Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 15
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chrysalide : L'Effondrement des Murs
Chapitre 15
Scène 6 : La Première Pierre
Il était 16 h. La dernière demi-heure de leur première séance de travail s'étirait. Paul et Yanis avaient défini le plan de leur exposé :
Il était 16 h. La dernière demi-heure de leur première séance de travail s'étirait. Paul et Yanis avaient défini le plan de leur exposé :
Introduction
Les Fissures dans le Bloc de l'Est
La Nuit du 9 Novembre 1989
Les Premières Retombées
La Voie vers la Réunification
Un Monde Transformé
Conclusion
Ils répartissaient maintenant les tâches de recherche pour la prochaine séance. Paul, avec sa rigueur habituelle, insistait sur la précision des dates et des sources. Yanis, lui, était plus intéressé par les aspects humains et psychologiques de l'événement, proposant de chercher des témoignages et des histoires personnelles.
Malgré ses efforts conscients pour paraître totalement détaché et scolaire, Paul se surprenait à plusieurs reprises à admirer son camarade. Son regard, attiré, déviait malgré lui vers les lèvres de Yanis lorsqu'il parlait, captivé par la façon dont elles bougeaient, la légère courbure de son sourire quand il expliquait une idée. Puis, ce furent ses mains qui attirèrent son attention, lorsqu'il gesticulait légèrement pour appuyer un point – des gestes amples et fluides, révélant la force sous la finesse. Paul sentait une chaleur monter à ses joues à chaque fois qu'il se surprenait dans cette observation, et il détournait vivement le regard, prétextant une note à relire ou un livre à feuilleter.
De son côté, Yanis n'était pas dupe. Il remarquait la tension chez Paul, cette posture un peu trop raide, ces regards furtifs qui n'étaient pas assez furtifs à son goût. Il trouvait cela intrigant, presque adorable dans sa maladresse. Paul, avec ses efforts pour se masquer, était un livre ouvert pour Yanis, mais un livre dont il ne pouvait s'empêcher de vouloir tourner les pages. Il se demandait ce qui se cachait derrière cette façade réservée, ce qui le rendait si anxieux et si captivé à la fois. Sa propre curiosité était piquée au vif.
Yanis se leva le premier, un léger étirement des bras au-dessus de sa tête, un mouvement naturel qui dévoila la ligne de son corps athlétique sous son t-shirt. Paul ne put s'empêcher de suivre le mouvement de son corps, ses yeux parcourant la colonne vertébrale étirée de Yanis, avant de revenir à ses notes.
Malgré ses efforts conscients pour paraître totalement détaché et scolaire, Paul se surprenait à plusieurs reprises à admirer son camarade. Son regard, attiré, déviait malgré lui vers les lèvres de Yanis lorsqu'il parlait, captivé par la façon dont elles bougeaient, la légère courbure de son sourire quand il expliquait une idée. Puis, ce furent ses mains qui attirèrent son attention, lorsqu'il gesticulait légèrement pour appuyer un point – des gestes amples et fluides, révélant la force sous la finesse. Paul sentait une chaleur monter à ses joues à chaque fois qu'il se surprenait dans cette observation, et il détournait vivement le regard, prétextant une note à relire ou un livre à feuilleter.
De son côté, Yanis n'était pas dupe. Il remarquait la tension chez Paul, cette posture un peu trop raide, ces regards furtifs qui n'étaient pas assez furtifs à son goût. Il trouvait cela intrigant, presque adorable dans sa maladresse. Paul, avec ses efforts pour se masquer, était un livre ouvert pour Yanis, mais un livre dont il ne pouvait s'empêcher de vouloir tourner les pages. Il se demandait ce qui se cachait derrière cette façade réservée, ce qui le rendait si anxieux et si captivé à la fois. Sa propre curiosité était piquée au vif.
Yanis se leva le premier, un léger étirement des bras au-dessus de sa tête, un mouvement naturel qui dévoila la ligne de son corps athlétique sous son t-shirt. Paul ne put s'empêcher de suivre le mouvement de son corps, ses yeux parcourant la colonne vertébrale étirée de Yanis, avant de revenir à ses notes.
- Bon, je pense qu'on a une bonne base. On se tient au courant par message si on trouve des trucs intéressants, dit Yanis avec un sourire facile et décontracté.
Paul hocha la tête, une bouffée de soulagement l'envahissant à l'idée que la séance fût enfin finie. Mais, immédiatement, une pointe de déception, aussi vive qu'inattendue, le transperça. Il ne s'avoua pas cette déception, la repoussant au plus profond de lui.
Ils commencèrent à ranger leurs affaires. Paul était rapide et méthodique, ses gestes précis. Yanis, lui, était un peu plus lent, ses mouvements délibérés, comme s'il cherchait à prolonger l'instant, ou à observer Paul davantage. Il replia son cahier avec soin et rangea son stylo lentement dans sa trousse.
À ce moment précis, la bibliothécaire, comme si elle sentait la fin de la séance, détourna pour la première fois son regard de l'ordinateur depuis que Yanis était entré. Son regard se posa sur Yanis, un bref instant d'admiration non dissimulée pour son aura naturelle et son calme. Elle n'était pas consciente de l'interaction entre les garçons, mais elle fut touchée par la présence magnétique de Yanis. Elle replaça ses lunettes sur son nez, comme pour dissimuler cette micro-réaction.
Ils commencèrent à ranger leurs affaires. Paul était rapide et méthodique, ses gestes précis. Yanis, lui, était un peu plus lent, ses mouvements délibérés, comme s'il cherchait à prolonger l'instant, ou à observer Paul davantage. Il replia son cahier avec soin et rangea son stylo lentement dans sa trousse.
À ce moment précis, la bibliothécaire, comme si elle sentait la fin de la séance, détourna pour la première fois son regard de l'ordinateur depuis que Yanis était entré. Son regard se posa sur Yanis, un bref instant d'admiration non dissimulée pour son aura naturelle et son calme. Elle n'était pas consciente de l'interaction entre les garçons, mais elle fut touchée par la présence magnétique de Yanis. Elle replaça ses lunettes sur son nez, comme pour dissimuler cette micro-réaction.
- On se dit la semaine prochaine pour la suite, même heure, même endroit ? À moins que tu préfères ailleurs ? demanda Yanis avec légèreté.
Paul hésita, sa voix à peine audible, un filet d'air. Le mot « ailleurs » résonna. Son esprit imagina une rencontre plus intime, puis se réprimanda.
- Non, la bibliothèque, c'est bien. Mercredi prochain, ça me va.
Il se raccrocha au connu, au sécurisant.
- Nickel. À plus, Paul, lança Yanis, offrant un dernier sourire, large et sincère.
- Salut, répondit Paul, sa voix à peine un murmure, presque un soupir de soulagement et de regret mêlés.
- Salut, répondit Paul, sa voix à peine un murmure, presque un soupir de soulagement et de regret mêlés.
Yanis se tourna pour partir, son sac sur l'épaule. En s'éloignant, il jeta un dernier regard à Paul, un regard qui sembla scanner son visage, comme s'il cherchait à y lire les pensées que Paul s'efforçait si désespérément de cacher.
Paul soutint ce regard une fraction de seconde de trop, son cœur martelant sa poitrine. Il sentit une chaleur intense monter à son visage, le trahissant. Il baissa les yeux, le visage empourpré, comme pris en faute, incapable de maintenir le contact.
C'est fini. Enfin. Mais... pourquoi je me sens bizarre de le voir partir ? Le paradoxe de son soulagement et de sa déception le troublait. Son regard... Il a vu quelque chose. J'en suis sûr. J'ai été trop évident.
Le silence qui suivit le départ de Yanis était plus assourdissant que sa présence, un écho persistant de l'attraction qu'il tentait si désespérément d'ignorer. Paul avait l'impression d'être une page ouverte sous le regard de Yanis, même s'il essayait de masquer chaque ligne.
De son côté, Yanis pensa :
Il est vraiment sur la défensive. Mais il est curieux, ça se sent. Il me regarde quand il pense que je ne le vois pas.
Yanis analysait le comportement de Paul, non pas avec jugement, mais avec une curiosité croissante. La réserve de Paul, loin de le repousser, l'intriguait et le captivait.
Il y a un truc, Paul Dubois. Un truc… réservé. Ça intrigue. Ça va pas être ennuyeux du tout avec lui.
Paul soutint ce regard une fraction de seconde de trop, son cœur martelant sa poitrine. Il sentit une chaleur intense monter à son visage, le trahissant. Il baissa les yeux, le visage empourpré, comme pris en faute, incapable de maintenir le contact.
C'est fini. Enfin. Mais... pourquoi je me sens bizarre de le voir partir ? Le paradoxe de son soulagement et de sa déception le troublait. Son regard... Il a vu quelque chose. J'en suis sûr. J'ai été trop évident.
Le silence qui suivit le départ de Yanis était plus assourdissant que sa présence, un écho persistant de l'attraction qu'il tentait si désespérément d'ignorer. Paul avait l'impression d'être une page ouverte sous le regard de Yanis, même s'il essayait de masquer chaque ligne.
De son côté, Yanis pensa :
Il est vraiment sur la défensive. Mais il est curieux, ça se sent. Il me regarde quand il pense que je ne le vois pas.
Yanis analysait le comportement de Paul, non pas avec jugement, mais avec une curiosité croissante. La réserve de Paul, loin de le repousser, l'intriguait et le captivait.
Il y a un truc, Paul Dubois. Un truc… réservé. Ça intrigue. Ça va pas être ennuyeux du tout avec lui.
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Commentaires ()
je ne regrette absolument pas d'avoir commencer ce roman !!