront très bon accueil.
— On ne prévient pas MarieClaude. Ça lui fera la surprise. Au dessert tu lui offre la bague et tu officialise vos intentions. Tu sais, MarieClaude veut avoir l'air de quelqu'un de décidé mais en réalité elle n'a aucune confiance en elle. Elle t'a dit qu'elle allait parler à mes parents mais elle ne sait sûrement pas du tout comment s'y prendre. Elle sera ravie que tu prennes la décision à sa place même si ensuite elle arrive à se persuader qu'elle allait justement le faire.
Cédric sourit intérieurement. Elle lui avait fait le coup pour l'opération de la hanche.
— Je crois bien que tu as raison.
— Tu vas voir. Tout le monde sera ravi. Papa et maman seront ravis que leur fille ait rencontré l'amour, MarieClaude sera ravie de recevoir la bague pour son anniversaire et parce que tu auras pris à sa place une décision qu'elle s'appropriera ensuite et moi heu… moi je serai ravi que tout le monde soit ravi.
— Bon ! Et bien d'accord. Au pire, tes parents ne pourront pas me recevoir.
— On va être fixés tout de suite. Il sortit son portable et sélectionna le numéro de ses parents. Il mit le haut-parleur.
— Allô maman ? Salut ! Je te téléphone pour te prévenir que j'ai invité un très bon copain à venir passer le week-end du quatorze juillet chez nous.
— Tu fais bien de me prévenir à l'avance. La dernière fois tu avais oublié et j'ai été obligée d'aller acheter en catastrophe de quoi le nourrir correctement.
— Tu pouvais faire les choses plus simplement.
— Ah oui ? Et j'aurais l'air de quoi si je sers des pâtes à tes copains ?
— Tu vas voir. Tout le monde sera ravi. Papa et maman seront ravis que leur fille ait rencontré l'amour, MarieClaude sera ravie de recevoir la bague pour son anniversaire et parce que tu auras pris à sa place une décision qu'elle s'appropriera ensuite et moi heu… moi je serai ravi que tout le monde soit ravi.
— Bon ! Et bien d'accord. Au pire, tes parents ne pourront pas me recevoir.
— On va être fixés tout de suite. Il sortit son portable et sélectionna le numéro de ses parents. Il mit le haut-parleur.
— Allô maman ? Salut ! Je te téléphone pour te prévenir que j'ai invité un très bon copain à venir passer le week-end du quatorze juillet chez nous.
— Tu fais bien de me prévenir à l'avance. La dernière fois tu avais oublié et j'ai été obligée d'aller acheter en catastrophe de quoi le nourrir correctement.
— Tu pouvais faire les choses plus simplement.
— Ah oui ? Et j'aurais l'air de quoi si je sers des pâtes à tes copains ?
Cédric sourit attendri. Benoît l'était aussi.
— Je t'aime maman !
— N'essaye pas de m'attendrir. Un jour tu verras je servirai des pâtes et tu seras mort de honte. Dis-moi, j'espère que vous serez là pour l'anniversaire de MarieClaude ?
— Bien sûr maman ! Je ne raterais ça pour rien au monde.
— Parce que ça lui ferait beaucoup de peine. Oui Roger ? Ton père demande à quel poste ton copain joue au rugby.
— Il ne joue pas au rugby maman. Il fait de l'athlétisme et du Karaté.
— Ton père dit que c'est des sports de fillette mais qu'il veut bien que tu viennes quand même avec lui. Mais il dit qu'il faudra qu'il se tienne bien à table.
— Je lui dirai maman.
— Au revoir mon chéri. Fais attention de ne pas trop te fatiguer. Tu n'en a pas l'air mais je sais que tu es quelqu'un de fragile.
— Au revoir maman.
— N'essaye pas de m'attendrir. Un jour tu verras je servirai des pâtes et tu seras mort de honte. Dis-moi, j'espère que vous serez là pour l'anniversaire de MarieClaude ?
— Bien sûr maman ! Je ne raterais ça pour rien au monde.
— Parce que ça lui ferait beaucoup de peine. Oui Roger ? Ton père demande à quel poste ton copain joue au rugby.
— Il ne joue pas au rugby maman. Il fait de l'athlétisme et du Karaté.
— Ton père dit que c'est des sports de fillette mais qu'il veut bien que tu viennes quand même avec lui. Mais il dit qu'il faudra qu'il se tienne bien à table.
— Je lui dirai maman.
— Au revoir mon chéri. Fais attention de ne pas trop te fatiguer. Tu n'en a pas l'air mais je sais que tu es quelqu'un de fragile.
— Au revoir maman.
Cédric avait envie de rire.
— Ta maman me fait penser à la mienne. Elle se fait un sang d'encre chaque fois qu'elle sait que je vais prendre l'avion et si j'attrape un rhume, c'est une catastrophe nationale. Il ne faut surtout pas que je lui en parle sinon elle fait huit cent kilomètres pour venir me soigner. Au fait qu'est-ce que veut dire ton père par se tenir bien à table ?
— Ça veut dire mettre d'énormes quantités de nourriture dans ton assiette et en redemander quand tu auras péniblement fini la première assiette.
— Il va falloir que je jeune toute cette semaine pour me préparer et toute la semaine prochaine pour me remettre.
— Ne t'en fais pas. Il dit ça pour plaisanter. Mais ça lui fait plaisir quand les invités honorent la maîtresse de maison. Ceci dit je crois de mon devoir de te prévenir de deux choses. La première c'est que tous les repas qu'on fera seront des repas gastronomiques.
— Donc il faudra tout de même que je jeune.
— Moins quand même.
— Et la deuxième ?
— La deuxième c'est que, quand tu te déclareras, tu vas déclencher un torrent de larmes chez MarieClaude, chez maman et aussi sans doute chez Armelle.
— Armelle sera là ?
— Depuis qu'elles se connaissent avec MarieClaude, elles ont toujours fêté leurs anniversaires ensemble. Elle sera donc là comme d'habitude et Philippe aussi bien sûr. Au fait n'oublie pas d'amener un maillot. On a une piscine.
— Ça veut dire mettre d'énormes quantités de nourriture dans ton assiette et en redemander quand tu auras péniblement fini la première assiette.
— Il va falloir que je jeune toute cette semaine pour me préparer et toute la semaine prochaine pour me remettre.
— Ne t'en fais pas. Il dit ça pour plaisanter. Mais ça lui fait plaisir quand les invités honorent la maîtresse de maison. Ceci dit je crois de mon devoir de te prévenir de deux choses. La première c'est que tous les repas qu'on fera seront des repas gastronomiques.
— Donc il faudra tout de même que je jeune.
— Moins quand même.
— Et la deuxième ?
— La deuxième c'est que, quand tu te déclareras, tu vas déclencher un torrent de larmes chez MarieClaude, chez maman et aussi sans doute chez Armelle.
— Armelle sera là ?
— Depuis qu'elles se connaissent avec MarieClaude, elles ont toujours fêté leurs anniversaires ensemble. Elle sera donc là comme d'habitude et Philippe aussi bien sûr. Au fait n'oublie pas d'amener un maillot. On a une piscine.
Cédric et Benoît continuèrent à bavarder encore un bon moment tout en sirotant leur verre de bordeaux. Puis ils décidèrent de lever le camp. Malgré les protestations de Benoît Cédric paya la totalité de l'addition. Ils sortirent et Cédric raccompagna Benoît à sa chambre d'étudiant avant de rentrer lui-même chez lui.
Il était aux anges. Manifestement il allait faire la connaissance d'une famille de gens simples, affectueux et accueillants. Il ne doutait pas d'être au moins aussi bien accueilli que MarieClaude ne le serait par sa famille à lui.
Il était aux anges. Manifestement il allait faire la connaissance d'une famille de gens simples, affectueux et accueillants. Il ne doutait pas d'être au moins aussi bien accueilli que MarieClaude ne le serait par sa famille à lui.
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Commentaires ()
Cette belle histoire d’amour peut devenir ne se poursuivre.
Toujours aussi passionnant, mais des détails nous manquent.
Entre autre, MarieClaude a-t-elle été opérée de la hanche ?