Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Cybèle et pourtant — Chapitre 17
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Cybèle et pourtant
Chapitre 17
La plage
Le lendemain matin, Cédric et MarieClaude décidèrent d'aller à la plage.
— Vous devriez y aller tout de suite, leur dit Marielle. Vous trouverez plus facilement une place pour vous garer et il n'y aura pas encore beaucoup de monde. Cédric, les clés et les papiers de la Clio sont dans le tiroir de gauche du bahut de l'entrée.
— D'accord maman. MarieClaude, tu peux aller mettre ton maillot de bain tout de suite. Ce sera plus commode pour toi.
— Et pour me changer si je le mouille ?
— Ce ne sera pas la peine. Tu n'auras qu'à rester en maillot pour le retour. Tu t'assiéras sur une serviette. D'ailleurs, pour y aller tu peux mettre simplement un haut sur ton maillot. Tout le monde fait ça ici.
— N'oubliez pas la crème solaire ! Le soleil est traître le matin car il ne fait pas encore très chaud. Et prenez de quoi vous couvrir la tête.
— D'accord maman. MarieClaude, tu peux aller mettre ton maillot de bain tout de suite. Ce sera plus commode pour toi.
— Et pour me changer si je le mouille ?
— Ce ne sera pas la peine. Tu n'auras qu'à rester en maillot pour le retour. Tu t'assiéras sur une serviette. D'ailleurs, pour y aller tu peux mettre simplement un haut sur ton maillot. Tout le monde fait ça ici.
— N'oubliez pas la crème solaire ! Le soleil est traître le matin car il ne fait pas encore très chaud. Et prenez de quoi vous couvrir la tête.
Arrivés à la plage d'Èze, ils se garèrent avenue de la liberté près d'un des passages souterrains passant sous la voie ferrée, puis empruntèrent le chemin les menant à la plage. Celle-ci était encore presque vide à cette heure ce qui étonna un peu MarieClaude.
— Je croyais que les plages étaient noires de monde au bord de la méditerranée ?
— Le plus gros des gens qui sont sur les plages sont des touristes. Ils logent dans des campings. A partir de Cannes, les campings se font rares car le terrain est horriblement cher et rare. C'est dû au fait que la côte à partir de Cannes est occupée depuis le début du vingtième siècle par une population très riche qui a accaparé tous les terrains du bord de mer pour y bâtir de somptueuses villas. Il n'y a donc pas de tourisme de masse. De plus, les plages, à partir de Nice, sont étroites et rarement sablonneuses. En effet les Alpes tombent directement dans la mer entre Nice et Vintimille. C'est pour cela que le département s'appelle Alpes maritimes. En ce moment, si on était à Saint Raphaël ou à Saint-Tropez, la plage serait noire de monde et on aurait du mal à trouver un endroit pour s'asseoir.
— Le plus gros des gens qui sont sur les plages sont des touristes. Ils logent dans des campings. A partir de Cannes, les campings se font rares car le terrain est horriblement cher et rare. C'est dû au fait que la côte à partir de Cannes est occupée depuis le début du vingtième siècle par une population très riche qui a accaparé tous les terrains du bord de mer pour y bâtir de somptueuses villas. Il n'y a donc pas de tourisme de masse. De plus, les plages, à partir de Nice, sont étroites et rarement sablonneuses. En effet les Alpes tombent directement dans la mer entre Nice et Vintimille. C'est pour cela que le département s'appelle Alpes maritimes. En ce moment, si on était à Saint Raphaël ou à Saint-Tropez, la plage serait noire de monde et on aurait du mal à trouver un endroit pour s'asseoir.
Ils n'eurent donc aucun mal à trouver un endroit où il n'y avait pas trop de galets au bord de l'eau. Cédric avait apporté deux matelas pneumatiques qu'il gonfla rapidement. MarieClaude se débarrassa de son Teeshirt et se mit pieds nus. Cédric fit de même, mais garda son bermuda car, comme ils n'allaient pas se baigner mais seulement marcher au bord de l'eau, cela lui permettait de garder ses papiers, ses clés et son argent sur lui. Il se passa de la crème solaire sur les jambes, les bras et la poitrine et MarieClaude lui enduisit le dos. Ils firent de même avec elle. Pendant qu'ils se préparaient ainsi, ils virent arriver deux jeunes filles accompagnées d'un garçon boutonneux. Après s'être concertées, les deux filles s'installèrent à quelques mètres d'eux puis, après que le garçon eut installé des serviettes, elles s'assirent et commencèrent à minauder, à se tortiller en bombant la poitrine et à parler fort pour attirer l'attention de Cédric.
MarieClaude leur sourit mais elles l'ignorèrent avec mépris. Ce petit manège agaçait Cédric, mais il n'allait pas faire un esclandre pour ça. Il se contenta donc de les ignorer et proposa à MarieClaude d'aller marcher au bord de l'eau. Arrivés au bord, MarieClaude s'aperçut qu'elle avait oublié de mettre sa capeline.
— Ne bouge pas. Attends-moi ici, je vais te la chercher.
Il s'en retourna donc vers les matelas pneumatiques et se penchait pour saisir le chapeau quand il entendit une voix acide dire tout haut et de manière appuyée :
— On voit vraiment de tout sur cette plage. On est même obligé de côtoyer des mochetées qui feraient mieux de se cacher.
Une autre voix lui répondit.
— Et en plus on a droit aux handicapés.
Les deux filles se mirent à ricaner, contentes d'elles. Cédric se figea un instant, puis, tout en saisissant le chapeau répondit d'un ton calme et mesuré.
— On est aussi amené à côtoyer de petites dindes malpolies dont les quelques rares neurones se sont réfugiés au niveau de l'arrière train.
Il se releva et les toisa. Les deux filles étaient rouges de colère.
— Vous pourriez être poli ! D'abord on ne vous parle pas et de toute façon on parlait d'une manière générale ; pas de quelqu'un en particulier.
Cédric les regarda l'une après l'autre droit dans les yeux et reprit :
— Je ne vous conseille pas d'essayer ce petit jeu avec moi ; vous ne faites pas le poids et vous risqueriez de le regretter amèrement.
— C'est une menace ?
— Si vous ne comprenez pas que c'est une menace, c'est que vous êtes encore plus bêtes que je ne le pensais.
— C'est une menace ?
— Si vous ne comprenez pas que c'est une menace, c'est que vous êtes encore plus bêtes que je ne le pensais.
Il s'approcha et se planta devant elles.
— OUI ! C'est une menace !
Le garçon qui les accompagnait avait visiblement très peu envie de participer à la conversation, mais il dût se dire qu'il aurait l'air d'un couard s'il n'intervenait pas. Il commença à faire mine de se lever sans conviction.
— Toi, lui dit Cédric d'un ton froid, je te conseille de rester assis.
Le gamin se rassit penaud. Il commençait à avoir les larmes aux yeux. Cédric s'aperçut qu'il ne devait pas avoir plus de treize quatorze ans et eut pitié de lui. Il était visiblement complètement étranger à cette histoire.
— Excuse-moi. Je n'ai rien contre toi et je ne te ferai aucun mal. Mais si tes parents t'interrogent sur cet incident, tu pourras leur dire de ma part que ta sœur et sa copine sont des gamines mal polies qui mériteraient une bonne fessée. Quant à vous, les deux volailles, si vous ne vous sentez pas à l'aise ici, la plage est grande. Aussi je vous conseille vivement d'aller vous installer plus loin.
Il se retourna et rejoignit Maie Claude au bord de l'eau.
— Qu'est ce qui se passait avec les trois personnes qui étaient à côté de nous ?
— Rien d'important.
— Alors pourquoi as-tu l'air en colère ?
— Parce qu'elles disaient du mal de toi.
— Ah ! Mais tu leur as dit que ce n'était pas de ma faute si je suis comme ça ?
— Non ! Je leur ai dit de partir. D'ailleurs, tu vois, c'est ce qu'ils font.
— Tu avais le droit de leur dire de partir ?
— Je l'ai pris. Moi vivant, personne ne touchera un seul de tes cheveux, même en paroles.
— Alors tu me protègeras toujours ?
— Toujours !
— C'est bien. Je suis contente.
— Rien d'important.
— Alors pourquoi as-tu l'air en colère ?
— Parce qu'elles disaient du mal de toi.
— Ah ! Mais tu leur as dit que ce n'était pas de ma faute si je suis comme ça ?
— Non ! Je leur ai dit de partir. D'ailleurs, tu vois, c'est ce qu'ils font.
— Tu avais le droit de leur dire de partir ?
— Je l'ai pris. Moi vivant, personne ne touchera un seul de tes cheveux, même en paroles.
— Alors tu me protègeras toujours ?
— Toujours !
— C'est bien. Je suis contente.
Il lui mit sa capeline et l'embrassa tendrement, puis ils marchèrent lentement les pieds dans l'eau. Celle-ci était transparente, ce qui permettait à MarieClaude d'éviter de marcher sur les galets. Ils n'éprouvaient que peu le besoin de se parler. Cédric était plus ému qu'il ne voulait se l'avouer. La façon qu'avait eue MarieClaude de lui dire qu'elle avait besoin qu'il la protège, prouvait qu'elle resterait fragile et vulnérable encore très longtemps et même, peut-être le restant de sa vie. Ils marchèrent pendant une heure à peu près puis MarieClaude lui demanda s'ils pouvaient rentrer. Ils retournèrent au bord de l'eau jusque devant les matelas pneumatiques. Il la prit dans ses bras pour qu'elle ne se mette pas du sable sur les pieds et la posa sur un des matelas. Il lui sécha soigneusement les pieds et lui massa doucement le pied gauche à l'endroit de la cicatrice avec la pommade en tube qu'ils avaient achetée à la pharmacie avant de partir.
Il lui remit les socquettes qu'elle avait en arrivant et ses tennis. Il se rechaussa lui aussi et dégonfla rapidement les deux matelas.
— Ça n'est pas la peine de remettre nos hauts. La voiture sera une vraie fournaise. Je mettrai la climatisation cinq minutes avant qu'on monte. Je mettrai aussi les serviettes sur les dossiers et un plaid sur ton siège sinon tu vas cuire.
Ils revinrent vers la Clio et dix minutes plus tard ils étaient de retour à la villa. En rentrant, ils croisèrent Marielle qui leur demanda si tout s'était bien passé.
— Très bien ! J'ai marché une heure les pieds dans l'eau. C'était très agréable. Mais qu'est-ce qu'il faisait chaud dans la voiture en rentrant.
— Va prendre une douche et te changer. Ça te fera du bien.
— Va prendre une douche et te changer. Ça te fera du bien.
MarieClaude grimpa à l'étage et Cédric resta quelques instant avec sa mère.
— Tu sais qu'elle n'est pas grosse mais qu'elle a un corps très gracieux.
— Je sais. C'est même un peu dur pour moi.
— Courage ! Un mois et demi c'est vite passé.
— J'espère.
— Je sais. C'est même un peu dur pour moi.
— Courage ! Un mois et demi c'est vite passé.
— J'espère.
Un quart d'heure plus tard MarieClaude redescendit tandis que Cédric montait à son tour pour se changer.
— Aujourd'hui le repas sera simple. J'ai préparé une salade de riz avec des crevettes et des tomates. Il y aura ensuite du poulet cuit sans rien dans une cocotte. Je mets juste un fond d'eau que je renouvelle dès qu'elle est évaporée. Comme ça le poulet se dégraisse tout en restant bien moelleux. Il y aura des haricots verts en accompagnement. En dessert il y aura des fruits de saison : Des pêches et des abricots. Ça t'ira ?
— Oui bien sûr. Mais il ne faut pas faire de la cuisine rien que pour moi. Je mangerai la même chose que vous.
— Ne t'en fais pas pour ça. Ça n'a rien de bien compliqué. Au fait, tu n'as pas l'air dans ton assiette. Il y a un problème ?
— Oui bien sûr. Mais il ne faut pas faire de la cuisine rien que pour moi. Je mangerai la même chose que vous.
— Ne t'en fais pas pour ça. Ça n'a rien de bien compliqué. Au fait, tu n'as pas l'air dans ton assiette. Il y a un problème ?
MarieClaude hésita un peu.
— Tout à l'heure Cédric s'est mis en colère.
— Il s'est mis en colère contre toi ?
— Oh non ! Il ne se met jamais en colère contre moi. Il s'est mis en colère après des gens sur la plage. J'étais au bord de l'eau alors je n'ai pas entendu ce qu'ils se sont dits, mais Cédric m'a dit qu'ils avaient dit du mal de moi. Alors il leur a dit de s'en aller. Il avait le droit ?
— Il leur a dit de partir, mais il ne les y a pas obligés.
— Il ne risque pas d'avoir des ennuis avec la police ?
— Il s'est mis en colère contre toi ?
— Oh non ! Il ne se met jamais en colère contre moi. Il s'est mis en colère après des gens sur la plage. J'étais au bord de l'eau alors je n'ai pas entendu ce qu'ils se sont dits, mais Cédric m'a dit qu'ils avaient dit du mal de moi. Alors il leur a dit de s'en aller. Il avait le droit ?
— Il leur a dit de partir, mais il ne les y a pas obligés.
— Il ne risque pas d'avoir des ennuis avec la police ?
Marielle éclata de rire.
— La police a bien d'autres choses importantes à faire sans devoir s'occuper d'une simple dispute entre vacanciers. S'il les avait agressés physiquement il pourrait avoir des ennuis mais, s'il leur a seulement fait peur, il n'y a aucun problème.
Juste à ce moment-là Cédric redescendit.
— Il y a un problème ?
— MarieClaude a peur que tu aies des ennuis avec la police.
— Ne t'en fais pas ma chérie, je savais très bien ce que je disais. Je leur ai seulement dit que je leur conseillais vivement d'aller plus loin. Ils se feraient rire au nez s'ils allaient se plaindre à la police. Et quand bien même celle-ci aurait du temps à perdre, il suffirait que je donne mes raisons pour que ce soit eux qui aient des problèmes.
— MarieClaude a peur que tu aies des ennuis avec la police.
— Ne t'en fais pas ma chérie, je savais très bien ce que je disais. Je leur ai seulement dit que je leur conseillais vivement d'aller plus loin. Ils se feraient rire au nez s'ils allaient se plaindre à la police. Et quand bien même celle-ci aurait du temps à perdre, il suffirait que je donne mes raisons pour que ce soit eux qui aient des problèmes.
. Il serra MarieClaude contre lui.
— Ne t'en fais pas ! Ton fiancé n'ira pas en prison.
— Bon ! ça n'est pas tout, les enfants, mais il faut qu'on mette le couvert. Christian vient juste manger avec nous, mais il ne restera pas longtemps. On se mettra à table dès qu'il arrivera.
— Bon ! ça n'est pas tout, les enfants, mais il faut qu'on mette le couvert. Christian vient juste manger avec nous, mais il ne restera pas longtemps. On se mettra à table dès qu'il arrivera.
Christian arriva vers midi et quart. Ils se mirent tout de suite à table et le repas fut servi rapidement. Ils eurent ensuite le temps de prendre un café, un thé pour MarieClaude, puis le père de Cédric les quitta. Marielle alla remplir le lave-vaisselle pendant que Cédric s'installait sur la balancelle avec MarieClaude, puis elle monta se changer. Quand elle redescendit, elle sourit au spectacle qui s'offrit à elle. MarieClaude était endormie sur les genoux de Cédric et Mitsou, installée à côté d'eux ronronnait doucement les yeux fermés. Elle s'approcha doucement et dit à Cédric à voix basse :
— Il faut que j'ouvre la boutique cet après-midi. Si vous avez besoin de quelque chose, tu sais où tu peux trouver ce que tu cherches.
— Merci maman chuchota Cédric. A tout à l'heure.
— Merci maman chuchota Cédric. A tout à l'heure.
Marielle hésita quelques instants en contemplant MarieClaude, puis, se penchant sur la jeune fille, elle déposa un baiser sur son front.
— Elle est vraiment adorable.
Les cadeaux
Aujourd'hui c'était la journée des filles. MarieClaude était ravie de passer cette journée avec Catherine, même si elle n'aimait pas trop être loin de Cédric. Sous des dehors un peu farfelus, Catherine était quelqu'un de gai, ayant beaucoup d'humour et surtout elle était très gentille. Elle donnait l'impression de houspiller les gens, mais en réalité, elle ne disait jamais rien de méchant. De son côté, Catherine était ravie de pouvoir passer du temps avec MarieClaude. Elle se sentait une âme de grande sœur vis-à-vis de celle-ci comme elle l'avait été avec Armelle dans sa jeunesse. Elle avait bien l'intention de lui faire un beau cadeau de fiançailles. Elle mourait d'envie de savoir comment Cédric et MarieClaude s'étaient si vite aimés. Ce n'était pas par indiscrétion, mais elle adorait les belles histoires d'amour.
Elle arriva vers dix heures avec Hugo. Cédric et MarieClaude étaient seuls car Marielle était allée à sa boutique. Catherine avait amené ce qu'il fallait pour qu'Hugo puisse jouer chez ses grands-parents. Pour le repas de midi les biberons et les couches pour la sieste, il y avait tout ce qu'il fallait à la villa. Cédric avait juste à faire la nounou et le compagnon de jeux de son filleul, charges dont il s'acquittait de bon gré. La seule chose qui l'inquiétait un peu, c'était le repas de midi d'Hugo. Enfin ! Mitsou serait ravie de participer au nettoyage. Il n'était pas mécontent que Catherine et MarieClaude passent une journée ensemble car il tenait absolument à ce que les deux jeunes femmes deviennent amies. Sa grande sœur avait toujours beaucoup compté pour lui.
Un quart d'heure plus tard, Catherine repartait avec MarieClaude.
— Bien ! Pour commencer je t'ai pris un rendez-vous chez le coiffeur. C'est toujours dans ce salon de coiffure que je vais. Ce sont d'excellents professionnels. Je leur ai montré des photos de toi et ils vont te faire une coiffure adaptée à ton visage. Tu as un visage étroit et la queue de cheval est à éviter absolument. Tu vas être surprise du résultat.
— Tu es sûre que c'est la peine ? J'ai toujours eu l'impression que la cause était perdue d'avance. Je sais bien que je ne suis pas jolie. On me l'a tellement souvent dit.
— On t'a dit des bêtises. Ton problème, c'est surtout de ne pas savoir tirer profit de ton visage. Il ne s'agit ni de faire appel à la chirurgie esthétique, ni de se couvrir le visage de fards, rimmels etc…. Il s'agit de tirer profit de tes avantages en essayant de rendre plus discrets ce qui est moins bien. Si tu avais les yeux globuleux, un nez ressemblant à une patate ou à l'étrave d'un paquebot ou bien encore des oreilles en choux fleur, tu pourrais envisager des rectifications. Mais ton visage n'a pas de défaut majeur. L'important c'est que tu commences à améliorer ton look pour acquérir un peu de confiance dans ton aspect. Les autres te verront alors d'un œil différent. Plus tu prendras confiance dans ton physique, plus le regard des autres changera et, plus ce regard changera, plus tu prendras confiance dans ton physique.
— Mais je ne serai jamais comme Armelle ou ma copine Sophie.
— Je ne connais pas ta copine Sophie, mais j'ai vu des photos d'Armelle. Elle est effectivement jolie, mais sa beauté est transcendée par sa douceur et sa sérénité. Tiens ! Regarde mon cas. Je ne suis pas laide, mais je suis beaucoup moins jolie qu'Armelle. Pourtant on me trouve jolie parce que je sais me mettre en valeur et que je suis quelqu'un de joyeux. Dans notre société, le soin qu'on prend de son aspect est une forme de respect pour les autres. Vouloir séduire quelqu'un, c'est lui donner de l'importance. Le tout c'est d'avoir une démarche équilibrée. On ne te demande pas d'avoir un look de Bimbo, mais, crois-moi, le fait que Cédric t'aime telle que tu es ne l'empêchera pas d'être content si tu as une jolie coiffure, une jolie robe ou un joli maillot de bain.
— Eh bien je te remercie. C'est un très gentil cadeau de fiançailles.
— Tu plaisantes ! On ne peut pas compter ça comme cadeau. Quand ta maman t'amène chez le coiffeur ou chez le médecin ça n'est pas un cadeau.
— Oui, mais c'est ma maman ; elle s'occupe de moi.
— Eh bien moi je suis ta grande sœur. C'est presque pareil.
— C'est amusant, Armelle me dit elle aussi qu'elle est ma grande sœur.
— Tu vois bien ! Je suis la grande sœur d'Armelle qui est ta grande sœur. Je suis donc ta grande-grande sœur. Donc c'est normal que je m'occupe de toi.
— J'ai l'impression que tu as réponse à tout.
— Eh oui. Des fois ça agace les gens, mais c'est fou ce qu'on peut obtenir comme ça.
— Tu es sûre que c'est la peine ? J'ai toujours eu l'impression que la cause était perdue d'avance. Je sais bien que je ne suis pas jolie. On me l'a tellement souvent dit.
— On t'a dit des bêtises. Ton problème, c'est surtout de ne pas savoir tirer profit de ton visage. Il ne s'agit ni de faire appel à la chirurgie esthétique, ni de se couvrir le visage de fards, rimmels etc…. Il s'agit de tirer profit de tes avantages en essayant de rendre plus discrets ce qui est moins bien. Si tu avais les yeux globuleux, un nez ressemblant à une patate ou à l'étrave d'un paquebot ou bien encore des oreilles en choux fleur, tu pourrais envisager des rectifications. Mais ton visage n'a pas de défaut majeur. L'important c'est que tu commences à améliorer ton look pour acquérir un peu de confiance dans ton aspect. Les autres te verront alors d'un œil différent. Plus tu prendras confiance dans ton physique, plus le regard des autres changera et, plus ce regard changera, plus tu prendras confiance dans ton physique.
— Mais je ne serai jamais comme Armelle ou ma copine Sophie.
— Je ne connais pas ta copine Sophie, mais j'ai vu des photos d'Armelle. Elle est effectivement jolie, mais sa beauté est transcendée par sa douceur et sa sérénité. Tiens ! Regarde mon cas. Je ne suis pas laide, mais je suis beaucoup moins jolie qu'Armelle. Pourtant on me trouve jolie parce que je sais me mettre en valeur et que je suis quelqu'un de joyeux. Dans notre société, le soin qu'on prend de son aspect est une forme de respect pour les autres. Vouloir séduire quelqu'un, c'est lui donner de l'importance. Le tout c'est d'avoir une démarche équilibrée. On ne te demande pas d'avoir un look de Bimbo, mais, crois-moi, le fait que Cédric t'aime telle que tu es ne l'empêchera pas d'être content si tu as une jolie coiffure, une jolie robe ou un joli maillot de bain.
— Eh bien je te remercie. C'est un très gentil cadeau de fiançailles.
— Tu plaisantes ! On ne peut pas compter ça comme cadeau. Quand ta maman t'amène chez le coiffeur ou chez le médecin ça n'est pas un cadeau.
— Oui, mais c'est ma maman ; elle s'occupe de moi.
— Eh bien moi je suis ta grande sœur. C'est presque pareil.
— C'est amusant, Armelle me dit elle aussi qu'elle est ma grande sœur.
— Tu vois bien ! Je suis la grande sœur d'Armelle qui est ta grande sœur. Je suis donc ta grande-grande sœur. Donc c'est normal que je m'occupe de toi.
— J'ai l'impression que tu as réponse à tout.
— Eh oui. Des fois ça agace les gens, mais c'est fou ce qu'on peut obtenir comme ça.
En arrivant à Nice, elles se rendirent immédiatement au salon de coiffure. Catherine présenta MarieClaude :
— Comme convenu je vous ai amené ma future petite belle-sœur. Alors ! Que conseillez-vous pour elle ?
— Je vous propose une légère coloration pour donner plus d'éclat aux cheveux en les fonçant un peu. Pour la longueur, on va légèrement raccourcir devant. Le principal problème reste la raideur des cheveux. C'est parce qu'ils sont très fins. Il va falloir faire une coiffure gonflante demie longue. Pour que ça tienne, il faudra faire une permanente. Cela vous convient-il mademoiselle ?
— Je vous fais confiance. Je n'y connais rien.
— Bien ! dit Catherine. Je passerai la reprendre vers midi et demie. Ma chérie, je te laisse car j'ai des courses à faire ce matin, mais je serai là sans faute à midi et demie. On ira déjeuner près de la place Masséna et cet après-midi on va faire les boutiques. Tu sais, une permanente on fait ça une fois par trimestre. Ça n'est pas très contraignant. Tu trouveras certainement un très bon salon de coiffure à Toulouse et on fera plusieurs photos de ta coiffure en sortant pour que tu puisses les montrer la première fois. Tu vas voir, tu seras surprise du résultat. Alors à tout à l'heure.
— Je vous propose une légère coloration pour donner plus d'éclat aux cheveux en les fonçant un peu. Pour la longueur, on va légèrement raccourcir devant. Le principal problème reste la raideur des cheveux. C'est parce qu'ils sont très fins. Il va falloir faire une coiffure gonflante demie longue. Pour que ça tienne, il faudra faire une permanente. Cela vous convient-il mademoiselle ?
— Je vous fais confiance. Je n'y connais rien.
— Bien ! dit Catherine. Je passerai la reprendre vers midi et demie. Ma chérie, je te laisse car j'ai des courses à faire ce matin, mais je serai là sans faute à midi et demie. On ira déjeuner près de la place Masséna et cet après-midi on va faire les boutiques. Tu sais, une permanente on fait ça une fois par trimestre. Ça n'est pas très contraignant. Tu trouveras certainement un très bon salon de coiffure à Toulouse et on fera plusieurs photos de ta coiffure en sortant pour que tu puisses les montrer la première fois. Tu vas voir, tu seras surprise du résultat. Alors à tout à l'heure.
MarieClaude la regarda partir un peu déroutée mais elle était en même temps excitée par l'idée qu'elle allait changer d'allure. C'est Cédric qui allait avoir une surprise. Pourvu qu'il la trouve à son goût ! Quand, deux heures plus tard, elle regarda le résultat dans la glace, elle n'en crut pas ses yeux. C'était tout juste si elle se reconnaissait. Le visage qu'elle avait devant elle n'était certes pas celui d'une star, loin de là, mais il était celui d'une jeune fille plutôt agréable à regarder. La coiffeuse qui s'était occupée d'elle était manifestement satisfaite du résultat.
— Vous voyez : La coiffure gonflante corrige le visage allongé.
— Combien de temps durera l'effet gonflant ?
— Cela durera jusqu'à la prochaine permanente si vous mettez un peu de laque et que vous faites faire une retouche une fois par mois. On fait de nos jours des laques discrètes et efficaces.
— Combien de temps durera l'effet gonflant ?
— Cela durera jusqu'à la prochaine permanente si vous mettez un peu de laque et que vous faites faire une retouche une fois par mois. On fait de nos jours des laques discrètes et efficaces.
Catherine revint à ce moment-là. Quand elle vit la nouvelle coiffure de MarieClaude, elle applaudit de joie.
— Bravo ! Tu vas voir comme Cédric va être content.
Elle passa à la caisse pour payer puis elles sortirent du salon de coiffure. MarieClaude la remercia avec effusion.
— Tu viens de me faire un merveilleux cadeau.
— Mais je t'ai dit que ce n'était pas ça ton cadeau de fiançailles.
— Je sais, mais tu m'as fait prendre conscience que mon aspect pouvait être perçu positivement.
— Eh bien, j'espère que la suite ira dans le même sens.
— Mais je t'ai dit que ce n'était pas ça ton cadeau de fiançailles.
— Je sais, mais tu m'as fait prendre conscience que mon aspect pouvait être perçu positivement.
— Eh bien, j'espère que la suite ira dans le même sens.
Elles s'installèrent dans un restaurant salon de thé situé dans le même quartier.
— Tu ne m'as pas encore parlé du programme de cette après-midi.
— On va faire des boutiques.
— Oui, j'ai bien compris, mais des boutiques de quoi.
— Des boutiques de vêtements bien sûr.
— Tu n'aimes pas mes vêtements ?
— Si ! Je les aime bien. Ce sont de très jolis vêtements, mais ce sont des vêtements de petite jeune fille, pas des vêtements de femme. Les couleurs sont bien adaptées à ton teint. Ce sont les coupes qui sont trop jeunes si tu veux qu'on te prenne pour une femme mariée. Tu vas voir tout à l'heure la différence si tu me fais confiance.
— Après ce que tu viens déjà de faire pour moi, je vois mal comment je pourrais ne pas te faire confiance. Mais tu me gâtes vraiment trop.
— Oh mais j'espère bien que Cédric comprendra le message et saura prendre la suite.
— Alors, quelle coupe de vêtement me conviendrait à ton avis ?
— Eh bien, il faut donner du volume en marquant la taille ou la poitrine. Nous allons donc t'acheter une robe vaporeuse et cintrée très féminine. Nous t'achèterons aussi une jupe taille haute avec un chemisier et un blouson court assortis.
— Tu es complètement folle !
— Pourquoi ?
— Ça va coûter horriblement cher ! Je ne peux pas accepter !
— Tu me ferais beaucoup de peine si tu refusais. Nous sommes d'accord avec Richard pour te faire ce cadeau. C'est très important pour moi. Cédric est mon petit frère. Il t'adore et tu le rends heureux. Alors c'est une manière pour moi de te remercier de ce que tu fais pour lui. Tu m'es très précieuse, petite sœur ; beaucoup plus précieuse que tu ne l'imagines.
— On va faire des boutiques.
— Oui, j'ai bien compris, mais des boutiques de quoi.
— Des boutiques de vêtements bien sûr.
— Tu n'aimes pas mes vêtements ?
— Si ! Je les aime bien. Ce sont de très jolis vêtements, mais ce sont des vêtements de petite jeune fille, pas des vêtements de femme. Les couleurs sont bien adaptées à ton teint. Ce sont les coupes qui sont trop jeunes si tu veux qu'on te prenne pour une femme mariée. Tu vas voir tout à l'heure la différence si tu me fais confiance.
— Après ce que tu viens déjà de faire pour moi, je vois mal comment je pourrais ne pas te faire confiance. Mais tu me gâtes vraiment trop.
— Oh mais j'espère bien que Cédric comprendra le message et saura prendre la suite.
— Alors, quelle coupe de vêtement me conviendrait à ton avis ?
— Eh bien, il faut donner du volume en marquant la taille ou la poitrine. Nous allons donc t'acheter une robe vaporeuse et cintrée très féminine. Nous t'achèterons aussi une jupe taille haute avec un chemisier et un blouson court assortis.
— Tu es complètement folle !
— Pourquoi ?
— Ça va coûter horriblement cher ! Je ne peux pas accepter !
— Tu me ferais beaucoup de peine si tu refusais. Nous sommes d'accord avec Richard pour te faire ce cadeau. C'est très important pour moi. Cédric est mon petit frère. Il t'adore et tu le rends heureux. Alors c'est une manière pour moi de te remercier de ce que tu fais pour lui. Tu m'es très précieuse, petite sœur ; beaucoup plus précieuse que tu ne l'imagines.
A quatorze heures, elles quittèrent le salon de thé et se rendirent dans une boutique située à quelques rues de là. Elles y furent accueillies par une dame d'une quarantaine d'années très élégante qui était manifestement la patronne de la boutique.
— Bonjour ! Madame Leblanc. C'est un plaisir de vous revoir. J'ai justement reçu de très jolies robes qui vous iraient à merveille.
— Je viendrai les voir la semaine prochaine, mais je suis ici pour cette demoiselle qui est ma future belle-sœur. Mon frère et elle se marient début septembre. Je souhaite lui offrir quelques vêtements plus adaptés à son nouveau statut de femme mariée.
— A quoi pensez-vous en particulier ?
— Je pensais en premier à une robe cintrée légèrement gonflante du haut et évasée du bas.
— Vous avez tout à fait raison. Mademoiselle est tout à fait faite pour porter ce genre de robe. Elle examina, songeuse, MarieClaude.
— Le vert amande vous va très bien comme couleur. J'ai aussi un ocre jaune assez clair qui devrait être d'un très joli effet. Voulez-vous les essayer les deux modèles ? MarieClaude rosit de plaisir.
— Je veux bien, mais c'est Catherine qui s'y connait. C'est elle qui doit choisir. Elle passa successivement les deux robes qui lui allaient toutes deux à merveille. Catherine réfléchit.
— Les deux te vont très bien, Je ne sais pas laquelle choisir. Laquelle préfères-tu toi ?
— J'ai un faible pour la robe jaune.
— Alors on va la prendre. Maintenant je voudrais lui trouver un ensemble constitué d'une jupe taille haute avec un blouson court et un joli chemisier. On pourrait rester dans les mêmes tons.
— Tout à fait. Mais nous avons aussi de très jolis pantalons taille haute qui iraient très bien.
— Pas de pantalons moulants surtout !
— Naturellement ! Ce sont des pantalons larges très féminins. Vous ne voulez pas essayer aussi ?
— Pourquoi pas !
— Je viendrai les voir la semaine prochaine, mais je suis ici pour cette demoiselle qui est ma future belle-sœur. Mon frère et elle se marient début septembre. Je souhaite lui offrir quelques vêtements plus adaptés à son nouveau statut de femme mariée.
— A quoi pensez-vous en particulier ?
— Je pensais en premier à une robe cintrée légèrement gonflante du haut et évasée du bas.
— Vous avez tout à fait raison. Mademoiselle est tout à fait faite pour porter ce genre de robe. Elle examina, songeuse, MarieClaude.
— Le vert amande vous va très bien comme couleur. J'ai aussi un ocre jaune assez clair qui devrait être d'un très joli effet. Voulez-vous les essayer les deux modèles ? MarieClaude rosit de plaisir.
— Je veux bien, mais c'est Catherine qui s'y connait. C'est elle qui doit choisir. Elle passa successivement les deux robes qui lui allaient toutes deux à merveille. Catherine réfléchit.
— Les deux te vont très bien, Je ne sais pas laquelle choisir. Laquelle préfères-tu toi ?
— J'ai un faible pour la robe jaune.
— Alors on va la prendre. Maintenant je voudrais lui trouver un ensemble constitué d'une jupe taille haute avec un blouson court et un joli chemisier. On pourrait rester dans les mêmes tons.
— Tout à fait. Mais nous avons aussi de très jolis pantalons taille haute qui iraient très bien.
— Pas de pantalons moulants surtout !
— Naturellement ! Ce sont des pantalons larges très féminins. Vous ne voulez pas essayer aussi ?
— Pourquoi pas !
MarieClaude essaya quelques chemisiers, un ou deux blousons courts et plusieurs jupes et pantalons. Elle se risqua cette fois à émettre, la première, une opinion.
— J'hésite entre le chemisier blanc et le jaune ocre. Le blouson vert amande me plait beaucoup. J'hésite aussi entre la jupe crème et le pantalon de la même couleur.
Catherine réfléchit quelques instants.
— Hum … J'avoue que j'ai moi aussi du mal à trancher. Puis elle se décida :
— De toute façon tu regretteras forcément ce que tu n'auras pas choisi.
— De toute façon tu regretteras forcément ce que tu n'auras pas choisi.
Elle se retourna vers la vendeuse.
— Nous allons prendre les deux chemisiers, le blouson vert amande, la jupe et le pantalon.
— Là tu es complètement folle ! Je ne vais jamais pouvoir porter tout ça !
— Oh si ! Tu verras que c'est très facile. Bon ! Vous emballez tout ça mais vous lui laissez le pantalon, le chemisier ocre et le blouson. Vous nous mettrez ses vêtements dans un sac pour le retour.
— Là tu es complètement folle ! Je ne vais jamais pouvoir porter tout ça !
— Oh si ! Tu verras que c'est très facile. Bon ! Vous emballez tout ça mais vous lui laissez le pantalon, le chemisier ocre et le blouson. Vous nous mettrez ses vêtements dans un sac pour le retour.
MarieClaude ne savait plus trop où elle en était. Ça faisait beaucoup en une seule fois. Elle était à la fois affolée et folle de joie. Elle n'arrêtait pas de se contempler dans le miroir de la boutique. Catherine se mit à rire.
— Houhou ! MarieClaude ! On s'en va !
Elles sortirent du magasin.
— Bon ! Il ne reste plus que les chaussures.
— Mais tu ne m'avais pas parlé de chaussures !
— Tu ne peux tout de même pas porter ces tenues avec tes chaussures. Rassures toi ! On ne va pas t'acheter des chaussures à talon haut. On va te trouver des chaussures basses genre escarpins avec juste un petit talon d'un ou deux centimètres. On va essayer de te trouver des chaussures assorties au blouson. Au passage, on va t'acheter des socquettes couleur chair. Ça t'évitera d'exhiber ta cicatrice sans porter des socquettes qui jureraient avec tes tenues.
— Mais tu ne m'avais pas parlé de chaussures !
— Tu ne peux tout de même pas porter ces tenues avec tes chaussures. Rassures toi ! On ne va pas t'acheter des chaussures à talon haut. On va te trouver des chaussures basses genre escarpins avec juste un petit talon d'un ou deux centimètres. On va essayer de te trouver des chaussures assorties au blouson. Au passage, on va t'acheter des socquettes couleur chair. Ça t'évitera d'exhiber ta cicatrice sans porter des socquettes qui jureraient avec tes tenues.
Elles allèrent dans une boutique où manifestement Catherine était connue et trouvèrent assez facilement leur bonheur. Il était seize heures quand elles ressortirent du magasin. Naturellement, MarieClaude avait gardé sa nouvelle paire de chaussure.
— Dommage que j'aie ma démarche boiteuse. Ça gâche un peu l'impression générale.
— Tu sais, même si tu penses ne pas en avoir besoin, tu devrais utiliser systématiquement une canne. Pas une canne anglaise, ce n'est pas élégant du tout, mais une canne classique pas trop grosse. Ça ne t'empêcherait pas de boiter, mais ça t'éviterait de te déhancher. Une jeune femme qui marche avec une canne en boitant légèrement, au pire on la plaint. Une jeune femme qui marche complètement déhanchée, on détourne le regard. Souviens-toi, le regard de l'autre ça compte vraiment, même si tu ne veux pas te l'avouer. Tu devrais demander à Cédric de t'en trouver une quand vous serez à Toulouse. Ce n'est pas que je ne t'en offrirais pas une, mais je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où on pourrait en trouver une qui soit un peu élégante.
— J'en parlerai à Cédric. Il trouvera une solution.
— Attends c'est trop bête. Je suis sûre qu'il y a un magasin de cannes à Nice. C'est plein de retraités. Je vais me renseigner à la pharmacie. Elle ressortit triomphante quelques instants plus tard.
— Il me semblait bien ! On va chez Mistercanne. C'est rue Rossetti à trois rues d'ici.
— Tu sais, même si tu penses ne pas en avoir besoin, tu devrais utiliser systématiquement une canne. Pas une canne anglaise, ce n'est pas élégant du tout, mais une canne classique pas trop grosse. Ça ne t'empêcherait pas de boiter, mais ça t'éviterait de te déhancher. Une jeune femme qui marche avec une canne en boitant légèrement, au pire on la plaint. Une jeune femme qui marche complètement déhanchée, on détourne le regard. Souviens-toi, le regard de l'autre ça compte vraiment, même si tu ne veux pas te l'avouer. Tu devrais demander à Cédric de t'en trouver une quand vous serez à Toulouse. Ce n'est pas que je ne t'en offrirais pas une, mais je n'ai pas la moindre idée de l'endroit où on pourrait en trouver une qui soit un peu élégante.
— J'en parlerai à Cédric. Il trouvera une solution.
— Attends c'est trop bête. Je suis sûre qu'il y a un magasin de cannes à Nice. C'est plein de retraités. Je vais me renseigner à la pharmacie. Elle ressortit triomphante quelques instants plus tard.
— Il me semblait bien ! On va chez Mistercanne. C'est rue Rossetti à trois rues d'ici.
Une demi-heure plus tard MarieClaude était en possession d'une très jolie canne pliante et légère qui effectivement lui permettait de marcher sans se déhancher.
— Je me demande si Cédric va me reconnaitre quand on va rentrer.
— Il te dira peut-être qu'il t'aime même sans ça, mais il sera ravi pour toi et, j'en suis sûre, très fier de toi.
— Il te dira peut-être qu'il t'aime même sans ça, mais il sera ravi pour toi et, j'en suis sûre, très fier de toi.
Cédric commençait à s'ennuyer. Il s'était beaucoup occupé de son filleul. Marielle était passée à Midi pour le repas, mais elle était ensuite repartie pour s'occuper de sa boutique. C'était normal car on était maintenant en pleine saison et ce n'était pas le moment de se reposer. Cédric avait donc dû faire goûter le petit garçon et s'efforçait de le faire jouer. Marielle avait fini par revenir à dix-sept heures mais elle était occupée à arroser les plantes du jardin. Vers dix-sept heures trente, il entendit klaxonner. C'était Catherine qui annonçait leur retour à MarieClaude et à elle. Il prit Hugo dans ses bras et se dirigea vers l'entrée.
— Maman est là Hugo. On va aller la chercher.
Hugo poussa un cri de plaisir. Catherine était déjà garée et les deux jeunes femmes étaient en train de sortir de la voiture. Catherine prit aussitôt son fils dans ses bras pendant que MarieClaude récupérait ses paquets sur le siège arrière du véhicule. Lorsqu'elle se redressa, Cédric la regarda complètement ahuri.
— Ça ne te ferait rien de porter mes paquets, s'il te plait ?
Il secoua la tête pour se reprendre, s'empara des paquets, puis il se remit à contempler MarieClaude.
— Bon ! Maintenant tu pourrais peut-être bouger et rentrer les paquets ?
— Oui bien sûr.
— Oui bien sûr.
Il rentra d'un pas mécanique à l'intérieur de la maison et posa les paquets dans l'entrée. Il se retourna vers MarieClaude qui le suivait en marchant appuyée sur sa canne, puis il se précipita sur la Terrasse.
— Maman ! Maman ! Viens vite !
Il se tourna de nouveau vers MarieClaude et lui dit d'un air extasié :
— Tu es magnifique.
Il la serra fougueusement dans ses bras pendant que Marielle, alarmée par ses cris arrivait en courant.
— Qu'est ce qui se passe ?
— Regarde MarieClaude !
— Tu es complètement fou de me faire une peur pareille ! J'ai cru que quelqu'un avait eu un accident.
— Pardon maman. Regarde comme ça lui va bien. C'est la grande classe. Tu ne trouves pas ?
— Regarde MarieClaude !
— Tu es complètement fou de me faire une peur pareille ! J'ai cru que quelqu'un avait eu un accident.
— Pardon maman. Regarde comme ça lui va bien. C'est la grande classe. Tu ne trouves pas ?
Marielle examina MarieClaude pendant que Cédric la faisait tourner lentement de son bras levé.
— C'est effectivement tout à fait réussi. Ta coiffure est parfaite et ta tenue te va à merveille. Ç'est toi qui l'a choisie ou c'est Catherine ?
— C'est MarieClaude qui a choisi.
— Oui, mais après que tu aies donné des instructions à la vendeuse pour qu'elle me présente ce qui risquait de m'aller et de me plaire.
— Alors vous êtes toutes les deux à féliciter.
— Mais ça n'est pas tout ! Il y a aussi un deuxième chemisier. Il est blanc et j'hésitais entre les deux. Alors Catherine a pris les deux.
— Ça c'est sympa.
— Attendez ! Ça n'est pas fini ! Il y a une jupe du même ton que le pantalon. Là aussi j'hésitais.
— Eh bien dis donc. Je crois que tu peux remercier Catherine.
— Bien sûr que je l'ai remerciée. Et en plus il y a la robe. Je n'ai pas voulu la froisser en revenant mais je vais vous la montrer.
— C'est MarieClaude qui a choisi.
— Oui, mais après que tu aies donné des instructions à la vendeuse pour qu'elle me présente ce qui risquait de m'aller et de me plaire.
— Alors vous êtes toutes les deux à féliciter.
— Mais ça n'est pas tout ! Il y a aussi un deuxième chemisier. Il est blanc et j'hésitais entre les deux. Alors Catherine a pris les deux.
— Ça c'est sympa.
— Attendez ! Ça n'est pas fini ! Il y a une jupe du même ton que le pantalon. Là aussi j'hésitais.
— Eh bien dis donc. Je crois que tu peux remercier Catherine.
— Bien sûr que je l'ai remerciée. Et en plus il y a la robe. Je n'ai pas voulu la froisser en revenant mais je vais vous la montrer.
Elle monta avec les paquets dans la chambre. Dix minutes plus tard elle redescendit avec la très jolie robe. Au moment où elle arrivait en bas de l'escalier Christian pénétrait dans la villa. Quand il vit MarieClaude, il vint directement vers elle, s'inclina et lui baisa le bout des doigts.
— Mademoiselle, je n'ai pas l'honneur de vous connaître. Que nous vaut le plaisir de votre visite ?
MarieClaude rosit de plaisir, puis en minaudant elle répondit du tac au tac.
— Je suis ici incognito. Je représente le roi mon père. Mais, rassurez-vous, je suis restée quelqu'un de très simple.
Ils éclatèrent tous de rire. MarieClaude précisa ensuite :
— C'est encore Catherine qui a donné des instructions pour la forme. Moi j'ai simplement choisi la couleur.
— Bien ! Il faut que je vous laisse. Richard va bientôt rentrer. Je tiens à ce qu'Hugo voie son papa avant d'aller dormir.
— Je vais t'aider à transporter les affaires d'Hugo. Il a été très mignon.
— Bien ! Il faut que je vous laisse. Richard va bientôt rentrer. Je tiens à ce qu'Hugo voie son papa avant d'aller dormir.
— Je vais t'aider à transporter les affaires d'Hugo. Il a été très mignon.
Cédric accompagna Catherine jusqu'à la voiture et l'aida à installer Hugo dans son siège bébé. Lorsque Catherine se dirigea vers son propre siège, Cédric la prit dans ses bras et la serra tendrement contre lui.
— Merci Catherine. Tu m'as fait un merveilleux cadeau.
— Je suis tellement heureuse que tu aies rencontré ton âme sœur. Connaître MarieClaude est un vrai bonheur.
— Je suis tellement heureuse que tu aies rencontré ton âme sœur. Connaître MarieClaude est un vrai bonheur.
Quand il rejoignit ses parents et MarieClaude, celle-ci était en train de raconter sa journée avec animation.
— J'ai bien essayé de lui dire que c'était beaucoup trop, mais elle n'a pas voulu m'écouter.
— Tu sais, répondit Marielle, Catherine ne fait jamais n'importe quoi. Je suis sûre qu'ils s'étaient mis d'accord sur un budget, Richard et elle. Tu as eu raison d'accepter finalement. Je suis certaine que Cédric a beaucoup apprécié.
— C'est effectivement le cas maman. Tu sais ma chérie, si on considère que c'est aussi un cadeau pour moi, ça ne représente que la moitié de la somme pour chacun.
— Ah oui ? Mais dis-moi, tu préfères mettre la robe ou la jupe ?
— Tant qu'à faire je préfèrerais le pantalon, si tu n'y vois pas d'inconvénients. Mais, si je puis me permettre de compléter mon propos, c'est moi qui aurai le bonheur de te contempler donc, d'une certaine manière, c'est moi qui en profiterai le plus.
— Tu as réponse à tout.
— Il faudra bien t'y faire ma chérie.
— Tu sais, répondit Marielle, Catherine ne fait jamais n'importe quoi. Je suis sûre qu'ils s'étaient mis d'accord sur un budget, Richard et elle. Tu as eu raison d'accepter finalement. Je suis certaine que Cédric a beaucoup apprécié.
— C'est effectivement le cas maman. Tu sais ma chérie, si on considère que c'est aussi un cadeau pour moi, ça ne représente que la moitié de la somme pour chacun.
— Ah oui ? Mais dis-moi, tu préfères mettre la robe ou la jupe ?
— Tant qu'à faire je préfèrerais le pantalon, si tu n'y vois pas d'inconvénients. Mais, si je puis me permettre de compléter mon propos, c'est moi qui aurai le bonheur de te contempler donc, d'une certaine manière, c'est moi qui en profiterai le plus.
— Tu as réponse à tout.
— Il faudra bien t'y faire ma chérie.
MarieClaude se tourna vers Marielle et Christian qui les observaient amusés.
— Ça devait être intéressant quand ils se chamaillaient avec Catherine quand ils étaient enfants.
— Tu ne sais pas ce que tu as raté. Mais, rassure-toi, ils continuent à se chamailler comme avant. Les sujets ont simplement changé.
— Je dois cependant avouer que je suis ravie du magnifique cadeau que j'ai reçu. Mais Catherine m'a fait un autre cadeau encore plus précieux : Elle m'a appris que le regard que les autres porteront sur moi dépendra en grande partie du regard que je porte moi-même sur moi. J'ai le bonheur d'être entourée de gens adorables qui me donnent leur amour sans rien me demander en échange. Mais il faut que j'admette que le monde ne se réduit ni à ce cocon, ni à ceux qui m'ont tourmentée dans ma jeunesse. Les autres n'ont rien contre moi ni pour moi. Si je veux qu'ils me remarquent, je dois faire ce qu'il faut pour ça. Catherine y parvient parfaitement et j'aimerais assez l'imiter… enfin de manière plus en rapport avec ma personnalité.
— Tu ne sais pas ce que tu as raté. Mais, rassure-toi, ils continuent à se chamailler comme avant. Les sujets ont simplement changé.
— Je dois cependant avouer que je suis ravie du magnifique cadeau que j'ai reçu. Mais Catherine m'a fait un autre cadeau encore plus précieux : Elle m'a appris que le regard que les autres porteront sur moi dépendra en grande partie du regard que je porte moi-même sur moi. J'ai le bonheur d'être entourée de gens adorables qui me donnent leur amour sans rien me demander en échange. Mais il faut que j'admette que le monde ne se réduit ni à ce cocon, ni à ceux qui m'ont tourmentée dans ma jeunesse. Les autres n'ont rien contre moi ni pour moi. Si je veux qu'ils me remarquent, je dois faire ce qu'il faut pour ça. Catherine y parvient parfaitement et j'aimerais assez l'imiter… enfin de manière plus en rapport avec ma personnalité.
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