Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 23
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chrysalide : L'Effondrement des Murs
Chapitre 23
Scène 5 : La Compulsion du Regard
La sonnerie stridente annonça la fin de la matinée, libérant le flot impatient des étudiants dans les couloirs de Saint-Exupéry. Le chaos était à son comble. Des casiers métalliques claquaient sans cesse, leur écho sec et métallique se mêlant au brouhaha continu des rires et des plaintes. Un véritable fleuve humain, chaotique et bruyant, se déversait vers la sortie, les casiers et la cafétéria.
Yanis sortit de la salle d'anglais, emporté par le courant de ses amis, Chloé, Malik et Léa. Les propos profonds de Paul, entendus quelques instants plus tôt, résonnaient encore dans son esprit comme une mélodie inachevée, une énigme qu'il peinait à démêler. Son regard, par pur réflexe, commença à balayer la foule dense, cherchant Paul. Il ne savait pas pourquoi il le cherchait, c'était devenu une habitude, une compulsion. Le couloir était un tourbillon de sacs à dos, de têtes, de bras.
Soudain, il le vit. Paul, un peu plus loin devant, sa silhouette fine tentant de se faufiler discrètement entre les groupes compacts. Son sac à dos plaqué contre lui comme une carapace, il se déplaçait avec une prudence instinctive, évitant les contacts, les regards.
Puis cela se produisit. Dans le flux ininterrompu des corps, leurs regards se croisèrent. Juste un instant, une fraction de seconde, dans une connexion fulgurante. Les yeux sombres et intenses de Yanis rencontrèrent le regard de Paul, qui, par pur hasard, avait brièvement accroché son regard.
La réaction de Paul fut immédiate et presque violente. Il détourna brusquement les yeux, son menton s'abaissant légèrement, ses épaules se recroquevillant. Un léger rougissement, d'abord pâle, puis de plus en plus distinct, monta le long de son cou et se répandit sur ses joues, contrastant avec la pâleur habituelle de sa peau. Il pressa le pas, se fondant un peu plus dans la cohue, comme s'il cherchait à s'échapper.
Yanis ne put s'empêcher de sourire. Ce n'était pas ni un sourire moqueur, ni un sourire de triomphe. C'était un sourire teinté de curiosité, de surprise et, oui, d'une tendresse naissante. Il le trouvait... intrigant.
Il rougit ? C'est pas possible… Il est aussi gêné que ça ? C'était incroyable. Pour un simple regard croisé, il réagit comme ça.
Ça le surprenait, mais cela ne le repoussait pas, au contraire. Ça le rendait... plus humain, plus réel que ne l'était la façade qu'il tentait de maintenir. C'était comme une fissure dans sa carapace. Il y avait quelque chose d'authentique, de désarmant, dans cette gêne, cette réaction si pure, brute et sans filtre. Paul, dans ce rougissement, était d'une vulnérabilité touchante.
Il est… mignon, même quand il est comme ça. Cette gêne, ce rougissement, ce n'était pas de la faiblesse. C'était une forme de candeur. C'était inattendu et ça le rendait... presque adorable.
Il y avait une innocence là-dedans qui contrastait fortement avec sa profondeur intellectuelle. C'était un décalage étrange et attirant.
Chloé, d'une voix un peu forte pour se faire entendre dans le brouhaha, l'interpella.
— Tu viens manger avec nous, Yanis ? Malik et Léa nous attendent déjà devant la cantine, ils sont morts de faim !
La sonnerie stridente annonça la fin de la matinée, libérant le flot impatient des étudiants dans les couloirs de Saint-Exupéry. Le chaos était à son comble. Des casiers métalliques claquaient sans cesse, leur écho sec et métallique se mêlant au brouhaha continu des rires et des plaintes. Un véritable fleuve humain, chaotique et bruyant, se déversait vers la sortie, les casiers et la cafétéria.
Yanis sortit de la salle d'anglais, emporté par le courant de ses amis, Chloé, Malik et Léa. Les propos profonds de Paul, entendus quelques instants plus tôt, résonnaient encore dans son esprit comme une mélodie inachevée, une énigme qu'il peinait à démêler. Son regard, par pur réflexe, commença à balayer la foule dense, cherchant Paul. Il ne savait pas pourquoi il le cherchait, c'était devenu une habitude, une compulsion. Le couloir était un tourbillon de sacs à dos, de têtes, de bras.
Soudain, il le vit. Paul, un peu plus loin devant, sa silhouette fine tentant de se faufiler discrètement entre les groupes compacts. Son sac à dos plaqué contre lui comme une carapace, il se déplaçait avec une prudence instinctive, évitant les contacts, les regards.
Puis cela se produisit. Dans le flux ininterrompu des corps, leurs regards se croisèrent. Juste un instant, une fraction de seconde, dans une connexion fulgurante. Les yeux sombres et intenses de Yanis rencontrèrent le regard de Paul, qui, par pur hasard, avait brièvement accroché son regard.
La réaction de Paul fut immédiate et presque violente. Il détourna brusquement les yeux, son menton s'abaissant légèrement, ses épaules se recroquevillant. Un léger rougissement, d'abord pâle, puis de plus en plus distinct, monta le long de son cou et se répandit sur ses joues, contrastant avec la pâleur habituelle de sa peau. Il pressa le pas, se fondant un peu plus dans la cohue, comme s'il cherchait à s'échapper.
Yanis ne put s'empêcher de sourire. Ce n'était pas ni un sourire moqueur, ni un sourire de triomphe. C'était un sourire teinté de curiosité, de surprise et, oui, d'une tendresse naissante. Il le trouvait... intrigant.
Il rougit ? C'est pas possible… Il est aussi gêné que ça ? C'était incroyable. Pour un simple regard croisé, il réagit comme ça.
Ça le surprenait, mais cela ne le repoussait pas, au contraire. Ça le rendait... plus humain, plus réel que ne l'était la façade qu'il tentait de maintenir. C'était comme une fissure dans sa carapace. Il y avait quelque chose d'authentique, de désarmant, dans cette gêne, cette réaction si pure, brute et sans filtre. Paul, dans ce rougissement, était d'une vulnérabilité touchante.
Il est… mignon, même quand il est comme ça. Cette gêne, ce rougissement, ce n'était pas de la faiblesse. C'était une forme de candeur. C'était inattendu et ça le rendait... presque adorable.
Il y avait une innocence là-dedans qui contrastait fortement avec sa profondeur intellectuelle. C'était un décalage étrange et attirant.
Chloé, d'une voix un peu forte pour se faire entendre dans le brouhaha, l'interpella.
— Tu viens manger avec nous, Yanis ? Malik et Léa nous attendent déjà devant la cantine, ils sont morts de faim !
Yanis, son regard toujours sur la silhouette de Paul qui s'éloignait, répondit un peu lentement, comme s'il revenait de loin.
— Ouais, j'arrive. Allez-y devant, je vous rejoins.
— Ouais, j'arrive. Allez-y devant, je vous rejoins.
Il ne quitta Paul des yeux que lorsqu'il disparut complètement dans la foule. Son ton était neutre, ne trahissant rien de ce qu'il venait d'observer.
Je me demande ce qu'il a derrière cette façade de garçon effacé. Ce rougissement était un indice. Paul n'était pas aussi indifférent ou détaché qu'il le paraissait. Il y avait quelque chose qui bouillonnait sous la surface. Qu'est-ce qui le rendait si vulnérable ? Qu'est-ce qui le poussait à se cacher autant ?
Yanis voulait savoir.
Un partenaire imprévu, oui. Mais un esprit intéressant. Et une âme... qui se dévoile par accident.
Paul était plus qu'un esprit intéressant à présent. Il était une personnalité complexe, avec des failles et des forces. Ce croisement de regards, si fugace, avait renforcé son importance à ses yeux.
Je me demande ce qu'il a derrière cette façade de garçon effacé. Ce rougissement était un indice. Paul n'était pas aussi indifférent ou détaché qu'il le paraissait. Il y avait quelque chose qui bouillonnait sous la surface. Qu'est-ce qui le rendait si vulnérable ? Qu'est-ce qui le poussait à se cacher autant ?
Yanis voulait savoir.
Un partenaire imprévu, oui. Mais un esprit intéressant. Et une âme... qui se dévoile par accident.
Paul était plus qu'un esprit intéressant à présent. Il était une personnalité complexe, avec des failles et des forces. Ce croisement de regards, si fugace, avait renforcé son importance à ses yeux.
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La très bonne nouvelle pour récompenser l'assiduité des fidèles lecteurs, c'est que je viens de passer auteur certifié sur la plateforme ! 🎉 De ce fait, les chapitres vont désormais s'enchaîner rapidement avec une nouvelle publication tous les 3 jours, et ce jusqu'à fin juin. En espérant que cette fréquence intense puisse combler l'impatience que fait naître la lenteur de ce récit !