Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 9
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chrysalide : L'Effondrement des Murs
Chapitre 9
Scène 2 : Le Cocon de Pensées
En arrivant au troisième étage de son immeuble, on découvrait une porte en bois sombre et robuste s'ouvrait sur l'appartement de Yanis. Elle était marquée par un simple judas et une sonnette en laiton, légèrement patinée, comme si le temps avait caressé sa surface et lui avait conféré une âme.
Dès que l'on franchissait le seuil, une luminosité douce illuminait l'espace, filtrée par de grandes fenêtres donnant sur un enchevêtrement de toits et un coin de ciel pâle de fin d'après-midi. Il n'y avait pas de grand hall d'entrée séparé, mais un petit espace qui donnait directement sur la pièce principale, offrant une impression d'immédiateté et de chaleur, celle d'un accueil sans formalités. Des étagères étroites, faites de planches de bois brut fixées au mur, abritaient quelques paires de chaussures variées, des baskets usées aux chaussures plus élégantes pour les sorties, témoignant de la vie active et variée des occupants. Un porte-manteau en bois affichait des vestes de différentes textures, des écharpes négligemment jetées. L'air n'était pas imprégné du parfum discret des produits d'entretien, mais d'un mélange subtil et agréable : encens léger, vieux livres aux pages cornées, légère odeur d'herbes aromatiques ou d'épices… signe que la cuisine était un lieu de vie et d'expérimentation culinaire. Cette entrée, bien que petite, donnait immédiatement une sensation d'intimité et de personnalité, comme si elle était un prélude au monde intérieur de Yanis et de sa famille, un monde où chaque membre laissait sa marque.
La pièce principale était un salon décloisonné, baigné de lumière naturelle généreusement dispensée par de grandes fenêtres. Sans volets lourds, mais équipées de simples rideaux en lin clair qui flottaient doucement avec la brise, ces fenêtres s'ouvraient sur le balcon filant typique des immeubles haussmanniens, offrant une vue dynamique sur les toits de la ville et, au loin, un aperçu du parc où Paul aimait se réfugier. Ce n'était pas un salon de réception formel, conçu pour impressionner, mais un espace de vie authentique, qui avait manifestement été le théâtre de nombreuses heures d'étude, de lecture, de réflexion, de discussions animées, de rires partagés et, sans aucun doute, de débats intellectuels ou de sessions de jeux de société.
Dès que l'on franchissait le seuil, une luminosité douce illuminait l'espace, filtrée par de grandes fenêtres donnant sur un enchevêtrement de toits et un coin de ciel pâle de fin d'après-midi. Il n'y avait pas de grand hall d'entrée séparé, mais un petit espace qui donnait directement sur la pièce principale, offrant une impression d'immédiateté et de chaleur, celle d'un accueil sans formalités. Des étagères étroites, faites de planches de bois brut fixées au mur, abritaient quelques paires de chaussures variées, des baskets usées aux chaussures plus élégantes pour les sorties, témoignant de la vie active et variée des occupants. Un porte-manteau en bois affichait des vestes de différentes textures, des écharpes négligemment jetées. L'air n'était pas imprégné du parfum discret des produits d'entretien, mais d'un mélange subtil et agréable : encens léger, vieux livres aux pages cornées, légère odeur d'herbes aromatiques ou d'épices… signe que la cuisine était un lieu de vie et d'expérimentation culinaire. Cette entrée, bien que petite, donnait immédiatement une sensation d'intimité et de personnalité, comme si elle était un prélude au monde intérieur de Yanis et de sa famille, un monde où chaque membre laissait sa marque.
La pièce principale était un salon décloisonné, baigné de lumière naturelle généreusement dispensée par de grandes fenêtres. Sans volets lourds, mais équipées de simples rideaux en lin clair qui flottaient doucement avec la brise, ces fenêtres s'ouvraient sur le balcon filant typique des immeubles haussmanniens, offrant une vue dynamique sur les toits de la ville et, au loin, un aperçu du parc où Paul aimait se réfugier. Ce n'était pas un salon de réception formel, conçu pour impressionner, mais un espace de vie authentique, qui avait manifestement été le théâtre de nombreuses heures d'étude, de lecture, de réflexion, de discussions animées, de rires partagés et, sans aucun doute, de débats intellectuels ou de sessions de jeux de société.
Le sol était un vieux parquet en chevrons, sombre et grinçant légèrement sous les pas, mais impeccablement entretenu, ciré à la main, témoignant d'une histoire vécue et chérie. Les murs étaient peints d'un beige doux, qui servait de toile de fond à une galerie de souvenirs et d'expressions personnelles, évoluant au gré des envies des occupants. Le mobilier était un mélange éclectique de pièces chinées dans des brocantes et de meubles plus modernes, choisis pour leur confort et leur fonctionnalité plutôt que pour leur prestige ou leur prix. Un canapé en tissu gris anthracite, douillet et invitant, occupait un pan de mur, ses coussins déformés par l'usage, signe qu'il était un lieu de détente et de réflexion, mais aussi de partages familiaux, de soirées cinéma ou de jeux de société. Il y avait des étagères murales faites de planches robustes et simples, débordantes de livres non pas des volumes de décoration choisis pour leur reliure, mais des romans annotés, des recueils de poésie, des ouvrages de philosophie, des livres d'histoire ou de science, des bandes dessinées — révélant la profonde curiosité intellectuelle de Yanis et la diversité des intérêts familiaux. Certains livres étaient empilés sur le sol près d'un fauteuil confortable et usé, un coussin négligemment froissé, invitant à la lecture et à la détente.
Ce n'était pas une pièce bruyante, mais une bulle de sérénité. Sur les murs, on ne trouvait pas de tableaux abstraits chers et impersonnels, mais des œuvres d'art plus personnelles et éclectiques : des photographies en noir et blanc de paysages ou de visages d'amis et de proches, quelques cartes postales épinglées ici et là, et même un ou deux vinyles encadrés avec leurs pochettes évocatrices, témoins des goûts musicaux variés de la famille. Une platine vinyle vintage trônait sur un petit meuble à côté d'une pile de disques, témoignant de la place essentielle de la musique dans leur quotidien. Une grande plante verte, visiblement bien entretenue, apportait une touche de vie et de verdure à la pièce. Le silence n'y était jamais total ; il était souvent remplacé par le léger crépitement d'un vinyle, le bruit d'une page tournée, les conversations feutrées, ou la douce mélodie d'une pensée en formation, parfois interrompue par les rires de Léo ou par des éclats de voix joyeux.
Il se dirigea d'un pas tranquille vers la cuisine, son esprit déjà loin des cours de la journée. Cette pièce n'était pas une cuisine de démonstration, mais une cuisine où l'on cuisinait réellement, où les odeurs et les bruits témoignaient de la vie partagée. Les placards, en bois clair et ouverts par endroits, ne dissimulaient pas tout, et quelques ustensiles de cuisine en bois étaient suspendus à des crochets, ajoutant une touche de chaleur. Les plans de travail étaient en bois clair, parfois marqués de légères éraflures, témoignant d'une vie quotidienne, loin de toute recherche de perfection. Une petite table ronde avec quatre chaises dépareillées mais confortables occupait un coin de la pièce, invitant à des repas simples et rapides, à des petits-déjeuners à la volée avant l'école, ou à des discussions intimes en fin de journée. Le frigo était couvert de magnets amusants, de listes de courses écrites à la main et de photos de famille : un véritable tableau de bord familial.
Yanis prépara un thé vert, observant la vapeur s'élever doucement de la tasse, un petit rituel apaisant. Puis, la tasse chaude entre les mains, il s'affala sur le grand canapé, le corps un peu lourd de la journée. Il avait posé sa boisson sur la table basse en verre dépoli et avait fermé les yeux un instant, laissant le silence remplir l'espace. La respiration se faisait plus lente, plus profonde.
Ce n'était pas une pièce bruyante, mais une bulle de sérénité. Sur les murs, on ne trouvait pas de tableaux abstraits chers et impersonnels, mais des œuvres d'art plus personnelles et éclectiques : des photographies en noir et blanc de paysages ou de visages d'amis et de proches, quelques cartes postales épinglées ici et là, et même un ou deux vinyles encadrés avec leurs pochettes évocatrices, témoins des goûts musicaux variés de la famille. Une platine vinyle vintage trônait sur un petit meuble à côté d'une pile de disques, témoignant de la place essentielle de la musique dans leur quotidien. Une grande plante verte, visiblement bien entretenue, apportait une touche de vie et de verdure à la pièce. Le silence n'y était jamais total ; il était souvent remplacé par le léger crépitement d'un vinyle, le bruit d'une page tournée, les conversations feutrées, ou la douce mélodie d'une pensée en formation, parfois interrompue par les rires de Léo ou par des éclats de voix joyeux.
Il se dirigea d'un pas tranquille vers la cuisine, son esprit déjà loin des cours de la journée. Cette pièce n'était pas une cuisine de démonstration, mais une cuisine où l'on cuisinait réellement, où les odeurs et les bruits témoignaient de la vie partagée. Les placards, en bois clair et ouverts par endroits, ne dissimulaient pas tout, et quelques ustensiles de cuisine en bois étaient suspendus à des crochets, ajoutant une touche de chaleur. Les plans de travail étaient en bois clair, parfois marqués de légères éraflures, témoignant d'une vie quotidienne, loin de toute recherche de perfection. Une petite table ronde avec quatre chaises dépareillées mais confortables occupait un coin de la pièce, invitant à des repas simples et rapides, à des petits-déjeuners à la volée avant l'école, ou à des discussions intimes en fin de journée. Le frigo était couvert de magnets amusants, de listes de courses écrites à la main et de photos de famille : un véritable tableau de bord familial.
Yanis prépara un thé vert, observant la vapeur s'élever doucement de la tasse, un petit rituel apaisant. Puis, la tasse chaude entre les mains, il s'affala sur le grand canapé, le corps un peu lourd de la journée. Il avait posé sa boisson sur la table basse en verre dépoli et avait fermé les yeux un instant, laissant le silence remplir l'espace. La respiration se faisait plus lente, plus profonde.
Malgré cet instant de solitude et de détente, le calme ne pouvait effacer tous les événements de la journée. Ils flottaient en lui comme des réminiscences persistantes. Le nom de Paul Dubois, prononcé par Madame Bernard lors du tirage au sort, résonnait encore dans son esprit, pas comme une obligation, mais comme une énigme. Il se revoyait choisir le sujet de « La Chute du Mur de Berlin » pour Paul et lui, une proposition faite par pur pragmatisme – un sujet solide, facile à délimiter – mais aussi par une intuition troublante, la certitude qu'il fallait prendre les devants avec ce garçon visiblement perturbé. La réaction de Paul en classe lui était revenue avec une clarté troublante : son visage qui s'était fermé, les traits tirés, la tension palpable dans ses épaules qui semblaient se recroqueviller sur elles-mêmes. Tout cela l'intriguait, bien plus qu'il ne l'aurait imaginé pour un simple devoir scolaire et pour quelqu'un qu'il connaissait à peine.
Yanis ouvrit les yeux, son regard se perdant dans les lignes épurées de son salon. Il se posait des questions sur Paul. Il le connaissait de vue, évidemment. Le « bon élève » discret, celui qui ne cherchait jamais les projecteurs, qui ne participait jamais oralement, mais dont les notes étaient toujours excellentes, comme un secret bien gardé. Un type qui s'habillait avec discrétion, des vêtements simples, presque effacés, qui ne cherchait absolument pas à se faire remarquer. Et pourtant, depuis cet échange si étrange en classe d'histoire, ce contraste le fascinait : cette invisibilité volontaire, ce désir de se fondre dans le décor, et cette anxiété si palpable, presque douloureuse, qui transperçait ses défenses. Yanis était habitué aux masques, aux postures que les gens adoptaient pour se conformer ou se protéger. Mais Paul… il avait l'air de ne pas en avoir, ou alors un masque si parfait qu'il en devenait intrigant, une façade d'effacement qui révélait paradoxalement une profondeur insoupçonnée. Était-ce de la timidité maladive, une incapacité à se connecter ? Ou y avait-il quelque chose de plus profond, une intériorité riche et complexe que Paul s'efforçait de dissimuler aux yeux du monde ?
Yanis n'était pas un étudiant qui stressait pour les devoirs. Il était doué, il comprenait vite, et les exigences scolaires étaient pour lui une partie de la routine, un passage obligé vers la suite, vers un avenir. Mais cet exposé n'était plus une simple tâche académique. Il était intrinsèquement lié à Paul, à cette énigme qu'il représentait. Et cela ajoutait une dimension inattendue, presque excitante. La performance ne dépendrait plus uniquement de lui, de ses compétences individuelles, mais de cette interaction forcée avec l'autre. Une petite voix, à la fois curieuse et un peu taquine, lui soufflait que ce ne serait pas un exposé comme les autres.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Moi qui suis adepte de baises rapides avec des beurs hyper cliché dans une cave de barre du 93 ( suivez mon regard ) je reste sur ma faim.
Peut être aurais tu pu insérer dans ton chapitre, un petit rêve fantasmé entre Paul et Yanis.
En tous les cas, écris ce qui te tiens à cœur, et ça ira parfaitement, pour moi.
A chacun ses goûts, je préfère ce genre-ci.
On est clairement sur une question de goûts, et je comprends parfaitement que certains préfèrent l’efficacité immédiate. De mon côté, je prends le parti du temps long, du contexte, des silences et des tensions qui s’accumulent. Ce n’est pas un refus de l’érotisme, c’est une autre manière d’y arriver.
Dans ce chapitre l'érotisme est torride, au point que je me demande comment l'équipe de validation a accepté!
Prochain chapitre sera pareil, très peu de likes l'auteur persiste, ne change rien .....