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✦ Titanic50 Chrysalide : L'Effondrement des Murs XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 99

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Chrysalide : L'Effondrement des Murs

Chapitre 99

Scène 11 : L'Ancre dans la Poche
La matinée et le déjeuner s'étaient déroulés, comme la veille, dans la bonne humeur, au son des rires, des blagues et des taquineries. Mais derrière les façades enjouées et les sourires de circonstance, une tension sous-jacente s'était installée, un silence pesant qui n'avait rien à voir avec le calme des lieux. Après la nuit et la douche en présence de Romain, les deux cousins n'avaient échangé que quelques mots, des phrases banales et dénuées de sens, comme s'ils s'étaient mis d'accord, sans se le dire, pour ignorer l'électricité qui avait circulé entre eux. Yanis était un peu perplexe et surpris. Il s'attendait à ce que la tension sexuelle de ces dernières heures soit la source d'un malaise une fois de retour avec les parents, mais ce n'était pas le cas. Il s'était passé quelque chose, certes, mais cela n'avait rien changé à leur lien quasiment fraternel.
La vraie tension qu'il ressentait ne venait pas de là.
Elle venait du silence de Paul. Un silence plus bruyant que toutes les conversations de la maison réunies.
Son téléphone, une ancre lourde dans la poche de son jean, était la source de son malaise. Il n'avait pas vibré. Pas une seule fois. La dernière fois qu'il avait regardé, il y avait eu l'heure, la date, et ce message non lu, ce vide béant. « Fais-moi signe. » puis « Tu fais quoi aujourd'hui ? » suivi de « Tu me manques… » La phrase était restée suspendue dans le vide, sans les trois petits points, sans la petite coche bleue, sans même l'heure de lecture. Rien. Juste un silence total, une ligne de démarcation entre leur monde d'avant le week-end chez la tante Isabelle et ce dimanche.
Après le déjeuner, la famille décida de partir se promener. À la lisière de la forêt voisine de la maison d'Isabelle, une allée de sapins s'élançait vers le ciel, ses aiguilles vertes et sombres formant une voûte protectrice. Au fur et à mesure qu'ils s'enfonçaient, les sapins laissaient place à des feuillus aux couleurs de l'automne, leurs feuilles rouges, jaunes et orange tombées au sol formant un tapis craquant sous les pas. C'était le début du mois de novembre, et l'air frais de l'après-midi, qui s'était installé après un déjeuner tardif, était pur et revigorant. Le soleil, déjà bas sur l'horizon, filtrait à travers les branches nues des arbres, peignant des taches d'or sur le sentier de terre. Le parfum de la mousse humide et de la sève s'élevait, un mélange pur qui aurait dû apaiser. Yanis, cependant, ne ressentait rien de tel. Il marchait à quelques pas derrière sa famille, Isabelle et Thomas, qui conversaient d'une voix légère à propos d'une nouvelle plante pour le jardin ou de leur programme pour la semaine. Leurs voix étaient des notes de musique joyeuses dans la symphonie de la nature, mais pour Yanis, elles étaient assourdissantes.
Son demi-frère, Léo, et son cousin, Romain, marchaient un peu à ses côtés, Romain racontant son dernier match de foot.
Pour Yanis, cependant, ce bavardage enthousiaste ne faisait qu'amplifier son malaise. Il glissa furtivement sa main dans sa poche, ses doigts trouvant le téléphone, le sentant froid et inerte. Il avait passé le week-end dans l'univers de sa tante Isabelle, loin de tout. Un refuge, une respiration. Mais le refuge avait ses limites, et il les touchait du doigt. Chaque arbre, chaque rayon de soleil qui perçait le feuillage, chaque rire de sa belle-mère résonnait comme un reproche. Il aurait dû profiter du moment. Il aurait dû être ici, maintenant, avec eux. Mais une partie de lui était restée à Avel, son esprit essayant de se connecter à celui de Paul, en attendant une réponse qui ne venait pas, laissant craindre que quelque chose n'allait pas.
— On a gagné trois à un, tu te rends compte ? s'exclama Romain, un sourire fier aux lèvres en s'adressant à Léo. J'ai marqué le deuxième but, un lob magnifique !
Léo le regarda, les yeux brillants.
— C'est trop cool ! C'était comment ? Difficile ?
Romain se redressa, visiblement ravi d'avoir un public.
— Le match était fou ! Au début, on était menés un à zéro, et le coach nous a mis un savon à la mi-temps. Mais on est revenus sur le terrain avec une autre mentalité. J'ai marqué sur une contre-attaque, une passe en profondeur de l'avant-centre, et j'ai vu le gardien avancer... j'ai tiré en cloche, ça a fait une parabole parfaite, et ça a fini au fond des filets ! Le public a explosé, l'ambiance était incroyable !
Il reprit son souffle, l'excitation toujours palpable dans sa voix.
— Après ça, on a continué à pousser. Le public chantait, les supporters faisaient un bruit de dingue... Tu imagines ? C'est le genre de moment que tu vis pour le foot. Le troisième but, c'est Lucas qui l'a marqué, une frappe sèche en lucarne. On a fêté ça comme des dingues sur le terrain. Et après, la troisième mi-temps, c'était la meilleure partie. On a bu des bières, on a fait la fête avec les autres joueurs, même ceux de l'équipe adverse. C'est ça l'esprit du sport, tu vois ? La compétition sur le terrain, et l'amitié après.
Yanis, silencieux, écoutait à peine. Les mots de Romain lui parvenaient comme un lointain écho. Le bruit de la victoire, de la fête, des amitiés, tout cela semblait si loin de sa propre réalité, si éloigné du silence de son téléphone. Il se sentait à des années-lumière de l'insouciance de son cousin et de son demi-frère.
Léo, toujours fasciné, posa la question qui allait tout changer.
— Et c'est comment dans les vestiaires, et sous la douche, au club de foot ? C'est vrai les rumeurs qu'il y a des jeux où des joueurs se masturbent ?
Romain eut un sourire malicieux, balayant du regard l'espace entre lui et Yanis.
— Bof, Léo, tu sais, on s'amuse, mais ce n'est pas ce que les gens s'imaginent…
Il marqua une courte pause, et sa voix devint un peu plus basse, presque une confidence. Il jeta à Yanis un regard complice.
— C'est plutôt des douches froides pour calmer les ardeurs, mais il y a toujours des façons de s'amuser, même seul, si tu vois ce que je veux dire, hein Yanis ?
Un électrochoc parcourut Yanis, sa main serrant son téléphone. Le sourire de Romain, cette allusion si fine qu'elle passerait inaperçue pour n'importe qui d'autre, le frappa de plein fouet. Son cœur, déjà malmené par le silence de Paul, se mit à battre la chamade. Il fallait qu'il intervienne, qu'il dévie la conversation avant que Léo ne pose d'autres questions.
— Sinon, Léo, le retour en voiture est pour quand ? demanda-t-il, d'une voix un peu trop forte, pour cacher le tremblement qui le parcourait.
Les parents se retournèrent, surpris par son intervention.
— On n'est pas pressés. Pourquoi ? Tu veux rentrer ? demanda Sophie, en souriant.
Yanis se força à faire un effort surhumain pour s'extirper de ses pensées.
— Non, non, tout va bien. Je profite juste de ce dernier instant.
Le mensonge était facile. Trop facile. Le sourire de Sophie ne changea pas, elle n'avait pas perçu la tension qui raidissait ses épaules. Elle se retourna et continua à parler avec Laurent. Yanis les regarda, savourant leur simplicité, leur bonheur. Ils étaient là, pour lui. Et Yanis était là, pour Paul. Il avait l'impression d'être coupé en deux, une moitié de son âme dans le calme de la forêt, l'autre dans l'inquiétude lancinante de la ville. L'excitation qu'il avait ressentie dans ses rêves et le désir qui l'avait tourmenté et qu'il avait expérimenté avec Romain, tout cela avait été remplacé par une angoisse sourde, une peur qui se nichait au creux de son estomac.
Il se força à respirer profondément, à s'ancrer dans le moment. Le parfum de la forêt, la douceur du vent sur son visage, le crissement des feuilles sous ses chaussures... Il tenta de s'y accrocher, comme à une bouée de sauvetage. Mais les images de Paul revenaient sans cesse. Paul, dans la chambre, les yeux pleins de confusion et de désir. Paul, qui s'éloignait. Le souvenir de leurs conversations, des sourires échangés, de la complicité naissante, tout cela était maintenant teinté par la peur. La peur était une compagne désagréable, une anxiété qui faisait battre son cœur trop vite, qui donnait à ses mains une envie irrépressible de serrer quelque chose, d'étouffer le malaise qui le rongeait de l'intérieur.
Margot, la cousine de huit ans, le rejoignit, sa petite main se glissant dans la sienne. Son visage espiègle, encadré par des tresses qui s'échappaient de son élastique, affichait un grand sourire.
— Yanis, tu veux qu'on joue au « chasseur de feuilles magiques » ? demanda-t-elle, sa voix claire et enjouée.
Yanis, d'abord perdu dans ses pensées, la regarda. Son cœur se serra d'affection. Margot était un rayon de soleil, un remède instantané à ses tourments. Il se laissa guider, et sa petite main le tira vers l'avant.
— D'accord, c'est quoi les règles ?
— On doit trouver les feuilles les plus bizarres, les plus belles et les plus craquantes ! Et on ne peut pas les prendre par terre, il faut qu'elles tombent de l'arbre au moment où on les attrape ! expliqua-t-elle avec sérieux.
Yanis, amusé, joua le jeu. Il se mit à scruter les branches au-dessus d'eux, attendant qu'une feuille se détache. Le jeu était absurde, innocent, et c'est exactement ce dont il avait besoin. Il réussit à attraper une feuille de chêne rouge, encore parfaitement intacte, et la brandit en riant.
— J'en ai une ! Elle est magique, regarde !
Margot écarquilla les yeux, émerveillée.
— Oh, elle est trop belle !
Ils continuèrent de la sorte, leurs rires et leurs voix résonnant dans la forêt. Pendant un instant, Yanis oublia tout. Le téléphone dans sa poche, le silence de Paul, l'inquiétude qui le rongeait. Il n'était plus qu'un garçon de dix-huit ans, marchant dans la forêt avec sa petite cousine, chassant des feuilles magiques. Le bonheur de Margot était communicatif. Il sentait un peu de son innocence l'envelopper, apaisant ses peurs, même si ce n'était que pour un instant. Il laissa sa main se perdre dans la sienne, se serrant contre elle pour capter la chaleur réconfortante de sa présence.
La promenade touchait à sa fin. Ils se dirigeaient maintenant vers la maison d'Isabelle. La forêt s'éclaircissait et la lumière d'automne semblait plus vive.
Isabelle le regarda attentivement.
— Tu as beaucoup aimé ce week-end, n'est-ce pas ? On voit que tu t'es détendu.
Yanis acquiesça avec un sourire crispé. Il avait aimé. Il avait adoré être avec sa famille. Mais cette parenthèse, cette bulle, était en train de se rompre. L'inquiétude était là, tapie dans l'ombre, prête à le dévorer dès qu'il serait seul.
— Oui, tata. C'était super.
De retour à la maison, la famille se réunit autour de la cheminée. Le feu crépitait doucement, projetant des ombres dansantes sur les murs et remplissant la pièce d'une douce chaleur. C'était leur dernier moment ensemble avant que Yanis, Léo et leurs parents ne repartent. Isabelle servit des chocolats chauds et des cafés, leurs arômes se mêlant au parfum du bois brûlé. Romain et Léo se disputaient à voix basse, mais le son de leurs chuchotements était un réconfort pour Yanis. Il sirota son chocolat chaud, ses mains réchauffées par la tasse. Il observa ses parents, leurs visages éclairés par la lueur de la cheminée. Ils se parlaient doucement, de la manière dont les couples mariés depuis longtemps le font, avec des regards et des silences qui en disent plus que les mots. C'était un tableau paisible. Un moment suspendu, un refuge contre l'agitation du monde extérieur. Yanis se laissa imprégner par cette chaleur, ce sentiment d'être en sécurité, pour quelques minutes encore. Il savait que dès qu'il serait dans la voiture, cette chaleur s'évaporerait, remplacée par le froid du silence de Paul. Mais pour l'instant, il se contenta de profiter de ce dernier instant.
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Lord C
15 octobre 2026 à 22:21
C toujours cool mais un peu de sexe je dirais pas non. Et petit truc qui me rend un peu triste c’est que j’ai pas pu lire les derniere histoire à cause de ce bug...😔
Photo de profil de lelivredejeremie
lelivredejeremie
15 octobre 2026 à 16:59
Entre la conv' sur les plantes à repiquer et celle sur le match de foot, mais sans nouvelle de son crush, Yanis a toutes les raisons de bader... :'/

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