Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Chrysalide : L'Effondrement des Murs — Chapitre 51
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Chrysalide : L'Effondrement des Murs
Chapitre 51
Chapitre 12 : Les Fondations d'une Maison Nouvelle
Scène 1 : Le Poids du Vélo et des Doutes
Yanis se leva le premier en mettant son sac nonchalamment sur son épaule, jetant un regard interrogateur à Paul. Le cœur de Paul battait la chamade, une cadence irrégulière et anxiogène, tambourinant contre ses côtes. Yanis était là, à quelques pas. Son calme apparent contrastait violemment avec la tempête qui faisait rage en Paul, une cacophonie de doutes et de désirs inavouables.
Paul suivit Yanis, les doigts un peu raides sur son propre sac ; ils quittèrent le CDI ensemble.
Paul se dirigea vers le local à vélos, un espace à l'écart de l'agitation résiduelle des derniers étudiants. Son vélo, d'habitude son fidèle complice, son moyen de se fondre dans le paysage, de s'effacer rapidement, était là, un fardeau silencieux dont il ne pouvait pas se défaire, mais sur lequel il ne voulait pas enfourcher. Il s'empressa de le déverrouiller, ses mains légèrement tremblantes sous l'effet d'une nervosité sourde, tout en percevant la présence de Yanis à quelques pas derrière lui.
À côté du local à vélos, adossé à un mur de briques usées, Yanis l'attendait. Son apparence était désinvolte, presque nonchalante. Il avait un bras croisé sur la poitrine et l'autre main glissée dans la poche de son jean. Il ne regardait pas directement Paul ; son regard était lointain, l'air détaché, comme s'il observait simplement les derniers étudiants qui se dispersaient.
— On y va ? lança Yanis, un léger sourire effleurant ses lèvres, à peine visible, mais suffisant pour provoquer une secousse chez Paul.
Paul acquiesça d'un hochement de tête raide, la gorge serrée, une main crispée sur le guidon de son vélo.
Paul sortit son vélo du local. Au lieu de l'enfourcher et de s'éloigner rapidement, comme il le ferait habituellement, il le fit rouler à côté de lui, les mains fermement posées sur le guidon, ses jointures blanchies. Il rejoignit Yanis, dont le regard se posa enfin sur lui, accompagné d'un léger sourire. Sans un mot, Yanis commença à marcher, indiquant la direction d'un discret mouvement de tête vers l'ouest de la ville. Paul emboîta le pas, le vélo roulant silencieusement à ses côtés, ses pneus frottant doucement le bitume.
— Y a un peu de marche. Ça te va ? demanda Yanis, son regard balayant la route devant eux.
Malgré l'anxiété qui le nouait, Paul réussit à articuler, d'une voix plus ferme qu'il ne l'aurait cru :
— Oui. Très bien.
Il ne voulait surtout pas rompre cette marche côte à côte, ce pas commun qui, pour l'instant, lui suffisait.
Marcher avec lui, c'était prolonger l'incertitude vertigineuse, mais aussi cette proximité enivrante, cette fascination presque douloureuse. Chaque tour de roue à ses côtés, chaque mètre qui les éloignait des cours, tirait Paul plus loin de son monde aseptisé, de sa prison dorée.
Quelle folie m'a pris d'accepter ? Ai-je perdu tout contrôle ? Je suis Paul l'invisible, le Paul sans histoire, le Paul qui obéit. Celui qui ne faisait jamais de vagues. Et pourtant me voilà en route vers un hangar, un lieu dont j'ignore tout, avec Yanis que je ne connais pas vraiment.
L'idée même de se rapprocher de Yanis et de l'inconnu, de briser cette distance, le terrifiait et l'attirait à la fois. C'était comme marcher sur le fil d'une lame, chaque pas une prise de risque, mais l'alternative – monter sur son vélo et fuir – semblait soudain insupportable.
Paul suivit Yanis, les doigts un peu raides sur son propre sac ; ils quittèrent le CDI ensemble.
Paul se dirigea vers le local à vélos, un espace à l'écart de l'agitation résiduelle des derniers étudiants. Son vélo, d'habitude son fidèle complice, son moyen de se fondre dans le paysage, de s'effacer rapidement, était là, un fardeau silencieux dont il ne pouvait pas se défaire, mais sur lequel il ne voulait pas enfourcher. Il s'empressa de le déverrouiller, ses mains légèrement tremblantes sous l'effet d'une nervosité sourde, tout en percevant la présence de Yanis à quelques pas derrière lui.
À côté du local à vélos, adossé à un mur de briques usées, Yanis l'attendait. Son apparence était désinvolte, presque nonchalante. Il avait un bras croisé sur la poitrine et l'autre main glissée dans la poche de son jean. Il ne regardait pas directement Paul ; son regard était lointain, l'air détaché, comme s'il observait simplement les derniers étudiants qui se dispersaient.
— On y va ? lança Yanis, un léger sourire effleurant ses lèvres, à peine visible, mais suffisant pour provoquer une secousse chez Paul.
Paul acquiesça d'un hochement de tête raide, la gorge serrée, une main crispée sur le guidon de son vélo.
Paul sortit son vélo du local. Au lieu de l'enfourcher et de s'éloigner rapidement, comme il le ferait habituellement, il le fit rouler à côté de lui, les mains fermement posées sur le guidon, ses jointures blanchies. Il rejoignit Yanis, dont le regard se posa enfin sur lui, accompagné d'un léger sourire. Sans un mot, Yanis commença à marcher, indiquant la direction d'un discret mouvement de tête vers l'ouest de la ville. Paul emboîta le pas, le vélo roulant silencieusement à ses côtés, ses pneus frottant doucement le bitume.
— Y a un peu de marche. Ça te va ? demanda Yanis, son regard balayant la route devant eux.
Malgré l'anxiété qui le nouait, Paul réussit à articuler, d'une voix plus ferme qu'il ne l'aurait cru :
— Oui. Très bien.
Il ne voulait surtout pas rompre cette marche côte à côte, ce pas commun qui, pour l'instant, lui suffisait.
Marcher avec lui, c'était prolonger l'incertitude vertigineuse, mais aussi cette proximité enivrante, cette fascination presque douloureuse. Chaque tour de roue à ses côtés, chaque mètre qui les éloignait des cours, tirait Paul plus loin de son monde aseptisé, de sa prison dorée.
Quelle folie m'a pris d'accepter ? Ai-je perdu tout contrôle ? Je suis Paul l'invisible, le Paul sans histoire, le Paul qui obéit. Celui qui ne faisait jamais de vagues. Et pourtant me voilà en route vers un hangar, un lieu dont j'ignore tout, avec Yanis que je ne connais pas vraiment.
L'idée même de se rapprocher de Yanis et de l'inconnu, de briser cette distance, le terrifiait et l'attirait à la fois. C'était comme marcher sur le fil d'une lame, chaque pas une prise de risque, mais l'alternative – monter sur son vélo et fuir – semblait soudain insupportable.
Scène 2 : L'Inconnu et l'Anarchie Industrielle
La ville d'Avel, où Paul et Yanis vivaient, n'était pas une métropole bruyante et tentaculaire, mais une ville de taille moyenne, typique de la France provinciale. Elle possédait cette dualité inhérente à de nombreuses villes, mélangeant l'ancien et le nouveau, la prospérité discrète et la vivacité populaire, l'ordre établi et l'énergie créative. Avel était une ville où les époques et les classes sociales se côtoyaient, parfois se croisaient, parfois s'ignoraient, mais toujours laissaient leur empreinte sur le paysage urbain et la vie de ses habitants.
Les pas des deux garçons s'engagèrent résolument sur le trottoir usé, quittant la zone immédiate de l'établissement scolaire. Le milieu de l'après-midi étirait la lumière d'automne, créant de longues ombres portées par les bâtiments décrépits qui commençaient à apparaître. Le ciel était dégagé, mais l'atmosphère du quartier était chargée d'une certaine mélancolie.
Yanis, qui menait la marche d'un pas assuré, offrait des indications verbales courtes et précises : « C'est par là, à gauche », puis un peu plus tard : « Ensuite, on prend la troisième rue à droite. » Ses gestes étaient succincts, un coup de menton, un mouvement du bras désignant les virages et les intersections à venir, comme s'il traçait une carte invisible dans l'air.
Paul suivait, son vélo roulant à ses côtés, le grincement occasionnel des freins résonnant dans le calme relatif de l'après-midi, un bruit qui lui semblait assourdissant dans ce silence inhabituel. Son regard scrutait l'environnement qui défilait.
Ils traversèrent le quartier résidentiel huppé où Paul avait grandi. Des propriétés vastes, cachées derrière de hauts murs où le silence était roi et la discrétion une vertu. Le chant des oiseaux et le léger bruissement du vent dans les feuilles étaient les seuls sons qui brisaient la quiétude, loin du bourdonnement des conversations et du passage des tramways que l'on entendait dans le centre historique d'Avel. Les avenues arborées et les résidences cossues du quartier de Paul, où chaque haie était parfaitement taillée et chaque pelouse immaculée, cédèrent progressivement la place à des zones moins familières, moins entretenues.
Ils dépassèrent d'anciennes usines aux fenêtres murées ou aux vitres brisées, laissant des orbites vides et sombres. Les façades étaient en béton gris, maculées de coulures de rouille et de mousses tenaces. Les rues, autrefois artères industrielles, étaient désormais parsemées de nids-de-poule traîtres et de flaques d'eau persistantes. Les graffitis sur les murs se faisaient plus sauvages, moins esthétiques que ceux parfois aperçus en centre-ville, plus revendicateurs et illisibles, s'étalant en couches chaotiques. Ils racontaient des histoires d'un monde qu'il ne connaissait pas. L'air devint plus lourd, chargé d'une odeur métallique âcre — celle de la rouille et du fer froid — mêlée à celle de la terre humide, de la poussière ancienne et, parfois, d'une pointe d'essence ou d'huile moteur résiduelle.
Les pas des deux garçons s'engagèrent résolument sur le trottoir usé, quittant la zone immédiate de l'établissement scolaire. Le milieu de l'après-midi étirait la lumière d'automne, créant de longues ombres portées par les bâtiments décrépits qui commençaient à apparaître. Le ciel était dégagé, mais l'atmosphère du quartier était chargée d'une certaine mélancolie.
Yanis, qui menait la marche d'un pas assuré, offrait des indications verbales courtes et précises : « C'est par là, à gauche », puis un peu plus tard : « Ensuite, on prend la troisième rue à droite. » Ses gestes étaient succincts, un coup de menton, un mouvement du bras désignant les virages et les intersections à venir, comme s'il traçait une carte invisible dans l'air.
Paul suivait, son vélo roulant à ses côtés, le grincement occasionnel des freins résonnant dans le calme relatif de l'après-midi, un bruit qui lui semblait assourdissant dans ce silence inhabituel. Son regard scrutait l'environnement qui défilait.
Ils traversèrent le quartier résidentiel huppé où Paul avait grandi. Des propriétés vastes, cachées derrière de hauts murs où le silence était roi et la discrétion une vertu. Le chant des oiseaux et le léger bruissement du vent dans les feuilles étaient les seuls sons qui brisaient la quiétude, loin du bourdonnement des conversations et du passage des tramways que l'on entendait dans le centre historique d'Avel. Les avenues arborées et les résidences cossues du quartier de Paul, où chaque haie était parfaitement taillée et chaque pelouse immaculée, cédèrent progressivement la place à des zones moins familières, moins entretenues.
Ils dépassèrent d'anciennes usines aux fenêtres murées ou aux vitres brisées, laissant des orbites vides et sombres. Les façades étaient en béton gris, maculées de coulures de rouille et de mousses tenaces. Les rues, autrefois artères industrielles, étaient désormais parsemées de nids-de-poule traîtres et de flaques d'eau persistantes. Les graffitis sur les murs se faisaient plus sauvages, moins esthétiques que ceux parfois aperçus en centre-ville, plus revendicateurs et illisibles, s'étalant en couches chaotiques. Ils racontaient des histoires d'un monde qu'il ne connaissait pas. L'air devint plus lourd, chargé d'une odeur métallique âcre — celle de la rouille et du fer froid — mêlée à celle de la terre humide, de la poussière ancienne et, parfois, d'une pointe d'essence ou d'huile moteur résiduelle.
Chaque pas l'enfonçait plus loin dans l'inconnu, non seulement du chemin, mais de lui-même. Ce paysage d'usines abandonnées, de friches urbaines, était un monde à part entière, un paradoxe criant par rapport à la propreté clinique, à l'ordre implacable de son quartier et de sa vie. Ça sentait le fer froid, la pluie imprégnée dans le béton, une mélancolie tenace du passé industriel de la ville. C'était brut, sans fard, et cela le glaçait autant que ça l'intriguait.
Yanis, lui, semblait appartenir à ces lieux : son pas était léger, presque une danse sur le bitume abîmé ; son regard vif et curieux balayait les détails des murs tagués et des structures délabrées. Paul sentait la tension dans ses épaules, une raideur familière due à l'appréhension, mais aussi, et c'est ce qui l'étonnait le plus, une pointe d'excitation diffuse, presque une bouffée d'air frais dans sa poitrine comprimée. C'était comme si chaque bâtiment délabré, chaque graffiti agressif, chaque odeur âpre, murmurait une forme de liberté que Paul n'avait jamais osé concevoir, un dérapage contrôlé hors de sa voie toute tracée.
Yanis, lui, semblait appartenir à ces lieux : son pas était léger, presque une danse sur le bitume abîmé ; son regard vif et curieux balayait les détails des murs tagués et des structures délabrées. Paul sentait la tension dans ses épaules, une raideur familière due à l'appréhension, mais aussi, et c'est ce qui l'étonnait le plus, une pointe d'excitation diffuse, presque une bouffée d'air frais dans sa poitrine comprimée. C'était comme si chaque bâtiment délabré, chaque graffiti agressif, chaque odeur âpre, murmurait une forme de liberté que Paul n'avait jamais osé concevoir, un dérapage contrôlé hors de sa voie toute tracée.
*
Paul était silencieux à ses côtés, raide, presque contracté. Yanis sentait son trouble, cette anxiété familière chez lui. Ce quartier devait être l'opposé absolu de son univers policé, de ses avenues impeccables. Yanis pouvait presque entendre le bruit de ses pensées qui tentaient de rationaliser ce désordre.
Il voulait le rassurer, lui montrer que, même dans le désordre apparent — dans cette anarchie industrielle, comme il la percevait sûrement — il y avait une forme de vie, une authenticité brute, une vérité qui manquait peut-être à son quotidien. Le hangar de Léo, niché dans cette ceinture industrielle et urbaine d'Avel, c'était cela. Brut, bruyant quand le groupe jouait, mais terriblement réel. Un endroit où les masques tombaient, où l'on pouvait être soi-même sans jugement. Un peu comme ce que Yanis souhaitait de tout son cœur pour Paul.
Il devait lui donner quelques clés pour comprendre où il mettait les pieds, pour qu'il ne se sente pas complètement perdu. Lui expliquer que ce n'était pas juste un lieu, mais une philosophie, un espace de liberté. Son silence n'était pas de l'indifférence, mais de l'observation. Paul absorbait tout. Et c'était bon. C'était un signe qu'il s'ouvrait.
Yanis rompit le silence. Sa voix était calme et posée, un peu grave dans le silence de la rue.
— C'est par là. Après, tu verras, le hangar est un peu caché, il faut connaître. C'est le lieu de répétition de mon demi-frère, Léo, et de son groupe. Ils font du rock, donc ça peut être… intense. Mais c'est un bon endroit. Un peu en dehors de tout. Un vrai refuge, tu sais.
Il glissa cette dernière phrase, un peu comme une confidence.
Paul murmura, la voix un peu éteinte par la nouveauté des sensations et l'ampleur du changement de décor :
— D'accord. Ça doit être… différent.
Il tourna la tête vers Yanis, cherchant son regard, une lueur d'interrogation dans les yeux.
Yanis lui lança un bref regard. Un sourire éphémère et presque imperceptible se dessina sur ses lèvres, mais Paul le capta. Il vit l'assurance et la bienveillance dans ses yeux sombres.
— C'est surtout… libre.
Il voulait le rassurer, lui montrer que, même dans le désordre apparent — dans cette anarchie industrielle, comme il la percevait sûrement — il y avait une forme de vie, une authenticité brute, une vérité qui manquait peut-être à son quotidien. Le hangar de Léo, niché dans cette ceinture industrielle et urbaine d'Avel, c'était cela. Brut, bruyant quand le groupe jouait, mais terriblement réel. Un endroit où les masques tombaient, où l'on pouvait être soi-même sans jugement. Un peu comme ce que Yanis souhaitait de tout son cœur pour Paul.
Il devait lui donner quelques clés pour comprendre où il mettait les pieds, pour qu'il ne se sente pas complètement perdu. Lui expliquer que ce n'était pas juste un lieu, mais une philosophie, un espace de liberté. Son silence n'était pas de l'indifférence, mais de l'observation. Paul absorbait tout. Et c'était bon. C'était un signe qu'il s'ouvrait.
Yanis rompit le silence. Sa voix était calme et posée, un peu grave dans le silence de la rue.
— C'est par là. Après, tu verras, le hangar est un peu caché, il faut connaître. C'est le lieu de répétition de mon demi-frère, Léo, et de son groupe. Ils font du rock, donc ça peut être… intense. Mais c'est un bon endroit. Un peu en dehors de tout. Un vrai refuge, tu sais.
Il glissa cette dernière phrase, un peu comme une confidence.
Paul murmura, la voix un peu éteinte par la nouveauté des sensations et l'ampleur du changement de décor :
— D'accord. Ça doit être… différent.
Il tourna la tête vers Yanis, cherchant son regard, une lueur d'interrogation dans les yeux.
Yanis lui lança un bref regard. Un sourire éphémère et presque imperceptible se dessina sur ses lèvres, mais Paul le capta. Il vit l'assurance et la bienveillance dans ses yeux sombres.
— C'est surtout… libre.
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Commentaires ()
Yanis, lui, serait libre - et à l'aise - n'importe où, autant dans le quartier de Paul que dans le sien, ou même dans ces friches industrielles qu'il n'a p-ê aucune crainte à visiter pour des rencontres volées, qui sait?