Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 101
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chrysalide : L'Effondrement des Murs
Chapitre 101
Scène 13 : La Peur en Héritage
Le petit-déjeuner avait été un véritable supplice. La montée des escaliers, après l'épreuve du repas, fut pour Paul un soulagement, un retour à la surface après avoir passé trop de temps sous l'eau. Il se laissa tomber sur son lit, épuisé par le discours de ses parents.
Paul ferma les yeux, sa tête entre ses mains. Il se sentait si seul, si désespérément seul, son univers s'étant réduit à cette petite pièce. Il avait cru trouver un refuge auprès de Yanis, mais maintenant, il ne voyait plus que le danger, le chaos que cette relation avait créé.
La peur l'envahit et l'emprisonna. Il rejeta avec violence les baisers partagés, les rires échangés, les moments de bonheur qu'il avait vécus avec Yanis. Il se les reprocha. Il les perçut comme une erreur, une aberration, une faute impardonnable. Les paroles de ses parents résonnaient en lui, et il les fit siennes : « C'est une question de ce qui est normal et juste pour la famille. » Le mot « pédé » résonnait encore dans ses oreilles. Il ne l'avait jamais entendu à la maison, mais il venait de prendre un sens plus terrible. Il ne s'agissait pas seulement d'une insulte, mais d'un danger, d'une menace, d'une exclusion. Son cœur battait la chamade, ses mains étaient moites. Il n'avait qu'une seule envie : effacer les derniers jours, effacer ses souvenirs avec Yanis. Si je pouvais juste revenir en arrière…
L'angoisse grandissait en lui comme une marée montante. Il se sentait l'objet d'une dissection silencieuse. Chaque respiration qu'il prenait était une lutte. Il avait le sentiment d'être un traître, d'avoir transgressé une règle non écrite, d'avoir trahi la confiance de sa famille. Je n'ai pas le droit de leur faire ça. Pas dans notre famille. Il se sentait coupable de ne pas être l'enfant qu'ils attendaient, de ne pas suivre la voie toute tracée qu'ils avaient imaginée pour lui, une voie si traditionnelle, si normale. Il se détesta d'avoir dévié de cette trajectoire.
Paul ferma les yeux, sa tête entre ses mains. Il se sentait si seul, si désespérément seul, son univers s'étant réduit à cette petite pièce. Il avait cru trouver un refuge auprès de Yanis, mais maintenant, il ne voyait plus que le danger, le chaos que cette relation avait créé.
La peur l'envahit et l'emprisonna. Il rejeta avec violence les baisers partagés, les rires échangés, les moments de bonheur qu'il avait vécus avec Yanis. Il se les reprocha. Il les perçut comme une erreur, une aberration, une faute impardonnable. Les paroles de ses parents résonnaient en lui, et il les fit siennes : « C'est une question de ce qui est normal et juste pour la famille. » Le mot « pédé » résonnait encore dans ses oreilles. Il ne l'avait jamais entendu à la maison, mais il venait de prendre un sens plus terrible. Il ne s'agissait pas seulement d'une insulte, mais d'un danger, d'une menace, d'une exclusion. Son cœur battait la chamade, ses mains étaient moites. Il n'avait qu'une seule envie : effacer les derniers jours, effacer ses souvenirs avec Yanis. Si je pouvais juste revenir en arrière…
L'angoisse grandissait en lui comme une marée montante. Il se sentait l'objet d'une dissection silencieuse. Chaque respiration qu'il prenait était une lutte. Il avait le sentiment d'être un traître, d'avoir transgressé une règle non écrite, d'avoir trahi la confiance de sa famille. Je n'ai pas le droit de leur faire ça. Pas dans notre famille. Il se sentait coupable de ne pas être l'enfant qu'ils attendaient, de ne pas suivre la voie toute tracée qu'ils avaient imaginée pour lui, une voie si traditionnelle, si normale. Il se détesta d'avoir dévié de cette trajectoire.
Après de longues heures de réflexion, Paul se releva et marcha vers la fenêtre. Il ouvrit le rideau, et la lumière l'aveugla un instant. Ses yeux tombèrent sur le lotissement huppé qui s'étendait devant lui. Des maisons identiques, aux jardins parfaitement tondus et aux parterres de fleurs arrangés avec une symétrie presque agressive, se succédaient en une parfaite ligne droite. Des voitures rutilantes étaient garées dans chaque allée. Un sentiment de malaise s'empara de lui. Dans ce monde parfait et ordonné, le chaos qu'il ressentait à l'intérieur semblait d'autant plus inacceptable. Son regard s'attarda sur la route, cette voie qui menait vers Yanis. Yanis... Son cœur se serra à l'évocation de ce nom. Le souvenir des baisers partagés, des rires échangés, était maintenant entaché d'une peur viscérale. C'est de sa faute. Non, c'est ma faute. J'aurais pas dû le laisser s'approcher. J'aurais pas dû vouloir être heureux. Non, Yanis n'était pas un refuge. Il n'était plus la source d'espoir et de bonheur qu'il avait été. Yanis était le déclencheur indirect de la colère de son père, de la désapprobation de sa mère. Yanis était le danger. Yanis était la cause de tout ce malheur.
Le déjeuner fut un vrai tourment. La colère de son père, toujours présente et vive, se manifestait par des remarques gratuites, des sous-entendus qui pesaient lourdement dans l'air, sans qu'il aborde franchement le sujet de l'article de journal qui avait suscité tant de polémiques. Le repas fut une épreuve de souffrance pour Paul, qui ne mangea presque rien, son estomac noué par l'angoisse.
Les heures qui suivirent s'étirèrent, une éternité faite de doute et de peur. Alors qu'il était enfermé dans sa chambre, le monde extérieur lui apparaissait comme une menace, chaque bruit — un pas dans le couloir, une voix lointaine — le plongeant dans une anxiété toujours plus grande. Il se sentait tiraillé, écartelé entre deux mondes. D'un côté, il y avait Yanis, et la promesse d'une vie où il pourrait être lui-même, libre de ressentir, d'aimer, de respirer. C'était un chemin fait de rires, de douceur, de mains qui se serraient. Mais ce chemin, il le voyait maintenant à travers les yeux de ses parents, un chemin rempli de dangers, de déshonneur et de perversion. Et la peur, omniprésente, s'enroulait autour de son cœur comme une vigne empoisonnée, le poussant à vouloir rejeter ce sentiment nouveau pour retrouver le confort de l'invisibilité, de l'obéissance. De l'autre côté, il y avait le chemin de la normalité familiale : des études, un travail respectable, une femme, des enfants. C'était la voie qu'ils avaient tracée pour lui, la voie qui garantissait la paix, qui éloignait la honte. Mais à quel prix ? Celui de l'effacement de son vrai lui, de la suppression de tout ce qui lui donnait un sens. Les voix de ses parents résonnaient dans sa tête, entremêlées à ses propres doutes : Suis-je vraiment « normal » ? Est-ce que ce que j'ai ressenti pour Yanis n'est qu'une erreur, une aberration ? Ou est-ce que leur amour est mon danger ? La peur de l'inconnu, de ce qu'il était, et la peur du rejet familial étaient deux chaînes qui l'attachaient, le rendant incapable de bouger, de choisir, de vivre.
Le soleil se coucha, l'ombre de la nuit envahissant la pièce. Il était perdu dans un océan de tourments, de réflexions, de peur. Il se sentait en danger. Il avait l'impression que le monde s'était refermé sur lui, que la bulle qu'il avait cru créer avec Yanis n'était qu'une illusion fragile qui venait de voler en éclats. Paul alluma sa lampe de chevet, qui éclaira le petit espace dans lequel il se sentait enfermé. Son téléphone, qui était posé sur sa table de nuit, s'alluma, et un message apparut. C'était de Yanis.
Yanis (21:30) :
> Hey, j'espère que tout va bien. Fais-moi signe. Je commence à m'inquiéter.
> Hey, j'espère que tout va bien. Fais-moi signe. Je commence à m'inquiéter.
Le cœur de Paul se serra. Il regarda le message, et son doigt se mit à trembler. Il me cherche. Il me veut. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas lui parler. Yanis, une fois de plus, était une menace. Une menace pour sa vie, une menace pour sa famille, une menace pour sa survie. Il devait le repousser, le rejeter, l'éloigner.
Paul prit son téléphone, son corps se raidissant, son cœur battant à tout rompre. Il ouvrit la conversation avec Yanis, les doigts tremblants, les yeux embués. Il écrivit un message court, froid, brutal, presque inhumain.
Paul prit son téléphone, son corps se raidissant, son cœur battant à tout rompre. Il ouvrit la conversation avec Yanis, les doigts tremblants, les yeux embués. Il écrivit un message court, froid, brutal, presque inhumain.
Paul (21:35) :
> Je ne peux plus te voir demain.
> Je ne peux plus te voir demain.
Il hésita, son pouce suspendu au-dessus du bouton d'envoi. Les larmes commencèrent à couler sur ses joues. C'est la seule chose à faire. C'est ce que je dois faire, pour mon avenir. Je dois le faire. Son esprit lui disait qu'il devait le faire. C'était la seule façon de se protéger, de retrouver son invisibilité, sa sécurité et de préserver sa place au sein de sa famille. C'était la seule façon de survivre. Il appuya sur le bouton. Il envoya le message.
Il jeta son téléphone sur le lit, comme un objet brûlant. La peur l'envahit, une peur si profonde qu'elle lui coupa le souffle. Le mur du silence était désormais complet, un obstacle psychologique fait d'angoisse qui le séparait du monde extérieur, une muraille qu'il avait reconstruit lui-même, pierre après pierre. Il était seul, enfermé dans sa prison de peur, sans espoir d'évasion.
Il jeta son téléphone sur le lit, comme un objet brûlant. La peur l'envahit, une peur si profonde qu'elle lui coupa le souffle. Le mur du silence était désormais complet, un obstacle psychologique fait d'angoisse qui le séparait du monde extérieur, une muraille qu'il avait reconstruit lui-même, pierre après pierre. Il était seul, enfermé dans sa prison de peur, sans espoir d'évasion.
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Commentaires ()
Alors toute ma force à Paul, qu’il ne se coupe pas les ailes avant de les avoir déployer.Si c parents ne l’acceptent pas aujourd’hui alors ils ne l’accepteront jamais tel qu’il est vraiment.