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✦ Titanic50 Chrysalide : L'Effondrement des Murs XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 103

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Titanic50
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Chrysalide : L'Effondrement des Murs

Chapitre 103

Chapitre 23 : La Toile du Chagrin
Scène 1 : Le Poids de la Vulnérabilité
Le silence du petit matin était un lourd manteau de chagrin. Les vacances de la Toussaint, qui devaient être une parenthèse de bonheur et de liberté, s'étaient transformées en un brouillard de tristesse. Les derniers souvenirs de la veille s'échouaient sur la rive de son esprit, des images fragmentées de Paul, du message, des larmes qui coulaient. Et au milieu de ce chaos, il y avait Léo. Yanis avait dormi, épuisé, dans les bras de son demi-frère, sa tête posée sur son épaule, le T-shirt de Léo trempé de ses larmes. Il ne se souvenait pas du moment où ils s'étaient endormis, mais il savait qu'il n'avait jamais été aussi reconnaissant.
Yanis ouvrit lentement les yeux. La lumière du jour filtrait à travers les rideaux, douce et matinale. Il sentit les bras de Léo qui l'étreignaient encore, mais Léo dormait, son souffle lent et régulier. Yanis leva la tête et observa le visage de son frère, apaisé par le sommeil. Il se dégageait de Léo une force tranquille, une aura de bienveillance. Yanis serra les lèvres, un sentiment de honte le submergeant. Il n'avait jamais été aussi faible, aussi vulnérable. Il avait toujours été celui qui rassurait, qui protégeait, qui ne faiblissait jamais. Il était le roc sur lequel on pouvait s'appuyer. Et la veille, ce roc s'était effondré. Il s'était effondré dans les bras de Léo, comme un enfant.
Il sentit le cœur de Léo battre contre sa joue, un rythme calme et apaisant. Il se serra un peu plus fort contre lui, se sentant comme un chaton qui se blottit contre sa mère. Il ne voulait pas bouger. Il ne voulait pas que Léo se réveille. Il ne voulait pas que ce moment de réconfort s'arrête. Il voulait rester là, dans cette bulle de tendresse et de sécurité, loin du monde extérieur, loin du chagrin qui l'attendait.
Léo se réveilla doucement. Il bougea un peu, sa main caressant le dos de Yanis, puis ses cheveux. Yanis ferma les yeux, savourant ce geste simple, plein d'amour et de compassion. Léo le serra un peu plus fort, comme pour lui dire que tout allait bien, qu'il était là. Yanis ne dit rien. Il sentait les larmes qui montaient à nouveau. Il se retint. Il ne voulait pas pleurer. Il avait déjà assez pleuré pour une seule vie la veille. Il inspira profondément, puis souffla doucement, essayant de retrouver son calme.
— Ça va mieux ? demanda Léo d'une voix rauque de sommeil.
Yanis hocha la tête, sans rien dire. Il sentit un nœud se former dans sa gorge. Il avait peur que sa voix le trahisse.
— Tu n'as pas besoin de parler si tu ne veux pas. Je suis là, ajouta Léo.
Yanis ferma les yeux. Il se sentait à la fois reconnaissant et honteux. Léo était la meilleure chose qui lui soit arrivée. Il se souvenait de leur première rencontre, quand Léo, à six ans, était arrivé dans leur maison, un petit bonhomme timide et fragile. Yanis l'avait tout de suite pris sous son aile, le protégeant de tout, le guidant. Et la veille, les rôles s'étaient inversés : Léo l'avait rassuré et protégé.
Léo bougea de nouveau. Il lâcha l'étreinte pour se lever. Yanis sentit un vide se former. Il ne voulait pas qu'il parte. Il ne voulait pas se retrouver seul.
— Je dois y aller, dit Léo.
Léo comprit la peur de Yanis. Il s'assit à nouveau à côté de lui, caressa ses cheveux et le regarda dans les yeux.
— Écoute, Yanis. Je dois aller travailler au magasin de musique. Mais je serai là ce soir. On passera du temps ensemble. On mangera une pizza, on regardera un film, on fera un truc ensemble. Tu n'es pas seul, Yanis.
Il lui offrit un sourire doux, rassurant. Yanis hocha la tête, ses larmes coulant le long de ses joues.
— Je suis désolé, murmura Yanis.
— Pourquoi ? demanda Léo, qui le regardait, déconcerté.
— D'être comme ça, répondit Yanis, la voix brisée par les larmes.
Léo lui essuya les larmes avec son pouce, et lui offrit un sourire triste.
— Ne sois pas désolé d'être toi, Yanis. On a tous nos moments de faiblesse. Paul n'est pas le seul à tenir à toi. Je suis là. Je serai toujours là.
Yanis le serra dans ses bras, se sentant un peu mieux. Il avait de la chance d'avoir un frère comme Léo. Il était sa bouée de sauvetage dans l'océan de son chagrin.
Léo se leva et se prépara à sortir. Yanis le regarda se diriger vers la porte.
— A ce soir, murmura Yanis.
— A ce soir, répondit Léo, et il ferma doucement la porte.
Yanis se retrouva seul dans le silence de la chambre.
Scène 2 : La Toile du Vide
Le lundi matin n'avait pas d'odeur de café, pas de bruit de pas pressés, pas de promesse de cours ou de rires partagés. Il n'était qu'une immense toile blanche, vide et pesante, que Yanis refusait de peindre. Léo était parti, et avec lui, la dernière once de chaleur et de réconfort. Yanis était seul. Seul avec le fantôme de Paul, un spectre qui flottait dans la pièce, s'accrochait aux draps, s'infiltrait dans chaque rayon de lumière.
Il était couché, prostré, un oreiller contre son visage, ses doigts serrés sur le tissu. La veille au soir, il s'était effondré, mais la tristesse avait fait place à une colère sourde, une rage impuissante qui le rongeait de l'intérieur. Il ne comprenait pas. Il ne comprenait pas ce qui s'était passé, ce qui avait pu pousser Paul à faire ça. Paul qui l'avait embrassé, qui l'avait serré dans ses bras, qui lui avait dit des mots tendres. C'était une trahison. Une trahison d'une cruauté insondable.
Il alluma son téléphone, une lueur bleutée perçait l'obscurité de la chambre. Il fit défiler les photos d'eux deux, des souvenirs de rires, de confidences. Chaque image était une lame qui transperçait son cœur, une douleur vive et insupportable. Comment avait-il pu être aussi aveugle ? Avait-il tout imaginé ? Tout rêvé ? Il sentit les larmes qui montaient, brûlantes et amères. Il jeta son téléphone sur le lit, un sentiment de dégoût pour lui-même l'envahissant.
Il se releva, s'assit sur le bord du lit. Il avait faim, mais l'idée de descendre à la cuisine lui était insupportable. Il ne voulait pas voir ses parents, ni répondre à leurs questions. Il ne voulait pas faire comme si tout allait bien. Il resta assis, le regard perdu dans le vide, une sensation de vertige le submergeant. Le monde autour de lui était immobile, le temps suspendu, figé dans l'instant où Paul avait envoyé ce message.
Il alluma la musique, sa playlist préférée, celle qui, d'habitude, le transportait, le mettait de bonne humeur. Les premières notes de la chanson résonnèrent dans la pièce, mais au lieu de le réconforter, elles amplifièrent sa tristesse. C'était une chanson d'amour, de promesses. La voix du chanteur était si joyeuse, si pleine d'espoir, qu'elle lui paraissait moqueuse, ironique. La musique se moquait de lui, de son chagrin, de sa naïveté.
Il se laissa tomber sur son lit, les mains sur son visage. Il avait l'impression d'être tombé dans un trou noir, un abîme de désespoir sans fond. Il n'avait pas l'énergie de se battre, de se relever. Il était brisé, complètement brisé.
La colère monta à nouveau, brûlante. Une colère dirigée contre Paul, mais aussi contre lui-même. Comment avait-il pu être aussi stupide ? Comment avait-il pu s'ouvrir, se montrer si vulnérable ? Il s'était toujours protégé, il n'avait jamais laissé personne entrer dans sa vie, sauf Léo. Et Paul était entré, avait tout détruit sur son passage, et l'avait laissé avec les débris.
Il se dirigea vers la salle de bains, se regarda dans la glace. Il ne se reconnut pas. Ses yeux étaient rouges, ses cernes sombres. Il avait l'impression que son visage était le miroir de son âme, un reflet brisé. Il se lava le visage, se brossa les dents. Il avait l'impression que c'étaient des gestes mécaniques, qu'il ne contrôlait pas. Il sortit de la salle de bains et se dirigea vers la cuisine, guidé non pas par la faim, mais par le besoin de combler un vide. Il se prépara un petit-déjeuner. Il ne le mangea pas. Il le laissa sur la table et retourna dans sa chambre. Il s'effondra à nouveau sur son lit, et s'endormit, le sommeil d'un cœur brisé, le sommeil d'un cœur qui avait besoin de se reposer. Il se réveilla en fin de journée, la tête lourde. Il sentit le vide en lui. Il avait besoin de parler. Il avait besoin de se confier. Il avait besoin de quelqu'un.
Il prit son téléphone, les doigts tremblants. Il hésita, puis composa le numéro de Léo. Léo décrocha après quelques sonneries.
— Allô ? Yanis ? Ça va ? demanda Léo, l'inquiétude dans la voix.
— Oui, ça va. Je... je voulais juste t'entendre, répondit Yanis, la voix tremblante.
— Je suis en route, j'arrive dans dix minutes, répondit Léo.
Yanis sentit un sourire se dessiner sur son visage. Il raccrocha et se prépara à l'attendre. Il ne se sentait plus seul. Il avait Léo. Il avait Léo. Et pour l'instant, c'était tout ce dont il avait besoin.
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lelivredejeremie
27 octobre 2026 à 18:15
La colère n'est que le deuxième stade du deuil, j'espère que Yanis pourra interrompre le cycle avant le cinquième, l'acceptation... 😕
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noemie44
27 octobre 2026 à 01:17
je pleure encore a la lecture de ce chapitre mais il y a l’épaule de leo pas loin. il est où mon leo a moi ??

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