Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Runway à contre-courant — Chapitre 39
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Runway à contre-courant
Chapitre 39
Dès que mes pieds foulent le tarmac de l'aéroport de Milan-Malpensa, l'air lourd de la Lombardie me frappe le visage, et avec lui, la certitude absolue que je viens de changer de dimension. À Londres, j'étais la curiosité du moment, le secret jalousement gardé par Burberry. À Milan, je suis devenu l'homme à abattre, la cible prioritaire de toutes les agences concurrentes et le centre de tous les regards.
L'accueil orchestré par l'agence partenaire italienne pose immédiatement les nouvelles règles du jeu. Finies les lignes de métro bondées de la capitale britannique ou la discrétion des rues pavées. Un chauffeur privé m'attend au bas de la passerelle de l'avion, m'escortant vers un van noir XXL aux vitres totalement opaques. À l'intérieur, l'habitacle ressemble à un salon de luxe miniature. Un jeune assistant italien aux cheveux gominés et au costume impeccable me salue d'un grand sourire avant de me tendre une bouteille d'eau premium, un bol de fruits frais coupés et, surtout, le planning de ma semaine. Un document de trois pages, noir de lignes, qui ressemble davantage à un plan de bataille militaire qu'à un agenda de mode.
Le van traverse la ville à vive allure pour me déposer devant un hôtel mythique du centre-ville, le Principe di Savoia. Le faste du hall d'entrée, avec ses lustres en cristal et ses marbres précieux, m'oppresse presque après le silence de la nuit dernière. Le temps de jeter mes valises au milieu de ma suite monumentale qui surplombe la Piazza della Repubblica, mon agent Fabio me passe un coup de fil qui sonne comme un avertissement.
— Gaspard, écoute-moi bien, lance-t-il, sa voix résonnant de toute son autorité dans le combiné. À Milan, la mode n'est pas une question de froideur intellectuelle comme en Angleterre. C'est une affaire de famille, de sang et de sensualité brute. Tu n'es plus le gamin distant et mystérieux de Londres. Ici, le public veut du soleil, de la fierté et un charisme ultra-mâle. Tu dois irradier dès que tu entres dans une pièce. Tu as compris ? Rejette tes doutes. Sois solaire.
Je raccroche, le souffle court, mon regard croisant mon propre reflet dans le miroir doré de la suite. J'ai encore le goût des larmes de David sur les lèvres, mais la machine milanaise vient de se mettre en marche, et elle n'attend personne.
Parce que le scandale du baiser avec Vasco a fait le tour de la planète et que mon défilé Burberry m'a propulsé au rang d'égérie internationale, je découvre les privilèges de la haute sphère. La berline noire me dépose directement devant les QG des plus grandes maisons italiennes. Pas de files d'attente interminables dans des couloirs glacés, pas de mannequins assis par terre à attendre leur tour pendant des heures en serrant leur book contre la poitrine. Pour moi, les portes s'ouvrent à la volée.
Mon premier arrêt se fait dans le palais Renaissance qui abrite les studios de création de Versace. L'ambiance y est électrique, chargée de parfums capiteux et du bruit des talons aiguilles sur le sol en terrazzo. On m'introduit seul dans un immense salon privé où siège la Directrice Artistique, entourée de ses lieutenants les plus féroces. Son regard de faucon me balaye de haut en bas, analysant ma posture, ma structure osseuse, l'énergie qui se dégage de mon corps.
— Ciao, Gaspard, dit-elle d'une voix rauque, teintée d'un accent italien prononcé. Enlève ta veste, s'il te plaît. Je veux voir comment tes épaules bougent.
Je m'exécute, jetant ma veste sur un fauteuil en velours pour ne garder que mon débardeur noir moulant.
— Marche pour moi. Va jusqu'au bout de la pièce, tourne, et reviens. Mais attention... pas cette marche militaire et rigide des Anglais. Je ne veux pas voir un soldat. Je veux voir un homme qui sait qu'il est désirable. Plus chaloupé, plus de rythme dans les hanches. Laisse le vêtement vivre sur toi.
Je prends une grande inspiration, tentant de chasser l'image de David sur le trottoir pour me concentrer sur mon corps. Je m'élance. Mon pas devient plus lourd, plus ancré, ma démarche plus fluide et sensuelle, calquée sur un tempo latin invisible. Je sens les regards des stylistes se resserrer sur mes jambes, sur le mouvement de mon torse. Quand je m'arrête devant elle, un silence de quelques secondes s'installe, brisé par le claquement de ses doigts.
— Bellissimo. Il a cette arrogance naturelle qu'il nous faut.
Pendant que je reste immobile, les négociations financières se déroulent immédiatement dans le couloir entre mon booker milanais et la direction de la marque. Les chiffres s'envolent, les exclusivités se discutent à coups de dizaines de milliers d'euros. Le même rituel se répétera tout l'après-midi chez Gucci, puis dans les salons feutrés de Dolce & Gabbana et Prada. Partout, on me scrute comme une bête de race, on évalue mon potentiel de séduction, on réajuste ma démarche pour qu'elle respire la chaleur de l'Italie.
Dès qu'une maison valide ma présence, la temporalité s'accélère jusqu'à la folie. On ne perd pas une seule seconde. Je suis immédiatement conduit dans les ateliers de haute couture pour les essayages, les fameux fittings.
Je passe le reste de mon après-midi debout, transformé en statue vivante au centre d'une pièce inondée de lumière blanche. Autour de moi, une armée de couturières italiennes, des petites mains aux doigts agiles et précis, s'active dans un bourdonnement de conversations rapides et de bruits de ciseaux. Elles s'agenouillent, se relèvent, mesurent. Des épingles dorées entre les lèvres, elles coupent et ajustent des tissus d'une valeur inestimable — des soies lourdes, des brocards de velours, des lignes de cuir ultra-souples — directement sur ma peau.
— Ne bouge pas, Gaspard, murmure un vieux tailleur en ajustant l'entrejambe d'un pantalon de costume sur mesure. Si tu bouges d'un millimètre, la ligne est gâchée.
La tension dans l'atelier est palpable. En coulisses, une autre bataille, bien plus féroce, se joue pour mon positionnement sur le podium. Mon booker ne lâche rien. Pour un mannequin de mon calibre actuel, hors de question de marcher anonymement au milieu de la cinquantaine de garçons du show.
— Gaspard ne fera pas un passage lambda, crie mon booker au directeur de casting qui tente de négocier. C'est l'homme dont tout le monde s'arrache le visage cette semaine. Nous exigeons l'ouverture pour ouvrir le show sous les yeux du monde entier, ou la fermeture pour fermer le défilé aux côtés du créateur. C'est ça, ou nous signons l'exclusivité chez le concurrent d'en face.
Après des discussions acharnées et des appels de Fabio depuis Londres, le verdict tombe : je décroche la fermeture pour le défilé le plus attendu de la semaine, une consécration suprême qui fait instantanément grimper ma cote sur le marché milanais.
À Milan, le travail ne s'arrête jamais, surtout pas à la nuit tombée. Les plus gros contrats de l'industrie ne se signent pas toujours dans des bureaux, mais souvent autour d'une table nappée de blanc. Pas question pour moi de m'effondrer dans le lit king-size de ma suite avec un room-service. Dès vingt et une heures, mon agence m'emmène au Trussardi, un restaurant ultra-sélect qui surplombe la Scala.
La salle est un condensé de pouvoir et de glamour. Je suis installé à une grande table, encadré par deux des plus grands directeurs de casting internationaux, une poignée d'influenceurs majeurs aux millions d'abonnés et un photographe de mode légendaire dont les couvertures de magazines s'affichent partout dans le monde.
— Alors, c'est toi le fameux Gaspard, lance un influent styliste en me fixant avec un sourire ambigu à travers la fumée de sa cigarette électronique. Les rumeurs ne te rendent pas justice. Tu as une structure faciale fascinante. Et cette histoire avec Vasco... un coup de génie ou une vraie passion ?
Je sens mes joues s'empourprer, mais je me rappelle des mots de Fabio. Je dois jouer le jeu des relations publiques. Je garde un sourire poli, un brin mystérieux, distillant mes réponses avec parcimonie pour entretenir le mythe. Tout le monde à table veut me dévisager, décortiquer mes expressions, comprendre qui est ce "Gaspard de Burberry" qui a enflammé les tabloïds. C'est un exercice épuisant où chaque mot peut être répété, chaque regard interprété. L'assistant de l'agence, assis en face de moi, veille au grain. Il intercepte discrètement mon verre de vin pour le remplacer par de l'eau gazeuse et jette un œil constant à sa montre. À vingt-deux heures quarante-cinq précises, il tape sur l'épaule du directeur de l'agence.
— Il est temps. Gaspard doit être au lit à vingt-trois heures maximum. Ses traits doivent être impeccables pour les photos de demain matin.
On me raccompagne sous les murmures de la salle, me laissant à peine le temps de réaliser que je viens de passer mon premier baptême du feu mondain.
Les quatre jours suivants se transforment en un marathon militaire, une succession d'heures floues où les jours et les nuits finissent par se confondre. J'enchaîne les défilés géants qui ont réussi à obtenir mon exclusivité. L'ambiance dans les backstages milanais n'a rien à voir avec la retenue britannique. Ici, c'est un théâtre permanent, bruyant, survolté, presque violent.
Dans les coulisses, les coiffeurs hurlent en italien au milieu des nuages de laque qui s'élèvent jusqu'au plafond. La musique des répétitions fait vibrer les murs et le sol d'une basse sourde qui prend aux tripes. Les maquilleurs s'activent à coups de pinceaux frénétiques sur nos visages. Je partage ces vestiaires étroits avec les plus grands top-modèles de la planète, des hommes aux corps parfaits venus des quatre coins du monde.
C'est au milieu de ce chaos, quelques minutes avant le coup d'envoi du deuxième défilé de la semaine, que le sol se dérobe sous mes pas. Je suis en train de me faire ajuster une chemise en soie noire entrouverte lorsque j'aperçois une silhouette familière de l'autre côté de la pièce. Vasco.
Il porte une veste de costume en cuir rouge, ses cheveux bouclés parfaitement retravaillés. Nos regards se croisent à travers le miroir. Un silence invisible semble couper la musique autour de moi. Sans hésiter une seconde, faisant fi des photographes de coulisses et des assistants qui s'activent, Vasco traverse l'espace d'un pas décidé. Avant que je ne puisse esquisser le moindre geste ou prononcer une parole, ses bras puissants s'enroulent autour de mon cou. Il me plaque contre son torse, m'étouffant presque dans une étreinte d'une familiarité désarmante.
— Gaspard... murmure-t-il contre mon oreille, sa voix vibrant d'une émotivité théâtrale mais étonnamment chaude. Tu m'as tellement manqué, mon Dieu. Des semaines sans toi... Je n'en pouvais plus.
Il se recule d'un millimètre et, devant l'ensemble des mannequins et des habilleurs médusés, il pose ses lèvres sur ma joue, frôlant le coin de ma bouche dans un élan de tendresse explosive. Autour de nous, les conversations s'arrêtent net. Je sens les regards des autres mannequins se planter dans mon dos comme des couteaux. Des éclats de jalousie pure se lisent dans leurs yeux noirs. Pour eux, je suis l'intrus, le mec du buzz qui vient d'arriver et qui s'accapare l'attention du chouchou du milieu en plus de voler les meilleures places. Leurs chuchotements en italien fusent, méprisants, me regardant comme si je n'avais absolument rien à faire ici. Mais Vasco s'en moque. Il me lance un clin d'œil incendiaire avant d'être happé par sa styliste pour son premier passage. Mon cœur bat la chamade, tiraillé par le souvenir douloureux de David et l'électricité magnétique que Vasco transporte toujours avec lui.
Malgré le trouble qui m'habite, dès que les lumières de la salle s'éteignent et que les premières notes de la bande-son résonnent, le professionnel prend le dessus. Je m'avance sur le podium pour mon passage en solo, vêtu d'un pantalon de cuir noir et d'un long manteau fluide qui s'ouvre à chacun de mes pas, dévoilant mes abdos sculptés et ma poitrine dorée par les projecteurs. J'irradie une assurance que je ne savais pas posséder. Au premier rang, les stars hollywoodiennes et les rédacteurs en chef de la presse internationale se penchent en avant, leurs yeux fixés sur ma démarche chaloupée. Je prouve à la terre entière que je ne suis pas l'homme d'un seul coup d'éclat avec Burberry, mais un caméléon total, capable d'incarner l'essence même de l'élégance et de la virilité italienne.
Pour le final, le grand créateur de la maison vient me chercher par la main. C'est le privilège de la fermeture. Ensemble, sous les applaudissements nourris d'une salle debout et les flashs crépitants des photographes, nous remontons le podium. C'est un triomphe absolu.
Le dernier soir, la grande fête de fin de Fashion Week rassemble toute la faune de la mode dans une villa privatisée de la périphérie milanaise. La musique house résonne sous les voûtes séculaires, l'alcool coule à flots, et les corps se frôlent dans une ivresse collective. Je tente de rester discret, fatigué par ces journées de folie, lorsqu'une silhouette s'approche de moi. C'est le Directeur Artistique d'une maison de cosmétiques italienne majeure, l'un des hommes les plus puissants du milieu. Il tient une coupe de champagne à la main et me fixe avec un sourire satisfait.
— Ton passage de ce soir a littéralement illuminé mon show, Gaspard, me dit-il en posant brièvement une main sur mon épaule. Tu as une présence unique. Mon agence va contacter Fabio dès demain. On te veut absolument comme visage pour notre prochaine campagne mondiale de parfum. C'est un contrat de plusieurs millions. Prépare-toi.
Je le remercie, étourdi par la démesure de ce qui m'arrive. Mais la fatigue me rappelle à l'ordre. Je parviens à m'échapper de la fête, montant dans le van qui me ramène enfin à mon hôtel.
Il est plus de deux heures du matin lorsque je pousse la porte de ma suite au Principe di Savoia. Le silence de la pièce me submerge d'un coup. J'enlève mes chaussures, jette ma veste sur le canapé et m'assieds sur le bord du grand lourd lit, la tête entre les mains. L'adrénaline retombe, laissant place à une solitude immense. Je pense à David, à son silence, à notre nuit.
Soudain, un bruit sourd me fait sursauter. On frappe à la porte de ma suite. Un coup ferme, insistant.
Je fronce les sourcils, jette un coup d'œil à l'horloge. Qui peut bien venir à une heure pareille ? Je me lève, traverse le salon en chaussettes et actionne la poignée de la lourde porte en acajou.
La porte s'ouvre. Vasco est là, debout dans le couloir de l'hôtel. Il a tombé sa veste, sa chemise est entrouverte sur son torse, ses boucles sont légèrement ébouriffées et ses yeux brillent d'une intensité sauvage, presque fiévreuse.
Je n'ai même pas le temps de prononcer une seule syllabe, pas le temps de lui demander ce qu'il fait là, que Vasco pose ses mains puissantes sur mon torse. D'une poussée violente et assurée, il me repousse à l'intérieur de la suite, refermant la porte d'un coup de talon sec derrière lui. Dans le même mouvement, il se jette sur moi, ses bras s'enroulant autour de ma taille pour me coller contre son corps brûlant. Ses lèvres s'abattent sur les miennes avec une fougue dévastatrice, une passion brute qui coupe instantanément mon souffle, me replongeant de force dans le tourbillon auquel j'essayais d'échapper.
La porte de la suite se referme dans un claquement sec, étouffé par l'épaisse moquette du couloir. Vasco n'attend pas. Avant même que je puisse prononcer un mot, avant que mon cerveau embrumé par la fatigue puisse formuler la moindre pensée cohérente, il fond sur moi comme un prédateur.
Ses mains puissantes s'abattent sur mes épaules, me repoussant violemment contre le mur du vestibule. Le choc de mon dos contre la paroi me coupe le souffle. Vasco ne parle pas. Ses yeux noirs, brillants d'une faim animale, plongent dans les miens une fraction de seconde avant que sa bouche ne s'écrase sur la mienne dans un baiser brutal, possessif, dévorant. Sa langue force le passage sans aucune douceur, envahissant ma bouche comme s'il voulait me marquer au fer rouge.
— Mmmph… !
C'est tout ce que je parviens à émettre. Mes mains se posent instinctivement sur son torse, mais ce n'est pas pour le repousser. Mes doigts s'agrippent à sa chemise, froissant le tissu coûteux tandis que Vasco me dévore. Ses mains descendent déjà, impatientes, fébriles. Il attrape le bas de mon pull et le remonte d'un geste sec, presque rageur. Le vêtement passe par-dessus ma tête et vole à travers la pièce. Ses paumes brûlantes se plaquent immédiatement sur ma peau nue, caressant mes flancs, mes abdominaux, avant de s'attaquer à ma ceinture.
Je n'ai pas le temps de dire un mot. Pas le temps de penser à David, à Londres, à la ferme, à rien. Vasco me retourne brutalement face au mur, plaquant ma joue contre la surface froide. Ses doigts experts ouvrent ma ceinture, descendent ma braguette et tirent d'un coup sec sur mon pantalon et mon boxer. Le tissu glisse le long de mes cuisses jusqu'à mes chevilles. Je suis nu en quelques secondes, complètement exposé, la queue déjà dure et tendue, palpitante contre le mur.
— Putain… souffle Vasco derrière moi, sa voix rauque chargée de désir brut.
Il se colle contre mon dos, son torse brûlant contre ma peau. Je sens sa queue, massive et rigide, se presser entre mes fesses à travers son pantalon. Ses mains glissent sur mes hanches, pétrissent mes fesses avec force, les écartant sans ménagement. Un grognement de satisfaction lui échappe quand il retrouve mon petit trou, chaud et serré.
Il tombe à genoux derrière moi sans un mot de plus. Ses grandes mains écartent mes fesses avec autorité, et sa langue chaude, large, s'abat directement sur mon intimité. Je sursaute violemment, un cri rauque m'échappant tandis qu'il commence à me bouffer le cul avec une voracité animale. Sa langue tourne, lèche, s'enfonce profondément, explorant chaque pli, chaque centimètre de mon trou. Il alterne les coups de langue plats et larges qui couvrent tout mon sillon et les pointes insistantes qui me pénètrent, me faisant trembler de la tête aux pieds.
— Ah… Vasco… !
Mes genoux fléchissent. Je m'appuie des deux mains contre le mur pour ne pas m'effondrer, le cul cambré vers lui, offert. Il grogne contre ma chair, le bruit humide et obscène de sa bouche résonnant dans la suite silencieuse. Il me dévore sans pitié, sa langue, entrant et sortant, ses lèvres aspirant la peau sensible autour de mon trou. Une de ses mains glisse entre mes jambes pour attraper ma queue, la branlant lentement pendant qu'il continue de me lécher comme un animal affamé.
Je gémis de plus en plus fort, incapable de me retenir. Mon corps tout entier tremble sous l'assaut. Vasco se relève soudain, me retourne face à lui et me pousse vers le grand lit. Je tombe à la renverse sur le matelas. Il se débarrasse de ses vêtements en un éclair, révélant son corps sculpté, sa queue énorme, veineuse, déjà luisante de liquide séminal au bout.
Il grimpe sur le lit, se positionne au-dessus de moi en 69 inversé. Sa queue lourde et chaude tombe directement sur mon visage tandis que sa bouche s'abat sur la mienne. J'ouvre grand la bouche et l'avale profondément, gémissant autour de sa chair épaisse et palpitante. Vasco grogne de plaisir et plonge sur ma queue, l'engloutissant jusqu'à la gorge dans un mouvement fluide et vorace. Nous nous suçons mutuellement avec une urgence bestiale, nos gémissements étouffés vibrant contre nos sexes. Sa langue tourbillonne autour de mon gland, aspirant fort, descendant jusqu'à la base tandis que je fais de même, descendant aussi loin que possible sur sa verge impressionnante, la gorge contractée autour de lui. Le bruit humide de nos bouches remplit la chambre, nos salives coulent, nos hanches bougent instinctivement pour baiser la bouche de l'autre.
Il se retire soudain de ma bouche avec un pop humide et se redresse. D'un mouvement fluide, il me retourne sur le ventre, relève mes hanches et écarte mes fesses. Sa langue revient immédiatement sur mon trou, plus insistante encore. Il me bouffe le cul comme un affamé, grognant contre ma peau, sa langue s'enfonçant profondément, tournant, léchant, aspirant avec une avidité qui me fait crier.
— Ton petit cul m'avait tellement manqué… grogne-t-il entre deux coups de langue voraces. Si serré… si chaud… si parfait pour ma grosse queue… Je vais te défoncer jusqu'à ce que tu ne puisses plus marcher demain, Gaspard.
Il se redresse, crache abondamment sur sa queue et positionne son gland large et brûlant contre mon entrée. D'un coup de reins puissant et sans pitié, il s'enfonce entièrement en moi d'une seule poussée. Un cri rauque, déchirant, m'échappe, mélange de douleur vive et de plaisir intense qui me traverse le corps comme une décharge électrique.
Vasco ne me laisse pas le temps de m'habituer. Il commence à me pilonner sauvagement, ses hanches, claquant violemment contre mes fesses dans un rythme brutal et saccadé.
Vasco ne me laisse pas le temps de m'habituer. Il commence à me pilonner sauvagement, ses hanches, claquant violemment contre mes fesses dans un rythme brutal et saccadé.
— Putain oui… grogne-t-il en me martelant sans relâche. Prends ma grosse queue… Ton cul est fait pour moi… Regarde comme il m'avale tout entier, comme il serre autour de ma bite… Tu sens comme je te remplis complètement ?
Chaque coup est profond, violent, sa queue frottant sans pitié contre ma prostate. Il me baise en levrette, une main enfoncée dans mes cheveux pour me maintenir la tête contre le matelas, l'autre sur ma hanche pour me tirer contre lui à chaque coup de boutoir. Le lit grince furieusement, les claques de nos corps résonnent dans la chambre comme des gifles charnelles.
— Ah ! Vasco ! Plus fort… ! je crie, la voix cassée, complètement perdu.
Il change de position sans se retirer, me retournant sur le dos et relevant mes jambes sur ses épaules. Dans cette position, il me pénètre encore plus profondément, me pliant presque en deux. Ses coups deviennent plus courts, plus puissants, son bassin claquant brutalement contre mes fesses.
— Tu aimes ça, hein ? halète-t-il, les yeux fous de plaisir, en me regardant droit dans les yeux. Sentir ma grosse queue qui te défonce si profond… Dis-le… Dis que tu aimes quand je te remplis comme ça…
— Oui… ! J'aime ta queue… Défonce-moi… Plus fort ! je crie, complètement perdu dans le plaisir.
— Oui… ! J'aime ta queue… Défonce-moi… Plus fort ! je crie, complètement perdu dans le plaisir.
Vasco accélère, me pilonnant comme un animal en rut. La sueur coule sur son torse musclé, ses muscles se tendent à chaque coup. Il se penche, m'embrasse brutalement tout en continuant à me baiser, sa langue envahissant ma bouche au même rythme que sa queue envahit mon cul.
— Ton petit cul est tellement bon… grogne-t-il contre mes lèvres. Il serre ma bite comme s'il ne voulait plus jamais la lâcher… Je vais te remplir, Gaspard… Te marquer de l'intérieur jusqu'à ce que tu sentes encore ma semence demain…
Il me retourne encore, me met à quatre pattes et me prend par derrière, une main autour de ma gorge qu'il serre juste assez pour me faire sentir sa domination, l'autre sur ma hanche. Ses coups sont maintenant erratiques, sauvages, profonds. Il me baise comme s'il voulait me posséder entièrement.
— Je vais jouir… grogne-t-il contre mon oreille, sa voix rauque et animale. Je vais remplir ton petit cul… Prends tout, Gaspard… Prends ma semence chaude… Tu es à moi ce soir !
Avec un cri rauque, bestial, il s'enfonce une dernière fois jusqu'à la garde et explose. Je sens les jets puissants, brûlants, épais, de son sperme m'inonder profondément, vague après vague, remplissant mes entrailles à ras-bord. La sensation est si intense, si écrasante, que je jouis à mon tour sans me toucher, mon propre sperme giclant violemment sur les draps en jets puissants tandis que je hurle son nom, le corps secoué de spasmes incontrôlables, les muscles de mon cul se contractant violemment autour de sa queue.
Vasco reste en moi un long moment, pulsant, vidant jusqu'à la dernière goutte, grognant de satisfaction contre ma nuque. Puis il se retire lentement, me retourne et me prend dans ses bras puissants, me serrant contre son torse moite de sueur. Il embrasse mon front, mes joues, mes lèvres avec une tendresse surprenante après la sauvagerie de l'acte.
— Dors, piccolo… murmure-t-il en me berçant contre lui, ses bras protecteurs autour de moi. Je suis là.
Épuisé, le corps encore vibrant de plaisir et de tremblements, je m'endors dans ses bras, enveloppé par sa chaleur et son odeur.
La lumière dorée du matin filtre doucement à travers les lourds rideaux de la suite, baignant la chambre d'une lueur chaude et sensuelle. J'émerge lentement du sommeil, le corps lourd et encore imprégné des sensations de la nuit. Mon dos est collé contre le torse puissant de Vasco, son bras musclé enroulé autour de ma taille dans un geste possessif. Sa respiration chaude caresse ma nuque. Pendant un bref instant, tout semble paisible.
Puis mon téléphone vibre violemment sur la table de chevet, brisant le silence. Je tends la main en grognant et décroche.
— Allô… ? dis-je d'une voix rauque et ensommeillée.
— Gaspard ! Enfin ! lance Fabio sans préambule, sa voix survoltée et impatiente. Tu dois être prêt à midi pile. Un chauffeur viendra te chercher à l'hôtel. Tu décolles en fin d'après-midi pour New York. Je serai avec toi, on se retrouve directement à l'aéroport. Prépare tes affaires, reste concentré et ne pose pas de questions inutiles. C'est urgent.
— Gaspard ! Enfin ! lance Fabio sans préambule, sa voix survoltée et impatiente. Tu dois être prêt à midi pile. Un chauffeur viendra te chercher à l'hôtel. Tu décolles en fin d'après-midi pour New York. Je serai avec toi, on se retrouve directement à l'aéroport. Prépare tes affaires, reste concentré et ne pose pas de questions inutiles. C'est urgent.
Je reste figé, le cerveau encore embrumé. New York ? Aujourd'hui ?
— New York ? Mais pourquoi… ?
Fabio a déjà raccroché. Le bip froid de la fin d'appel résonne dans mon oreille. Je reste un instant le téléphone collé contre mon visage, essayant d'assimiler l'information.
À côté de moi, Vasco remue. Son bras se resserre autour de ma taille et me tire plus fermement contre lui. Son corps chaud se presse contre mon dos, sa queue à moitié dure nichée entre mes fesses. Ses lèvres effleurent ma nuque dans un baiser paresseux.
— Déjà des emmerdes, piccolo ? murmure-t-il d'une voix grave et ensommeillée.
Je veux répondre, mais ses mains commencent à bouger. L'une glisse lentement sur mon ventre, caressant ma peau nue avec une douceur possessive. Ses doigts dessinent les contours de mes abdominaux, descendent vers mes hanches, puis remontent sur mon torse, effleurant mes tétons sensibles. Je retiens mon souffle.
Vasco est maintenant complètement réveillé. Il se redresse légèrement sur un coude derrière moi, son torse collé à mon dos. D'une main, il continue à me caresser lentement, presque tendrement. De l'autre, il attrape sa propre queue qui durcit rapidement contre mes fesses. Je tourne légèrement la tête et le vois : son regard sombre fixé sur moi, les lèvres entrouvertes, il commence à se branler doucement, lentement, juste derrière moi.
Sa grande main enserre sa verge épaisse et veineuse. Il fait glisser ses doigts de la base jusqu'au gland gonflé, étalant le liquide pré-séminal qui perle abondamment. Le mouvement est lent, sensuel, presque hypnotique. Sa queue est énorme, rouge et luisante, pulsant dans sa paume tandis qu'il se caresse sans hâte, frottant parfois son gland chaud contre la peau de mes fesses.
Je reste immobile, le téléphone encore dans la main, le cœur battant à la fois à cause de l'appel de Fabio et du spectacle qu'il m'offre. Vasco continue à se branler lentement tout en me caressant le ventre et la poitrine de son autre main. Ses hanches bougent imperceptiblement, faisant glisser sa grosse queue entre mes fesses sans chercher à pénétrer, juste pour se frotter contre moi.
— Tu es tellement chaud le matin… murmure-t-il d'une voix rauque, ses yeux mi-clos de plaisir tandis que sa main accélère légèrement sur sa verge. Regarde ce que tu me fais…
Je déglutis difficilement. Mon propre sexe durcit malgré la nouvelle stressante de New York. Vasco continue son mouvement lent et régulier, sa main montant et descendant sur sa queue épaisse, le bruit léger et humide de sa paume sur sa peau remplissant le silence de la chambre. Son souffle devient plus lourd contre mon oreille. Il serre un peu plus fort sa verge, faisant gonfler le gland violacé à chaque passage.
— Tu veux que je continue ? souffle-t-il en accélérant un peu le rythme sur sa queue, tout en pinçant doucement un de mes tétons.
Je ne réponds pas immédiatement. Mon corps réagit malgré moi, mon cul se cambrant légèrement contre lui. Vasco grogne de satisfaction et continue à se branler plus fermement, sa main allant et venant sur toute la longueur de sa grosse bite tandis que ses doigts de l'autre main descendent dangereusement bas sur mon ventre.
L'air entre nous est chargé d'une tension électrique. On ne sait pas encore si cette caresse va se transformer en quelque chose de plus intense… ou si le temps va nous rattraper avant.
Fin du chapitre 39.
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