Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 43
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chrysalide : L'Effondrement des Murs
Chapitre 43
Scène 3 : L'Impulsion et la Connexion
Leurs cahiers se refermèrent dans un doux claquement de couvertures. Les documents sur la Chute du Mur de Berlin étaient soigneusement rangés dans la sacoche de Yanis. Le CDI, qui bourdonnait encore il y a quelques minutes, commençait à se vider. Les voix s'éteignaient, et le silence gagnait du terrain. Yanis se leva, Paul l'imita, leurs chaises raclant légèrement le sol.
Un silence un peu différent s'installa entre eux, plus lourd, plus intime que le silence studieux. C'était le moment de se quitter, de briser cette bulle qu'ils avaient créée. Yanis sentait une légère déception à cette idée. Il avait apprécié ces quelques heures avec Paul, plus que les précédentes. Le travail était fluide, et la présence de Paul était… curieusement apaisante, malgré l'intrigue qu'il suscitait chez lui.
Une impulsion le traversa, forte et inattendue : une envie de prolonger ce moment, de le marquer, ne serait-ce qu'un instant. C'était plus qu'une simple politesse. Il tendit la main vers Paul, un geste instinctif, à la fois ferme et un peu incertain.
— Bon travail, Paul, dit Yanis, sa voix un peu plus douce que d'habitude, le ton inhabituellement feutré dans le couloir qui se vidait.
Son regard intense cherchait celui de Paul, tentant de lire quelque chose dans ses yeux, de percer ce voile de timidité.
Un simple au revoir ? Non, plus que ça. Juste un contact rapide, un ancrage. Pour ne pas le laisser s'échapper tout de suite. Ce calme qu'il dégage quand il est concentré… c'est bizarre. Et pour voir… pour voir ce que ça ferait de le toucher. Juste une poignée de main, Yanis. Rien de plus. Mais cette curiosité… elle grandit, elle ne me lâche plus. Ce n'est plus seulement intellectuel. Je veux voir ce qu'il y a derrière ces yeux. Je veux sentir ce qu'il ressent.
Un silence un peu différent s'installa entre eux, plus lourd, plus intime que le silence studieux. C'était le moment de se quitter, de briser cette bulle qu'ils avaient créée. Yanis sentait une légère déception à cette idée. Il avait apprécié ces quelques heures avec Paul, plus que les précédentes. Le travail était fluide, et la présence de Paul était… curieusement apaisante, malgré l'intrigue qu'il suscitait chez lui.
Une impulsion le traversa, forte et inattendue : une envie de prolonger ce moment, de le marquer, ne serait-ce qu'un instant. C'était plus qu'une simple politesse. Il tendit la main vers Paul, un geste instinctif, à la fois ferme et un peu incertain.
— Bon travail, Paul, dit Yanis, sa voix un peu plus douce que d'habitude, le ton inhabituellement feutré dans le couloir qui se vidait.
Son regard intense cherchait celui de Paul, tentant de lire quelque chose dans ses yeux, de percer ce voile de timidité.
Un simple au revoir ? Non, plus que ça. Juste un contact rapide, un ancrage. Pour ne pas le laisser s'échapper tout de suite. Ce calme qu'il dégage quand il est concentré… c'est bizarre. Et pour voir… pour voir ce que ça ferait de le toucher. Juste une poignée de main, Yanis. Rien de plus. Mais cette curiosité… elle grandit, elle ne me lâche plus. Ce n'est plus seulement intellectuel. Je veux voir ce qu'il y a derrière ces yeux. Je veux sentir ce qu'il ressent.
*
Paul n'hésita pas. Son propre bras s'éleva, comme mû par une force indépendante, et il tendit la sienne, ressentant de nouveau la chaleur immédiate de la paume de Yanis, la fermeté de sa poigne. Un frisson parcourut son bras, montant jusqu'à son épaule, mais cette fois, il n'était pas lié à la peur, ni à cette angoisse qui le tétanisait auparavant. C'était une sensation agréable, presque réconfortante, une douceur qui lui rappelait qu'il était vivant, connecté.
Le contact dura plus longtemps qu'une simple poignée de main amicale, quelques secondes de trop pour de simples camarades, mais juste assez pour qu'un monde de sensations s'ouvre. Leurs doigts s'effleurèrent, leurs paumes se pressèrent l'une contre l'autre un instant. Paul sentait l'énergie, la vitalité de Yanis à travers ce simple contact. Une force tranquille, une chaleur qui irradiait et le traversait. C'était étonnamment intime.
— Oui, bon travail à toi aussi, Yanis, répondit Paul, un léger roulement dans sa voix, un son qu'il ne se connaissait pas, un peu plus grave, plus posé.
Son regard se perdit un instant dans les yeux sombres de Yanis, cherchant une réponse.
Sa main. Ce contact. C'était comme si un barrage venait de céder en moi. Le courant passait. Vraiment. Plus de lutte, plus de tensions paralysantes. Juste ça. Un contact. Et c'était bon. Tellement bon. Une vérité simple et évidente, qui m'envahissait. Je commence vraiment à apprécier Yanis et son contact. C'est… une libération. La peur n'est plus là.
Quand Yanis retira sa main, Paul sentit un léger manque, une absence qui se nichait au creux de sa paume, mais l'impression de ce contact resta, gravée dans sa peau, dans son esprit. Il était enfin moins torturé. Il commençait à se laisser porter par la connexion qui se tissait entre eux.
Le contact dura plus longtemps qu'une simple poignée de main amicale, quelques secondes de trop pour de simples camarades, mais juste assez pour qu'un monde de sensations s'ouvre. Leurs doigts s'effleurèrent, leurs paumes se pressèrent l'une contre l'autre un instant. Paul sentait l'énergie, la vitalité de Yanis à travers ce simple contact. Une force tranquille, une chaleur qui irradiait et le traversait. C'était étonnamment intime.
— Oui, bon travail à toi aussi, Yanis, répondit Paul, un léger roulement dans sa voix, un son qu'il ne se connaissait pas, un peu plus grave, plus posé.
Son regard se perdit un instant dans les yeux sombres de Yanis, cherchant une réponse.
Sa main. Ce contact. C'était comme si un barrage venait de céder en moi. Le courant passait. Vraiment. Plus de lutte, plus de tensions paralysantes. Juste ça. Un contact. Et c'était bon. Tellement bon. Une vérité simple et évidente, qui m'envahissait. Je commence vraiment à apprécier Yanis et son contact. C'est… une libération. La peur n'est plus là.
Quand Yanis retira sa main, Paul sentit un léger manque, une absence qui se nichait au creux de sa paume, mais l'impression de ce contact resta, gravée dans sa peau, dans son esprit. Il était enfin moins torturé. Il commençait à se laisser porter par la connexion qui se tissait entre eux.
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