Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 18
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chrysalide : L'Effondrement des Murs
Chapitre 18
Scène 3 : L'Instinct de Fuite
Paul se fraya un chemin à travers le flux incessant d'étudiants, un poids invisible sur ses épaules. Les couloirs de Saint-Exupéry, d'ordinaire un simple passage, se transformaient ce matin-là en un véritable champ de mines. Chaque rire strident, chaque bousculade amicale, chaque sonnerie de portable résonnait comme une agression. Il s'accrochait à l'idée d'atteindre son casier, sa seule ancre dans ce chaos, un maigre refuge où il espérait se fondre dans l'anonymat.
Il faut que je me rende invisible. Personne ne doit savoir. Personne ne doit voir, ruminait-il, la gorge nouée. Le poids de la nuit et de ses rêves confus pesait sur lui, lui donnant l'impression que le trouble qui l'habitait était lisible sur son visage. Il se sentait observé, même si, au fond, il savait que c'était son anxiété dévorante qui projetait ces regards. Chaque pas était lourd, comme s'il marchait dans de l'eau. Il passa ses mains dans ses cheveux, une tentative désespérée de chasser les images persistantes de la nuit, ces fragments de rêves où la silhouette de Yanis revenait sans raison. Son cœur battait la chamade, un tambour fou dans sa poitrine, à chaque sonnerie lointaine, à chaque porte de salle de classe qui s'ouvrait ou se refermait avec un bruit sec. L'établissement devenait une arène où il se sentait de plus en plus piégé et vulnérable.
Paul atteignit enfin son casier et se pencha, fouillant fébrilement à l'intérieur un livre d'histoire dont il n'avait absolument pas besoin. Juste gagner du temps. Une rumeur légère, un murmure qui s'amplifiait, se propagea au bout du couloir. Son souffle se coupa. Puis, la silhouette de Yanis apparut. Sa présence, même à distance, fut un coup de poing brutal qui le tira de son cocon fragile.
Il leva les yeux, ses mains se crispèrent involontairement sur la porte froide du casier, le métal lui rentrant douloureusement dans la paume. Yanis était là, comme d'habitude, décontracté, avec une allure athlétique et des mouvements précis. Il discutait avec des amis, un sourire léger et habituel sur les lèvres, ignorant la tempête qu'il déclenchait chez Paul.
Non. Pas maintenant. Pas ici, pensa Paul, une vague de chaleur montant à son visage. Une mixture brûlante de gêne, de panique et de quelque chose d'indéfini le submergeait. La terre se dérobait sous ses pieds.
Il referma son casier trop brusquement, faisant claquer le métal dans le vacarme du couloir. Le bruit, fort et inattendu, attira l'attention de quelques étudiants. Paul se redressa d'un coup, comme un ressort tendu à l'extrême. Son regard affolé croisa celui de Yanis. Juste un instant. Yanis sembla le remarquer, son sourire s'effaça un peu, remplacé par une expression plus… interrogative, presque concernée. Un froncement de sourcils subtil, un léger basculement de la tête.
Paul paniqua. La gêne était insupportable. Il tourna les talons d'un coup. Bien que sa fuite se fonde dans la foule, il la vivait comme un sursaut désespéré, un besoin urgent de respirer pour échapper à l'étau qui se refermait sur sa poitrine.
Scène 4 : Le Désir d'Effacer
Il faut que je me rende invisible. Personne ne doit savoir. Personne ne doit voir, ruminait-il, la gorge nouée. Le poids de la nuit et de ses rêves confus pesait sur lui, lui donnant l'impression que le trouble qui l'habitait était lisible sur son visage. Il se sentait observé, même si, au fond, il savait que c'était son anxiété dévorante qui projetait ces regards. Chaque pas était lourd, comme s'il marchait dans de l'eau. Il passa ses mains dans ses cheveux, une tentative désespérée de chasser les images persistantes de la nuit, ces fragments de rêves où la silhouette de Yanis revenait sans raison. Son cœur battait la chamade, un tambour fou dans sa poitrine, à chaque sonnerie lointaine, à chaque porte de salle de classe qui s'ouvrait ou se refermait avec un bruit sec. L'établissement devenait une arène où il se sentait de plus en plus piégé et vulnérable.
Paul atteignit enfin son casier et se pencha, fouillant fébrilement à l'intérieur un livre d'histoire dont il n'avait absolument pas besoin. Juste gagner du temps. Une rumeur légère, un murmure qui s'amplifiait, se propagea au bout du couloir. Son souffle se coupa. Puis, la silhouette de Yanis apparut. Sa présence, même à distance, fut un coup de poing brutal qui le tira de son cocon fragile.
Il leva les yeux, ses mains se crispèrent involontairement sur la porte froide du casier, le métal lui rentrant douloureusement dans la paume. Yanis était là, comme d'habitude, décontracté, avec une allure athlétique et des mouvements précis. Il discutait avec des amis, un sourire léger et habituel sur les lèvres, ignorant la tempête qu'il déclenchait chez Paul.
Non. Pas maintenant. Pas ici, pensa Paul, une vague de chaleur montant à son visage. Une mixture brûlante de gêne, de panique et de quelque chose d'indéfini le submergeait. La terre se dérobait sous ses pieds.
Il referma son casier trop brusquement, faisant claquer le métal dans le vacarme du couloir. Le bruit, fort et inattendu, attira l'attention de quelques étudiants. Paul se redressa d'un coup, comme un ressort tendu à l'extrême. Son regard affolé croisa celui de Yanis. Juste un instant. Yanis sembla le remarquer, son sourire s'effaça un peu, remplacé par une expression plus… interrogative, presque concernée. Un froncement de sourcils subtil, un léger basculement de la tête.
Paul paniqua. La gêne était insupportable. Il tourna les talons d'un coup. Bien que sa fuite se fonde dans la foule, il la vivait comme un sursaut désespéré, un besoin urgent de respirer pour échapper à l'étau qui se refermait sur sa poitrine.
Scène 4 : Le Désir d'Effacer
La lumière crue des hautes fenêtres inondait la salle de mathématiques, révélant la danse des particules de poussière dans l'air stagnant. Paul pénétra dans cet espace standardisé, presque clinique, les yeux rivés sur le sol usé, comme si chacun de ses pas était une trahison. Sa chemise était légèrement froissée, ses cheveux un peu plus ébouriffés que d'habitude, témoignaient silencieusement d'une nuit sans repos. Il se dépêcha de s'asseoir à sa place habituelle, au fond de la salle, dans un coin reculé, le plus loin possible du champ de vision de Yanis, déjà installé plus près du tableau. Il tenta de se faire aussi petit que possible sur sa chaise en plastique beige qui craqua sous lui.
La sonnerie venait de retentir, muant l'agitation du couloir en un calme relatif, brisé seulement par le froissement des pages et les chuchotements étouffés. Paul était tendu, rigide sur sa chaise, son corps formant une carapace. Ses épaules étaient rentrées, son cou demeurant raide.
Chaque seconde est une éternité. Je dois être un fantôme.
Monsieur Garnier fit son entrée, sa silhouette un peu voûtée. Sa voix monocorde, avec cet accent traînant si marqué sur chaque « A », était la seule chose familière et prévisible qui ne semblait pas menacer Paul. Le professeur se dirigea vers le tableau noir, déjà partiellement recouvert d'équations tracées à la craie blanche, dont la poussière sèche se mêlait à l'odeur du papier. Ses gestes étaient méthodiques, apaisants dans leur routine.
Les maths. Les maths sont sûres. Les chiffres ne mentent pas. Ils ne jugent pas. Paul s'accrochait à cette idée comme à une bouée de sauvetage. Deux plus deux font quatre, toujours. C'est simple. Clair. Pas comme ce qui se passe dans ma tête. Il essaya de se plonger corps et âme dans ses exercices, de noyer les images persistantes de Yanis, les fragments de rêves et la gêne née de leurs regards croisés, dans les méandres des équations. Ses mains tremblaient légèrement alors qu'il ouvrait son cahier.
Paul évitait tout contact visuel avec Yanis, maintenant son regard fixé sur son cahier ou sur le tableau noir. C'était une stratégie de camouflage désespérée. Pourquoi mes mains tremblent ? Il va le voir. Tout le monde va le voir. Son regard se posa sur ses doigts, serrant le crayon comme une bouée.
Mais son esprit dérivait sans cesse, attiré comme par un aimant vers l'avant de la classe. Il sentait la présence de Yanis, même sans le regarder, une chaleur diffuse, une énergie qu'il percevait au-delà de son champ visuel. Chaque bruissement de vêtement, chaque mouvement furtif, chaque toux dans la classe était amplifiée à l'extrême dans son esprit, devenant une alarme. Il avait l'impression que Yanis était conscient de chaque battement de son cœur. Si j'arrête d'y penser, ça partira ? Je veux que ça parte. Je veux que Yanis parte de ma tête. Qu'il parte de mes rêves.
Il se penchait sur ses cahiers, faisant semblant d'être absorbé par le travail, mais ses yeux parcouraient les lignes sans rien fixer, les chiffres se brouillant devant lui. Il grattait nerveusement la mine de son crayon sur le papier, le bruit ténu étant le seul exutoire de son agitation interne. De petits soupirs inaudibles s'échappaient de ses lèvres, minces jets d'air lourd qui trahissaient son malaise. Paul sentait l'emprise que Yanis exerçait sur lui, une emprise subtile mais omniprésente. Une pensée naquit alors, inattendue, comme une étincelle dans le chaos : s'il parvenait à impressionner Yanis à son tour, peut-être retrouverait-il un semblant de contrôle, sur lui-même et sur cette atmosphère oppressante. Il était constamment sur la défensive, son corps une coquille vide où l'anxiété faisait rage, prêt à exploser à la moindre étincelle. Il fallait qu'il se reprenne, qu'il lui montre ses talents, ses capacités intellectuelles. C'était son seul moyen de reprendre le dessus.
La sonnerie venait de retentir, muant l'agitation du couloir en un calme relatif, brisé seulement par le froissement des pages et les chuchotements étouffés. Paul était tendu, rigide sur sa chaise, son corps formant une carapace. Ses épaules étaient rentrées, son cou demeurant raide.
Chaque seconde est une éternité. Je dois être un fantôme.
Monsieur Garnier fit son entrée, sa silhouette un peu voûtée. Sa voix monocorde, avec cet accent traînant si marqué sur chaque « A », était la seule chose familière et prévisible qui ne semblait pas menacer Paul. Le professeur se dirigea vers le tableau noir, déjà partiellement recouvert d'équations tracées à la craie blanche, dont la poussière sèche se mêlait à l'odeur du papier. Ses gestes étaient méthodiques, apaisants dans leur routine.
Les maths. Les maths sont sûres. Les chiffres ne mentent pas. Ils ne jugent pas. Paul s'accrochait à cette idée comme à une bouée de sauvetage. Deux plus deux font quatre, toujours. C'est simple. Clair. Pas comme ce qui se passe dans ma tête. Il essaya de se plonger corps et âme dans ses exercices, de noyer les images persistantes de Yanis, les fragments de rêves et la gêne née de leurs regards croisés, dans les méandres des équations. Ses mains tremblaient légèrement alors qu'il ouvrait son cahier.
Paul évitait tout contact visuel avec Yanis, maintenant son regard fixé sur son cahier ou sur le tableau noir. C'était une stratégie de camouflage désespérée. Pourquoi mes mains tremblent ? Il va le voir. Tout le monde va le voir. Son regard se posa sur ses doigts, serrant le crayon comme une bouée.
Mais son esprit dérivait sans cesse, attiré comme par un aimant vers l'avant de la classe. Il sentait la présence de Yanis, même sans le regarder, une chaleur diffuse, une énergie qu'il percevait au-delà de son champ visuel. Chaque bruissement de vêtement, chaque mouvement furtif, chaque toux dans la classe était amplifiée à l'extrême dans son esprit, devenant une alarme. Il avait l'impression que Yanis était conscient de chaque battement de son cœur. Si j'arrête d'y penser, ça partira ? Je veux que ça parte. Je veux que Yanis parte de ma tête. Qu'il parte de mes rêves.
Il se penchait sur ses cahiers, faisant semblant d'être absorbé par le travail, mais ses yeux parcouraient les lignes sans rien fixer, les chiffres se brouillant devant lui. Il grattait nerveusement la mine de son crayon sur le papier, le bruit ténu étant le seul exutoire de son agitation interne. De petits soupirs inaudibles s'échappaient de ses lèvres, minces jets d'air lourd qui trahissaient son malaise. Paul sentait l'emprise que Yanis exerçait sur lui, une emprise subtile mais omniprésente. Une pensée naquit alors, inattendue, comme une étincelle dans le chaos : s'il parvenait à impressionner Yanis à son tour, peut-être retrouverait-il un semblant de contrôle, sur lui-même et sur cette atmosphère oppressante. Il était constamment sur la défensive, son corps une coquille vide où l'anxiété faisait rage, prêt à exploser à la moindre étincelle. Il fallait qu'il se reprenne, qu'il lui montre ses talents, ses capacités intellectuelles. C'était son seul moyen de reprendre le dessus.
*
Pendant ce temps, Yanis travaillait sur ses exercices avec une aisance naturelle. Il était plus détendu, mais jetait de temps en temps un coup d'œil discret à Paul, qui ne semblait pas le remarquer. Il était intrigué par l'attitude de Paul. Il le trouvait plus renfermé que d'habitude, presque fébrile, comme un petit animal acculé. Il remarqua les mains qui tremblaient légèrement sur le crayon, les épaules tendues, la nuque raide.
Il est à fleur de peau, aujourd'hui. Un truc cloche. Il est bizarre. Qu'est-ce qui le tracasse autant ? D'habitude, il est discret, mais là… il est juste tendu.
Yanis ne put s'empêcher de fixer Paul un instant de plus, une énigme se dessinant devant lui.
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Commentaires ()
dommage c'est toujours trop court !
e sais que c'est un peu court, mais c'est le petit compromis nécessaire pour pouvoir vous proposer une nouvelle scène tous les trois jours (dès que l'équipe de modération valide le texte). J'aime garder ce rythme soutenu pour que vous ne quittiez jamais vraiment l'esprit de Paul.
Sache que je m'efforce déjà de construire des scènes plus longues pour la suite de l'intrigue, c'est mon objectif à moyen terme (changement vers les chapitres Xstory 40 ou 50).
Merci d'être toujours là et à bientôt j'espère !