Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chrysalide : L'Effondrement des Murs
Chapitre 3
Scène 3 : La Table des Silences Brisés
Paul descendit les marches menant à l'entrée de la maison. Il déposa son sac de cours dans l'entrée, puis se dirigea vers la table de la cuisine pour prendre son petit-déjeuner.
La cuisine était spacieuse, au style résolument moderne où le verre, le métal brossé et les surfaces laquées dominaient. Les plans de travail en quartz blanc immaculé reflétaient la lumière froide des spots encastrés au plafond et sous les meubles hauts. Les placards aux lignes épurées, sans poignées, s'intégraient parfaitement aux murs. Une grande table rectangulaire en bois clair, assortie aux chaises à dossier droit, trônait au centre de la pièce. Rien ne traînait : pas de torchons négligemment posés, pas d'aimants sur le réfrigérateur, pas de notes manuscrites. C'était une cuisine pensée pour l'efficacité et l'esthétique. Comme pour la salle de bain, Paul trouvait cette pièce sans âme. À bien y réfléchir, toute la maison manquait cruellement de personnalité, comme si elle était tout droit sortie d'un magazine. L'air y était un peu sec, imprégné d'une légère odeur de café fraîchement moulu mêlée à celle du désinfectant.
La cuisine était spacieuse, au style résolument moderne où le verre, le métal brossé et les surfaces laquées dominaient. Les plans de travail en quartz blanc immaculé reflétaient la lumière froide des spots encastrés au plafond et sous les meubles hauts. Les placards aux lignes épurées, sans poignées, s'intégraient parfaitement aux murs. Une grande table rectangulaire en bois clair, assortie aux chaises à dossier droit, trônait au centre de la pièce. Rien ne traînait : pas de torchons négligemment posés, pas d'aimants sur le réfrigérateur, pas de notes manuscrites. C'était une cuisine pensée pour l'efficacité et l'esthétique. Comme pour la salle de bain, Paul trouvait cette pièce sans âme. À bien y réfléchir, toute la maison manquait cruellement de personnalité, comme si elle était tout droit sortie d'un magazine. L'air y était un peu sec, imprégné d'une légère odeur de café fraîchement moulu mêlée à celle du désinfectant.
Il y avait déjà deux silhouettes assises à la table, des figures familières mais distantes. Son père, François Dubois, un homme de 51 ans, imposant dans son costume impeccable, occupait déjà sa place. Son visage aux traits anguleux était plongé dans les colonnes d'un journal économique déplié, les yeux rivés sur les chiffres et les courbes de la Bourse. Une tasse de café fumante, en porcelaine blanche, était posée à sa droite. À l'autre bout de la table, sa mère, Isabelle Dubois, élégante même à cette heure matinale, tenait son téléphone entre ses mains manucurées. Ses doigts tapotaient furtivement l'écran, son regard était absorbé par les notifications ou les e-mails professionnels. Elle buvait un thé vert, le visage marqué par la concentration. Aucun d'eux ne discutait ; aucun son ne venait perturber ce début de journée, immuable rituel. Paul avait un grand frère et une petite sœur, mais ils n'étaient pas autour de la table. Leurs cours ne commençant sûrement pas à 8 h, ils devaient encore dormir.
Sur la table était soigneusement ordonné tout le nécessaire pour le petit-déjeuner : du pain grillé dans une corbeille en bois recouverte d'une serviette, la cafetière à piston au centre, diverses confitures et pâtes à tartiner, une bouteille de lait et une boîte de céréales. Devant chaque chaise se trouvaient un set de table, un bol, un verre de jus d'orange déjà rempli ainsi qu'une serviette en coton blanc.
Paul n'appréciait guère prendre le petit-déjeuner seul avec ses parents. Il ressentait un sentiment d'étouffement. La pièce impeccable, si ordonnée, lui semblait presque oppressante. Une anxiété légère, mais constante, le tenaillait. Il anticipait déjà l'absence de conversation significative, le rituel habituel des phrases creuses. Il ne s'attendait pas à des questions ou à un intérêt sincère pour son bien-être. Paul ressentait une solitude palpable, même en présence de ses parents. Il ressentit le besoin de se fondre dans le décor, de ne pas attirer l'attention, une envie de disparaître, de ne pas exister dans cet espace.
— Bonjour, Paul, dit simplement Isabelle sans détourner les yeux de son téléphone.
— Bonjour, Maman. Bonjour, Papa.
François n'avait pas décroché de son journal, bien trop concentré sur les nouvelles du jour. Ce manque d'attention ne surprenait plus Paul. Dans cette maison, le silence n'était pas un répit, mais un murmure constant de non-dits, un bruit de fond assourdissant.
Paul prit la boîte de céréales complètes, puis en versa dans son bol en porcelaine blanche. Le son des céréales dans le bol et du lait frais versé par-dessus prédominait dans ce silence, presque assourdissant en contraste avec l'absence de voix. Il mélangea lentement avec une cuillère, les yeux fixés sur le tourbillon de lait et de flocons.
Un peu de bruit, juste pour exister, se disait-il.
Après quelques minutes passées à cette table, François, le père de Paul, sans lever complètement le journal de devant son visage, jeta un rapide coup d'œil à son fils, ses lunettes à monture fine glissant légèrement sur son nez.
— Bien dormi, Paul ? Tu as l'air… pâle, demanda-t-il d'un ton neutre, presque monocorde.
Il s'agissait plus d'une observation factuelle que d'une réelle marque d'intérêt. Son regard revint aussitôt sur les chiffres du journal. Paul marmonna une réponse inaudible, la bouche pleine de céréales. Il hocha la tête, une réponse convenue qu'il savait suffisante. Il ne s'attendait pas à ce que son père insiste ou s'intéresse davantage à lui.
Isabelle, la mère de Paul, leva à peine les yeux de son téléphone, son regard balayant Paul sans s'y attarder.
— En rentrant ce soir, n'oublie pas de laisser tes chaussures dans l'entrée. Le ménage vient d'être fait, dit-elle d'un ton pragmatique, sans chaleur.
Paul hocha la tête, un peu agacé par cette remarque qui remettait les apparences et l'ordre de la maison au centre de tout, laissant au second plan le réel intérêt porté à Paul. Isabelle et François avaient toujours eu ce comportement avec Paul, d'aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir. Cette attitude n'était pas propre à Paul. Elle s'appliquait aussi avec son frère et sa sœur, même si son frère était l'enfant préféré des parents, un véritable modèle et espoir de réussite à leurs yeux. Les apparences et la performance des membres de la famille étaient une priorité, ce à quoi Paul avait du mal à se conformer pleinement. Il vivait cet idéal plutôt comme un fardeau.
Sur la table était soigneusement ordonné tout le nécessaire pour le petit-déjeuner : du pain grillé dans une corbeille en bois recouverte d'une serviette, la cafetière à piston au centre, diverses confitures et pâtes à tartiner, une bouteille de lait et une boîte de céréales. Devant chaque chaise se trouvaient un set de table, un bol, un verre de jus d'orange déjà rempli ainsi qu'une serviette en coton blanc.
Paul n'appréciait guère prendre le petit-déjeuner seul avec ses parents. Il ressentait un sentiment d'étouffement. La pièce impeccable, si ordonnée, lui semblait presque oppressante. Une anxiété légère, mais constante, le tenaillait. Il anticipait déjà l'absence de conversation significative, le rituel habituel des phrases creuses. Il ne s'attendait pas à des questions ou à un intérêt sincère pour son bien-être. Paul ressentait une solitude palpable, même en présence de ses parents. Il ressentit le besoin de se fondre dans le décor, de ne pas attirer l'attention, une envie de disparaître, de ne pas exister dans cet espace.
— Bonjour, Paul, dit simplement Isabelle sans détourner les yeux de son téléphone.
— Bonjour, Maman. Bonjour, Papa.
François n'avait pas décroché de son journal, bien trop concentré sur les nouvelles du jour. Ce manque d'attention ne surprenait plus Paul. Dans cette maison, le silence n'était pas un répit, mais un murmure constant de non-dits, un bruit de fond assourdissant.
Paul prit la boîte de céréales complètes, puis en versa dans son bol en porcelaine blanche. Le son des céréales dans le bol et du lait frais versé par-dessus prédominait dans ce silence, presque assourdissant en contraste avec l'absence de voix. Il mélangea lentement avec une cuillère, les yeux fixés sur le tourbillon de lait et de flocons.
Un peu de bruit, juste pour exister, se disait-il.
Après quelques minutes passées à cette table, François, le père de Paul, sans lever complètement le journal de devant son visage, jeta un rapide coup d'œil à son fils, ses lunettes à monture fine glissant légèrement sur son nez.
— Bien dormi, Paul ? Tu as l'air… pâle, demanda-t-il d'un ton neutre, presque monocorde.
Il s'agissait plus d'une observation factuelle que d'une réelle marque d'intérêt. Son regard revint aussitôt sur les chiffres du journal. Paul marmonna une réponse inaudible, la bouche pleine de céréales. Il hocha la tête, une réponse convenue qu'il savait suffisante. Il ne s'attendait pas à ce que son père insiste ou s'intéresse davantage à lui.
Isabelle, la mère de Paul, leva à peine les yeux de son téléphone, son regard balayant Paul sans s'y attarder.
— En rentrant ce soir, n'oublie pas de laisser tes chaussures dans l'entrée. Le ménage vient d'être fait, dit-elle d'un ton pragmatique, sans chaleur.
Paul hocha la tête, un peu agacé par cette remarque qui remettait les apparences et l'ordre de la maison au centre de tout, laissant au second plan le réel intérêt porté à Paul. Isabelle et François avaient toujours eu ce comportement avec Paul, d'aussi loin qu'il pouvait s'en souvenir. Cette attitude n'était pas propre à Paul. Elle s'appliquait aussi avec son frère et sa sœur, même si son frère était l'enfant préféré des parents, un véritable modèle et espoir de réussite à leurs yeux. Les apparences et la performance des membres de la famille étaient une priorité, ce à quoi Paul avait du mal à se conformer pleinement. Il vivait cet idéal plutôt comme un fardeau.
Le père replongea bruyamment dans son journal, le froissement des pages envahissant à nouveau le vide sonore. La mère tapotait son téléphone avec la régularité d'un métronome. Le silence retomba, lourd, interrompu seulement par le bruit de mastication de Paul et le léger sifflement du thé que buvait sa mère. Paul mangeait rapidement, à grandes bouchées, désireux de s'échapper de cette ambiance oppressive. Ce repas, comme ces moments en famille, ne lui apportait aucun plaisir.
Il se leva brusquement, sa chaise raclant le sol dans un grincement qui sembla énorme dans le silence. Il déposa son bol dans l'évier et le rinça machinalement. Puis, avant de quitter la pièce, Paul eut un dernier mot pour ses parents.
— J'y vais, annonça-t-il à voix basse, presque inaudible.
— Bonne journée, répondit le père sans lever les yeux de son quotidien.
— Fais attention sur le chemin, ajouta Isabelle, sans conviction, son regard toujours rivé sur son téléphone.
Paul sortit de la cuisine, un soulagement immense l'envahissant dès qu'il eut franchi le seuil, laissant derrière lui le poids de ce silence forcé. Il respira enfin plus facilement. Il se dirigea vers la salle de bain pour se brosser les dents, comme à son habitude matinale, puis sortit de la maison, son sac de cours sur le dos, afin de rejoindre ses cours à vélo.
Il se leva brusquement, sa chaise raclant le sol dans un grincement qui sembla énorme dans le silence. Il déposa son bol dans l'évier et le rinça machinalement. Puis, avant de quitter la pièce, Paul eut un dernier mot pour ses parents.
— J'y vais, annonça-t-il à voix basse, presque inaudible.
— Bonne journée, répondit le père sans lever les yeux de son quotidien.
— Fais attention sur le chemin, ajouta Isabelle, sans conviction, son regard toujours rivé sur son téléphone.
Paul sortit de la cuisine, un soulagement immense l'envahissant dès qu'il eut franchi le seuil, laissant derrière lui le poids de ce silence forcé. Il respira enfin plus facilement. Il se dirigea vers la salle de bain pour se brosser les dents, comme à son habitude matinale, puis sortit de la maison, son sac de cours sur le dos, afin de rejoindre ses cours à vélo.
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Commentaires ()
Faire attention à quoi ? Effectivement, sa banlieue sera décrite comme proprette. Mais la remarque de la mère est peut être tout simplement un remarque de protection maternelle vis à vis du trajet réalisé en vélo.
Bonjour noemie44 et merci pour ton soutien.
Je souhaite juste apporter une précision qui va dans ton sens. Effectivement, ces trois "chapitres" nommés ainsi par Xstory" font pour le moment partie du même chapitre, mais sous divisé en scènes. Ce premier chapitre sera composé de quatre scènes. Ce qui veut dire que le chapitre sera achevé à la prochaine publication, c'est-à-dire, demain.
En tout cas, je te remercie de tenir bon et j'aurai beaucoup de plaisir à lire tes futurs commentaires.
Je vous remercie beaucoup pour ce retour, à la fois pour le compliment sur l'écriture sur l'écriture et pour votre franchise sur votre ressenti. Vos commentaires sont importants et ils me font réfléchir.
Je comprends tout à fait votre frustration. Vous êtes ici pour de l'érotisme gay, et pour l'instant, c'est le quotidien pas très excitant de Paul (un des personnages principaux) qui domine.
Rassurez-vous, le cœur de cette histoire est bien l'érotisme. Ce site est le bon endroit, et vous aurez ce que vous cherchez, soyez-en certain. Mais c'est avant tout un roman. Mon ambition est d'écrire une histoire longue, avec des personnages développés, et un véritable contexte. Le début du roman sert à planter ce décor et à faire de Paul une personne que l'on comprend.
Le point de bascule viendra, mais il me faut encore un peu de temps pour bien l'amener. Si vous voulez de l'excitation et du sexe, je vous recommande de venir au printemps. Pour identifier les scènes avec du sexe ou du moins là où il y aura une certaine tension sexuelle, je mettrai un astérisque en bout du tire de la scène. Pour les autres qui sont plus enclins à lire une histoire complète, je vous demande donc de la patience.
A noter également que je suis un nouvel écrivain sur ce site et le processus de publication est encore lent. Tant que je ne suis pas certifié sur la plateforme, les délais entre les chapitres sont longs, ce qui accentue malheureusement cette attente. Une fois certifié, j'espère que le rythme de publication s'accélérera considérablement.
J'entends les retours des lecteurs sur la brièveté des chapitres. Je ferai mon possible pour que les prochaines publications (à partir de la dixième publication très probablement) soient plus substantielles (avec potentiellement plusieurs scènes) afin de vous offrir plus de contenu à chaque fois.
En contrepartie, je vous demande d'être compréhensif. L'écriture de chapitres plus longs nécessite plus de temps et d'énergie.
Merci encore pour votre patience et votre soutien. J'espère sincèrement que vous continuerez l'aventure !
Après, j'aime bien l'idée de la mise en place du contexte, mais à ce rythme, son prof d'EPS va le coincer dans les douches au chapitre 42... Ô.o
Encore ce serait une intro, OK, mais là c'est le troisième chapitre ...
A ma connaissance c'est un site d'histoires gay érotiques et je vous avoue que mon excitation n'est pas à son comble après avoir lu ces 3 chapitres!
Je suis totalement persuadé que les suivants seront du même genre, mais j'espère tout de même ...!