Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 39
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chrysalide : L'Effondrement des Murs
Chapitre 39
Scène 7 : Le Premier Contact
Paul se força à se concentrer, ramenant ses yeux sur ses notes. Le frisson de la dernière remarque de Yanis le parcourait encore, mais il fallait que le travail prime.
— Donc, on a bien couvert les causes profondes et les déclencheurs. On pourrait passer à l'impact de la chute du Mur pour la prochaine fois ? Comment ça a changé la donne pour les gens.
Yanis, dont le regard s'était attardé un instant sur Paul avant de revenir sur les documents, répondit avec son sourire habituel.
— C'est une bonne progression. On a une bonne base là. On a posé les fondations du Bloc de l'Est qui s'effrite.
Ils continuèrent de discuter des grandes lignes du chapitre suivant pendant une quinzaine de minutes. Leurs voix restaient basses, presque chuchotées, mais leur échange était vif et productif. Paul proposait la structure du plan, Yanis émettait des idées pour des exemples concrets, apportant une dimension plus humaine et narrative au sujet. La synergie intellectuelle était palpable. Le temps sembla s'accélérer, le silence de la bibliothèque les enveloppant dans leur bulle de travail.
Paul, le doigt glissant sur ses notes, semblait satisfait.
— Je pense qu'on a fait un bon bout de chemin pour aujourd'hui. On a solidement dégrossi la première partie. On pourrait se donner rendez-vous la semaine prochaine, même jour, même heure ?
Yanis regarda sa montre discrètement, puis rangea calmement ses affaires dans son sac, une action fluide et efficace.
— Ça me va. Je vais faire un tour à la piscine là, donc c'est parfait. Ça me laisse juste le temps d'y aller.
Un léger pincement au cœur saisit Paul à l'idée que Yanis s'en allait. Il rangea aussi ses propres affaires, plus méticuleusement. Il se sentait étonnamment… vide. La bulle de concentration venait de se dégonfler, laissant place à la conscience aiguë de la fin de leur proximité.
— Ah, oui. La piscine. Tu aimes nager ?
Yanis leva les yeux ; son regard rencontra celui de Paul. Un sourire plus franc, d'une sincérité désarmante, illumina son visage. Paul sentit une chaleur monter à ses joues.
— Ouais, pas mal. Ça me vide la tête. Et puis, l'eau, j'ai toujours aimé ça. Elle nettoie tout.
Yanis se leva de sa chaise. Paul fit de même, un peu maladroitement. L'idée que Yanis était sur le point de partir le rendait un peu fébrile. Un bref silence s'installa entre eux, l'atmosphère de travail se dissipant pour laisser place à la conscience de leur corps, de leur présence mutuelle.
Yanis tendit la main vers Paul, le regard direct et assuré.
— Bon, eh bien… bon après-midi. On se tient au courant si besoin pour la suite.
Paul sentit son cœur rater un battement. Cette main tendue. Un contact physique. Le premier intentionnel. Il hésita une fraction de seconde, une lutte interne féroce se déroulant en lui. Son corps réagit avant même que son esprit ne puisse l'analyser. Une décharge électrique parcourut son bras au moment où ses doigts effleurèrent ceux de Yanis. La peau de Yanis était légèrement chaude et ferme. Le contact fut bref, mais pour Paul, c'était comme si le temps s'était arrêté.
Sa main. Son contact. C'est… c'était réel. Ça a duré une seconde, mais c'était si intense. Son corps est si… chaleureux. J'ai eu l'impression que le courant passait directement entre nous. Est-ce qu'il a senti quelque chose ? Non. Bien sûr que non. C'est juste moi. Je suis un désastre. Pourquoi mon corps réagit-il comme ça ? Je suis en otage de cette… de cette attraction. C'est insupportable. Mais en même temps… j'ai envie de le ressentir encore.
— Oui. Bon après-midi à toi aussi. Et… bonne piscine.
La voix de Paul était un peu enrouée, plus basse qu'il ne le voudrait. Son regard s'accrocha à celui de Yanis, cherchant à déchiffrer l'émotion qui s'y trouvait.
Leurs mains se séparèrent. Paul sentit le creux laissé dans sa paume et la sensation persistante de la chaleur de Yanis. Yanis hocha la tête, son sourire toujours présent, puis il se retourna et se dirigea vers la sortie de la bibliothèque, sa démarche souple et silencieuse. Paul le suivit des yeux, sa respiration se faisant un peu plus courte. Il observa Yanis disparaître derrière la porte vitrée. Une fois Yanis hors de vue, Paul ferma les yeux, le poing serré sur la sensation de la main de Yanis, son corps pris en otage par cette unique interaction physique. Il sentit le sang affluer vers son visage, une chaleur intense et honteuse le submergeant. Ses pensées étaient un tumulte. Il se sentait à nouveau déstabilisé et vulnérable.
— Donc, on a bien couvert les causes profondes et les déclencheurs. On pourrait passer à l'impact de la chute du Mur pour la prochaine fois ? Comment ça a changé la donne pour les gens.
Yanis, dont le regard s'était attardé un instant sur Paul avant de revenir sur les documents, répondit avec son sourire habituel.
— C'est une bonne progression. On a une bonne base là. On a posé les fondations du Bloc de l'Est qui s'effrite.
Ils continuèrent de discuter des grandes lignes du chapitre suivant pendant une quinzaine de minutes. Leurs voix restaient basses, presque chuchotées, mais leur échange était vif et productif. Paul proposait la structure du plan, Yanis émettait des idées pour des exemples concrets, apportant une dimension plus humaine et narrative au sujet. La synergie intellectuelle était palpable. Le temps sembla s'accélérer, le silence de la bibliothèque les enveloppant dans leur bulle de travail.
Paul, le doigt glissant sur ses notes, semblait satisfait.
— Je pense qu'on a fait un bon bout de chemin pour aujourd'hui. On a solidement dégrossi la première partie. On pourrait se donner rendez-vous la semaine prochaine, même jour, même heure ?
Yanis regarda sa montre discrètement, puis rangea calmement ses affaires dans son sac, une action fluide et efficace.
— Ça me va. Je vais faire un tour à la piscine là, donc c'est parfait. Ça me laisse juste le temps d'y aller.
Un léger pincement au cœur saisit Paul à l'idée que Yanis s'en allait. Il rangea aussi ses propres affaires, plus méticuleusement. Il se sentait étonnamment… vide. La bulle de concentration venait de se dégonfler, laissant place à la conscience aiguë de la fin de leur proximité.
— Ah, oui. La piscine. Tu aimes nager ?
Yanis leva les yeux ; son regard rencontra celui de Paul. Un sourire plus franc, d'une sincérité désarmante, illumina son visage. Paul sentit une chaleur monter à ses joues.
— Ouais, pas mal. Ça me vide la tête. Et puis, l'eau, j'ai toujours aimé ça. Elle nettoie tout.
Yanis se leva de sa chaise. Paul fit de même, un peu maladroitement. L'idée que Yanis était sur le point de partir le rendait un peu fébrile. Un bref silence s'installa entre eux, l'atmosphère de travail se dissipant pour laisser place à la conscience de leur corps, de leur présence mutuelle.
Yanis tendit la main vers Paul, le regard direct et assuré.
— Bon, eh bien… bon après-midi. On se tient au courant si besoin pour la suite.
Paul sentit son cœur rater un battement. Cette main tendue. Un contact physique. Le premier intentionnel. Il hésita une fraction de seconde, une lutte interne féroce se déroulant en lui. Son corps réagit avant même que son esprit ne puisse l'analyser. Une décharge électrique parcourut son bras au moment où ses doigts effleurèrent ceux de Yanis. La peau de Yanis était légèrement chaude et ferme. Le contact fut bref, mais pour Paul, c'était comme si le temps s'était arrêté.
Sa main. Son contact. C'est… c'était réel. Ça a duré une seconde, mais c'était si intense. Son corps est si… chaleureux. J'ai eu l'impression que le courant passait directement entre nous. Est-ce qu'il a senti quelque chose ? Non. Bien sûr que non. C'est juste moi. Je suis un désastre. Pourquoi mon corps réagit-il comme ça ? Je suis en otage de cette… de cette attraction. C'est insupportable. Mais en même temps… j'ai envie de le ressentir encore.
— Oui. Bon après-midi à toi aussi. Et… bonne piscine.
La voix de Paul était un peu enrouée, plus basse qu'il ne le voudrait. Son regard s'accrocha à celui de Yanis, cherchant à déchiffrer l'émotion qui s'y trouvait.
Leurs mains se séparèrent. Paul sentit le creux laissé dans sa paume et la sensation persistante de la chaleur de Yanis. Yanis hocha la tête, son sourire toujours présent, puis il se retourna et se dirigea vers la sortie de la bibliothèque, sa démarche souple et silencieuse. Paul le suivit des yeux, sa respiration se faisant un peu plus courte. Il observa Yanis disparaître derrière la porte vitrée. Une fois Yanis hors de vue, Paul ferma les yeux, le poing serré sur la sensation de la main de Yanis, son corps pris en otage par cette unique interaction physique. Il sentit le sang affluer vers son visage, une chaleur intense et honteuse le submergeant. Ses pensées étaient un tumulte. Il se sentait à nouveau déstabilisé et vulnérable.
*
Alors que Yanis s'éloignait, un léger sourire aux lèvres, une autre pensée traversa son esprit.
Sa main est froide. Et un peu moite. Il est vraiment nerveux. Mais son regard… il y a quelque chose. Une sorte d'intensité. C'est ça que je perçois toujours chez lui, cette tension sous la surface. Il cherche quelque chose, il réprime quelque chose. J'ai l'impression qu'il y a un univers entier qui se cache derrière ses yeux. Il est vraiment intrigant.
Sa main est froide. Et un peu moite. Il est vraiment nerveux. Mais son regard… il y a quelque chose. Une sorte d'intensité. C'est ça que je perçois toujours chez lui, cette tension sous la surface. Il cherche quelque chose, il réprime quelque chose. J'ai l'impression qu'il y a un univers entier qui se cache derrière ses yeux. Il est vraiment intrigant.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()