Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle et pourtant — Chapitre 21
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle et pourtant
Chapitre 21
Si non e vero
Le lendemain, après le repas de midi, Roger demanda à MarieClaude :
— Tu veux bien que je t'enlève Cédric une petite heure ? J'ai quelque chose à voir avec lui à Condom. MarieClaude sourit malicieusement.
— Attends ! Laisse-moi deviner. Je parie que c'est quelque chose qui ne me regarde pas.
— Tout à fait ma puce ! Mais c'est pour la bonne cause.
— Alors, si c'est pour la bonne cause, je m'en voudrais de vous perturber.
— Merci ! Cédric, on prend ta voiture.
— Attends ! Laisse-moi deviner. Je parie que c'est quelque chose qui ne me regarde pas.
— Tout à fait ma puce ! Mais c'est pour la bonne cause.
— Alors, si c'est pour la bonne cause, je m'en voudrais de vous perturber.
— Merci ! Cédric, on prend ta voiture.
Dès que Cédric eut démarré, Roger expliqua :
— D'abord, l'hôtel de Mombasa. Je me suis mis d'accord avec ton père pour les dates. Je vous ai donc réservé une chambre de luxe au « Severin Sea Lodge ». Vous serez en demi-pension. C'est un des meilleurs hôtels de Mombasa. Il y a une très belle piscine et une plage privée. J'ai déjà payé et j'attends le Carnet de voyage avec la réservation d'ici quelques jours. Je te les donnerai dès que je les aurai.
— J'espère que tu ne t'es pas ruiné tout de même !
— Ça ne te regarde pas. Deuxièmement, je veux que mon bébé ait ce qu'il y a de meilleur, alors je vais vous donner ce qu'il faut pour financer votre séjour sur place, repas de midi, safari photo, etc… Je vais faire virer sur ton compte cinq mille Euros et tu vas commander des Traveler's chèques du même montant. Comme nous sommes tous les deux au Crédit Agricole et que c'est la même caisse régionale, nous allons voir mon banquier avec qui j'ai pris rendez-vous pour faire l'opération tout de suite. Il va effectuer le virement et établir les chèques que tu n'auras plus qu'à signer.
— C'est très généreux de ta part.
— MarieClaude a souffert pendant des années, alors elle mérite des compensations. Et toi, tu es celui qui nous l'a ramenée, alors tu mérites notre reconnaissance. Accepte donc avec simplicité ce que nous faisons pour vous, c'est le meilleur moyen de nous remercier.
— J'espère que tu ne t'es pas ruiné tout de même !
— Ça ne te regarde pas. Deuxièmement, je veux que mon bébé ait ce qu'il y a de meilleur, alors je vais vous donner ce qu'il faut pour financer votre séjour sur place, repas de midi, safari photo, etc… Je vais faire virer sur ton compte cinq mille Euros et tu vas commander des Traveler's chèques du même montant. Comme nous sommes tous les deux au Crédit Agricole et que c'est la même caisse régionale, nous allons voir mon banquier avec qui j'ai pris rendez-vous pour faire l'opération tout de suite. Il va effectuer le virement et établir les chèques que tu n'auras plus qu'à signer.
— C'est très généreux de ta part.
— MarieClaude a souffert pendant des années, alors elle mérite des compensations. Et toi, tu es celui qui nous l'a ramenée, alors tu mérites notre reconnaissance. Accepte donc avec simplicité ce que nous faisons pour vous, c'est le meilleur moyen de nous remercier.
Après leur retour, quand Cédric rejoignit MarieClaude sur la terrasse, celle-ci lui demanda :
— Ça s'est bien passé avec papa ?
— Tout ce que je peux te dire, c'est que tu as des parents merveilleux.
— Tout ce que je peux te dire, c'est que tu as des parents merveilleux.
Le dimanche matin, Cédric et MarieClaude se rendirent à Auch pour aller chercher Françoise. Ils s'étaient eux-mêmes proposés simplement pour le plaisir. Ils avaient téléphoné à Françoise pour la prévenir et il était convenu qu'ils assisteraient à la messe avec elle à la cathédrale d'Auch avant de la ramener à Condom. Ils étaient un peu en avance, la messe commençant à dix heures trente et l'appartement de Françoise se situant dans le quartier de la cathédrale. Françoise n'était pas tout à fait prête.
— Tu peux faire visiter l'appartement à Cédric pendant que je finis de me préparer. Je n'en ai pas pour longtemps.
Après une courte visite de l'appartement, ils retournèrent au salon pour attendre la grand-mère de MarieClaude. Celle-ci ne tarda pas à les rejoindre. Elle avait dans sa main un écrin doublé d'un tissu de satin un peu défraîchi.
— Tiens MarieClaude. Ceci est pour toi. Ce bijou me vient de ma grand-mère qui le tenait de sa propre grand-mère. La tradition veut qu'il saute une génération et aille à l'ainée des petites filles. Comme tu es ma seule petite fille, il te revient donc.
MarieClaude ouvrit l'écrin le cœur battant. Le bijou était un superbe camée serti dans une broche en argent.
— Oh Mamie, c'est magnifique !
— Attends, je vais te le fixer sur ton joli blouson. Et puis, tu me feras plaisir si tu mets cette mantille religieuse pour aller à la messe. Je sais que ce n'est plus tellement à la mode, mais c'est tellement joli.
— C'est très gentil Mamie. Je vais la mettre. Je la mettrai aussi quand nous serons à Lourdes dans le sanctuaire.
— Quand y allez-vous ?
— Mercredi.
— Attends, je vais te le fixer sur ton joli blouson. Et puis, tu me feras plaisir si tu mets cette mantille religieuse pour aller à la messe. Je sais que ce n'est plus tellement à la mode, mais c'est tellement joli.
— C'est très gentil Mamie. Je vais la mettre. Je la mettrai aussi quand nous serons à Lourdes dans le sanctuaire.
— Quand y allez-vous ?
— Mercredi.
Cédric intervint :
— Ça te dirait de venir avec nous ?
— Je vais vous déranger.
— Pas du tout. Ça nous fera très plaisir.
— Oh oui Mamie ! Viens avec nous. Ça me ferait tellement plaisir.
— Dans ce cas, je serai tout à fait ravie de vous accompagner.
— Je vais vous déranger.
— Pas du tout. Ça nous fera très plaisir.
— Oh oui Mamie ! Viens avec nous. Ça me ferait tellement plaisir.
— Dans ce cas, je serai tout à fait ravie de vous accompagner.
Il était temps de partir et ils se rendirent à la cathédrale. Pendant la messe, Cédric jeta un coup d'œil aux magnifiques vitraux qui les entouraient. Il se pencha vers Françoise.
— Ces vitraux sont magnifiques.
— Ils datent de François premier. On voit bien l'influence de la renaissance italienne.
— Je trouve qu'Eve a un petit quelque chose de la Vénus de Botticelli.
— On mêlait facilement les genres à cette époque.
— Ils datent de François premier. On voit bien l'influence de la renaissance italienne.
— Je trouve qu'Eve a un petit quelque chose de la Vénus de Botticelli.
— On mêlait facilement les genres à cette époque.
Après la messe, ils amenèrent Françoise à Condom. Quand Michèle vit le camée accroché au blouson de MarieClaude, elle remarqua un peu étonnée :
— Normalement, MarieClaude n'aurait dû recevoir ce camée que lors de la succession.
— Oui mais, comme je n'ai pas l'intention de mourir avant mes cent ans, elle risque d'attendre longtemps. D'autre part, comme ça, j'ai l'impression qu'elle a ce bijou parce-que je le lui ai donné et non pas seulement par tradition ; je veux la voir le porter avant de mourir. Et enfin, ce camée était à moi puisque j'en avais hérité. J'en fais donc ce que je veux. Et si j'ai un conseil à te donner, MarieClaude, c'est de ne pas être victime des traditions ni des conventions sociales. Fais les choses parce que tu le veux, pas parce que ça se fait depuis des générations ou dans ton milieu social. Moi, depuis que j'agis ainsi, je me sens bien mieux dans ma peau.
— Mais, les traditions et les conventions sociales ne sont-elles pas bonnes parfois ?
— C'est à toi de décider si elles sont bonnes ou non. Ma grand-mère était une vieille carne qui ne m'a jamais aimée. Peux-tu me dire la valeur qu'a représentée pour moi d'hériter d'elle un bijou ?
— Pourtant, tu m'as donné le camée à moi, ta petite fille.
— Ce que tu ignores, c'est que j'avais d'abord l'intention de le donner à ta maman car je ne voyais pas pourquoi j'en priverais ma propre fille. Et puis tu es née et dès que je t'ai vue, j'ai compris que je ne donnerais ce camée à personne d'autre qu'à toi. Tu vois, la tradition n'a rien à voir là-dedans.
— Oui mais, comme je n'ai pas l'intention de mourir avant mes cent ans, elle risque d'attendre longtemps. D'autre part, comme ça, j'ai l'impression qu'elle a ce bijou parce-que je le lui ai donné et non pas seulement par tradition ; je veux la voir le porter avant de mourir. Et enfin, ce camée était à moi puisque j'en avais hérité. J'en fais donc ce que je veux. Et si j'ai un conseil à te donner, MarieClaude, c'est de ne pas être victime des traditions ni des conventions sociales. Fais les choses parce que tu le veux, pas parce que ça se fait depuis des générations ou dans ton milieu social. Moi, depuis que j'agis ainsi, je me sens bien mieux dans ma peau.
— Mais, les traditions et les conventions sociales ne sont-elles pas bonnes parfois ?
— C'est à toi de décider si elles sont bonnes ou non. Ma grand-mère était une vieille carne qui ne m'a jamais aimée. Peux-tu me dire la valeur qu'a représentée pour moi d'hériter d'elle un bijou ?
— Pourtant, tu m'as donné le camée à moi, ta petite fille.
— Ce que tu ignores, c'est que j'avais d'abord l'intention de le donner à ta maman car je ne voyais pas pourquoi j'en priverais ma propre fille. Et puis tu es née et dès que je t'ai vue, j'ai compris que je ne donnerais ce camée à personne d'autre qu'à toi. Tu vois, la tradition n'a rien à voir là-dedans.
Lorsqu'en fin d'après-midi Cédric, en compagnie de MarieClaude, raccompagna Françoise à Auch, il profita du trajet pour tenter d'éclaircir un problème qui le tracassait depuis qu'il connaissait la vieille dame.
— Françoise, je voudrais te poser une question que tu jugeras peut-être indiscrète.
— On dit que seules les réponses sont indiscrètes, mais pose-la toujours.
— J'aimerai savoir si tes provocations lorsque tu rencontres de nouvelles têtes, sont liées à ce que tu nous as dit ce matin à propos des traditions et des conventions sociales.
— C'est effectivement lié.
— On dit que seules les réponses sont indiscrètes, mais pose-la toujours.
— J'aimerai savoir si tes provocations lorsque tu rencontres de nouvelles têtes, sont liées à ce que tu nous as dit ce matin à propos des traditions et des conventions sociales.
— C'est effectivement lié.
Françoise réfléchit quelques instants.
— Je me souviens très bien de la façon dont ça a commencé. Chaque fois que j'y repense, j'éprouve une intense satisfaction. Je n'en ai jamais parlé à personne jusque-là, mais je vais vous raconter dans quelles circonstances j'ai découvert le plaisir de la provocation. J'avais alors dix-huit ans. Comme je vous l'ai déjà dit, ma grand-mère et moi nous nous détestions cordialement. Elle ne perdait jamais une occasion de me rabaisser en critiquant tout ce que je faisais ou que je disais, sous-entendant que ma nature vicieuse était la cause de mes errements, le tout sur un ton mielleux pour conclure à chaque fois : « Je ne te dis ça que pour ton bien, mon enfant ». J'ai supporté des années durant ces avanies sans rien dire, car je vivais dans un milieu et à une époque où les jeunes filles de bonne éducation devaient respect et obéissance en toute circonstance.
Un jour, j'en ai eu vraiment marre et j'ai soigneusement préparé ma riposte. J'ai attendu qu'elle me fasse une nouvelle réflexion venimeuse et qu'elle ait conclu par un sempiternel « Je ne te dis ça que pour ton bien, mon enfant ».Je lui ai répondu que j'avais bien compris que tout ce qu'elle me disait, elle me le disait par amour ; que dans ses yeux je lisais que cet amour dépassait de loin un simple amour familial et que cela provoquait chez moi une intense émotion érotique; que je comprenais et partageais son goût pour les plaisirs saphiques et que j'étais prête à les partager tout de suite avec elle en l'accompagnant dans sa chambre où, si elle préférait, au fond du parc où l'herbe tendre pourrait accueillir nos deux corps enflammés. Elle m'a regardé d'un air horrifié et elle est partie en courant s'enfermer dans sa chambre. De ce jour-là, elle m'a fichu une paix royale. Inutile de vous dire que cet évènement n'a pas amélioré nos relations.
J'ajoute que quand j'ai appris à sa mort qu'elle me léguait le camée que tu portes, cela n'a pas contribué à améliorer l'opinion que j'avais déjà à propos des traditions et des conventions sociales. Comme le dit le proverbe : « CASTIGAT RIDENDO MORES » La comédie châtie les mœurs en riant.
Cédric resta un instant pensif. L'histoire lui paraissait suspecte. Connaissant Françoise, il paraissait étonnant qu'elle ne se soit jamais vantée auparavant de l'incident.
— J'ai une autre expression en tête : « SI NON E VERO E BEN TROVATO » Si ce n'est pas vrai, c'est bien trouvé.
— CHE LO SA ?
— CHE LO SA ?
Qui le sait ?
Cahors
Le lendemain, les deux jeunes gens prirent la direction de Cahors. Ils s'étaient donné comme projet de visiter les principaux monuments de la ville ainsi que la ville médiévale. Ils avaient aussi l'intention de visiter le village médiéval de Saint-cirq-Lapopie et la grotte du « Pech-Merle » situés dans les environs. Ils avaient décidé de partir assez tôt pour visiter en premier la Grotte du Pech-Merle avant le déjeuner. La visite durant une heure, ils s'arrangèrent pour arriver un peu avant onze heures du matin. Après avoir visité la grotte et ses fresque préhistoriques, ils allèrent visiter le musée archéologique Amédée Lemozi situé à côté de la grotte avant d'aller déjeuner à l'Auberge de la Sagne située tout près de là. Ils se rendirent ensuite à Saint-Cirq-Lapopie et visitèrent les rues de ce qui est considéré par certains comme l'un des plus beaux villages de France. Ils montèrent visiter l'église fortifiée et parcoururent les rues du village.
Après avoir marché pendant une bonne heure et demie dans les rues du village, ils remontèrent en voiture pour prendre la route du retour en direction de Cahors. MarieClaude remarqua :
— Tu sais, je ne me sens pas de visiter la Ville médiévale. On devrait se contenter des principaux monuments.
— Si tu es fatiguée, on peut même rentrer directement.
— Non, je voudrais quand même qu'on s'y arrête un peu.
— Dans ce cas, on va d'abord visiter la Cathédrale et ensuite on ira voir le pont Valentré.
— Si tu es fatiguée, on peut même rentrer directement.
— Non, je voudrais quand même qu'on s'y arrête un peu.
— Dans ce cas, on va d'abord visiter la Cathédrale et ensuite on ira voir le pont Valentré.
Ils trouvèrent un stationnement proche de la cathédrale Saint Etienne et se dirigèrent vers celle-ci. L'architecture de la cathédrale est sévère. C'est une église fortifiée et sa façade ressemble un peu à celle d'un fort. La nef, longue de quarante mètres est surmontée de deux coupoles de vingt mètres de diamètre. Elle est de style roman et date du douzième siècle. Le Chœur, plus récent est plutôt de style gothique et est orné de magnifiques vitraux.
Après la visite de la cathédrale, ils se rendirent au pont Valentré. Il s'agit d'un pont fortifié comportant plusieurs tours. Il date du quatorzième siècle. Une légende est attachée à ce pont : Comme les travaux de la construction duraient trop longtemps, le maître d'œuvre décida de signer un pacte avec le diable. Selon les termes de ce contrat, celui-ci devait accélérer la construction et, à condition qu'il exécute tous ses ordres, le maître d'œuvre lui abandonnerait son âme en paiement. Les travaux s'achevèrent rapidement mais pour sauver son âme, car il ne tenait pas à finir ses jours en enfer, l'homme demanda au diable d'aller chercher de l'eau à la source des Chartreux avec un crible, ce qui est évidemment impossible, et fit perdre son marché à ce dernier. Pour se venger, le diable envoya chaque nuit un diablotin pour desceller la dernière pierre de la tour centrale, dite Tour du Diable, obligeant les maçons à en remettre une le lendemain.
Vers la fin du dix-neuvième siècle, lors de la restauration du pont, l'architecte fit apposer dans l'emplacement vide, une pierre sculptée à l'effigie d'un diablotin. Depuis, à chaque fois que le Diable vient vérifier si la dernière pierre de la tour du Diable a été enlevée, il croit que c'est l'un des diablotins qui est déjà en train de le faire.
Au retour, Cédric remarqua l'air un peu fatigué de MarieClaude.
— J'ai l'impression qu'on a un peu trop marché aujourd'hui. Après-demain et vendredi, on fera plus attention.
— Je suis sûre que nous aurons moins de problèmes. A Lourdes nous serons avec mamie et les endroits où nous nous rendons se prêtent plus au recueillement qu'à la visite touristique. A Bordeaux, nous visitons un musée. Il y a beaucoup de choses à voir, mais pas une longue distance à parcourir.
— Je suis sûre que nous aurons moins de problèmes. A Lourdes nous serons avec mamie et les endroits où nous nous rendons se prêtent plus au recueillement qu'à la visite touristique. A Bordeaux, nous visitons un musée. Il y a beaucoup de choses à voir, mais pas une longue distance à parcourir.
Le surlendemain, ils allèrent prendre Françoise à Auch avant de se rendre tous les trois à Lourdes. Ils commencèrent par prendre un repas léger dans un restaurant proche des lieux sacrés avant de s'y rendre. MarieClaude et sa grand-mère se couvrirent la tête avec leurs mantilles religieuses. Cette piété dont faisait preuve la vieille dame semblait naturelle. Cette même piété chez MarieClaude était particulièrement émouvante, d'autant plus qu'elle ne faisait preuve d'aucune ostentation. Elle possédait visiblement une foi profonde qui ne devait rien à la tradition. C'était sans doute cette foi qui inspirait son amour et sa capacité à pardonner les nombreuses offenses dont elle avait été accablée. Quant à savoir si sa foi avait été un refuge ou un atout, nul ne pourrait sans doute jamais le déterminer.
La visite des trois basiliques et de la grotte s'effectua dans le silence et le recueillement. Cédric lui-même, dont la piété n'était pas aussi grande que celle des deux femmes, était envouté par l'ambiance. Ils renoncèrent au chemin de croix d'origine, magnifique mais long de plus d'un kilomètre et relativement escarpé. Ils empruntèrent le second qui avait été réalisé de manière à pouvoir être facilement emprunté par les fauteuils roulants. Ils reprirent ensuite le chemin du retour et déposèrent Françoise à Auch avant de retourner à Condom. MarieClaude n'était pas encore sortie de l'état d'exaltation religieuse dans lequel l'avait plongé leur visite.
— Merci pour cette merveilleuse journée, mon amour. Ça a été un immense bonheur de vivre ces instants au milieu des milliers de personnes avec qui nous avons prié.
— J'ai été moi-même très ému par l'ambiance qui régnait.
— Tu dois me trouver un peu ridicule, un peu grenouille de bénitier.
— Pas du tout. Je te sais quelqu'un de sincère et je respecte ta piété. J'ai par contre un certain sentiment de culpabilité car, depuis que nous sommes ensemble, nous ne sommes pas allés très souvent à l'église.
— C'est de ma faute. Je ne voulais pas t'ennuyer avec ça.
— Eh bien cela ne se reproduira plus. Dorénavant, nous irons à l'église aussi souvent que tu en exprimeras le désir.
— Tu sais, en général je me contente d'y aller le samedi soir où le dimanche et pour les fêtes religieuses. La seule chose que je te demanderai c'est de me permettre d'aller me recueillir à l'église en semaine à l'occasion des fêtes et des anniversaires des gens que j'aime.
— Je veux tout partager avec toi. Nous prierons ensemble pour les gens que tu aimes.
— Oh mon chéri ! Pourquoi es-tu toujours si gentil avec moi ?
— Simplement parce-que je t'aime, mon âme.
— J'ai été moi-même très ému par l'ambiance qui régnait.
— Tu dois me trouver un peu ridicule, un peu grenouille de bénitier.
— Pas du tout. Je te sais quelqu'un de sincère et je respecte ta piété. J'ai par contre un certain sentiment de culpabilité car, depuis que nous sommes ensemble, nous ne sommes pas allés très souvent à l'église.
— C'est de ma faute. Je ne voulais pas t'ennuyer avec ça.
— Eh bien cela ne se reproduira plus. Dorénavant, nous irons à l'église aussi souvent que tu en exprimeras le désir.
— Tu sais, en général je me contente d'y aller le samedi soir où le dimanche et pour les fêtes religieuses. La seule chose que je te demanderai c'est de me permettre d'aller me recueillir à l'église en semaine à l'occasion des fêtes et des anniversaires des gens que j'aime.
— Je veux tout partager avec toi. Nous prierons ensemble pour les gens que tu aimes.
— Oh mon chéri ! Pourquoi es-tu toujours si gentil avec moi ?
— Simplement parce-que je t'aime, mon âme.
Une grande famille
Le surlendemain, ils partirent tôt. Il fallait compter deux heures de trajet à l'aller pour se rendre à Bordeaux et la même chose au retour. Comme les parents de Cédric arrivaient ce soir-là, ils ne voulaient pas rentrer trop tard. Ils démarrèrent donc à dix heures et furent devant le musée vers midi. Ils allèrent rapidement manger dans un petit restaurant proche et à treize heures, ils commençaient la visite du musée. Le musée comporte deux ailes où les œuvres sont classées en fonction des époques et des écoles. L'aile sud est composée de sept pièces en enfilade consacrées à des peintres regroupés par époque et par école. L'aile nord est entièrement consacrée aux peintres du dix-neuvième et du vingtième siècle. La visite se termina vers quinze heures trente, ce qui leur permit d'être de retour à Condom vers dix-sept heures trente. Les parents de Cédric n'étaient pas encore arrivés.
Le surlendemain, ils partirent tôt. Il fallait compter deux heures de trajet à l'aller pour se rendre à Bordeaux et la même chose au retour. Comme les parents de Cédric arrivaient ce soir-là, ils ne voulaient pas rentrer trop tard. Ils démarrèrent donc à dix heures et furent devant le musée vers midi. Ils allèrent rapidement manger dans un petit restaurant proche et à treize heures, ils commençaient la visite du musée. Le musée comporte deux ailes où les œuvres sont classées en fonction des époques et des écoles. L'aile sud est composée de sept pièces en enfilade consacrées à des peintres regroupés par époque et par école. L'aile nord est entièrement consacrée aux peintres du dix-neuvième et du vingtième siècle. La visite se termina vers quinze heures trente, ce qui leur permit d'être de retour à Condom vers dix-sept heures trente. Les parents de Cédric n'étaient pas encore arrivés.
— Tu sais, Cédric, je trouve que le musée de Bordeaux aurait mérité une visite plus longue. Il faudra que nous y retournions un jour.
— Ce qu'on fera alors, c'est qu'on s'arrangera pour arriver à onze heures. On arrêtera la visite à treize heures pour aller déjeuner et on pourra y passer au moins deux heures l'après-midi. Je pense qu'en y consacrant quatre heures au total, et compte tenu que ça sera notre deuxième visite ça devrait être suffisant. Et puis, si tu veux, on pourra encore revenir pour une troisième visite.
— Ce qu'on fera alors, c'est qu'on s'arrangera pour arriver à onze heures. On arrêtera la visite à treize heures pour aller déjeuner et on pourra y passer au moins deux heures l'après-midi. Je pense qu'en y consacrant quatre heures au total, et compte tenu que ça sera notre deuxième visite ça devrait être suffisant. Et puis, si tu veux, on pourra encore revenir pour une troisième visite.
Vers dix-huit heures trente, Cédric et MarieClaude virent arriver une voiture devant le portail. C'était Christian et Marielle qui venaient d'arriver. Cédric ouvrit le portail et indiqua à son père où celui-ci pouvait se garer. MarieClaude sauta au cou de Marielle qui la serra tendrement contre elle tandis que Cédric interrogeait son père.
— Catherine et Richard ne sont pas avec vous ?
— Ils ont préféré passer d'abord à l'hôtel où le papa de MarieClaude leur a réservé une chambre. Ils viendront ici ensuite.
— Ils ont préféré passer d'abord à l'hôtel où le papa de MarieClaude leur a réservé une chambre. Ils viendront ici ensuite.
Roger et Michèle s'avancèrent à leur tour pour accueillir Christian et Marielle. Ils se saluèrent cordialement et les deux femmes s'embrassèrent.
— Soyez les bienvenus chez nous. Nous étions impatients de connaitre les parents de Cédric, même si nous avons déjà eu le plaisir de vous avoir au téléphone. Donnez-moi vos bagages, je vais vous montrer votre chambre. C'est la chambre de MarieClaude dans laquelle nous avons déjà installé un grand lit pour nos enfants quand ils seront mariés.
— Nous vous envahissons !
— Pas du tout ! Nous avons l'habitude d'avoir du monde à la maison. Ah ! Voilà Benoît. Je vous présente le frère ainé de MarieClaude.
— Ils n'ont pas exactement le même gabarit. Mais je crois que celui de MarieClaude convient mieux à Cédric. D'ailleurs, MarieClaude a séduit toute la famille. C'est une enfant merveilleuse.
— Je peux vous dire que Cédric a lui aussi su se faire adopter. C'est un garçon très équilibré et nous ne pouvions rêver mieux pour notre fille.
— Ils vont former tous les deux un couple très attachant.
— Votre fille et son époux ne vont pas tarder, je suppose.
— Ils sont d'abord passés à l'hôtel pour déposer leurs affaires et mettre une couche et un pyjama à Hugo, notre petit fils. D'ailleurs je crois que les voilà.
— Nous vous envahissons !
— Pas du tout ! Nous avons l'habitude d'avoir du monde à la maison. Ah ! Voilà Benoît. Je vous présente le frère ainé de MarieClaude.
— Ils n'ont pas exactement le même gabarit. Mais je crois que celui de MarieClaude convient mieux à Cédric. D'ailleurs, MarieClaude a séduit toute la famille. C'est une enfant merveilleuse.
— Je peux vous dire que Cédric a lui aussi su se faire adopter. C'est un garçon très équilibré et nous ne pouvions rêver mieux pour notre fille.
— Ils vont former tous les deux un couple très attachant.
— Votre fille et son époux ne vont pas tarder, je suppose.
— Ils sont d'abord passés à l'hôtel pour déposer leurs affaires et mettre une couche et un pyjama à Hugo, notre petit fils. D'ailleurs je crois que les voilà.
C'était effectivement eux. MarieClaude se précipita vers Catherine pour l'embrasser puis Christian fit les présentations.
— Je vous présente ma fille Catherine, son mari Richard et notre petit fils Hugo. Hugo, viens dire bonjour !
Mais, dédaignant tous les autres adultes, Hugo se dirigea droit vers MarieClaude et lui tendit les bras d'un air autoritaire. MarieClaude, moitié émue et moitié amusée le prit dans ses bras et le petit garçon, ravi, lui fit un énorme baiser baveux.
— Tatie !
Catherine ajouta :
— Tu sais qu'il n'arrête pas de de demander ou est Tatie depuis votre départ. Tu lui as vraiment tapé dans l'œil.
Elle se tourna vers Cédric :
— Manifestement, c'est de famille.
— Puisque tout le monde est là, nous allons pouvoir passer à table.
— Puisque tout le monde est là, nous allons pouvoir passer à table.
Roger était enchanté. Il adorait ces grandes tablées animées et joyeuses. Plutôt que d'adopter une organisation de table de type mondain, alternant hommes et femmes, ils avaient préféré grouper les hommes d'un côté et les femmes de l'autre. L'ambiance était ainsi moins guindée, plus chaleureuse. Michèle, pour sa part, était comme d'habitude à la fois ravie de voir tout ce monde autour d'elle et anxieuse à l'idée que ses plats préparés avec amour puissent ne pas être appréciés de ses invités. A leur demande, Hugo avait été placé entre Cédric er MarieClaude. Il trônait fièrement sur une chaise haute et accepta, de bonne grâce, de manger proprement la nourriture qui lui était proposée par MarieClaude. Celle-ci, aux petits soins, nettoyait régulièrement la bouche du bambin avec soin et douceur tout en lui gazouillant des petits mots tendres. Catherine fit discrètement un signe aux autres convives qui se mirent à observer la scène.
Prenant soudain conscience de l'attention dont elle faisait l'objet, la jeune fille rougit evec embarras. Catherine fit observer avec malice :
— Je sens qu'il va y avoir dans quelques années des petits enfants très malheureux.
— Il est tellement mignon ! dit MarieClaude comme pour s'excuser.
— Il est tellement mignon ! dit MarieClaude comme pour s'excuser.
Le mariage d'Armelle
—
L'organisation du mariage d'Armelle et de Philippe ne prévoyait pas de soirée. Le mariage civil était prévu pour onze heures. Tout le monde se rendait ensuite dans une auberge située à une dizaine de kilomètres où était servi un cocktail suivi d'un repas. A dix-sept heures la journée se terminait par une simple bénédiction à l'église. Cédric et MarieClaude se chargèrent d'aller chercher Françoise à Auch. Ils adoraient la vieille dame qui le leur rendait bien. Cédric, qui avait perdu ses grands-parents depuis de nombreuses années, avait l'impression d'avoir de nouveau une grand-mère. Quant à Françoise, l'immense tendresse qu'elle avait toujours ressentie pour sa petite fille s'étendait naturellement au garçon qui allait partager la vie de celle-ci.
Ils rejoignirent directement la mairie n fin de mâtinée. Presque tout le monde était arrivé. Catherine et Armelle qui ne s'étaient pas revues depuis des années étaient tombées dans les bras l'une de l'autre. Sophie ne tarda pas à arriver. Elle était venue directement de Toulouse. Son arrivée fit une certaine sensation. Elle était resplendissante, à la fois très élégante et toujours aussi jolie. Armelle la présenta à tout le monde puis Sophie rejoignit MarieClaude, Cédric et Benoît puisqu'elle était témoin du mariage comme eux. Il était prévu que Benoît serait son cavalier pour la journée. Ce dernier était très fier d'être au bras de cette beauté. Quand à Sophie, elle était un peu attendrie par cette armoire à glace au physique de déménageur qui essayait visiblement de se comporter en homme du monde. Ils formaient au demeurant un fort beau couple qui attirait les regards.
En réalité, même si une longue habitude des relations mondaines lui permettait de donner le change, Sophie était loin d'être aussi bien dans sa peau qu'elle ne semblait l'être. Son état dépressif ne s'était pas amélioré loin de là. Elle n'avait pas osé amener avec elle les cigarettes de cannabis qu'elle fumait maintenant quotidiennement car c'était le seul moyen pour elle de passer des journées potables, les somnifères lui permettant de dormir quelques heures la nuit. Elle espérait que les choses s'amélioreraient bientôt et efforçait de faire bonne figure en attendant.
A onze heures, ils pénétrèrent dans la salle des mariages. Etant donné que les parents de Philippe étaient employés municipaux c'est le maire qui devait procéder au mariage. Il fit le discours de circonstance en y ajoutant toutefois un hommage appuyé à ces derniers. Comme prévu, les invités se rendirent ensuite à l'auberge pour participer au cocktail. Le gens se répartirent en fonction de leurs affinités tandis qu'Armelle, Philippe et leurs parents allaient voir l'un ou l'autre par courtoisie. Sophie et Benoît se parlaient avec animation. La jeune fille accrochée au bras de son cavalier écoutait en riant des histoires que lui racontait Benoît aussi bien sur les habitants de Condom que sur son équipe de rugby. Les convives les observaient discrètement, se demandant qui était cette jolie jeune femme et quelles étaient ses relations avec son cavalier avec lequel elle donnait l'impression de si bien s'entendre. Benoît s'en rendait compte et s'en amusait.
La situation était, somme toute, plutôt agréable.
MarieClaude était nettement moins à l'aise. Elle avait beau se sentir plus sûre d'elle, elle restait encore un peu sauvage. Elle préférait s'occuper d'Hugo avec Cédric. Tout en promenant le petit garçon autour de la pelouse sur laquelle se déroulait le cocktail, ils regardaient les divers invités. Ils remarquèrent Françoise qui elle-même se promenait en observant avec intérêt ses futures victimes. Remarquant Christian qui était seul à ce moment-là, elle s'approcha de lui et lui dit quelques mots avant de s'éloigner dignement. Le père de Cédric la regarda partir manifestement déstabilisé. Cédric et MarieClaude s'approchèrent de lui.
MarieClaude était nettement moins à l'aise. Elle avait beau se sentir plus sûre d'elle, elle restait encore un peu sauvage. Elle préférait s'occuper d'Hugo avec Cédric. Tout en promenant le petit garçon autour de la pelouse sur laquelle se déroulait le cocktail, ils regardaient les divers invités. Ils remarquèrent Françoise qui elle-même se promenait en observant avec intérêt ses futures victimes. Remarquant Christian qui était seul à ce moment-là, elle s'approcha de lui et lui dit quelques mots avant de s'éloigner dignement. Le père de Cédric la regarda partir manifestement déstabilisé. Cédric et MarieClaude s'approchèrent de lui.
— Tu as fait connaissance de la grand-mère de MarieClaude ? lui demanda innocemment Cédric. L'air un peu égaré Christian remarqua :
— Elle est un peu particulière.
— Je ne sais pas ce qu'elle t'a dit, mais ne t'en fais pas. Elle s'amuse à provoquer les personnes qu'elle ne connait pas encore en leur sortant quelques énormités, mais elle est en réalité très gentille. Christian grogna :
— Tu aurais pu me prévenir tout de même.
— Alors qu'ils discutaient, Françoise s'était approchée de Catherine. Christian demanda :
— Tu crois qu'elle va faire la même chose avec ta sœur ?
— Certainement !
— Tu ne l'as pas prévenue elle non plus ?
— Non, mais mon petit doigt me dit qu'avec Catherine, Françoise va trouver à qui parler.
— Tu as peut-être raison ! ça vaut le coup de les observer.
— Ils virent Françoise aborder Catherine et lui dire quelques mots qu'ils étaient trop loin pour pouvoir entendre. Catherine regarda avec effarement la vieille dame et s'exclama tout fort :
— Mais c'est épouvantable ! Ce doit être terriblement gênant pour vous ! Il faut que j'en parle tout de suite à mon époux. Il est médecin et je suis sûre qu'il saura vous conseiller. Richard ! Richard ! Tu peux venir un instant ? Cette dame a un gros problème et aurait besoin d'un conseil. Figure-toi qu'elle…
— Françoise la coupa précipitamment.
— Non-non ! Ce n'est pas grave. Ce n'est pas la peine de déranger votre époux.
— Je vous assure ! Il faut absolument savoir d'où ça vient. Richard !
— Je vous assure que ce n'est pas la peine, d'ailleurs j'en ai déjà parlé à un médecin dit la grand-mère de MarieClaude en s'éloignant précipitamment laissant Catherine interloquée.
— Cédric et Christian étaient morts de rire. MarieClaude les regarda d'un air de reproche.
— Vous êtes méchants de rire comme ça.
— Écoute, reconnais que Françoise l'a bien cherché. Pour une fois elle est tombée sur un bec, c'est tout.
— MarieClaude sourit.
— Je dois reconnaître que c'était plutôt drôle.
— Christian quitta les deux jeunes gens et se dirigea vers Marielle. Il tenait à être avec elle au cas où Françoise se chercherait une nouvelle victime. Il trouva sur son chemin Pierre, le père d'Armelle. Les deux beaux-frères se regardèrent un peu gênés.
— Je n'ai pas encore eu l'occasion de te féliciter pour le mariage d'Armelle.
— C'est gentil.
— Je trouve que c'est une très belle jeune femme. Marielle et moi l'avons toujours beaucoup aimée.
— Oui ! Cela ne nous rajeunit pas.
— Mais quel bonheur de voir nos enfants évoluer.
— C'est ce qu'il y a de plus important dans la vie.
— Plus important que de se disputer bêtement pour des histoires de politique. Tu ne crois pas ?
— On a été tout de même de fameux imbéciles.
— Je n'en suis pas très fier. Tu sais ce qui serait bien ? Ce serait que vous veniez nous voir à Èze. Pourquoi ne viendriez-vous pas nous voir pendant les vacances d'automne ?
— Pour ma part, j'en serais très heureux, mais il faudrait que nous en parlions avec nos épouses.
— On pourrait aller leur en parler tout de suite, tu ne crois pas ?
— Les deux hommes se dirigèrent vers les deux sœurs qui ne s'étaient pas quittées depuis le début. Elles les regardèrent s'approcher et se firent un petit sourire de connivence. Les deux bourriques avaient fini par se réconcilier. Christian posa familièrement la main sur l'épaule de Pierre.
— Pierre et moi on discutait ensemble et on se disait que ce serait bien s‘ils pouvaient passer quelques jours à Èze à l'occasion des vacances d'automne.
— C'est prévu ! Ils viennent du vingt-huit octobre au sept novembre.
— Ah bon ?
— Oui ! on s'est dit que, comme vous étiez de grands timides, vous seriez contents qu'on s'occupe de tout.
— Il ne nous reste plus qu'à nous incliner de bonne grâce.
— La seule chose que je te demanderai, c'est si tu peux faire quelque chose pour qu'ils puissent venir en avion. Leur voiture commence à dater et ils appréhendent de faire de nombreux kilomètres avec.
— Ça ne posera aucun problème. Annie intervint :
— Dites-moi les deux cocos ? Vous auriez réussi à vous réconcilier s'il n'y avait pas eu le mariage d'Armelle ? Pierre éluda d'un air gêné.
— Il y aurait eu le mariage de Cédric.
— Vous êtes deux hypocrites ! Vous ne valez pas mieux l'un que l'autre.
— Elle est un peu particulière.
— Je ne sais pas ce qu'elle t'a dit, mais ne t'en fais pas. Elle s'amuse à provoquer les personnes qu'elle ne connait pas encore en leur sortant quelques énormités, mais elle est en réalité très gentille. Christian grogna :
— Tu aurais pu me prévenir tout de même.
— Alors qu'ils discutaient, Françoise s'était approchée de Catherine. Christian demanda :
— Tu crois qu'elle va faire la même chose avec ta sœur ?
— Certainement !
— Tu ne l'as pas prévenue elle non plus ?
— Non, mais mon petit doigt me dit qu'avec Catherine, Françoise va trouver à qui parler.
— Tu as peut-être raison ! ça vaut le coup de les observer.
— Ils virent Françoise aborder Catherine et lui dire quelques mots qu'ils étaient trop loin pour pouvoir entendre. Catherine regarda avec effarement la vieille dame et s'exclama tout fort :
— Mais c'est épouvantable ! Ce doit être terriblement gênant pour vous ! Il faut que j'en parle tout de suite à mon époux. Il est médecin et je suis sûre qu'il saura vous conseiller. Richard ! Richard ! Tu peux venir un instant ? Cette dame a un gros problème et aurait besoin d'un conseil. Figure-toi qu'elle…
— Françoise la coupa précipitamment.
— Non-non ! Ce n'est pas grave. Ce n'est pas la peine de déranger votre époux.
— Je vous assure ! Il faut absolument savoir d'où ça vient. Richard !
— Je vous assure que ce n'est pas la peine, d'ailleurs j'en ai déjà parlé à un médecin dit la grand-mère de MarieClaude en s'éloignant précipitamment laissant Catherine interloquée.
— Cédric et Christian étaient morts de rire. MarieClaude les regarda d'un air de reproche.
— Vous êtes méchants de rire comme ça.
— Écoute, reconnais que Françoise l'a bien cherché. Pour une fois elle est tombée sur un bec, c'est tout.
— MarieClaude sourit.
— Je dois reconnaître que c'était plutôt drôle.
— Christian quitta les deux jeunes gens et se dirigea vers Marielle. Il tenait à être avec elle au cas où Françoise se chercherait une nouvelle victime. Il trouva sur son chemin Pierre, le père d'Armelle. Les deux beaux-frères se regardèrent un peu gênés.
— Je n'ai pas encore eu l'occasion de te féliciter pour le mariage d'Armelle.
— C'est gentil.
— Je trouve que c'est une très belle jeune femme. Marielle et moi l'avons toujours beaucoup aimée.
— Oui ! Cela ne nous rajeunit pas.
— Mais quel bonheur de voir nos enfants évoluer.
— C'est ce qu'il y a de plus important dans la vie.
— Plus important que de se disputer bêtement pour des histoires de politique. Tu ne crois pas ?
— On a été tout de même de fameux imbéciles.
— Je n'en suis pas très fier. Tu sais ce qui serait bien ? Ce serait que vous veniez nous voir à Èze. Pourquoi ne viendriez-vous pas nous voir pendant les vacances d'automne ?
— Pour ma part, j'en serais très heureux, mais il faudrait que nous en parlions avec nos épouses.
— On pourrait aller leur en parler tout de suite, tu ne crois pas ?
— Les deux hommes se dirigèrent vers les deux sœurs qui ne s'étaient pas quittées depuis le début. Elles les regardèrent s'approcher et se firent un petit sourire de connivence. Les deux bourriques avaient fini par se réconcilier. Christian posa familièrement la main sur l'épaule de Pierre.
— Pierre et moi on discutait ensemble et on se disait que ce serait bien s‘ils pouvaient passer quelques jours à Èze à l'occasion des vacances d'automne.
— C'est prévu ! Ils viennent du vingt-huit octobre au sept novembre.
— Ah bon ?
— Oui ! on s'est dit que, comme vous étiez de grands timides, vous seriez contents qu'on s'occupe de tout.
— Il ne nous reste plus qu'à nous incliner de bonne grâce.
— La seule chose que je te demanderai, c'est si tu peux faire quelque chose pour qu'ils puissent venir en avion. Leur voiture commence à dater et ils appréhendent de faire de nombreux kilomètres avec.
— Ça ne posera aucun problème. Annie intervint :
— Dites-moi les deux cocos ? Vous auriez réussi à vous réconcilier s'il n'y avait pas eu le mariage d'Armelle ? Pierre éluda d'un air gêné.
— Il y aurait eu le mariage de Cédric.
— Vous êtes deux hypocrites ! Vous ne valez pas mieux l'un que l'autre.
Pour le repas les convives étaient installés autour de trois tables rectangulaires formant un U. Les parents d'Armelle présidaient la première et ceux de Philippe la seconde. La troisième, plus petite et perpendiculaire aux deux autres, était occupée par les plus jeunes. Elle était présidée naturellement par Armelle et Philippe. En face d'eux se trouvaient Sophie et Cédric, Benoît étant à la gauche de Sophie et MarieClaude à la droite de Cédric. Catherine était entre Armelle et Richard. La table était complétée par un certain nombre de jeunes gens anciens camarades de classe ou enfants d'invités des parents. Bien entendu, Hugo avait réussi à se faire admettre entre Cédric et MarieClaude qui était ravie de s'occuper encore du petit garçon. Du coup, Cédric partageait l'attention de Sophie avec Benoît et Philippe, tandis que MarieClaude bavardait avec Armelle, Catherine et Richard. Cédric était maintenant réconcilié avec Sophie et faisait preuve d'amabilité à son égard.
MarieClaude lui avait demandé de s'occuper un peu de Sophie car elle pressentait que cette dernière n'était pas tout à fait dans son assiette. Elle constatait avec plaisir que Cédric faisait les efforts qu'elle attendait de lui.
Vers la fin du repas, pendant qu'était servie la traditionnelle pièce montée, les pères des mariés firent les non moins traditionnels discours. Bien que n'étant pas accoutumés à l'exercice, ils s'en tirèrent honorablement. Pierre, qui était professeur était plus à l'aise pour parler, mais le père de Philippe compensait une moindre aisance par une plus grande spontanéité. L'assistance étant acquise à l'avance, ils furent tous les deux chaleureusement applaudis. A la fin des applaudissements, Armelle se leva et réclama l'attention des convives. Ceux-ci la regardèrent un peu surpris car il n'était pas habituel que la mariée fasse un discours. Armelle prit la parole dans un silence religieux.
— Je sais que je fais quelque chose d'un peu inhabituel, mais après tout c'est mon mariage et je fais ce que je veux, dit-elle sur le ton de la plaisanterie, puis elle reprit plus sérieusement :
— Aujourd'hui est un jour de bonheur pour moi. D'abord, bien entendu, parce que j'ai le bonheur d'épouser le plus gentil garçon du monde. Mais mon bonheur est encore plus grand car j'ai auprès de moi deux personnes qui sont aussi chères à mon cœur l'une que l'autre et au mariage desquels je vais avoir bientôt l'immense joie d'assister.
— Aujourd'hui est un jour de bonheur pour moi. D'abord, bien entendu, parce que j'ai le bonheur d'épouser le plus gentil garçon du monde. Mais mon bonheur est encore plus grand car j'ai auprès de moi deux personnes qui sont aussi chères à mon cœur l'une que l'autre et au mariage desquels je vais avoir bientôt l'immense joie d'assister.
Tous les regards se tournèrent aussitôt vers le couple que constituaient Benoît et Sophie. Tout le monde avait remarqué l'empressement de ce dernier envers sa charmante cavalière. Armelle poursuivit :
— La première de ces deux personnes est plus qu'un simple ami puisque nos mères sont sœur. Je vous présente Cédric, mon cousin avec lequel j'ai passé de merveilleuses vacances l'été chez notre grand-mère à Agen.
— L'assistance, un peu surprise, observa Cédric qui s'était levé et saluait poliment. Ayant cependant remarqué que ce dernier était assis à côté de Sophie et avait été très prévenant avec elle pendant tout le repas, les convives se dirent que les deux jeunes gens étaient finalement encore mieux assortis que le couple qu'ils avaient tout d'abord imaginé. Armelle reprit alors :
— La deuxième de ces personnes est particulièrement chère à mon cœur. Je crois bien que je la connais depuis notre naissance et c'est la personne que j'aime le plus au monde après Philippe. Je la considère comme ma petite sœur. Vous connaissez sans doute tous MarieClaude.
— MarieClaude, ne réagit pas. Elle était occupée à gazouiller avec Hugo et ne s'était même pas aperçue qu'Armelle était en train de parler. Armelle s'étant tue, la seule chose qu'on entendait c'était les mots bêbêtes de MarieClaude et les rires ravis d'Hugo. L'assistance avait d'abord été estomaquée par la nouvelle qu'elle venait d'apprendre. Bien des gens pensaient que « Cette pauvre MarieClaude » risquait fort de rester vieille fille et étaient stupéfaits de voir le superbe garçon qui allait l'épouser. Leur stupéfaction se transforma rapidement en amusement en observant la jeune fille complètement absente. Armelle reprit d'une voix forte.
— MarieClaude ! Cette dernière la regarda aimablement.
— Oui ?
— Si tu n'étais pas occupée à flirter de manière éhontée avec ton futur neveu, tu te serais aperçue que je suis en train d'annoncer ton prochain mariage.
— L'assistance, un peu surprise, observa Cédric qui s'était levé et saluait poliment. Ayant cependant remarqué que ce dernier était assis à côté de Sophie et avait été très prévenant avec elle pendant tout le repas, les convives se dirent que les deux jeunes gens étaient finalement encore mieux assortis que le couple qu'ils avaient tout d'abord imaginé. Armelle reprit alors :
— La deuxième de ces personnes est particulièrement chère à mon cœur. Je crois bien que je la connais depuis notre naissance et c'est la personne que j'aime le plus au monde après Philippe. Je la considère comme ma petite sœur. Vous connaissez sans doute tous MarieClaude.
— MarieClaude, ne réagit pas. Elle était occupée à gazouiller avec Hugo et ne s'était même pas aperçue qu'Armelle était en train de parler. Armelle s'étant tue, la seule chose qu'on entendait c'était les mots bêbêtes de MarieClaude et les rires ravis d'Hugo. L'assistance avait d'abord été estomaquée par la nouvelle qu'elle venait d'apprendre. Bien des gens pensaient que « Cette pauvre MarieClaude » risquait fort de rester vieille fille et étaient stupéfaits de voir le superbe garçon qui allait l'épouser. Leur stupéfaction se transforma rapidement en amusement en observant la jeune fille complètement absente. Armelle reprit d'une voix forte.
— MarieClaude ! Cette dernière la regarda aimablement.
— Oui ?
— Si tu n'étais pas occupée à flirter de manière éhontée avec ton futur neveu, tu te serais aperçue que je suis en train d'annoncer ton prochain mariage.
MarieClaude répondit distraitement
— C'est gentil ma chérie.
Brusquement, elle réalisa qu'on était en train de parler d'elle et que Cédric, debout, la regardait en souriant. Elle devint écarlate et se leva maladroitement pour se tourner vers l'assemblée. Cédric lui prit la main et lui baisa le bout des doigts, puis, se penchant par-dessus Hugo, lui déposa un baiser sur les lèvres. L'assemblée toute entière, totalement conquise, les applaudit longuement. Les gens assistaient à ce qui leur paraissait être un conte de fées et ils adoraient ça. D'un seul coup, ils remarquèrent combien MarieClaude était élégante et se mirent même à la trouver mignonne. Ils échangeaient des regards entendus et émettaient des commentaires sur « Ce beau couple si bien assorti ». Ils étaient prêts à affirmer que quand Armelle avait parlé du mariage d'amis très chers, ils avaient tout de suite pensé aux deux jeunes gens. Michèle partageait le même attendrissement que Marielle et Christian tandis que Roger contemplait sa fille rouge de fierté.
Benoît avait remarqué que les gens avaient tout d'abord imaginé que le couple dont parlait Armelle, c'était Sophie et lui. Cette idée le mettait en joie. Il trouvait ça follement drôle. Il donna un grand coup de coude à Sophie et remarqua rigolard.
— Tu as remarqué qu'ils pensaient que c'était nous ? J'étais mort de rire.
Le garçon empressé et galant s'était retransformé en ce qu'il était : Le joueur de rugby des troisièmes mi-temps. Sophie, elle, n'avait pas du tout envie de rire. D'abord, le coup de coude de Benoît lui avait fait un mal de chien. Ensuite, le manque total de délicatesse de Benoît était un peu humiliant. Enfin, l'annonce officielle du prochain mariage de Cédric avec MarieClaude, ravivait une blessure qu'elle essayait d'oublier. Plus le temps passait, plus elle réalisait qu'elle était tombée amoureuse de Cédric. Elle était dans une impasse totale sur le plan affectif et n'avait qu'une envie, c'était de s'enfuir et d'aller pleurer dans un coin. Elle connaissait le proverbe « Le bonheur des uns fait le malheur des autres ». Elle n'aurait jamais imaginé qu'un jour ça serait elle qui serait du mauvais côté de la barrière. Elle n'avait même pas la ressource d'en vouloir à MarieClaude. Celle-ci était tout sauf une rivale. Elle se sentait tellement mal qu'elle faillit se lever et s'en aller.
Mais elle ne pouvait pas faire ça à Armelle. Elle avait accepté d'être son témoin à l'église et elle ne pouvait laisser tomber une des seules amies sincères qu'elle avait en dehors de MarieClaude. Elle resta donc impassible, se contentant de fusiller Benoît du regard. Ce dernier ne s'en aperçut même pas.
A la fin du repas, Cédric et MarieClaude eurent droit aux félicitations d'un certain nombre de personnes dont certaines leur étaient totalement inconnues. Ils en étaient même gênés pour Armelle et Philippe. C'était le mariage de ces derniers, après tout.
— A dix-sept heures la cérémonie religieuse commença. Ce n'était pas une messe mais une bénédiction. Compte tenu du fait qu'ils se mariaient en tenue de ville et qui plus est après deux années de vie commune, Armelle et Philippe avaient estimé que les fastes d'une messe ne s'imposaient pas. Une magnifique gerbe de fleurs offerte par Michèle et Roger Roussel rendait toutefois le cadre moins austère. Bien que la cérémonie fût courte, le Curé tint à soigner particulièrement son homélie. Il agrémenta son propos sur la vision de l'église par rapport à l'institution du mariage par des considérations plus personnelles concernant les jeunes mariés et leurs parents qu'il connaissait depuis longtemps et qui participaient activement à la vie de la paroisse. Bien que courte, la cérémonie parut interminable à Sophie qui avait de plus en plus de mal à supporter toute cette joie à laquelle elle ne participait pas.Lorsque la cérémonie fut terminée, elle courut à sa voiture et repartit immédiatement vers Toulouse. Elle avait terriblement besoin de fumer. Quand Armelle et Philippe sortirent de l'église, cette dernière chercha Sophie des yeux. Ne la trouvant pas, elle se dirigea vers MarieClaude et Cédric qui étaient restés là pour les féliciter et leur dire combien ils étaient heureux pour eux. Philippe et elle remercièrent les fiancés chaleureusement puis, l'air un peu soucieux, Armelle demanda :
— Vous n'avez pas vu Sophie ? J'aurais voulu lui dire aurevoir.
— Non ! pas depuis la fin de la bénédiction.
— Je me demande bien où elle est passée.
— Benoît qui était à côté intervint :
— Je l'ai vue partir en voiture.
— Quand ?
— Juste à la fin. Elle était à côté de moi pour sortir et puis je l'ai vue courir vers sa Mini et démarrer en trombe.
— Cédric remarqua :
— Exactement comme à la clinique, quand elle est passée voir MarieClaude.
— MarieClaude s'inquiéta :
— Je suis sure qu'elle a des problèmes. Elle avait un air très gai au début, même si je n'ai pas trouvé sa gaité tout à fait naturelle, mais au fur et à mesure du déroulement de la journée, elle s'est peu à peu éteinte.
— Bah ! C'est sans doute qu'elle s'ennuyait. Tu sais, elle évolue dans un milieu où les distractions n'ont pas grand-chose avec les nôtres.
— Tu as peut-être raison. Je me fais sans doute des idées.
— Finalement, Armelle et Philippe les quittèrent. Ils avaient un peu de route à faire. Leur voyage de noce consistait en un séjour de deux jours dans un refuge perdu en pleine montagne dans les Pyrénées. Au programme : Deux journées de Trekking. Départ le matin aux premières lueurs de l'aube et retour au crépuscule. Ils apportaient leur propre nourriture.
—
— Vous n'avez pas vu Sophie ? J'aurais voulu lui dire aurevoir.
— Non ! pas depuis la fin de la bénédiction.
— Je me demande bien où elle est passée.
— Benoît qui était à côté intervint :
— Je l'ai vue partir en voiture.
— Quand ?
— Juste à la fin. Elle était à côté de moi pour sortir et puis je l'ai vue courir vers sa Mini et démarrer en trombe.
— Cédric remarqua :
— Exactement comme à la clinique, quand elle est passée voir MarieClaude.
— MarieClaude s'inquiéta :
— Je suis sure qu'elle a des problèmes. Elle avait un air très gai au début, même si je n'ai pas trouvé sa gaité tout à fait naturelle, mais au fur et à mesure du déroulement de la journée, elle s'est peu à peu éteinte.
— Bah ! C'est sans doute qu'elle s'ennuyait. Tu sais, elle évolue dans un milieu où les distractions n'ont pas grand-chose avec les nôtres.
— Tu as peut-être raison. Je me fais sans doute des idées.
— Finalement, Armelle et Philippe les quittèrent. Ils avaient un peu de route à faire. Leur voyage de noce consistait en un séjour de deux jours dans un refuge perdu en pleine montagne dans les Pyrénées. Au programme : Deux journées de Trekking. Départ le matin aux premières lueurs de l'aube et retour au crépuscule. Ils apportaient leur propre nourriture.
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