Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 28
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chrysalide : L'Effondrement des Murs
Chapitre 28
Scène 4 : La Purge
La sonnerie stridente et libératrice de Saint-Exupéry retentit, mais pour Paul, ce fut un coup de gong signalant la nécessité d'une évasion immédiate. Il se leva brusquement, son siège grinçant sur le sol, un son amplifié dans le tumulte de sa tête. Il ne prit pas la peine d'attendre que les autres étudiants sortent en premier comme à son habitude, ignorant les murmures et les mouvements autour de lui.
Je dois partir. Maintenant. Je ne peux pas rester là.
Il rangea ses affaires à la hâte, son corps entier tendu. Il fourra son cahier et son stylo dans son sac, comme s'il cherchait à s'échapper d'une pièce en feu. Il quitta la salle en quasi-fuite, ses pas rapides résonnant sur le lino. Son regard balaya la classe une dernière fois, évitant à tout prix de croiser à nouveau les yeux de Yanis, cette source de son tourment actuel. Il ne pouvait pas supporter l'idée d'un autre « choc des regards ».
Il se précipita dans les escaliers, descendant les marches métalliques quatre à quatre, le bruit de ses chaussures sur le métal se mêlant au brouhaha des autres étudiants qui descendaient plus calmement. Il ignora les bousculades occasionnelles, les « pardon » murmurés ou les rires moqueurs qui pourraient le cibler. Il était dans sa bulle, insensible au monde extérieur.
Sa destination était claire, presque une obsession : les toilettes du rez-de-chaussée, un lieu qu'il considérait comme un refuge temporaire, souvent désert à cette heure entre deux cours. Un endroit où il pouvait être seul, où les murs répondaient au silence.
Une fois à l'intérieur, la porte battant doucement derrière lui, il se dirigea vers un lavabo, ses pas résonnant dans l'espace carrelé. Il tourna le robinet à fond, et un jet d'eau glacée gicla dans la vasque. Il se pencha et s'aspergea d'eau froide sur le visage, encore et encore, avec une force désespérée. Les gouttes glissèrent sur sa peau, certaines s'accrochant à ses cils. Il respira profondément, par la bouche, puis par le nez, tentant de calmer les battements frénétiques de son cœur qui tambourinait encore dans sa poitrine. L'eau froide visait à provoquer un choc, pour se remettre les idées en place.
Il leva les yeux vers le miroir, le visage rougi par l'effort et le froid, les cheveux bruns collés à son front. Il fixa son reflet, comme s'il cherchait une réponse dans ses propres yeux sombres et troublés.
La sonnerie stridente et libératrice de Saint-Exupéry retentit, mais pour Paul, ce fut un coup de gong signalant la nécessité d'une évasion immédiate. Il se leva brusquement, son siège grinçant sur le sol, un son amplifié dans le tumulte de sa tête. Il ne prit pas la peine d'attendre que les autres étudiants sortent en premier comme à son habitude, ignorant les murmures et les mouvements autour de lui.
Je dois partir. Maintenant. Je ne peux pas rester là.
Il rangea ses affaires à la hâte, son corps entier tendu. Il fourra son cahier et son stylo dans son sac, comme s'il cherchait à s'échapper d'une pièce en feu. Il quitta la salle en quasi-fuite, ses pas rapides résonnant sur le lino. Son regard balaya la classe une dernière fois, évitant à tout prix de croiser à nouveau les yeux de Yanis, cette source de son tourment actuel. Il ne pouvait pas supporter l'idée d'un autre « choc des regards ».
Il se précipita dans les escaliers, descendant les marches métalliques quatre à quatre, le bruit de ses chaussures sur le métal se mêlant au brouhaha des autres étudiants qui descendaient plus calmement. Il ignora les bousculades occasionnelles, les « pardon » murmurés ou les rires moqueurs qui pourraient le cibler. Il était dans sa bulle, insensible au monde extérieur.
Sa destination était claire, presque une obsession : les toilettes du rez-de-chaussée, un lieu qu'il considérait comme un refuge temporaire, souvent désert à cette heure entre deux cours. Un endroit où il pouvait être seul, où les murs répondaient au silence.
Une fois à l'intérieur, la porte battant doucement derrière lui, il se dirigea vers un lavabo, ses pas résonnant dans l'espace carrelé. Il tourna le robinet à fond, et un jet d'eau glacée gicla dans la vasque. Il se pencha et s'aspergea d'eau froide sur le visage, encore et encore, avec une force désespérée. Les gouttes glissèrent sur sa peau, certaines s'accrochant à ses cils. Il respira profondément, par la bouche, puis par le nez, tentant de calmer les battements frénétiques de son cœur qui tambourinait encore dans sa poitrine. L'eau froide visait à provoquer un choc, pour se remettre les idées en place.
Il leva les yeux vers le miroir, le visage rougi par l'effort et le froid, les cheveux bruns collés à son front. Il fixa son reflet, comme s'il cherchait une réponse dans ses propres yeux sombres et troublés.
— Qu'est-ce qui m'arrive ? murmura-t-il à son reflet, une question à laquelle il n'avait pas de réponse, une supplique adressée à lui-même.
Sa voix était rauque, à peine audible.
— Pourquoi est-ce que je me sens comme ça ? Mal à l'aise. Troublé. Intéressé. Intéressé ? Non, pas intéressé. Juste… perturbé. Ça ne m'arrive jamais. Je contrôle tout. Il faut que je me reprenne. Je ne peux pas laisser ça m'affecter.
Il frotta ses mains sur ses bras, un geste instinctif, comme pour effacer la sensation invisible du regard de Yanis, comme pour gommer l'écho de la chaleur qui avait traversé son corps, une tentative futile d'effacer une expérience sensorielle trop intense.
Ce n'est qu'un camarade de classe. Un exposé. C'est tout. Mais pourquoi cette chaleur ? Pourquoi cette confusion ?
Paul ferma les yeux, prenant une dernière et longue inspiration. Le son de l'eau qui s'écoulait dans le lavabo lui offrit un instant de clarté. Il se sentait un peu plus ancré, la frénésie du cours de maths s'étant estompée, laissant place à une sensation d'apaisement ténu. Il rouvrit les yeux. Son reflet était toujours là, mais ses traits étaient moins tirés. Il n'était pas entièrement calmé ; une sourde inquiétude persistait, mais l'urgence face à la tempête de ses émotions avait disparu.
Il se détourna du miroir. L'exposé. Cette pensée, qui aurait dû être une simple tâche scolaire, prenait une tout autre dimension. Il allait devoir affronter Yanis. Cette perspective ravivait une chaleur étrange, désormais teintée de curiosité et d'appréhension. Il sortit des toilettes, son pas un peu plus mesuré, mais la silhouette de Yanis, et l'énigme qu'il représentait étaient toujours bien présentes dans son esprit.
Ce n'est qu'un camarade de classe. Un exposé. C'est tout. Mais pourquoi cette chaleur ? Pourquoi cette confusion ?
Paul ferma les yeux, prenant une dernière et longue inspiration. Le son de l'eau qui s'écoulait dans le lavabo lui offrit un instant de clarté. Il se sentait un peu plus ancré, la frénésie du cours de maths s'étant estompée, laissant place à une sensation d'apaisement ténu. Il rouvrit les yeux. Son reflet était toujours là, mais ses traits étaient moins tirés. Il n'était pas entièrement calmé ; une sourde inquiétude persistait, mais l'urgence face à la tempête de ses émotions avait disparu.
Il se détourna du miroir. L'exposé. Cette pensée, qui aurait dû être une simple tâche scolaire, prenait une tout autre dimension. Il allait devoir affronter Yanis. Cette perspective ravivait une chaleur étrange, désormais teintée de curiosité et d'appréhension. Il sortit des toilettes, son pas un peu plus mesuré, mais la silhouette de Yanis, et l'énigme qu'il représentait étaient toujours bien présentes dans son esprit.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()