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✦ Titanic50 Chrysalide : L'Effondrement des Murs XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 90

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Chrysalide : L'Effondrement des Murs

Chapitre 90

Scène 2 : Le Sol Fertile
Le plateau d'Isabelle, chargé de petites terrines de campagne et d'une bouteille de vin rosé perlée de fraîcheur, fut le point de départ de ce moment de vie. Sous la pergola, le soleil filtrait à travers la vigne vierge aux feuilles déjà rougies par l'automne, dessinant des motifs changeants sur la nappe en lin. Une légère brise apportait le parfum des pins et l'odeur de la terre humide, créant un cocon de quiétude.
— Tout le monde se sert ! lança Isabelle avec son sourire radieux. C'est un apéro fait maison, pas de chichis ! Léo, sers-toi le premier, tu as l'air affamé !
Léo, le visage rayonnant, attrapa un grand morceau de pain.
— C'est l'air de la campagne, Isabelle, ça donne faim ! J'ai l'impression d'être un ours qui sort d'hibernation, prêt à tout dévorer.
Laurent, son beau-père, rit en attrapant une terrine.
— Léo a surtout hiberné dans sa voiture, c'est pour ça qu'il est si affamé ! Il a dû rêver de cette terrine sur l'autoroute.
Yanis, déjà complètement à sa place, se tourna vers son cousin.
— Alors, on a de la chance aujourd'hui ? Je parie que tonton Thomas a encore réussi à cacher une deuxième terrine sous la table pour la manger en cachette !
Il s'interrompit en faisant des gestes théâtraux. Romain, complice, compléta :
— Son fameux « je me sers deux fois sans que personne ne me voie ! »
— Hé, ça c'est un secret de famille ! protestèrent Thomas et Laurent en chœur, les yeux pétillants de malice.
La taquinerie volait entre les deux générations, une joute verbale qui masquait une complicité profonde et rassurante. C'était la façon de communiquer ici, avec le rire comme langage principal. Yanis se sentait pleinement à sa place ; il n'avait pas à se forcer, juste à être lui-même.
Yanis se laissa emporter par le rire contagieux de Margot, assise sur son petit banc. La petite fille agita sa poupée devant elle.
— Maman, regarde ! Poupée Amélie a soif ! Elle veut boire comme les grands !
Isabelle, amusée, remplit un petit verre d'eau pour la petite fille.
— Oh la pauvre, elle a dû faire un long voyage pour venir nous voir. Elle est fatiguée, n'est-ce pas ?
— Oui, très très fatiguée ! On a volé dans un avion qui a fait vroum vroum ! cria Margot en riant.
Yanis observait cette scène, un sentiment de paix l'envahissant. La spontanéité des gestes, l'absence de non-dits... C'était un univers à des années-lumière de celui de Paul, où tout semblait calculé pour maintenir une façade. Ici, la façade n'existait pas, il n'y avait qu'une seule et même réalité : une famille unie.
L'apéritif englouti, Isabelle et Sophie revinrent avec les assiettes. Des bols fumants de soupe au potiron et aux châtaignes furent servis. Thomas fit une grimace.
— De la soupe ? On ne change pas les habitudes ! J'ai toujours l'impression de manger un plat qui a refroidi !
— Mais non, Thomas ! C'est une soupe qui réconforte en fin d'automne ! C'est fait pour ça ! expliqua Isabelle.
Sophie, la mère de Léo, intervint en riant :
— Laisse, il est du genre à manger de la soupe brûlante, même en plein mois d'août.
— Pas faux ! admit Thomas.
Isabelle lança le fil des souvenirs.
— Ah, Romain et Yanis ! s'exclama-t-elle, une main sur le cœur. Je me souviens d'une fois, vous deviez avoir cinq ou six ans. Romain, tu avais tenté de faire voler une chaise du salon en la couvrant de draps pour en faire un avion. Tu avais même essayé de la pousser du haut des escaliers !
— C'est faux ! Je n'ai jamais fait ça ! protesta Romain, son visage s'empourprant, trahi par le rire qui s'échappait de sa gorge.
— Si si, mon chéri ! insista Isabelle.
— Et Yanis, ton complice, était en train de te dire : « Mais, Romain, il n'y a pas de moteur ! » et tu as répondu : « T'inquiète, on va faire le bruit nous-mêmes ! »
Yanis, plus calme, sourit.
— Ne m'implique pas là-dedans, c'était ton A380. Mais on a bien rigolé.
Laurent, le père de Yanis, intervint :
— Les plus calmes en apparence sont parfois les plus terribles ! Moi, je me souviens qu'une fois, Yanis a mis du sel dans le sucre de sa mère pour voir si elle s'en rendrait compte. Elle a bu son café amer sans rien dire, pensant que c'était la marque du café qui avait changé !
— C'est pour ça que je ne bois plus de café si ce n'est pas moi qui l'ai préparé, Papa ! lança Yanis en riant.
— Oh, ça me rappelle une autre anecdote… lança Isabelle, un sourire malicieux aux lèvres. Il y a un souvenir qui me revient, quand Romain avait sept ans. Il avait voulu se couper les cheveux tout seul dans la salle de bain, mais il avait raté, et il s'était fait un trou dans la frange ! J'ai été obligée d'aller chez le coiffeur pour qu'il rattrape le désastre !
— Maman ! s'écria Romain, le visage rouge de honte, provoquant l'hilarité de toute la table.
Yanis écoutait, le cœur empli d'une joie simple. Les histoires étaient racontées sans jugement, avec affection. Ce n'était pas une collection de victoires et de succès comme il s'imaginait qu'il y en avait chez Paul, mais une série d'anecdotes sur la vie, les erreurs et les rires. Il remarqua l'intimité de ces moments, la façon dont chacun se sentait libre d'être lui-même, y compris avec ses défauts et ses bêtises passées. Il pensait à Paul, à l'incapacité de son père à exprimer la moindre émotion, et se rendait compte de l'immense richesse qui était la sienne, de cette force tranquille qu'il avait toujours tenue pour acquise.
Le plat de résistance arriva, un poulet rôti aux herbes de Provence, accompagné de pommes de terre sautées et d'une ratatouille colorée. Yanis aida à servir, s'assurant que chacun avait une part généreuse de poulet et de légumes. Il remarqua à quel point tout, ici, était transparent. Les mots, les gestes, les émotions n'étaient pas cachés derrière un mur de silence. C'était un amour simple, fort, sans filtre, où l'affection était exprimée sans gêne. Il pensa au regard sévère du père de Paul, à ce silence pesant qui remplissait leur maison, un silence qui n'était pas un répit, mais une menace. Ici, le silence n'existait pas, il était remplacé par le bruit de la vie, du rire, du bonheur.
La conversation se calma un instant, avant que Laurent ne se tourne vers Romain.
— Dis donc, Romain, ça va les cours ? Thomas m'a dit que tu avais bien travaillé !
— Oh, on s'accroche. Mais j'ai encore du mal avec les probabilités en maths, admit Romain.
— C'est vrai que c'est pas simple, reconnut Laurent.
— Mais bon, j'ai bossé un peu plus et ça commence à rentrer. Il faut dire que je passe plus de temps sur mes cahiers que sur le terrain de foot en ce moment, lança Romain en s'adressant à Laurent.
— Ah, ça, c'est dur ! répondit Yanis avec son assurance et son sourire. Le foot, c'est sacré pour toi ! C'est comme une religion.
— Faut s'y mettre, c'est tout ! lança Romain. Et ça marche bien maintenant. Du coup, à la rentrée, je vais aussi me réinscrire au club de théâtre. On monte une pièce avec les copains. Je vais t'emmener voir la première, ça va être énorme.
— Ah oui, c'est vrai, Yanis, intervint Thomas. Romain est un très bon acteur. Il a un sens de la scène inné, il arrive toujours à capter l'attention. Il a même décroché le premier rôle l'année dernière. Il ne le dit pas souvent, il est assez modeste.
— Tu es plus qu'un footballeur, mon grand ! lança Isabelle, son sourire fier sur le visage. Tu as plein de cordes à ton arc, il faut juste que tu en sois conscient.
— Dis-nous, Yanis, interrogea Thomas. Toi aussi, tu as des passions en dehors des études ?
— Je suis à fond sur l'équipe de basket de Saint-Exupéry en ce moment, on prépare un tournoi. Mais sinon, je suis toujours en train d'écouter du rock et de la musique de film. Je fais des listes de lecture pour le groupe de Léo, comme ça il a toujours de l'inspiration.
Léo, un sourire se formant sur ses lèvres, hocha la tête.
— Ouais, il arrive à nous faire découvrir des sons inspirants ! C'est grâce à lui qu'on a découvert un vieux groupe, « Les Tesseract ». J'adore leur style. On a même essayé de reprendre un de leurs morceaux avec le groupe, mais c'est super difficile !
— Et moi, je veux être une princesse ! lança Margot, qui jusque-là était restée silencieuse, occupée à dessiner un cœur avec sa cuillère sur la nappe.
Sa voix espiègle et innocente résonna dans le calme de la conversation. Tout le monde éclata de rire.
— Princesse, c'est un métier difficile, dit Thomas en se penchant vers elle. Il faut porter des robes lourdes, et la couronne, ça fait mal à la tête !
Thomas, avec son caractère joyeux, essayait de la taquiner.
— Mais non, je veux être une princesse qui combat les dragons ! rétorqua Margot.
Sa joie de vivre et sa curiosité sans filtre s'exprimaient parfaitement dans sa réplique.
— Alors, là, ça, c'est une vocation ! intervint Laurent.
— Tu vois, Yanis et Léo, vous n'avez qu'à bien vous tenir. On a une guerrière à la maison ! ajouta Thomas.
Les garçons sourirent avec complicité en regardant leur cousine.
— Margot, la princesse des dragons ! J'adore ! lança Léo.
Le repas se prolongea. Le soleil commença à décliner, projetant des ombres plus longues. Le plateau de fromages arriva, et avec lui, une tarte aux pommes maison à la cannelle dont l'odeur venait se mêler aux senteurs de la forêt. Le temps semblait s'être arrêté. Yanis se sentait envahi par un sentiment de paix. L'air frais, les rires de sa famille, l'odeur du dessert et des herbes du jardin… tout cela créait un cocon de sécurité.
— Yanis, mon grand, tu es bien silencieux, fit remarquer Thomas. Tu nous fais quoi comme projets ?
Yanis leva la tête, ses yeux rencontrant ceux de son oncle.
— Rien de spécial, Tonton. Juste… je profite. C'est rare d'avoir tout le monde réuni.
Thomas hocha la tête, un sourire sincère sur le visage.
— C'est bien. Il faut savoir apprécier ces moments.
Romain, qui était resté silencieux un instant, reprit son rôle de boute-en-train.
— J'ai une blague. C'est l'histoire d'un gars qui va à la banque…
Le récit était long et la blague finale était tellement nulle que tout le monde éclata de rire, non pas à cause de la blague elle-même, mais à cause de la façon dont Romain l'avait racontée.
Yanis, plus discret, regarda Romain.
— Ça fait du bien de te voir, dit-il simplement.
— Moi aussi, répondit Romain.
Ils n'avaient pas besoin de longs discours. Leur lien était fait de ce silence confortable, de cette compréhension mutuelle qui n'avait pas besoin de mots. Yanis regarda autour de la table. La silhouette imposante de Thomas, le visage doux et ouvert d'Isabelle, le sourire rassurant de sa belle-mère Sophie, l'humour protecteur de son père, les taquineries de Romain, l'innocence de Margot : chacun d'eux était une pièce de son monde, un pilier sur lequel il pouvait s'appuyer. Il se sentait en sécurité.
Le repas touchait à sa fin. Les plats étaient vides, mais les sourires étaient pleins. Isabelle et Sophie se levèrent pour débarrasser la table, et les hommes les aidèrent. Les rires résonnaient dans l'air frais.
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Lord C
19 septembre 2026 à 23:59
C’est bien mignon mais c long, un peu de sexe ne serait pas de refus meme si cette dimension est bien.
La plume est là reste le style !
Soyez respectueux
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noemie44
19 septembre 2026 à 02:46
90ème épisode de ce long récit. Il faut attendre 3 jours pour pouvoir avoir la suite de chaque épisode, alors que certaines histoires sortent en plusieurs épisodes tous les jours ou les deux jour. Il a fallu beaucoup, beaucoup de temps pour installer l'histoire et il me semblait que l'auteur devait maintenant aller "plus vite" et plus directement vers l'histoire entre Paul et Yannis. Et là je lis quoi aujourd'hui. un long repas avec des personnages annexes, trop de phrases absolument pas nécessaires à la compréhension du récit. Je m'accroche quand même mais franchement par moment j'ai envie de tout plaquer et d'ignorer ce que vont devenir les deux principaux protagonistes de cette histoire. Désolé Mr l'auteur, j'ai adoré le crépuscule du Comte, il n'y avait pas toutes ces longues descriptions qui n'apportent rien et retardent les moments importants de ce que vont vivre Paul et Yannis. çà n'est que mon avis!

je pensais un peut comme vous au départ de l'histoire et puis je me suis laissée porter par le texte et la pâte de l'auteur, on se rend compte au fil du temps que ce sont justement ces descriptions si affinée qui font l’authenticité de ce texte et de ses personnages qui nous apparaissent quasi vivant ! ce texte est un scenarios de cinéma !!
Soyez respectueux
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DenisB
18 septembre 2026 à 18:32
90ème épisode de ce long récit. Il faut attendre 3 jours pour pouvoir avoir la suite de chaque épisode, alors que certaines histoires sortent en plusieurs épisodes tous les jours ou les deux jour. Il a fallu beaucoup, beaucoup de temps pour installer l'histoire et il me semblait que l'auteur devait maintenant aller "plus vite" et plus directement vers l'histoire entre Paul et Yannis. Et là je lis quoi aujourd'hui. un long repas avec des personnages annexes, trop de phrases absoluement pas nécessaires à la compréhension du récit. Je m'accroche quand même mais franchement par moment j'ai envie de tout plaquer et d'ignorer ce que vont devenir les deux principaux protagonistes de cette histoire. Désolé Mr l'auteur, j'ai adoré le crépuscule du Comte, il n'y avait pas toutes ces longues descriptions qui n'apportent rien et retardent les moments importants de ce que vont vivre Paul et Yannis. çà n'est que mon avis!
Soyez respectueux
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